mardi 10 octobre 2017

Mon amour... " Toucher le son du silence", toucher le son de tous les silences. Pour toi cette chanson et cette voix si rauque, si frissons, pour toi cette belle reprise, pour tous les silences qui nous font, pour tous ces silences qui te font et qui sont ta langue, tes mots, ta parole intime, celle qui te permet tout, surtout les envols...
Pour nous, pour moi qui redeviens plage silencieuse après chacune de nos "rencontres", qui redeviens celle sur les lèvres de qui tu poses un doigts tendre et qui efface la parole pour n'entendre plus que la profondeur silencieuse qui est tout.
Je t'aime.
J'écoute cette chanson en boucle, cette voix qui me met les larmes aux yeux et des frissons sur la peau. Entendre une voix pour écouter un silence...
J'ai touché le "son" de tes silences dès notre première fois, ces murmures à qui tu permettais d'habiter une chambre et mon corps pour que je rencontre tes intimes... Je l'ai touché quand tu laisses la musique redessiner ton visage et que la parole est inutile. Je l'ai touché dans la pénombre, dans la lumière, dans la langueur après l'amour, dans un geste ébauché.... Je l'ai touché et je l'ai déposé en mes mots, en mon écriture.... Tu as toujours été mon homme murmures, silence fait son chuchotis...
Je t'aime. J'aimais tes silences quand tu étais dans mes parages. J'aimais cette paix sur ton visage. J'aimais tant la paix sans bruit. Et je te regardais... Le son de tes silences et, en miroir, le son de ta parole. Et, au milieu, moi, toute en ressentis, toute en paix, toute en arrondis bonheur...
Comme là bas, là bas où nous avons écrit une page de notre livre d'histoire amoureuse...
À tes silences j'accroche des musiques, j'accroche des étoiles, j'accroche une lettre infinie.
À ta voix je dessine un frisson au plus profond de moi.
À ta présence je m'invente infinie.
À ton amour je mets au monde le livre de toi.
À ton rire je rends ma joie d'être tienne.
Et à toi je dépose mon amour....
Je t'aime. Tu me manques, tu me manques.
Dans ma vie extérieure je ne suis que sons pour les autres, obligatoires de par mon métier.
Dans ma vie intérieure, celle où tu es, celle où tu marches, je coupe ma langue et je te lègue mes mots écritures de mes silences pour que tu écoutes au plus profond de toi ma chanson amoureuse, ma passion de toi....
Toi, mes mots de toi, une musique.... et je t'aime.
Regarde moi : j'ai les mains posées sur l'horizon, ouvertes pour que tu poses tes paumes sur les miennes et que dans ton regard tu me recrées... Regarde moi, porte moi en toi, laisse moi habiter ta mémoire, ne retiens rien... Les chaînes ne sont que pour ceux qui n'aiment que la servitude... toi tu es mon oiseau libre, celui qui rêve si fort qu'une femme a percuté ses rêves.
Amour mien, si bel amour mien. Mon homme d'éternité, mon homme de l'instant et de l'absolu, mon homme de l'infini et du moment présent, mon homme mien, ma maison...
Je t'aime.
Tu me fascines encore et toujours, même dans le manque, même dans l'absence, même dans le cruel.
Je tombe en toi, à chaque fois, à chaque fois.
Mon ange, mon ange.
Ce soir je te regarde marcher. J'aime ta démarche, même si elle dit ta douleur. J'aime cette épaule un peu plus basse qui raconte que tu fus vivant et que tu as été au bout du ciel; elle est toi. J'aime ce roulis léger des hanches que tu as; il parait que les marins marchent ainsi. Je ne sais pas. Mais tu marches comme si tu étais un peu en déséquilibre, sur un sol peu sur ; léger léger roulis qui te rend unique. J'aime cette façon que tu as de poser ton regard au loin, d'un coup, de relever la tête pour fixer quelque chose que toi seul voit.  J'aime le mouvement de tes bras, un peu écartés du corps, toujours cette impression que tu es en équilibre... C'est ainsi que j'imagine, que j'ai toujours imaginé la démarche des hommes de la mer : être sans être, roulis du corps, force pour s'harponner à la terre...
Je t'aime ainsi, dans ce corps aussi, ce corps qui raconte à qui sait écouter tout ce que tu as fait, tout ce à quoi tu rêves, tous tes renoncements... Dans cette douleur que je voudrais prendre sur moi, effacer.
Je t'aime ainsi, malmené mais si vivant, en tous cas plus vivant que ne le sont la plupart de ceux qui n'ont jamais eu pour horizon qu'une vie sclérosée et misérable, arc boutés à leurs murs et à leurs peurs.
Je t'aime. Je ne "romantise" pas ta douleur. Mais elle est toi. Elle est l'homme que tu fus, l'homme qui, en lui, vole là haut, l'homme qui, en lui, navigue quelque part... C'est pourquoi je ne t'ai jamais dit qu'il te fallait te "soigner" ou que tu devais changer... Soigne t-on des rêves et des aventures passées? Soigne t-on un corps qui porte sur lui tout ce qui fut? Soigne t-on pour devenir "normal"? Je sais tes douleurs. Mais seul toi peut décider de ce que tu veux en faire, comment tu dois vivre, comment tu peux vivre avec...Toi seul. Moi je prends le tout, toi et ce qui te fait. Le tout. Sans découpages, sans négociations, sans reproches. Et comme tu vis je vis. Et comme tu es, je suis.
Je t'aime. Et je t'aimerai tel que tu es, en pleine forme ou malade, riche ou pauvre. Je t'aime et je t'aimerai.
Tu me manques mon aimé, ma force. Je t'aime et tu me manques....

MMD