mardi 31 octobre 2017

Nous aura toujours cette couleur, le toucher de ces musiques qui nous lient, qui nous disent, qui nous écrivent. Du plus loin que ma mémoire te parle tu existes en ces musiques que nous écoutons ensemble... Tu es et resteras ma note première, ma note profonde, ma note belle, ma note mienne en laquelle dansent mes mots de toi.
À l'infini de nous tournent nos musiques; notre histoire...
Je t'aime.
Et quand nous manquons à l'autre, quand nous manquons de l'autre, repartir en la musique pour le retrouver, pour le regarder, pour qu'une absence ne soit pas que cruelle mais aussi, parfois, magie.
Je t'entends en t'écrivant. Je t'entends dans cette musique qui habite notre appartement. Je t'entends, là, à côté. Je t'écoute en l'écoutant.
Je t'aime en toutes ces musiques. Je t'aime pour elles, pour le frisson sur la peau, pour la beauté qui est notre et que nous déroulons au fur et à mesure des mois qui passent. Pour tout, pour tout.
Je t'aime pour hier soir, je t'aime pour tes petits mots des lointains, je t'aime pour la paix en moi et tout ce bonheur qui m'habite . Je t'aime pour vous, merveilles miennes. Je t'aime.
Et la musique... toujours la musique.
Celle qui est née au bout de tes mains et de ton odeur en cette nuit première, cette nuit où mon plaisir est né en notes, en vague sensuelle, en portée musicale... Musique et lumière, musique et feu, musique et éternité...
Musique qui a fait d'une rencontre entre 2 improbables une permanence en nous, une évidence que nous avons su entendre.
Et un poète persan qui a tournoyé pour nous, pour l'eau dans tes yeux de brume, pour la houle en moi, pour ce qui se tissait, pour ce qui venait, ce qui nous engloutissait et tout ce qui nous réveillait à l'autre et à nous...
Musiques pour nos nuits, pour nos voyages, pour nos mains qui se cherchent, pour ton regard en moi, pour des enfants heureux qui venaient habiter mes bras, pour la douceur, pour l'élan, pour la paix...
Musique pour ta voix, pour les moments de nous où mon coeur bat, bat... Comment n'entends-tu pas tous ces battements quand tu me parles? Comment n'entends-tu pas mon coeur battre la mesure de l'univers quand ta voix s'étale à mes oreilles, prend possession de moi, me rend lumineuse et bulles légères?
Comment ne m'entends-tu pas danser pour toi, comme j'ai dansé cette musique là, yeux fermés?
Et mes mots accrochés à tes rires, à tes silences soudains, à ce truc que tu as dans les yeux quand tu es heureux...
Je t'aime.
Hier nous étions ensemble et je reprenais possession de tes bras et de tes désirs. Je t'aime.
Cette nuit je vais te regarder dormir en cette musique et m'émerveiller encore et encore de ton grand corps d'homme, de toutes tes forces et de toutes tes fragilités. Et j'enfermerai en mes mains une constellation pour la déposer en mon cou afin que des étoiles fassent de ma nuit une présence de toi, amour mien, si mien.
Je te ferai collier à ma peau. Je poserai mon épaule à ta bouche et à ton odeur et ton souffle dessinera les nuits qui nous attendent. Et je pourrai, enfin, dormir.
Je t'aime mon si bel homme mien, mon magnifique, mon tout, ma vie.
Un jour nous nous offrirons une nuit d'étoiles et, allongés sous l'infini, nous écouterons toutes nos musiques. Mon atome, mon atome d'éternité, mon atome aimé...
Je t'aime.
Regarde nous : nous sommes beaux de tout ce qui nous lie, nous sommes beaux de toute cette histoire magique, nous sommes le monde et une nuit. Une nuit. Une musique. Une femme et son homme. Une note parfaite.
Tu me manques.

MMD