lundi 16 octobre 2017

Remplir ma nuit de cet "Hymne des Chérubins", encore et encore, toujours. Il est des musiques à n'écouter que dans cette parenthèse ouverte dans le manque et dans l'absence.
Pour respirer, te respirer et me souvenir du moment où tu as écouté ce morceau. Tu étais ici, dans cette ville si étroite, si sclérosante. Tu écoutais, en cette matinée ( en cette matinée où je réalisais soudain que tu allais partir et où la douleur s'est installée) et je te regardais. Comme je te regarde toujours.
Et je devenais ton regard qui entrait en toi, cette émotion sur ton visage. Je te dessinais du bout de  mon amour déposé en mes yeux. Et j'écoutais...
T'aimer ainsi : dans la musique et le bouleversement, dans ce beau qui nous ramène à l'âme, à l'esprit de ce qui est en nous. T'aimer ainsi et t'aimer.
Je t'aime.
La splendeur de ces voix pour aller vers toi, vers ce qui est sensible en toi, ce qui entend, ce qui écoute. Et t'effleurer dans tes lointains où je ne suis pas.
Je suis prisonnière de toutes ces distances. Et prisonnière du manque de toi, de ce vide en moi qui te pleure et t'espère et qui te rend mémoire infinie... Prisonnière de moi, piégée dans mon corps, piégée dans cette vie.
Bel amour mien, mon si bel amour.
M'entends-tu dans tes lointains? M'entends-tu dans ta vie? M'entends-tu?
Tu es si loin... Si loin. Tellement loin.
Je t'aime. Comme je peux, comme je peux. Je ne sais que t'aimer. Cela doit paraître étrange mais je ne sais faire que ça et j'en suis heureuse. Aimer en pointillés, n'aimer que par morceaux n'est pas aimer, c'est s'aimer et aimer que l'on soit aimé.
Moi j'aime, je t'aime. Tu es ma vie. Et je te donne tout mon amour. Je te donne tout, mes langues, mes mots, mon écriture, ma présence quotidienne sur ce blog, ma lettre infinie pour que tu ne sois pas seul en ton coeur et que tu me poses auprès de tes autres amours, les merveilles. Depuis notre première fois je suis là, toujours là. Je te dis, nuit après nuit, mots après mots... Je me donne à toi par tout ceci. Tout ce qui est moi pour toi. Et j'apprends la patience mais aussi l'impatience et le manque. Moi la passionnelle, moi qui irais au bout du monde si tu me le demandais, moi qui me battrais pour toi, qui pourrais déchirer le ciel pour toi et eux.
Et toute cette impatience en moi, ce fourmillement permanent, ce manque de toi jamais apaisé, mon amour si présent, chaque seconde, chaque minute, chaque heure... Une respiration qui a ta couleur et que je t'envoies désespérément via ce blog, dans cette lettre infinie qui calme ton absence, un peu...
Je t'aime ainsi : je suis vivante. Seul cela compte.
Pas de demi mesures dans mon amour de toi et pour toi. Être entière. Tu es mon tout, mon horizon, mon histoire, mon rêve d'homme. Pas de faux semblants, pas de mensonges ( tu sais que je te dis tout, même quand ça te lasse ou te désarme), pas de stratégies. Non. Juste mon élan pour toi, mes frissons que je suis, cette voix en moi qui me répète que tu es mon homme des lumières, mon amour amant si fort, ma belle espérance, ma vie et le reste de mes années.
Je ne sais pas t'aimer autrement. Je ne sais pas.
Et je ne veux pas apprendre une autre façon d'aimer. Je t'aime ainsi. Avec mes manques de toi mais aussi avec mes pleins de toi. Avec tes silences et avec tes présences soudaines. Avec ce que je ne sais pas et ce que tu me laisses partager parfois. Je ne cloisonne pas ma vie. Je te l'offre, dans ses petits bonheurs et ses grandes peines souvent.
Alors je vais continuer ainsi, à écouter tes messages, à te relire, tous ces petits bouts de toi, quand ta voix me manque, à te ré inventer présence, à t'aimer fort, si fort que tu me rends charnelle. Si vivante.
Je t'aime.
Notre belle histoire si étrange, si...intime, si différente. Mais elle nous appartient. Elle est nous. Elle permet la vie qui bat, là, en cet espace en nous qui nous rappelle que nous sommes, que nous pouvons voler, que nous pouvons empoigner le monde, que tant de choses nous attendent. Tout ce qui est à oser, tout ce qui est à aimer, tout ce qui se doit d'être avant que nous mourions.
Je t'aime. Je suis là homme mien. Je suis là et je t'aime.
Tu es si loin... tu es dans ta vie, dans tes vies. Tu vas rejoindre une autre vie.
Et moi je m'invente une vie de toi, une petite vie, pour remplir cet appartement et toutes ces heures où je t'attends. Et où je n'ai que moi.  Je t'aime pour ne pas mourir prisonnière. Je t'aime, homme mien à aimer.
Je t'aime étoile mienne.
Je te nuit, je te musique, je te aime moi, je te absence. Je t'aime.

MMD






samedi 14 octobre 2017

Homme mien, amour mien. À cette nuit qui te contient, à cet instant où tu me lis, lier la douceur d'une guitare qui raconte le paradis perdu, un adagio dentelles, une histoire qui se fait immobile et mémoire.
Comme la notre en ces mots. Ma belle absence, ma belle présence, mon si bel amour.
Jour après jour tu m'offres une terre et une mer, une vie en toi. Et jour après jour, nuit après nuit, je lie mes doigts aux tiens et je reviens dans notre lettre infinie pour te raconter l'absence, le manque, ce qui est en moi et tout ce qui est toi, toi en moi, toi en mon regard, toi en mon souvenir, toi si loin, si loin et que, pourtant, je respire.
Mon Je t'aime et tous mes Je t'aime et tous mes mots pour toi mon amour. Et tout ce qui me fait et tout ce qui tournoie en moi.
Tu me manques ma douceur, tu me manques.
Alors je laisse la musique combler cette absence. Je te rends à une présence dans ces notes. Je repars en souvenirs de toi. Pour que tu te souviennes que tu as fait de moi une musique étalée sous tes doigts, une note parfaite. Pour que tes mains n'oublient pas qu'elles m'ont rendue portée et chansons et douceur et tendresse. Et amour. En amour. Amour.
Amoureuse de toi, ton amoureuse.
Tu as bouclé la boucle. D'une petite fille de 5 ans déchirée par un homme tu as fait  une femme, tu lui as rendu son corps, sa féminité, ses désirs, le désir de l'autre, la lumière qui naît à chaque fois que tu la touches ou que tu lui parles. Tu es mon premier. Tu es mon premier. Tu es ma note première, celle que j'ai cherché toute ma vie, ce son qui vient de si loin et qui rend une femme à un homme et un atome à l'infini de l'autre.
Quand tu vacilleras rappelle toi que tu as créé une femme, que tu lui as permis ses poèmes amoureux, son long long chant d'amour. Quand tu auras mal, à l'étroit dans ta vie, malgré ta force morale, ta force intérieure, quand tu pleureras regarde moi et regarde ce que tu as permis en moi, ce dessin d'une belle histoire, cette trame de nous qui se construit dans nos lointains, si proches, si loin...
Rappelle moi à ta mémoire, reviens dans ta main qui cherche la mienne, reviens dans mon plaisir de toi, reviens dans mes mots de la nuit, reviens respirer mes cheveux, offre moi ton cou pour que mon nez te respire et fasse de ton odeur un poème à venir.
Souviens toi, quand tu es triste ou quand tu es gai, qu'une femme a levé la tête vers toi, une nuit douce douce ici, qu'elle tremblait tellement qu'elle ne pouvait plus penser, qu'elle a pris ta bouche pour ne pas s'enfuir et qu'elle t'a murmuré en elle " Sois doux, sois tendre, viens et rends moi à la vie". Souviens toi d'elle qui a découvert le plaisir profond et ta peau dont elle a fait les pages sur lesquelles elle écrit.
Souviens toi qu'elle est tienne, absolument tienne, qu'elle t'attend et t'attendra parce que c'est notre histoire et que nous devons l'écrire telle qu'elle fut à l'aube du monde.
Ne pas briser le cycle des atomes.
Je t'aime. C'est ma prière. Je t'aime.
Cette nuit je parle de toi aux étoiles, je parle de toi au ciel, je parle de toi à ce lieu que tu m'as offert, je parle de toi pour que la mémoire de nous reste en ce monde, pour que nous vivions des milliers d'années dans la lumière de nous, pour qu'un jour nos enfants et leurs enfants racontent que nous fûmes, que nous avons aimé et été aimés, que nous avons été atomes dans l'infini. Pour nous permettre de repartir et de nous percuter à nouveau.
Je parle de toi en cette lettre infinie pour que tu restes mon immortel, mon éternité, mon homme, mon amour, mon roc, mien.
Je t'aime mon ange. Tu me manques. Tu me manques.
Alors je vais attraper ton regard de brumes et n'être que cette femme qui frémit sous tes yeux et qui, depuis des mois, dépose en toi tous ses mots et tout son amour de toi.
Je t'aime. Tu vas venir arrondir ton corps si aimé à mon corps orphelin et tu vas me permettre le sommeil.
Je t'aime. Je t'aime mon si bel amour, mon homme, mon homme.
Je suis là. Regarde moi amour mien. Écoute moi dans cette musique. Referme tes bras sur moi...
Je t'aime ma note première, ma note parfaite, ma note intime, ma note unique, la plus belle. Je t'aime.

MMD











vendredi 13 octobre 2017

Amour mien. Retourner dans la simplicité amoureuse de Cabrel, la poésie qui dit, qui raconte...
Écouter, t'écouter, souffler sur les paroles de la chanson pour qu'elles se déposent en toi, en tes mains.
"Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai."
Je t'aime. Et ton Je t'aime pour m'endormir en toi, pour que tes bras me tiennent, pour que mon nez retrouve le chemin de ton odeur. Et tout ce manque de toi, ce manque si immense. Tout ce manque qui est aussi notre histoire et l'entre-île .
Je t'aime.
Te parler cette après-midi a permis que j'expulse ce foutu manque, cette absence, tout ce qui fait mal, tout ce qui me laisse à genoux, étouffant dans mes pleurs.
T'aimer ainsi homme mien, t'aimer ainsi. T'aimer à en perdre la respiration. T'aimer...
Tu m'as dit " Tu fais partie de ma vie" et quelque chose s'est ouvert en moi, là dans cet espace où je pleure parfois.
Et remercier le ciel encore et encore pour toi dans ma vie, toi en moi. Pour t'avoir retrouvé. Pour l'homme que tu es, si humain, perfections et imperfections, douceur et tendresse, force et fragilités.
T'aimer comme aucune femme ne t'a jamais aimé parce que tu es homme à aimer, mon amour, mon homme d'éternité, homme de ma vie, mon centre... Me déposer à toi.
Je m'ennuie sans toi. Je suis à l'étroit dans ma vie, dans mon corps, dans ce monde qui m'entoure.
Je m'ennuie tant loin de toi.
Tu as fait de ma vie une histoire belle et triste aussi parfois, une histoire où mon atome est venu et où ma vie a pris un sens nouveau. Il y a eu mes fils. Et tout l'amour que je leur porte. Et il y a eu toi. Il y a toi.
Et tout l'amour que je te porte. Mes 3 hommes, indissociables de moi, que je porte.
T'aimer dans le battement de mon coeur quand j'entends ta voix, quand je lis un message, quand je vois un signe de toi, t'aimer dans cette houle que tu lèves en moi.
T'entendre à nouveau et toujours cette magie, cette puissance de ce que j'éprouve pour toi.
Je t'aime mon ange, ma passion, mon éternel.
Et tous mes petits mots naïfs, mes mots d'amour, mes mots du désir pour marcher auprès de toi.
Je t'aime non pas pour que tu combles mes vides mais parce que tu me permets de renaître sans te moquer de moi, sans rire de moi, sans moquer l'étrange que je suis. Je t'aime de me laisser t'accompagner.
Et moi l'amoureuse, ton amoureuse, ton amour, partie de ta vie, je lève les yeux vers toi et je te regarde.
Amoureuse, amour.
Et, secondes après secondes, je nous bâtis un endroit de nous, un endroit où tu serais libre, où tes peurs s'estomperaient, où des enfants viendraient habiter tes bras et ton amour d'eux, un endroit où tu serais libre de poser ta main sur moi et où je pourrais te voir marcher, vivre, respirer, dormir...
Un endroit où je pourrais mettre de la musique et où je pourrais danser, danser... Cet endroit je te l'ai offert en mes mots. Il y a un lit où je t'écoute dormir, des pièces et des murs à qui offrir une mémoire et une bienveillance, un souvenir de nous pour ceux qui viendront après.  Il y a toutes ces petites choses qui sont vie. Un gentil désordre qui serait vie... En cet endroit je t'aime à ma façon. Je t'y regarderais vieillir.
Il nous faudra des jours et des jours pour nous apprendre à deux, pour nous vivre à deux, pour des balades à deux, pour des heures à deux. Il nous manque un temps de nous, pour nous.
Il viendra ce temps. Il viendra. Tout est déjà là, en nous. Ce temps viendra.
Je t'aime mon si bel amour, mon si beau rire, mon homme humour, mon homme sourire, mon homme soupirs, mon homme urgences parfois.
Mon homme. J'aime le goût de ce "mon homme" en moi. Je le roule en mon amour, je m'émerveille.
À toi tous mes serments, tous mes présents, tous mes futurs.
Je te l'ai dit tout à l'heure : je t'aime toi, toi homme mien, toi mon lumineux. Toi. Entièrement toi, entièrement tienne. Tienne. Et j'aime cela. Tienne. Ma belle évidence.
Je suis là. Je serai là. N'es-tu pas ma vie?
Je t'écris pour qu'en mes mots tu respires, pour que ta mémoire se dessine à mon image, pour que tu tiennes quand tu retrouveras le temps des crises, des mots violents, des gestes violents, des mots qui blessent, des mots utilisés pour "tuer", quand tu retrouveras le non amour.
Je t'écris pour que tu vois l'homme que tu es, que tu te souviennes que tu es un homme particulier, multiple. Un homme à l'intelligence fine. Un sensitif qui pleure parfois. Un homme qui entend la musique et la beauté. Un homme parfois rendu au petit garçon qui regarde droit devant lui.
Je t'écris pour t'aimer à en perdre la parole et que mes mots deviennent tes silences et le rêve d'un bateau qui t'attend et toi qui m'apprendras les gestes de l'eau, les gestes des vents et des vagues...
Je t'écris pour te dire que j'irai au bout du bout du monde avec toi, que je t'attendrai parce que c'est écrit depuis des siècles. Et pour te dire que je marcherai avec toi. Crois en nous comme moi j'y crois, même si parfois mes fantômes reviennent et mes peurs et mes terreurs. Ils reviennent de loin en loin, moins souvent qu'avant. Tu m'aides à les rendre à l'obscurité et au néant. Tu me redonnes une vie.
Crois en moi. Je t'attends.
T'aimer, t'aimer, t'aimer... Merci.
Merci pour tes petits gestes, ces images de tes lointains, ta voix dans le vent d'un bord de mer, ta vie, ta maison que tu m'offres en partage. Merci pour tout cela et pour plus encore.
Merci d'avoir fait de moi une vie de toi.
Je t'aime amour mien, si mien, si mien.
Je vais aller dormir en toi. Il y aura la pénombre, une musique, ton corps en mes mains, ton odeur comme ciel de nuit, un murmure de toi pour étoiler mon sommeil.
Je t'aime.

MMD





mercredi 11 octobre 2017

Là où je t'aime...





















Encrer mes yeux à tes yeux
rendre le monde en nous
et te dire :

je ne veux plus de l'étroitesse du monde
je ne veux plus des larmes
je ne veux plus partir et encore partir
chercher ma silhouette derrière les horizons
j'ai tant marché, tu sais, tant marché

J'ai allongé mon amour en tes mains
j'habite maintenant où tu m'aimes
et où je t'aime
de tes murmures j'ai bâti une île
j'ai posé des rideaux de couleurs
j'ai mis la table
une robe s'oublie sur une chaise
un parfum a ta voix

j'habite où tu m'aimes

Au bord de l'eau de ton regard
dans la brume qui raconte tant
je frissonne à des rires d'enfants,
et tes souffles et tes mains et la poésie

j'habite où je t'aime

il y a l'odeur du café et l'odeur de la nuit
la lumière qui entre par les fenêtres
des draps froissés
un livre qui attend notre âme
des après midi et des jours, des pluies et des lunes,
des soleils, une mer qui appelle
il y a des miettes faites petits plaisirs
et un baiser dans le cou

j'habite où tu m'aimes

Je prends tous tes silences, tous tes murmures, tout ton amour
j'en fait mes bracelets de chevilles
un collier que je porte à mes hanches
un parfum pour orner mes cheveux
des mots abandonnés sur un mur
et des mots à cacher dans tes poches

j'habite où tu m'aimes

Me voilà, moi la voyageuse, moi l'évadée
sur le pas de chez nous, sur le pas de chez toi
je compte les battements de ton coeur
le soleil se lève au mitan de l'infini

j'habite où je t'aime

Je suis arrivée sur l'île
j'ai posé ma valise et libéré les secrets et tous mes fantômes

J'habite là où je t'aime

Je suis là où tu m'aimes
je suis là où je t'aime

Identité

T'aimer.

Mariem mint DERWICH

(Artiste, Gustav KLIMT)

mardi 10 octobre 2017

Mon amour... " Toucher le son du silence", toucher le son de tous les silences. Pour toi cette chanson et cette voix si rauque, si frissons, pour toi cette belle reprise, pour tous les silences qui nous font, pour tous ces silences qui te font et qui sont ta langue, tes mots, ta parole intime, celle qui te permet tout, surtout les envols...
Pour nous, pour moi qui redeviens plage silencieuse après chacune de nos "rencontres", qui redeviens celle sur les lèvres de qui tu poses un doigts tendre et qui efface la parole pour n'entendre plus que la profondeur silencieuse qui est tout.
Je t'aime.
J'écoute cette chanson en boucle, cette voix qui me met les larmes aux yeux et des frissons sur la peau. Entendre une voix pour écouter un silence...
J'ai touché le "son" de tes silences dès notre première fois, ces murmures à qui tu permettais d'habiter une chambre et mon corps pour que je rencontre tes intimes... Je l'ai touché quand tu laisses la musique redessiner ton visage et que la parole est inutile. Je l'ai touché dans la pénombre, dans la lumière, dans la langueur après l'amour, dans un geste ébauché.... Je l'ai touché et je l'ai déposé en mes mots, en mon écriture.... Tu as toujours été mon homme murmures, silence fait son chuchotis...
Je t'aime. J'aimais tes silences quand tu étais dans mes parages. J'aimais cette paix sur ton visage. J'aimais tant la paix sans bruit. Et je te regardais... Le son de tes silences et, en miroir, le son de ta parole. Et, au milieu, moi, toute en ressentis, toute en paix, toute en arrondis bonheur...
Comme là bas, là bas où nous avons écrit une page de notre livre d'histoire amoureuse...
À tes silences j'accroche des musiques, j'accroche des étoiles, j'accroche une lettre infinie.
À ta voix je dessine un frisson au plus profond de moi.
À ta présence je m'invente infinie.
À ton amour je mets au monde le livre de toi.
À ton rire je rends ma joie d'être tienne.
Et à toi je dépose mon amour....
Je t'aime. Tu me manques, tu me manques.
Dans ma vie extérieure je ne suis que sons pour les autres, obligatoires de par mon métier.
Dans ma vie intérieure, celle où tu es, celle où tu marches, je coupe ma langue et je te lègue mes mots écritures de mes silences pour que tu écoutes au plus profond de toi ma chanson amoureuse, ma passion de toi....
Toi, mes mots de toi, une musique.... et je t'aime.
Regarde moi : j'ai les mains posées sur l'horizon, ouvertes pour que tu poses tes paumes sur les miennes et que dans ton regard tu me recrées... Regarde moi, porte moi en toi, laisse moi habiter ta mémoire, ne retiens rien... Les chaînes ne sont que pour ceux qui n'aiment que la servitude... toi tu es mon oiseau libre, celui qui rêve si fort qu'une femme a percuté ses rêves.
Amour mien, si bel amour mien. Mon homme d'éternité, mon homme de l'instant et de l'absolu, mon homme de l'infini et du moment présent, mon homme mien, ma maison...
Je t'aime.
Tu me fascines encore et toujours, même dans le manque, même dans l'absence, même dans le cruel.
Je tombe en toi, à chaque fois, à chaque fois.
Mon ange, mon ange.
Ce soir je te regarde marcher. J'aime ta démarche, même si elle dit ta douleur. J'aime cette épaule un peu plus basse qui raconte que tu fus vivant et que tu as été au bout du ciel; elle est toi. J'aime ce roulis léger des hanches que tu as; il parait que les marins marchent ainsi. Je ne sais pas. Mais tu marches comme si tu étais un peu en déséquilibre, sur un sol peu sur ; léger léger roulis qui te rend unique. J'aime cette façon que tu as de poser ton regard au loin, d'un coup, de relever la tête pour fixer quelque chose que toi seul voit.  J'aime le mouvement de tes bras, un peu écartés du corps, toujours cette impression que tu es en équilibre... C'est ainsi que j'imagine, que j'ai toujours imaginé la démarche des hommes de la mer : être sans être, roulis du corps, force pour s'harponner à la terre...
Je t'aime ainsi, dans ce corps aussi, ce corps qui raconte à qui sait écouter tout ce que tu as fait, tout ce à quoi tu rêves, tous tes renoncements... Dans cette douleur que je voudrais prendre sur moi, effacer.
Je t'aime ainsi, malmené mais si vivant, en tous cas plus vivant que ne le sont la plupart de ceux qui n'ont jamais eu pour horizon qu'une vie sclérosée et misérable, arc boutés à leurs murs et à leurs peurs.
Je t'aime. Je ne "romantise" pas ta douleur. Mais elle est toi. Elle est l'homme que tu fus, l'homme qui, en lui, vole là haut, l'homme qui, en lui, navigue quelque part... C'est pourquoi je ne t'ai jamais dit qu'il te fallait te "soigner" ou que tu devais changer... Soigne t-on des rêves et des aventures passées? Soigne t-on un corps qui porte sur lui tout ce qui fut? Soigne t-on pour devenir "normal"? Je sais tes douleurs. Mais seul toi peut décider de ce que tu veux en faire, comment tu dois vivre, comment tu peux vivre avec...Toi seul. Moi je prends le tout, toi et ce qui te fait. Le tout. Sans découpages, sans négociations, sans reproches. Et comme tu vis je vis. Et comme tu es, je suis.
Je t'aime. Et je t'aimerai tel que tu es, en pleine forme ou malade, riche ou pauvre. Je t'aime et je t'aimerai.
Tu me manques mon aimé, ma force. Je t'aime et tu me manques....

MMD






dimanche 8 octobre 2017

Viens...











Viens,
je te raconterai les histoires d'enfants heureux
les horizons si lointains qu'une brume les endort
je te dirai qu'il existe une île entre toutes les îles
une île unique
elle est maison sans portes
elle est ouverte aux vents

Viens,
je te danserai les nuits et les infinis
les étoiles endormies
les gestes que l'on ose, les gestes que l'on n'ose pas
pas de deux
une musique qui nous dessine
un regard déposé dans une constellation

Viens,
je t'écrirai que l'amour est cet arbre et ces feuilles
qu'il est la terre au bout de la mer
je te murmurerai qu'avec les lettres d'un nom
je peux écrire les mondes
viens,
je t'écouterai dans mes bras

Viens,
je tisserai pour toi une image, un tapis, des couleurs,
j'inventerai une dune et encore une dune
et des vents qui viennent de tous les univers
je te raconterai ce qui s'entend et ce qui s'écoute
des chants si vieux
des chants si neufs

Viens,
je tatouerai à tes yeux tout l'amour du monde
les mains qui se lient
une amante allongée dans ton cou
les vagues et les plages, les ressacs ,
tous les phares
les ports et les ancres à lever

Viens,
Je ferai d'un lit un voyage
je te soupirerai les corps et les plaintes
et l'eau et la poésie
viens,

Et quand tu seras là, ici, ailleurs, là bas, en moi
homme mien, homme mien,
j'ouvrirai les fenêtres d'une maison des couleurs

Tu seras rentré chez nous.

Mariem mint DERWICH

samedi 7 octobre 2017


Merci pour ces instants de ta vie, pour les couleurs, pour la lumière, pour cet univers si beau et qui m'est et étrange et familier. Merci de m'avoir emmenée avec toi, avec vous. Merci pour ces futurs que tu dessines en nous, pour nous, pour tout ce qui nous reste à faire et à danser, toutes ces vies qui nous attendent, toutes ces vies à vivre.
Ces vies de terres, ces vies de mers, ces vies de ciel, de vents, ces vies qui racontent des histoires multiples et nous pour nous rendre à l'autre.
Je t'aime.
Nous nous rêvons, nous nous vivons : nous sommes vivants, si vivants...
Je sais qu'un jour tu prendras ma main et que tu me m'offriras ta terre du bout de la mer et tes rêves.
Et des endroits de nous et un lieu où terminer ce cycle avant que nous repartions aux confins de l'Infini et ré entamions nos danses des atomes et que nous nous percutions à nouveau...
Je t'aime mon si tendre, mon si présent, mon si aimé.
Chavirée en toi, bouleversée en toi, aimante en toi, sensitive en toi, femme en toi, pour toi, juste pour tes mains et tes yeux.
Je t'aime homme mien, unique mien.
Merci pour le beau beau cadeau qu'est ta vie déposée en mon amour. Merci d'être.
Merci d'être mon étoile et ma maison et mon amour et mon lit et mon coeur et ma poésie amoureuse et mon sang et tout ce qui est.
Je t'aime.

MMD






vendredi 6 octobre 2017

Cette nuit, cette nuit si chaude, cette nuit où mon corps est électrique, je te joue en mots, je te roule en mots, je t'espère en mots...
Tu es mon sucré, sucré salé, sucré douceur, sucré Je t'aime, sucré amour, sucré coeur, sucré tendresse, sucré pensées, sucré bouche, sucré corps, sucré musiques, sucré tes yeux, sucré ta voix...
Refaire le chemin de tes yeux à mes mains, de ton coeur à ma peau, de ton odeur à ma mémoire et t'aimer pour entendre cette vie qui bat en moi. Je t'aime.
Et à des notes sur un piano te rendre à moi, touches blanches, touches noires, juste pour mes mains et mon manque de toi. T'entendre dans toutes ces musiques qui accompagnent mon souffle de toi; t'effleurer pour que mes doigts reprennent la route de ta peau, y arrondir des baisers, y déposer ma bouche, y écrire mes mots, laisser mon nez te respirer, te murmurer mes soupirs, les allonger doucement dans ton cou et à tes épaules, caresser tes cheveux avec un parfum mis juste pour que ta mémoire se fasse odeurs aussi, te lire en aveugle, ouvrir les yeux pour regarder ton plaisir, inspirer ton frisson.... et devenir aveugle pour n'ouvrir les yeux qu'en toi...et entendre ce cri en moi qui vient du plus profond.
Je t'aime.
Mon si bel amour mien d'une absence, de ce petit peu de toi rendre une poésie au monde qui m'habite...
Tu me manques. Tu me manques et je t'aime.
Lier mes doigts aux tiens, te tenir fort, tellement fort que rien ne peut m'arriver. Tu es ma force.
Tu es là, si proche si loin. Je sais qu'en tendant ma main je peux te toucher là, dans la fragilité émouvante de ton cou, là dans la force tendre de ta nuque, là dans ce délié sensuel de la courbe de tes reins, là dans le plein de ta cuisse, là dans cette ombre sur tes joues, cette ombre dorée, là dans la moiteur de ta poitrine, là dans ta bouche entrouverte, là dans l'ombre de tes cils sur ta joue, là dans tes mains abandonnées au sommeil, là sur ta paume et tes doigts, et là et là, le velouté de ton ventre, là dans ton souffle qui rythme mes nuits, là dans la tendresse de ton dos, là dans le creux de tes reins, et là et là, dans la blondeur des poils sur tes bras, là dans ton sexe si fragile endormi, si émouvant endormi... Je peux te pianoter et m'inscrire à tes rêves. Je peux tendre ma main et la laisser te murmurer une histoire d'amour, de présences et d'absences, une histoire magique... Je peux...
Tu habites mes nuits; tu habites mes jours; tu habites mes heures; tu habites ce qui est beau en moi.
Je t'aime amour mien, je t'aime.
Ouvre les yeux et regarde moi : je suis là face à toi, j'ai abandonné mon regard dans le tien. Regarde moi, mon beau murmure, mon bel amour, mon magnifique amour, mon homme, regarde moi. Je suis là....
Je t'aime.

(Tu n'as pas lu mon message d'hier après midi et me voilà inquiète. S'il t'arrivait quelque chose comment le saurais-je? Je n'arrive même pas à penser à ça sans ressentir une sensation d'étouffement et de détresse profonde... Alors je vais faire comme les enfants et me blottir dans la pensée magique, celle qui éloigne le malheur...)

MMD











Mon amour est bleu











Mon amour est bleu
il est si bleu qu'en fermant ses paupières j'allume une aube
Mon amour est bleu
le coeur invente un poème
un bleu des mers
un bleu de l'âme
un bleu des vents

Mon amour est bleu

Il est une balade
un bleu des brumes
un bleu d'un phare
un bleu d'un infini

Mon amour est bleu

Des nuits endormies aux jours des couleurs
je porte mon amour bleu en bracelets de nuages
bleu des lointains
bleu d'un horizon
bleu des silences

Mon amour est bleu
si bleu, si bleu
une étoile s'invente flamme
elle ouvre les yeux

bleu d'une musique
bleu d'un parfum
bleu d'un crépuscule

Mon amour est bleu

Et de tant de bleu en moi allongé
je redessine un ciel
pour mon amour si bleu, si bleu
j'y épingle des voiles et des constellations
des feux et des vagues
des chants des profondeurs
des sables
des bateaux à jamais disparus

Mon amour est bleu

Je lui dis Viens il nous reste toutes les mers à colorier
tous les bleus des mondes
tous les bleus amoureux
tous les bleus tendresse
tous les bleus écumes

Mon amour est bleu

Mariem mint DERWICH

( Artiste ZAO WOU KI)


jeudi 5 octobre 2017

Amour mien, amour si mien...

Merci pour la pensée de ce matin, pour cette chanson qui a mis des papillons dans mon ventre, qui a répondu à mon désir de toi.
Merci.
Où trouver les mots pour te dire mon manque de toi, mes envies de toi, mes absences de toi? Tous ces mots qui raconteraient et qui rendraient des absences supportables, ces mots pour toi et pour moi, petits mots devenus forts et grands afin qu'ils entrent en toi et fassent de moi une vie de toi, pour toi...
Me calfeutrer en ce tableau, cette lettre infinie qui te ressemble, qui est toi et refuser de refermer les yeux afin que mon regard soit brûlé par ta présence... Vivre ainsi, vivre ainsi. C'est ma vie de toi.
C'est ma vie en toi. C'est ta vie en moi. Et jour après jour je défais les couleurs pour en inventer d'autres. J'y pose des musiques, les tiennes, les miennes, les nôtres. Pour t'entendre, entendre qu'un silence du bout du monde m'est poème amoureux et homme mien. Qu'un murmure lointain m'est main tendue et doigts orphelins. Pour écouter le chant amoureux d'un homme que j'aime et qui vit si loin de ma peau et de ma vie.
Je t'aime.
Tu m'habites, tu es en moi. Je n'ai pas de maison à t'offrir, pas d'abri, pas de lieu que nous partagerions; je n'ai que mes bras et mon coeur et mon âme et mon amour, tout mon amour. Ils ne sont pas grand chose mais ils t'aiment, ils t'ont reconnu comme amour mien, ils sont ma force et ma tendresse.
Le manque et l'absence sont si cruels parfois.
Se perdre à soi pour retrouver l'autre, se perdre et renaître, créer quelque chose de neuf, quelque chose qui dirait une histoire d'amour...
Mon amour, mon si bel amour, mon si indispensable amour.
Repartir dans notre musique, cet instant suspendu qui a notre odeur, qui est notre éternité et nos  bouches qui se prennent pour la première fois. Venir vers toi dans cette merveille qui embrume ton coeur et ton âme, me tenir face à toi pour que nos yeux se prennent et que nous déposions nos prisons et laissions ce qui nous lie nous rendre lumière et atomes.
Ma nuit a la profondeur de ces notes. Elle me ramène là bas, dans nos premiers élans, quand nous ne savions pas encore que rien ne serait plus jamais pareil.
Elle me ramène à cette première nuit et à ce que tu as rendu possible par ton corps, par tes mots, par tes murmures, par tes mains, par ta salive, par ce lent mouvement de ton corps qui me ramenait des confins de l'univers. Être à jamais notre histoire et la découverte du plaisir et reconnaître ta voix, la reprendre en moi.
À chaque blessure du manque je repars en nous, je refais nos chemins : tes doigts qui effleurent mon dos, tes yeux qui me disent, ta voix qui me murmure un Je t'aime, ton odeur abandonnée sur moi, ton goût sur ma peau, tes fragilités déposées en moi pour que je les apaise, pour que je t'entende, pour qu'une femme t'entende enfin et te ramène à toi. Je t'aime.
Te souviens-tu de cette journée et de cette soirée où j'ai reçu un homme malheureux, si triste, si empli de manques? Te souviens-tu de l'attraction? Moi j'entends encore ta voix se casser, j'entends tes larmes, j'entends tes histoires terribles, la peine des semaines précédentes... Je t'entends encore soudain enfant en mon espace, homme-enfant perdu, homme-enfant non aimé, homme-enfant qui avait tant à donner et qui demandait juste à être regardé et aimé et chéri et respecté. 
J'entends ta voix me dire "Enfin tu me regardes dans les yeux", à moi qui soudain, assise près de toi, s'effrayait de ce qui se tissait dans la pénombre. Oh oui je t'ai regardé, tellement regardé. Tu ne le voyais pas mais je te regardais et je sentais ce qui se déliait en moi, ce désir de toi qui enflammait mon ventre et faisait battre mon coeur à grands coups, cette panique soudaine devant sa puissance, sa force, son électricité. Et comme une houle en moi, et eau, et lumière et chaleur.
Tu me murmurais ta vie et je tombais en toi, vertigineux voyage. Je ne pouvais plus m'arrêter. Tu m'étais devenue attraction vitale.
Et je ne savais pas, je ne savais pas. Je ne savais plus les gestes de l'amour, les gestes pour un homme. Alors, dans ma chambre, je t'ai laissé me guider et, pour la première fois, j'ai abandonné tout à un homme et laissé la musique que tu déposais en moi envahir mon corps, mon coeur, mon ventre.
Pour la première fois, à ma manière qui n'osait pas encore, je t'ai signifié " me voilà, apprends moi, ouvre moi, réveille moi, je me dépose à tes mains et à ton désir, je ne suis que plaisir. Prends moi".
Je t'aime mon beau lointain, mon homme, mon amour, mon étoile, je t'aime à l'infini, à l'éternité, pour une éternité. Que serait mon éternité si tu n'étais pas venu vers moi?
Je t'aime et je re dessine à la hauteur de ce qui danse en moi. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Et quand je pleure de toi je lève la tête et je regarde les étoiles. Une constellation m'apaise et, alors, j'arrive à atténuer l'absence.
Je t'amour d'amour fou homme mien, d'amour irrationnel mais l'amour n'a pas de raison, n'a pas de cerveau. Il est, juste il est. Il est coeur. Il n'aime pas les regrets. Il n'aime que ce qui se tisse, ce qui se construit, ce qui s'espère et ce qui se vit.
Je t'aime mon bel amour mien, mon désir et tous mes mots, mon homme, mon homme.
À toi mes nuits et mes jours, mes heures et mes vies. À toi mon écriture...
Tienne.
Je t'étoile pour que tu penses à moi, je t'amour pour que ton coeur me chante, je te nuit pour que ton corps ait faim du mien, je te ciel pour qu'un poème devienne notre langue, je te chérir pour que tu sois heureux, je te désir pour que tu te rappelles que tu es beau, je te sucrer pour que ta bouche revienne sur ma peau, je te écriture pour que tu m'allonges dans ta mémoire, je te infini pour que tu saches que l'amour est tout et peut tout, je te musique pour l'eau de tes yeux, je te voix pour que ton oreille m'entende dormir au creux de ton épaule...
Je t'aime. Tu me manques. Terriblement.

MMD














mercredi 4 octobre 2017

Mon tendre


Entamer ma nuit et venir te rejoindre dans notre lettre infinie, laisser les choses à la porte du monde, ouvrir la frontière et entrer en nous, là où tu es, là où je suis, là où un homme et une femme qui s'aiment peuvent enfin se dépouiller de l'inutile et se regarder. Je t'aime.
La belle musique, la belle prière de Bruch pour mettre un sens à mes mots pour toi, à ce que tu lis en ce moment, à tes yeux qui regardent mon âme t'écrire.
Laisse mes mains te dire la douceur, laisse-les te murmurer les histoires que tu fais naître en moi.
Laisse mes yeux te raconter que tu me grandis, que tu es immense, tellement immense que mon regard ne suffit pas à te rendre à ce que tu es. Laisse mes mots pour écrire l'amour de toi et te remercier de m'avoir dessinée à la profondeur de ton amour. Et notre lettre si infinie pour toute ma gratitude et mon émerveillement, pour mon merci si pauvre, si pauvre...
Tu es dans ma vie, miracle, miracle mien, homme mien. Tu es ma vie. Ma vie.
J'ai fait de ta voix un collier que j'endors entre mes seins, près de ce battement de coeur qui s'enfuit à chaque fois que je t'écoute. Depuis que je te connais, depuis que je suis tienne, absolument tienne, intimement tienne, j'ai le coeur immense, si grand. Il te porte, il te parle, il t'aime, il te dit toutes ces petites choses amoureuses, ces mots qui rendent une histoire à la magie, à la permanence d'un sentiment fort. Je t'aime et mon coeur chavire à chaque fois... Je chavire à chaque fois.
Je pensais avant, dans cet avant où je te cherchais mais ne t'avais pas encore  retrouvé, dans cet avant amer, que l'amour s'épuisait de lui-même au fur et à mesure du temps. Je découvre que l'amour, en tous cas mon amour pour toi, ne faiblit pas, que je suis aussi amoureuse qu'au premier jour, que je ressens la même émotion, le même frisson, la même attraction vers toi. Je t'aime.
Je te regarde me lire et j'ai envie d'effleurer ta bouche du bout des doigts, juste effleurer le gonflé de ta lèvre inférieure, juste pour la tendresse de cette lèvre.
J'ai les mains orphelines de ton corps. J'ai ma vie comme amputée de sa part vitale. J'ai mon regard devenu une mémoire et qui chérit cette mémoire.
Je t'aime. Je t'aime.
Garde nous. Ne me laisse pas partir, ne me laisse pas redevenir rien, néant. Garde nous, garde moi.
Je t'aime ma tendresse, mon homme, mon amour. Mon amour.
Je vais, comme toutes mes nuits, m'enrouler dans tes silences d'après l'amour; tu vas venir adoucir mon corps; je vais me caler contre toi et te respirer, te respirer, te respirer pour que mon sommeil t'emporte en moi.
Tu poseras ton bras sur moi et, alors, je serai à l'abri de tout. Près de toi j'ai toujours eu la sensation d'être protégée. Tu m'as permis ça aussi : la sécurité, de me sentir protégée, entourée, aimée.
Je t'aime et il ne me suffira pas du reste de ma vie pour te dire tout ce que je ressens pour toi.
J'ai tant d'amour de toi en moi qu'il me faudra l'éternité pour te le raconter.
Je t'aime. Je suis femme amoureuse de son homme, femme qui pourrait tomber à genoux devant lui, qui l'aimera encore et encore, jusqu'au bout de sa vie, qui l'aimera parce qu'il est son homme à aimer, son bel amour, sien.
Elle te regarde la lire cette femme, elle sait ce qui traverse ton visage, elle sait que ses mots te sont vie et forces; elle t'aime...
Je t'aime.
Je sais qu'il me suffira de fermer les yeux pour qu'à nouveau tes bras m'enveloppent et que ma tête retrouve le creux de ton épaule et ton odeur et ton corps si familier et tes murmures qui rendent ma peau et mon âme frissons.
Tu es mon amour. N'en doute jamais. Ne vois-tu pas que je suis tienne? Que tu es mon unique?
Entends que plus jamais un autre homme ne posera ses mains sur moi ni son amour en moi. Je t'aime. Et j'aime ma nouvelle vie : tu y es.
Oh mon ange, mon coeur, mon amour... Je donnerais tout pour te voir ne serait-ce que 5 minutes, pour pouvoir prendre ton si beau visage entre mes mains et poser ma bouche contre la tienne. 5 minutes pour que tes yeux de brume empoignent les miens dans la douceur et la magie d'une musique qui n'appartient qu'à nous, offrande du monde, offrande d'un poète soufi... 5 minutes pour tisser une vie. Je t'aime.
Ferme les yeux mon amour et revis nous : nous sommes là bas, dans cette chambre d'un appartement anonyme; tu es allongé sur le dos, la tête un peu hors du lit; j'ai mon oreille posée à ta poitrine, sur le côté et j'écoute ta voix résonner en moi et je pleure doucement. Tu me racontes tes rêves, tes voyages, tes vols, tes mers, un bateau qui t'attend, les tiens, tes blessures, ta vie fragile, moi, nous. Je viens de m'abandonner en toi, complètement, pour la première fois. Je ressens la puissance et la folie de mon amour pour toi. Je suis bien et j'ai peur aussi. Mais il y a une évidence : tu es mon homme, mon amour, mon homme.
Et je t'aime, je t'aime dans ton "Je t'aime"... Tu es alors mon sentimental, mon amoureux, mon tendre, ma douceur, mon désir, mon fragile, mon enfant, mon homme, mon paumé, mon tout.
Tu me manques.
Je t'aime.
Là bas....

MMD


lundi 2 octobre 2017

Hier soir j'écoutais ta voix et je me disais que j'aurais pu tomber amoureuse que d'elle, sans t'avoir jamais vu. Ta voix est faite pour poser des frissons sur ma peau et me rendre heureuse. Elle est faite pour moi, sa tessiture, ta façon si particulière et qui m'émeut à chaque fois d'appuyer sur certaines syllabes, ce petit souffle parfois, cette brisure d'un mot au détour d'une phrase, ce rauque qui apparaît soudain... Comment pendant ces mois où nous ne nous sommes pas regardés ai-je pu ne pas entendre ta voix? J'étais si occupée à me détruire que je n'avais aucune oreille pour autre chose... Il aura fallu ce moment où j'ai reçu de toi tant de désespoir, tant de fragilités pour que j'ouvre les yeux, enfin, et mon âme et que j'accepte l'idée que l'on pouvait m'aimer pour moi, simplement pour moi, sans chercher à me briser... Et, depuis, je porte ta voix en moi, celle de tous les jours et celle de l'amour et celle du sexe et celle de tes silences...
Je t'aime. Je t'écoutais et je recommençais l'histoire, émue comme la première fois où nous avons vraiment parlé toi et moi et où nos mains se sont croisées. À chaque fois quelque chose qui s'ouvre en moi, un vertige dans le corps, la sensation de tomber... Je t'aime. Je t'aime en te voyant, je t'aime en t'écoutant, je t'aime dans tes mots.
Et ton absence qui se fait alors piquante, comme une démangeaison qui s'étend, s'étend... Douloureuse, si douloureuse. Maudire la distance, manquer de toi à en perdre tout sens commun, à n'être plus que sensations. Je t'aime ma belle étoile, amour mien.
Manquer de toi. Manquer de toi, ma vie, mon magnifique et, pourtant, mettre un pas devant l'autre, chaque pas me rapprochant de toi. Manquer de toi...
Tu me dis aussi que je te manque. C'est une belle et douce déclaration amoureuse de ta part, toi mon homme silences, mon homme qui ne sait pas dire parfois.
Mon homme que j'aime à me perdre en toi, dans l'acceptation de ce que tu as éveillé en moi, dans cette évidence si simple, si simple : je t'aime. Rien d'autre n'est.
Nous ne vivons pas ensemble alors je n'ai pas le temps de la banalité et de la joliesse d'une vie partagée quand on s'aime; je n'ai que le temps de toi et de mon amour pour toi, celui de l'urgence, celui de la faim, celui du manque, celui des désirs de mon corps qui t'appartient, celui de mon coeur qui bat au rythme de tout ce qui vit en moi de toi. Je n'ai pas le temps.
Nous l'avons touché du bout des doigts ce temps des quotidiens, ce temps des choses qui se mettent en place sans aspérités, ce temps des familiarités, ce temps de la pause et du découvrir l'autre en ses intimes... Nous l'avons eu là bas... Là bas où une part de moi est restée dans le bruit de l'eau, de rires d'enfants, dans ta respiration dans mes nuits, dans tout ce qui a raconté un possible... Là bas... Et toi, toi... Toi pour moi, toi dans ton regard le matin, toi dans ton corps abandonné au repos, toi en train de conduire et de me faire découvrir des endroits, toi en train d'endormir un enfant contre toi, toi et ma tête sur ton épaule sous les étoiles et mes larmes silencieuses quand tu m'as offert des étoiles magnifiques, si féminines...
Dieu que je t'ai aimé là bas, puissamment, profondément, sans questions, sans doutes. Dieu que je vous ai aimés... Je t'aime.
Maintenant je n'ai plus que le temps de l'amour fou et de l'absence. De la distance et de toutes ces heures sans toi. Mais il me fait vivre ce temps, il me rend à tout parce qu'il signifie que tu m'es belle bataille, bel amour, bel amant de coeur et de corps, homme mien, si mien... Il dit que l'amour est, qu'il est la seule chose qui aide à vivre, qu'il est lumière entre une femme et son homme, qu'il est évidences et acceptations. Alors oui j'ai mal mais je suis si heureuse aussi. Je t'aime, je t'aime.
Sois en persuadé. Et je t'attends. Je n'ai pas d'autre vie que toi. Je t'attends et je t'aime.
Je t'amour fou, je t'amour à en perdre la respiration, je t'amour à en vivre.
Et ne me laisse pas seule dans ma nuit ici, offre moi à nouveau tous les mots que tu m'as permis, ne me laisse pas seule ici; ici je suis emmurée sans toi.
Je t'aime.
Je t'aime mon beau murmure, ma passion, mon homme de ma vie, mon amour, mon unique amour, mon unique amant, mon ami de coeur et de peau et de sentiments, mon musicien, mon sensible, mon tendre. Et ma vie allongée en tes mains, en l'absence de moi, en pensées de moi...
De ta fin de terre à mon bord d'ici, nous, rien que nous, juste nous. La vie.
Je t'aime. Tu m'es si magnifique, si coeur...
Et entendre un moment pour nous, de nous, dans Fauré, dans cette musique qui ne devrait s'écouter que dans une nuit faite silences et corps et l'autre... Je t'aime.

MMD


























jeudi 28 septembre 2017

Mon bel amour.


Rendre Beethoven à ma nuit, encore et encore, la parer de cette merveille qui accompagne mes mots de toi. T'écrire dans cette douceur qui me parle de toi et qui permet ma lettre ce soir.
T'écrire pendant que tu me lis, mes mots pour toi se créant au fur et à mesure de ton regard. Un jeu de miroir... Pour que j'écrive il faut que tu lises, que tes yeux inventent chaque mot, offrant et recevant. Tu me lis, je t'écris. Je te lis, tu m'écris. Les mots ne sont que l'expression de ce moment de nous, ce moment particulier qui est notre, juste à nous. Des mots faire une rencontre, celle qui change l'âme à tout jamais.
Cette Lettre infinie pour mettre en profondeur ce qui fait la magie d'une histoire.
Et tes yeux, là maintenant, pour que mes mots vivent. Sans eux ils n'existeraient pas. Ils ne seraient que mots creux. Mots vides.
Et souffler doucement une musique sur tous ces mots et sur tes yeux et sur mes doigts qui mettent en alphabet ce que mon coeur déroule.
Je t'aime. De mes doigts à ta main, de mes mots à ton regard de brumes, de la musique à ta présence...
Ce besoin en moi, cette vitale respiration, de te dire encore et toujours mon amour de toi. Comme au premier jour, comme à la première fois, comme à nos premiers mots de nous à nous, de toi à moi et de moi à toi, quand l'urgence de l'autre rendait le temps et les heures cruelles et si longs, si longs...
J'ai gardé tous tes messages. Tous tes désirs, toutes tes faims, toutes tes impatiences. Je les relis parfois et je suis de nouveau cette femme qui vient de rencontrer son étoile...
Une belle histoire est d'abord un début, cette flamboyance des envies, ces battements de coeur qui se font heures, tous ces petits mots qui disent à l'autre la magie d'une rencontre, toute improbable qu'elle soit, toute improbable qu'elle fut.
Oui je relis tous tes messages, ceux de la nuit et des couchers, ceux des matins, ceux qui rythmaient les jours. Je me souviens de mon émotion et du frisson quand mon téléphone m'avertissait que tu venais de déposer quelques mots juste pour moi.
Je les relis comme je relis tes messages actuels, tes petits mots lancés par delà la distance, comme celui de ce soir qui, soudain, m'a rendue lisse et apaisée.
Je crois que je manquerai toujours de cette présence de toi, fragile et forte en même temps.
Comme je manquerai de toi... Tu me manques perpétuellement.
J'apprends les lointains, j'apprends le manque qui pique, qui blesse. J'apprends que ta présence est absence et que cette dernière redevient présence par la magie de quelques mots de toi.
Il y a un peu plus de 10 mois je n'étais que coquille vide, fantôme.
Depuis toi en moi, depuis toi dans ma vie, tout est toi, mes réveils, mes activités, mes musiques...
Tout me parle de toi. Le monde me parle de toi. Cette ville me parle de toi, à chaque instant :
l'autre jour à la mer et le souvenir de toi me faisant goûter quelque chose, me tendant la fourchette dans un geste si intime, si sensuel, si amoureux que j'en ai encore des frissons; et toujours à la mer un fabuleux moment d'eau, d'embruns, de voiles, de vents et comme une porte qui s'ouvrait en moi;
toi dans cet espace où je suis retournée après des mois; je ne pouvais pas y aller, impuissante à affronter le vide de cet endroit premier, de cet endroit où tu m'as faite femme, où tu fus mon premier, celui qui a sculpté mon désir et m'a appris la puissance du désir et du plaisir; toi partout, partout... Toi dans cet appartement qui raconte que tu fus là : des meubles, un lit, une table carrelée qui se souvient de mon corps ouvert dans le plaisir, un canapé où tu t'asseyais toujours du même côté, une tasse à café, une poterie, un shampoing posé sur le bord de la baignoire, des coffres, un foulard, un chat, un bureau, tout ce que j'ai et que tu m'as permis. Et tes mains glissant le long de mes hanches et ta façon d'allumer une cigarette et ta voix et mon nez dans ton cou et ton rire, tes silences, tes murmures amoureux, ton doigt sur mes lèvres.... Juste toi dans ma vie.
Cette ville est ton image. Douloureux et, en même temps, si bon...
Je t'aime homme mien. Je t'aime et tu me manques. Je ne sais pas comment j'arrive à vivre sans toi mais je vis, imparfaite, orpheline, dédoublée, perdue. Mais je vis. Je te vis.
Je te vis, je t'aime et je t'attendrai. C'est ma vérité, ma seule façon de te vivre. Je t'attendrai.
Je t'aime. Tu m'es tout, tout, tout.
Chéris nous, aime nous.
Je t'aime mon bel amour, ma passion, ma folie, ma tendresse, mon homme de la mer, mes yeux brouillards, ma gentillesse, amour mien, amour mien. Mon éternité amoureuse. Tu es si grand à mes yeux, si important, si magnifique que j'en perds le souffle à chaque fois.
Je t'amour, je t'aimer, je t'absence, je te lumière, je te inspiration, je te offrir, je te m'offrir, je te ciel de ma nuit, je te bouche, je te toucher, je te poésie... Je t'aime.

MMD





mercredi 27 septembre 2017

Mon tendre...


T'aimer sera toujours indissociable de la musique. Tu m'es ce tout : élan, amour, merveille, musiques... Tu es ma musique des heures. Et à ton regard et à ton âme t'offrir ces voix, ce moment de grâce, cette beauté de l'intime qui dit tout. Je te regarde écouter. Je vois ton visage qui se fait lointains et émotions. Je regarde tes yeux et j'effleure ton silence. Je suis là et je te regarde. Et cette musique pour être avec toi, en toi.
Hier tu m'as dit " aucune femme ne m'a aimé comme ça". Moi je te réponds " aucun homme ne m'a aimée comme ça". Jamais. Jamais. Et je n'ai jamais aimé un homme ainsi ni un homme comme toi.
Merci pour la belle pensée. Merci pour les images. Merci d'exister pour moi, merci d'être mon homme.
Je t'aime.
Oui, je t'aime surement comme aucune femme ne t'a aimé. Je ne sais t'aimer qu'ainsi parce que c'est ce que je vis, ce que je ressens, ce que tu allumes en moi, ce que tu révèles en moi...
Je t'aime.
Tu m'es mes mots devenus mots des manques et du désir. Tous ces mots que je lie afin qu'ils deviennent pont entre toi et moi, passerelle unique qui nous rend à un instant de nous. Juste nous, pour nous, à nous.
À toi mon bel amour, à toi qui vis si loin de moi. À toi que je chéris, que je roule tendrement en mes mots, à toi mon beau sensuel, mon doux, mon sentimental, mon tout.
Regarde : je suis là, sous tes yeux et un faisceau lumineux me dessine une terre lointaine et un homme devenu mon étoile, mon port, ma force et ma fragilité.
Je suis là.
Mon homme des larges, mon homme des ailleurs, mon rêveur, mon passionné, mon amour, mon amour t'aimer et vivre. Vivre. Vivre pour te vivre. Vivre pour t'aimer. Vivre pour que ma vie te rende à ton rêve. Vivre pour que tu entendes l'amour d'une femme pour toi. Et sa foi en toi. Et son abandon à toi, en toi.
Je t'aime.
Dans ma nuit qui vient je vais te revivre sensuellement, laisser mes doigts rouvrir les chemins de ton corps, rendre ma peau à la tienne, me rendre à la femme que tu dessines en ton désir et m'endormir dans ton odeur.
Je t'aime. Tu me manques. Ta fin de terre est si loin, si loin de mon bout du monde à moi mais tu es là.
Je t'aime.
À l'amour, à la vie, à nous, à ce qui viendra, à ce qui est... À toi homme mien, à toi...

MMD






mardi 26 septembre 2017

Mon étoile...

Merci pour ce que nous avons pu nous  dire ce soir. Nous n'avions jamais eu le temps de la parole, seulement celui de l'urgence. Ce temps de la parole de nous, ce que nous ne faisions qu'effleurer, toujours pris par les autres, par notre pas de deux. Il nous manquait ce temps de nous. Nous avons parlé, oui, beaucoup parlé mais nous n'étions jamais allés en ce qui nous définit plus tard, en nos rêves, en nos espoirs, en ce qui viendra j'en suis persuadée.
Merci de m'avoir permis de te dire. Et merci de nous être aimés après; pour ce faisceau dans la nuit, pour ce toi que je regardais, comme avant quand tu m'étais regard permanent.
Merci de m'avoir laissée te dire mon amour et merci de m'avoir permis de t'entendre.
Je t'aime.
Tu as raison amour mien, il nous manque un temps de nous, rien que de nous, sans personne d'autre, juste nous, nous pour nous apprendre encore plus, pour que nous puissions nous dessiner vraiment, de toi à moi et de moi à toi, simplement. Je le rêve ce temps. Je le couche depuis des mois en mots. Je le porte. J'ai une foi absolue en nous, absolue, aussi absolue qu'est ma confiance posée en toi, aussi absolu qu'est mon amour pour toi, de toi. Je sais que nous vivrons ensemble; peu importe la durée, peu importe ce quand que j'habite. Nous vivrons ensemble. Nous finirons ce passage en ce monde ci ensemble, cadeau offert à l'autre pour les années misères, pour les années rêves brisés, pour tout ce que nous avons déposé à l'oubli, pour tout ce que nous voulions être et que nous n'avons pas été.
Ce temps de nous, cette fin de ce cycle, sera ce que nous avons oublié d'être. Ce qui nous a été ôtés. Ce que nous n'avons pas osé. Vivre.
Je sais qu'il est un endroit où tu seras et où je serai. Un endroit que tu me dessineras à ta manière, que tu habilleras pour nous, pour moi, un endroit où de tes mains et de ta sensibilité naîtront une magie rien que pour nous. Tu es homme à bâtir pour une femme, à lui offrir, à créer pour elle. Une femme dont tu serais le cadeau précieux, à choyer, à aimer, à respecter...
Je sais ce lieu où tu rendras mon espace soyeux par ta simple présence. Un lieu dont les murs nous raconteront et garderont notre souvenir. Il sera notre entre-île fait texture.
Crois en nous comme j'y crois et porte nous.
Tu es là bas et je te regarde dormir dans ce lit que tu m'as laissée voir, dans ta maison lointaine.
Je te garderai derrière mes paupières jusqu'à mon dernier souffle et je te murmurerai  qu'un rêve n'est jamais rien d'autre qu'une respiration qu'on laisse aller, que la magie existe, qu'il faut croire et croire encore, que l'amour est sang du monde, qu'il faut savoir lâcher prise pour pouvoir partir et voler, que notre seul ennemi est nous...
Je t'aime. Tu es mon amour. Mon amour. Mon homme dédié, mon homme miracles, mon homme caressé, mon homme émotion, mon homme.
Oh oui, je t'ai attendu pendant des années. Je t'ai attendu, écrit, parlé. Je priais pour que mon atome revienne vers moi, qu'il me retrouve dans ce monde où tout allait trop vite, empli de cris. Je te savais encore aux confins, à vivre des vies où je n'étais plus. Mais je savais que tu venais.
Je suis là, en ta vie et en ton coeur, amour tien. Je suis là et je suis vivante parce que tu m'as rendue à moi.
Peux tu entendre que l'on ne vive que pour un autre? Peux- tu entendre que l'on ne soit que pour un autre? Tu as effacé la petite fille qui saigne entre les cuisses et tu as apaisé la femme roulée en boule sous des coups... Tu les as rendues à l'obscurité. Tu as recréé une femme. Et cette femme vit en t'aimant infiniment, profondément, parfois douloureusement, souvent dans la paix et le bonheur d'être, simplement être tienne.
Ne te laisse pas broyer par les névroses d'une autre, par ses rancoeurs, par ses violences, par son inaptitude à aimer quelqu'un, par ses ignorances, par ses incapacités à entendre. Ne te laisse pas façonner, tu n'es pas de la glaise. Tu es un homme bien, un homme bon, un homme magnifique, un bel animal sensuel et à l'intelligence aiguë, curieuse, aimante et ouverte aux autres.
Je t'aime toi. Toi tel que tu es. Tel que tu es. Et cela me convient. N'est-ce pas ça aimer, l'acceptation de l'autre dans son altérité, ses pleins et ses vides, ses côtés obscurs et ses côtés lumineux? Change t-on celui que l'on aime au risque de le perdre à lui même? Non.
Je t'aime coeur mien. Je t'aime tant, je t'aime tant...
Merci d'être là à mes côtés, me prêtant tes yeux pendant que tu me lis et que tu écoutes la musique de ma nuit. Je suis là mon ange, je suis là.
Ma douceur, mon amour, mon homme, je te corps, je te désirs, je te dire, je te écrire, je te parler, je te caresser, je te boire, je te aimer, je te lumière, je te miracle, je te parfum, je te partir, je te revenir, je te tienne, je te mien, je te vie, je te sois, je te deviens... Je te mon infini...
Ce soir tu as accroché une étoile à mes doigts... et un faisceau de lumière viendra accompagner mes nuits.
Je t'aime.

MMD









lundi 25 septembre 2017

Revenir vers ton sommeil et m'ouvrir à ma nuit qui vient, apaiser l'absence en cette lettre du bout de mon monde.
Et cette musique, cette voix, qui rendent le souvenir de toi lumière et chaleur.
Je t'aime. Juste te le dire alors que tu dors là bas et que moi je te parle à ma manière. Je suis là, dans ce milieu de nuit. Je te parle afin qu'un murmure devienne lettre amoureuse et mots d'une femme amoureuse d'une étoile, de son étoile, son unique.
Briser le manque et te retrouver, me couler contre toi, dans ton odeur et permettre le sommeil... Fermer les yeux et repartir en ton odeur et en ta respiration... Je t'aime.
Toi, une musique, ta voix de ce matin et me voilà avec tout cet amour en mes mains, tout ce qui me chavire, tout ce que je voudrais déposer en mes mots pour que ton silence entende ma parole. Et tout ce que je te dis, tout ce qui est en moi, tout ce moi de toi et ce toi de moi. Toi de moi, partie devenue éternelle en ce qui me fait, à jamais inscrite, à jamais sous mes paupières, à jamais en moi.
Mon beau "taiseux", ma belle histoire, mon amour, mon homme, mon souvenir... Tu as laissé une part de toi en moi et j'ai posé une part de moi en toi. Nous avons changé quelque chose à la magie du monde. Deux atomes se dansent. On ne revient pas intact de tant d'amour. On ne reviendra jamais à l'endroit où nous nous sommes regardés. Nous ne serons plus jamais les mêmes, quoi qu'il arrive, plus jamais. Je t'aime ici, maintenant, là bas, ailleurs, demain, après. Et je recommencerai et je te re danserai et tu déposeras à nouveau en mes yeux et en mon âme une constellation. Nous ne serons plus jamais les mêmes. Nous sommes un battement. Je t'aime. Et tu me rendras femme à nouveau. Tu seras mon premier... Tu seras mon dernier. Et j'entamerai alors un autre livre des heures. 
Te danser avec mes mains... elles racontent tant de choses, elles sont ces étoiles que tu m'as offert, elles sont tous mes silences mis en mots et tout l'amour et tous mes souffles et tout ce que je te dis depuis tant de mois... Te danser avec mes mains... Je t'aime.
Oh ma merveille tu me manques... tu me manques. Vertiges de ces manques sans fins, qui taraudent, qui brûlent, qui font mal. Mais qui permettent que je te vive. 
Viendras-tu dans ma nuit? Viendras-tu poser ton corps prés du mien? Mettras-tu tes doigts sur ma bouche? Me berceras-tu dans le silence de ma nuit? 
Seras-tu là demain pour que je m'éveille en toi? Y aura t-il ta bouche sur la mienne? 
Et ta voix comme un miracle permanent?
Je suis là amour mien. Je suis là, à ton sommeil. Tiens moi, tiens moi fort. Tiens moi si fort que ma mémoire ne soit plus que le cocon et la force de tes bras, ta force d'homme, ta force amoureuse... Tiens moi fort mon aimé. Tiens moi fort. Mon sensitif, mon roc, ma permanence amoureuse, mon homme rêvé, mon homme espéré... Tiens moi fort, sois mon homme magie, mon homme qui protège, mon homme...
Le monde nous appartient. Tienne, tienne, si tienne...
Je t'aime. 

MMD



Amour mien. Je ne m'excuse pas de t'aimer. Je m'excuse de ma demande d'amour parfois si lourde, si enfantine. Mais je ne m'excuse pas de t'aimer. Je t'aime. C'est tout. Comment s'excuser d'aimer cet homme que tu es? J'aime cet homme; je n'y peux rien; je l'aime tellement qu'il est devenu ma vie, ma maison, mon lit, mon coeur, le sang qui court en moi, mes mots, ma famille choisie... Comment s'excuser de t'aimer? Tu es ma fierté, mon miracle, mon orgueil, ma douceur... S'excuse t-on de tout cela?
Je t'aime comme je peux, comme je sais, comme je sens. Sans me poser des questions sur mon amour pour toi.
Tu as beaucoup d'amour autour de toi, celui que tes enfants te portent, cet amour si simple, si beau, si doux, qui donne sens à la vie et à nos actions, qui nous donne sens. Tu as le mien. Tu es aimé, tant aimé.
Pour nous tu es cet homme à aimer sans découpages, sans concessions, sans le mettre en puzzle pour n'en prendre que ce qui nous intéresse.
Je t'aime. Dans tout ce que tu es; même tes silences d'homme de la mer me sont précieux. Ils sont partie de toi, ils m'ont été "bons" silences, ceux qui disent la pudeur des choses, qui racontent qu'un rire va venir après, un mot d'amour chuchoté entre deux phrases, comme ça, juste comme un frisson à attraper du bout des doigts et à garder en soi. Je t'aime même dans tes silences qui sont tes musiques et ta langue. Ton silence est lumière tu sais, même quand je demande plus, en ces moments où je vacille au bord de moi.
Tu es mon murmure des choses, mon murmure fait corps d'homme, déployé en mots des lointains, accroché à tes yeux et à ce regard qui me bouleverse à chaque fois.
Tu es mon murmure.
Je suis tombée en toi en ces murmures, notre première fois, ces murmures qui accompagnaient la musique du plaisir en moi; t'entendre comme une conversation chuchotée à laquelle il faut, non pas tendre l'oreille, mais entendre avec le coeur, avec le sentiment amoureux, avec la fragilité du battement en nous...
Je t'aime.
Ne doute jamais de mon amour pour toi, de ce qui danse en moi et qui te porte et me fait un bien fou.
Le manque renvoie à la mémoire et de ta voix je fais une présence perpétuelle qui me permet de me lever le matin en sachant que tu es là, que tu empoignes ta vie dans tes lointains, que tu accomplis tes quotidiens...
L'espace de tes bras, de ton odeur, de ta chaleur, me manquent. Juste habiter tes bras et laisser le monde dehors... Habiter tes bras, redevenir cette femme qui expire enfin, respiration relâchée, juste cette femme heureuse de rentrer chez elle, en son homme et qui le prend en ses mains... et l'histoire qui continue, qui s'écrit à chaque fois neuve, à chaque fois familière...
Je t'aime.
D'ici à là bas une lettre amoureuse infinie qui permet de te toucher, de te regarder, de t'arrondir en moi, de te faire présence forte là où mes heures ne sont que lisses, froides, vides...
Tu es dans chacun de mes gestes.
Je t'aime mien. Je t'aime notre. Je t'aime.
Je t'aime et ta voix pour ma peau et mon âme, pour mon éternité.
Ma lumière, mon amoureux, mon aimé, mon aimant, mon musicien, mes mains, mes yeux...
Je t'aime. Et l'amour comme seule vraie vie, pour l'âme des choses, pour la danse des atomes, pour l'espérance et pour " Nous vieillirons ensemble" et tu repartiras me chercher des étoiles et je te dessinerai une lettre infinie....encore et encore...
Je t'aime.

MMD






dimanche 24 septembre 2017

Tu es là. Tu es tellement là que je suis devenue duelle, porteuse de ce pas de deux qui est nous. Absence, présence. Musique en moi. Tu es là.
Partout. Tout le temps, présence précieuse, présence aimée, absence aimée.
Je regarde tout, je dépose mon regard dans ce tout avec tes yeux en moi. Mon regard n'est plus que cet environnement qui porte et tes yeux et les miens.
Hier j'étais assise face à la mer, face à la splendeur de moments parfaits et je regardais pour que toi tu voies aussi, que tu laisses tes yeux admirer la beauté de cette mer parfaite, si parfaite dans la marée descendante, la pureté des vagues, le vol d'oiseaux, le vent dans mes cheveux, l'odeur salée, la couleur changeante de l'eau, cette couleur qui me rappelle celle de tes yeux, le crépuscule qui se posait doucement sur ce monde liquide, sur ces sables et ces eaux, sur les frémissements qui disent un banc de poissons, sur cet horizon qui m'est aimant... l'eau qui enserrait mes chevilles, mes mains à l'abandon, mon coeur qui n'était plus que ce moment si beau et toi, toujours là, toi, à mes côtés, regardant par mes yeux pour que l'émerveillement soit partage, soit amour, soit nous et ce monde qui te ressemble.
Un grand silence pour une présence si forte en moi... Tu bats en moi.
Tu m'as dit l'autre jour " je suis là, assis avec toi et elle, sous une tente, à la plage". Tu étais là, amant, ami... Tu étais là. Tu es toujours là, à la lisière de moi, de mes paroles, de mes silences, en centre de mon amour, en coeur de mes mondes, en murmures. Inscrit en chacune de mes respirations, en chaque geste que j'accomplis, dans tous ces petites choses qui sont une vie : me préparer un café, m'habiller, écrire, traverser la ville, tresser mes cheveux, déposer une touche de parfum sur ma peau pour que tu me sentes là bas dans ton lointain, pour que tu te souviennes que ta bouche et ton nez ont voyagé sur ma peau, m'allonger, caresser notre chat, allumer une cigarette, nager, danser sur une musique, m'endormir, effleurer un coffre, regarder un dessin d'enfant, poser mes doigts sur une tête en terre cuite, ....
Je t'aime.
Tu es toujours là. Ma vie, mon amour. Il ne nous reste pas tout le temps du monde, de ce monde ci. Nous avons entamé l'autre partie de ce qui reste à vivre. Et nous avons reçu ce miracle qu'est nous.
Nous avons marché tant d'années dans nos histoires, dans nos blessures, dans nos mondes, dans nos lumières et dans nos erreurs. Tant marché... Crois en nous. Crois en nous.
Je t'aime. Tu es là. Tu es là dans notre chat qui dort contre l'ordinateur, qui vient toujours quand je t'écris, comme s'il sentait... comme s'il sentait que j'ai besoin alors de ce cocon de nous dont il fait partie depuis que tu l'as porté en tes mains, en tes bras, petite chose miaulant de peur, pleurant sa mère et qui entrait dans notre histoire.
Tu es là dans cette musique que j'écoute et que tu m'as offert. Elle te ressemble : profondeur, vertige, lointains, présences, sensibilités, force et, toujours, cette fragilité que l'on sent parfois au détour d'une note...
Je t'aime. Tu es là. Tu es là.
Je suis là aussi, en tes yeux qui m'offrent des lointains, des rires d'enfants, des quotidiens, des câliner, des couchers, des jouer, des lire, des aimer, des vivre....
Je suis là et j'ai enfermé ma mains en tes doigts pour vivre et vivre encore.
Je t'aime homme mien, amour mien. Mon amour.
Je t'aime.

MMD



vendredi 22 septembre 2017

Mon bord de moi, mon bord du monde, mon bout du monde. 
Tu me dis " tu es en permanence là, avec moi". Et je deviens étincelle. Toi mon pudique, toi mon maladroit parfois, toi qui dis ton amour par des gestes beaux et doux, par cette légère cassure dans la voix. Toi que j'aime sans fin, que je déroule au long de ma vie. 
Merci pour ces moments de nous, par delà la distance et le manque. Ils me sont magie. Ils me sont amour. Ils me sont partages de ce qui nous fait. N'être que dans l'autre, en l'autre, vivre un moment de sa vie. Puis prendre ces moments et les poser contre moi, en mon oreille, en mon ventre. En faire ces mots pour que tu me lises et que tu te lises, que tu te regardes au travers de mes yeux. Mon fragile lumineux, mon émerveillement...
Tout à l'heure je t'ai dit des mots qui peuvent paraître désuets, si démodés, mais auxquels je crois : je suis tienne et je te serai fidèle. Non pas parce que je croirais en un principe de fidélité absolue - qui ne serait que prison de l'autre - mais parce que je ne me conçois, dans mon histoire avec toi, celle que nous écrivons à notre manière si belle et si douloureuse, que comme tienne, absolument tienne, incapable d'être touchée par d'autres mains, par une autre bouche, par un autre corps. Je n'en ressens nul besoin. J'aime cette attente dans ma fidélité à toi. Tu es mon unique, ma beauté, mon envie, mes désirs, mon amour. Comment être autrement? Ce serait me dénaturer, passer de la lumière à l'ombre banale et tiède. J'ai connu cette dernière. Je ne veux plus y retourner. Je veux rester cette lumière que tu as allumé en moi. Je ne veux plus l'obscurité. Je t'aime. 
Alors je te recrée chaque jour. Et chaque nuit je viens vers toi pour pouvoir trouver le sommeil, pour que ton corps s'arrondisse au mien, pour qu'une musique habite nos gestes et la présence de l'autre. Pour que ton odeur m'apaise comme elle l'a toujours fait et pour que ta respiration devienne essentielle. 
Tu es partout avec moi, en moi, amour chaud qui me rend à moi et à tout ce qui viendra. 
Car viendra un jour le temps de nous, le temps où nous n'aurons plus à nous aimer en danse secrète.
Je le sais. Je ne sais pas comment mais je le sais. 
En attendant je te porte amour mien, fierté mienne, magnifique mien, mon âme si belle... 
Tout à l'heure je vais me coucher, t'emporter dans ma nuit, je vais, comme tous les soirs, fermer les yeux et mes doigts retrouveront ton corps que j'aime tant, que je trouve émouvant, si fort et si fragile, à ton image. La douceur de ta peau sous ma main, le duvet sur tes bras, le chemin de ton dos, la légèreté de ta hanche, le délié de tes fesses, le téton que mon doigt et ma bouche agacent, ta nuque à la fois tendre et tannée par le soleil, le creux entre tes épaules, l'arrondi allongé de tes cuisses, la beauté de tes pieds, ta paume, le jeu de tes doigts, leur goût, ton épaule qui occulte tout et qui attire mes lèvres, ton cou et cet endroit bouleversant, là où le sang bat... J'écris ton visage en aveugle, la ligne de ton profil, tes arcades sourcilières, ton front, ta bouche et le gonflé de ta lèvre inférieure, ton nez que j'aime tant, tes joues et la barbe naissante que je sens sous mes doigts, tes oreilles... À chaque voyage de mes doigts je te regarde comme miracle mien; je t'aime; je te trouve beau; je te désire. C'est ainsi depuis notre première fois.
Je peux alors m'endormir. Mes derniers mots conscients sont pour toi, comme mes premiers mots au matin. Je peux m'endormir, ton corps au mien arrimé, calée contre toi, tout mon corps en sensation aiguë du tien. Je t'aime.
Alors oui je te suis fidèle. Je ne peux être autrement. Il ne peut en être autrement. Ce corps, mon corps, tu l'as sculpté, tu l'as éveillé aux choses de l'amour, tu en as fait un instrument de musique, une chanson. Je te l'ai écrit souvent : tu es mon premier. Tu es mon premier et mon dernier.
Je t'aime.
À cette nuit où tu dors et où je te rêve Bach pour t'effleurer là bas, pour que ta mémoire nous dessine musiques, ces musiques qui sont indissociables de nous. À cette nuit où tu dors et où je t'écoute dormir avant de m'endormir, où je t'écris que je t'aime, allonger ma main vers toi et ta chaleur et ton grand corps d'homme. Je dénoue mes cheveux, j'ai fait de ma peau un parfum pour toi, une douceur pour tes mains et je m'allonge prés de toi et je t'écoute dormir. 
Mon bout de moi, mon bord de moi, mien, je t'aime d'amour fou, irrationnel parfois mais qui est vie, la seule vie qui soit, la seule espérance. Mon aimé, aimé par une femme et aimé par tes merveilles. Aimé. Mon aimé. Mon improbable devenu ma permanence. Mon absolu. Mon lointain. Mon homme.
Je t'aime.

MMD




jeudi 21 septembre 2017

M'enrouler autour de ta voix et repartir vers une fin de terre, dans cet imaginaire qui est en moi.
Tu m'es devenu ces terres lointaines que je ne peux qu'imaginer, tu te confonds avec elles, tu es elles.
Et j'y suis parce que tu y es.
Écouter en boucle cette musique et t'aimer, t'aimer.
À ta voix ouvrir mes bras, le coeur comme un cheval fou et, en même temps, il y a cette plénitude que tu poses à mes espaces, à moi, à mon corps, à mon âme.
Je t'aime. Je t'aime. Tous mes mots pour ce Je t'aime.
Mon beau miracle, mon homme, mon amour entends nous. Comme tu nous entends dans une étoile déposée dans les yeux d'une femme. Comme tu nous entends en toi, bercés par les battements de ce qui est devenu mon lieu de vie, mon lieu d'amour, mon lieu de toi, ton coeur. Comme tu nous entends dans l'eau qui noie la brume de tes yeux...
Je n'entends que toi. Les mois passent et je n'entends que toi, toujours. J'aime ça. Cela signifie que tu es tatoué à ma mémoire, que tu as fait de moi un tableau des sens et des sentiments, que j'existe dans ton nom, celui que j'ai mis tant de temps à prononcer toute effrayée que j'étais par ce qui basculait en moi. Je n'entends que toi. Je t'aime.
Tu me manques. Tu manques à tout en moi, à mes cheveux orphelins de tes mains, à ma bouche, à mes seins, à mon ventre, à ce qui danse en moi et que tu sais si bien faire tournoyer.
Tu me manques.
Je chéris ces instants où nous nous touchons par nos voix et où t'entendre rire, t'entendre te raconter, vous raconter, rend le monde à l'infini. Ils sont ma vie, ma vraie vie, la seule qui soit, celle où tu es, celle où nous sommes. L'autre vie n'est qu'une pièce de théâtre. Je n'y tourne pas, je n'y danse pas.
Je vis là où tu existes. Je t'aime. Je vis là où je t'aime et là où tu m'aimes et là où tu me rêves.
Je vis là, amante, amoureuse, femme. Et je te regarde homme mien.
Aujourd'hui tu m'as enfermée en tes bras. J'y étais bien. Je les porte tes bras, je les porte. Ne les laisse pas s'ouvrir, tiens moi fort et continue ton poème amoureux, ta manière à toi de me dire que je te manque, que tu m'aimes, que je suis partie de ta vie.
Oh mon amour, tant de beauté et tant de souffrances. Et tant de vies qui nous attendent. Et tout l'amour du monde à déposer en nous et à faire; tout ce qui vient, tout ce qui sera. Juste l'espérance chevillée au corps et ma foi en nous... T'attendre parce que tu es celui qui accompagnera mes derniers chemins. Parce que je ne peux imaginer ce qui vient sans toi, sans nous.
T'attendre. T'aimer. Homme mien.
Je t'aime. J'écoute Cecilia Bartoli faire de la musique de Caccini une broderie pour ma nuit. Tu es là, dans le somptueux d'un miracle fait voix et notes, en cette profondeur, en ce qui rend un instant éternité. Tu es là. Et je t'aime. C'est beau. Tu es beau.
Je te regarde dormir, je t'écoute dormir. Je te respire dormir. Et je te murmure les histoires amoureuses, une Lettre Infinie. À ton sommeil j'écris notre histoire pour que je vive en tes nuits et en tes jours.
Je t'aime ma belle solitude, mon amour, mon amant, mon livre des heures, ma passion. Mon merveilleux, mon si merveilleux. Amour mien.
Je t'aime.
Tu me manques.

MMD














mercredi 20 septembre 2017

Lettre à Béatrix... silence et mot.

Tu me dis, Béatrix, que je dois revenir à ces silences et à tous ces mots, les rendre à l'écriture et, surtout, à moi. Me rendre à moi. Me ré introduire dans mon histoire, tenter d'écrire ce monde flou d'une écriture et d'une parole qui seraient juste le pendant d'un silence.
À chaque mot répond un silence. Et à chaque silence s'invente un mot. Un seul. Celui d'une absence, d'un vide de la parole, une terre où s'opposeraient le dire et le non dire, le parler et le non parler.
N'entendre qu'un silence et n'écrire qu'un mot...
Il y a le silence blanc, celui de l'âme qui se dépose et qui rend tout au rien, c'est à dire à l'immense. En ce silence des infinis la parole n'a plus besoin d'être, le mot n'est que le souvenir lointain d'une déchirure.
Et il y a le silence des pierres, le silence comme un silex qui oppose un mot après l'autre et rend toute écriture vaine, stérile, douloureuse, impossible. Comment dessiner un alphabet de ce qui devrait être dit quand ne répond aucun silence? Pour qu'un silence vive il doit se faire, s'accepter dans une continuité qui est le mot, tous les mots réunis en un seul. Dis moi comment dessiner cet alphabet quand je suis repliée sur moi, incapable de voler en mots des silences? Je n'ai pas appris à voler. J'ai appris à apprendre à voler. J'ai appris à parler et à écrire. Tu le sais toi que je n'ai que ça, les mots accompagnés de leurs doubles, les silences. Et que, parfois, j'étouffe, je crie, j'ai envie de briser les choses, de trouver le chemin d'une paix qui me rendrait à ma propre histoire... Et tu sais alors les silences qui écoutent et qui remettent les mots en eux.
 Je ne sais pas écrire dans le silence des pierres, ce silence qui râpe la langue, pare les choses d'aspérités. Je ne sais pas écrire dans la non couleur d'un silence qui éteint le cerveau et ne ramène qu'à ce corps en boule, pétrifié de douleur, englouti dans la recherche de quelque chose qui pourrait ressembler un tant soit peu à ce qui me fait, ce qui me rend, ce qui me partage et ce qui me définit.
N'entendre qu'un mot et n'écrire qu'un silence...
N'écrire qu'en silence, explosée, incapable de passer la frontière, réduite à ne se contenter que d'un apaisement factice. Et l'écriture qui s'en va. Elle ne peut que s'en aller. Elle n'est plus silence. Elle est pierre. Je suis pierre. Je suis rage. Je suis colère. Je suis tellement au fond de moi que je n'entends que le bavardage de tous ces silences qui crucifient en moi tout mot.
Est-ce cela la folie, tous ces mots qui ont oublié leurs silences? Et qui ne répondent plus, partis ailleurs, brûlés, atrophiés?
S'empoigner, empoigner cette écriture qui n'est plus que perte de la parole... Et si la parole s'en est allée, que devient le mot? Peut-on écrire quand on ne parle plus? Peut-on écrire quand on n'est plus que silences? Béatrix, Béatrix...
C'est sûrement cela mourir, c'est cela : perdre le mot et son silence et n'être plus que vrai silence, le seul...
J'aurais aimé que les mots ne soient que l'apparence des choses, facilités simples; un objet ou un concept ne serait que la charge que l'on y met, la perception que l'on en a, la manière d'être ému par une couleur, un sentiment... Et dès qu'on l'aurait nommé, nom et mot, il faudrait effacer le mot qui représenterait juste le regard et rendre l'objet à son silence. Et ré inventer à l'infini un abécédaire, mot après mot, silence après silence.
Je hais les silences. J'aime les silences. Au milieu je suis la pierre, le désert, l'impuissance parfois, la plongée dans l'abîme. Pierre, désert, silex, caverne.
Un jour on perd la parole et on devient silence en lequel les mots ne savent plus où aller. Ils tapent, ils tapent. Ils s'expulsent écriture.
J'écris parce que je suis muette. J'écris parce qu'à chaque silence répond un mot. Un mot que j'oblige à monter, monter.
Je suis muette parce que j'écris. Je suis muette... Silence et mot.
S'inscrire sur un mur invisible, s'y crucifier, s'y déchirer. Puis rendre à chaque morceau de moi un silence et un mot. Obliger que le corps ne soit plus pour atteindre une forme de paix. Me souvenir de la femme que je suis, celle que l'on ne voit pas, celle que l'on n'entend pas, celle qui n'offre aux autres que des bribes parcellaires.
Empêcher de devenir le trophée accroché au mur. Rendre la femme que je suis à un silence et à un mot. Taire la petite fille qui mendie les mots pour s'en faire une robe, une histoire qui la protégerait de tout ce qui fait si mal. Taire la petite fille qui tait sa parole.
Et taire la parole qui tait la petite fille. Taire la parole qui tait la femme. Ne devenir qu'un mot pour répondre à un silence, oser le grand saut, le mutisme. Seul espace de liberté et de douleur aussi, mais douleur qui renvoie les autres, ceux qui sont autour, à une simple virgule oubliée.
Je parle tellement fort en moi que je deviens silences à l'extérieur. Et je parle, je parle, je parle pour oublier, pour vaincre les silences des autres. Ont-ils oublié la parole? Ne savent-ils plus parler, parler vraiment? N'ont-ils à n'offrir que ces artificielles conversations, ces semblants de profondeurs,  ces mots lancés comme une aumône? Quand ont-ils perdu le lien de la parole? En devenant orphelin des mots et des silences?
Je suis muette de tous mes silences, de tous mes mots, pour refuser le faux silence imposé. Je suis blessure de tant de silences, les mauvais, ceux qui tuent, ceux qui dépècent, ceux qui rayent tout et vous disent que vous n'êtes qu'un non mot, une non matière, une rivière artificielle amenée à s'assécher. La parole parcimonieuse. Le silence avare.
Un jour, peut-être, j'oserai me dépouiller de ce besoin d'un accompagnement de mon écriture, du mot et du silence. Je sais qu'il me faudra aller encore plus loin, plus profond, là où tout est liquide. Oser perdre le regard et tous mes sens.
M'abandonner, lâcher prise, ne rien retenir, ne rien posséder, ne rien supporter.
Seule, absolue, seule...
Et retrouver le mot et son silence. Celui qui rend tout doux, qui arrondit l'univers.
Ce sera ma mort, ce silence des infinis. Au bout de la peur s'éveille sa jumelle, la paix. Silence / Mot.
Ce mot des infinis, ce mot infini rendu au silence infini.
Mot, silence, silence, mot.
Une écriture.
Moi.

Mariem mint DERWICH








mardi 19 septembre 2017

Amour mien... Et mes mots pour mémoire de nous, mémoire de toi... Mon amour.

À t'aimer je trouve ma place, une utilité, un sens que tu dessinerais et déposerais en moi, comme pour me dire " Tu es".
À t'aimer j'apprends à m'aimer, petits pas après petits pas, à effacer, à gommer la laideur passée. Je ne parle pas de beauté physique, je parle d'acceptation de moi, de mon étrangeté.
Je t'aime. Tu m'as regardée et je t'aime. Je t'aime pas seulement pour ça, pour ton regard qui vit en moi; je t'aime pour des milliers de choses.
Je t'aime parce que je peux revenir dans ma mémoire, revoir, revivre chaque instant de toi et toujours y trouver ce sentiment que tu m'es miracle. Il n'y a pas eu un instant où je ne t'ai pas aimé, où j'aurais pu penser que je pouvais te désaimer. Comme si je pouvais, comme si on pouvait se lever un matin et dire " je ne l'aimerai plus". On aime. J'aime. C'est tout.
Je t'ai écrit l'autre jour que je ne me suis jamais ennuyée avec toi, jamais. Tu es le seul homme qui m'a permis ceci; tous tes savoirs, ta sensibilité, tes élans, ta façon de raconter tes rêves, tes fragilités sur lesquelles tu as parfois du mal à mettre des mots, tes manières de rendre un espace vivant, plein, rassurant, chaud et doux, tes colères aussi, tes énervements, tes peurs, tes doutes, tes rationalités qui sont tes manières de te rassurer, tes manques d'amour, tes mots du sexe, tes envies, tes désirs, tes lectures, tes musiques, .... tout m'a toujours attirée.
J'expliquais à notre amie commune ici combien cela me fut salutaire, combien ton intelligence m'a fascinée, a répondu à mes manques, à mes demandes. Combien tous tes savoirs, petits ou grands, tous ces trucs que tu sais faire, que tu sais exposer me rendent admirative. Je lui disais aussi ton amour pour la musique, les larmes dans tes yeux, toute cette tendresse, ces ressentis que tu portes en toi.
Avec elle je peux parler de toi. J'en ai besoin.
Besoin de te dire, de te vivre ainsi aussi. Pour que tu ne sois pas une simple absence et que tu deviennes présence en ma parole de toi.
Je lui disais que tu m'as offert une écriture autre. Et tant de choses. Tant... Que tu fus le premier à prendre soin de moi sans se moquer, sans rire, sans taper, frapper, exploser, m'atomiser de terreur. Que tu as entendu mes mots, que tu m'as permis de me laisser voir de  toi, ce soir là, ce premier soir. Et que tu m'as permis aussi d'entrer en toi, de te regarder te dépouiller de ta carapace pour moi.
Je t'aime. Tu me manques. Tu me manques tellement. Tellement. Tellement. À me rouler en boule parfois, repliée sur tout ce manque de toi.
À pleurer car c'est cela aussi aimer, pleurer l'autre. Ré écouter ta voix et pleurer, la caresser, percevoir cette brisure en elle quand tu es ému. Effleurer tout ce qui te fait, tes abandons à moi, tes départs de moi, tes retours vers moi et pleurer. Pleurer du manque, pleurer de bonheur, pleurer de douleur, pleurer de rire...
Je t'aime. Tu me manques. Je t'aime dans ce manque. Je t'aime dans ce tout. Homme mien, mon amour, mon amour, ma vie, mon unique. Je t'aime. Aime moi. Aime nous.
Tu me manques. Et à ma nuit loin de toi, encore une musique pour arrondir la peine, la poser légère, la faire élan et poésies. La rendre toi et rejoindre l'entre-île : nous y sommes allongés dans une pénombre après l'amour, tes doigts caressent mon épaule. Et tout s'arrête pour que la magie de cet instant précieux devienne une mémoire à emplir. Je t'aime. Tienne. Tienne.

MMD













dimanche 17 septembre 2017

Mon amour, mon amour.
Le poème non chanté de Léo Ferré qui nous dit, qui nous raconte, qui nous parle...
Comme si c'était nos mots, nos mots à l'autre, notre manque de l'autre, nos silences, nos absences et tout ce qui viendra et tout ce qui est aussi.
Te lire tout à l'heure et, comme à chaque fois, cette sensation de bonheur, presqu'enfantin mais tellement plein, tellement chaud. Petits mots d'amour qui redonne leur élasticité à mes heures.
Les mois passent et je tiens toujours tes doigts et tes yeux. Je n'ai qu'eux. Ils sont moi sans être moi. Ils sont toi qui m'habites. Je t'aime. Peut-être trouves tu cette constance de mon amour pour toi étrange... Pas moi. Pas moi. Je t'ai reçu en miracle, en cadeau, en étoile, en perle, en arrondis en moi. 
Je suis toujours dans cette chambre à ouvrir mon poing et à écouter ta poitrine en caisse de résonance et à pleurer doucement et à tomber en toi, à accepter de tomber en toi ; comme un vertige, une barrière qui cède. Je t'écoute te raconter, esquisser tes rêves brisés, tes peurs, tes fragilités. Je tombe amoureuse, en amour, violemment. Je te reconnais comme homme mien.
Je reconnais ton odeur, la douceur de ta peau, la force de tes mains, la chaleur de ta bouche, les pleins et  les creux de ton corps.
Je suis là bas et j'entame mon chemin d'émerveillement.
Je t'aime. Et j'aime t'aimer. Et j'aime être tienne. Je t'aime et j'aime ton amour de moi, malgré toute cette distance.
Je sais que je t'habite aussi et que je suis là, en tes pensées, parfois proche, parfois lointaine mais que je suis là, dans ton coeur, la seule place qui compte, le seul lieu de vie.
Aimer, aimer, aimer. Je t'aime.
Nous ne serons plus jamais comme avant. Plus jamais. 
Tu me manques coeur mien, homme mien, âme mienne, belle belle si belle histoire mienne.
Je t'aime. Et je suis vivante de toi, par toi. Je suis la femme la plus heureuse de la terre, la plus chanceuse : je t'ai rencontré toi mon atome, je t'ai rencontré toi l'homme bien, l'homme qui me donne des rêves d'abandons à ton épaule, des désirs de repos, des balades de paix, des lumières des corps et du plaisir. L'homme avec qui je peux enfin parler, l'homme avec qui je ne m'ennuie jamais, l'homme qui m'a écoutée et entendue et qui m'a offert une Lettre Infinie, l'homme dont l'intelligence me plait... Pour la première fois de ma vie je ne m'ennuie pas avec un homme et un homme ne m'ennuie pas...
Je t'aime.
N'oublie jamais qu'un horizon nous attend. Il viendra. Nous y serons. Tiens bon et moi je tiendrai.
Et je tiendrai pour que toi tu tiennes. Je ne t'abandonnerai pas. Je suis là. 
Je t'aime mon tendre, mon si beau, mon si fort, mon si sexy, mon si érotique, mon si musicien... Je t'aime.

MMD