samedi 6 janvier 2018

Le peuple disparu

Où sommes-nous enterrés?
mon peuple de sables
mon peuple de l'eau
mon peuple aux pieds de poussières

Où sont nos tombes?

Où sont nos noms et ceux qui les écrivent?
les noms de nos pères
les noms de nos mères
les noms de nos filles
mon nom fait de l'Alif et d'une virgule

Où sommes-nous enterrés?
Qui arrose nos racines
qui parle notre langue nomade
qui nous allaite
qui nous lave
et nous sert à manger
et nous berce les nuits d'étoiles?

Où sont nos chants et nos poésies?
et nos femmes
et nos enfants
et les troupeaux à l'aube
et la chaleur du feu.

Où sont nos tombes ?

Mon peuple s'est évanoui sous les pierres
il chuchote les heures de grands vents
il dort au Nord, au Sud, à l'Est, à l'Ouest
et au milieu du monde il pleure

Où sommes-nous enterrés?
Oh ma mère, où sommes-nous enterrés?

Mariem mint DERWICH




jeudi 4 janvier 2018

L'emmurée...

Coller le visage aux barreaux
l'oiseau parle parle parle
si je ferme les yeux il déposera le bleu du ciel
et mes paupières seront soleils

J'ai enfermé l'oiseau en mon regard

Arpenter mes sables, mes dunes, mes forêts
un océan m'attend, une mer danse
et les vagues et le sel et les vents

et l'oiseau

Les barreaux collent à ma peau
parle l'oiseau, parle
raconte le monde et la petite fille qui danse
et la femme qui chante sous les mains d'un amour
parle l'oiseau, parle

Dis moi les mondes et les horizons
et des chants pour vivre
l'instant, le mouvement et l'immobilité
les poèmes devenus ors et terres de feux

Parle mon oiseau
parle la langue libre
la langue nomade
la langue des silences

Scelle mes paupières
les barreaux m'étouffent
rends les lointains et voiliers
et phare

Je rêve que je rêve

et un oiseau a fait son nid en mes cheveux

L'emmurée rêve qu'elle rêve...

Mariem mint DERWICH

mercredi 3 janvier 2018

Mon tendre, mon doux, mon mien...
Sentir, ressentir ta lassitude, ton désarroi face à la violence ré apparue, face à ce laminage pervers de toi et être là, mains vides, dans l'incapacité de refermer mon amour sur toi, de t'apaiser, de t'écouter, de te faire sentir un autre monde...
Mon tendre, si tendre... De toutes mes forces j'essaie de t'envoyer mon amour, ma tendresse, mon respect de toi, mon admiration de toi, mon désir de toi, mon émerveillement de toi. De toutes mes forces, pour que tu t'accroches à nous et au fait qu'il existe un autre monde, sans cris, sans méchancetés, sans névroses.
De toutes mes forces je lance tout ça vers tes lointains...
Je t'aime. Je suis en colère contre tout ça. En colère car je ne supporte pas l'idée que l'on puisse te faire du mal juste pour cacher ses nullités et ses médiocrités... La méchanceté est l'arme du faible, de celle qui n'a rien à dire, rien à penser, rien à offrir au monde et aux autres, pas d'amour en elle sauf un amour hypertrophié d'elle même, un ego si monstrueux qu'il lui fait oublier l'autre...
Alors je vais te redire qui tu es, quel homme est en toi. Je te le redirai jusqu'à ce que tu te regardes autrement, hors de cette anesthésie de toi qui te fais t'oublier pour accepter l'inacceptable ( et non je ne t'idéalise pas; je parle juste de l'homme qui m'a percutée, cet homme que j'ai attendu toute ma vie).
Je te vais te reparler de cet homme que j'aime à en vivre, toi : tu es intelligent, de cette intelligence des choses et des autres, de cette sensibilité à la beauté et au monde. Tu es un musicien, une âme musicienne. Tu es un amoureux des mots. Tu sais tant de choses, de ces savoirs appris et de ces savoirs que tes mains rendent naturels. Tu es bon. Ton coeur est immense. En lui tu portes tant de vies. Tu n'es pas facile parfois mais même en tes colères j'entends l'homme qui, parfois, craque. Tu es beau, si beau, tellement beau... Même ton corps martyrisé est beau. Il raconte des histoires de libertés, de jeux avec les éléments, de courage et de rêves à vivre. Tu es beau. Tu es homme aux silences comme des profondeurs pour ceux qui savent entendre et écouter. Tu ne parles pas beaucoup mais tu t'illumines quand les mots de tes passions te viennent et, alors, tu es homme à regarder briller.
Tu es mon homme qui sait refermer ses bras sur une femme qui tremble et qui pleure.
Tu es un amoureux des livres, de la lecture, de ces temps coupés du monde.
Tu es si fragile souvent, en ces moments où tu baisses la garde et te mets à pleurer et où ton regard redevient celui du petit garçon que tu fus. Mon homme perdu parfois et qui a su pleurer en mon regard...
Tu es fragile de tes histoires passées, de toutes ces cicatrices mises à ton amour, aux tiens, de ce qui n'a pas marché avant et que tu portes comme une croix, de ce qui te fut retiré, de ce qui est blessé en toi, profondément blessé. Tu es mon fragile homme mien. Cela te rend étoile en moi.
Tu es mon homme des vents et des grands larges et des présents rendus à tes attentions dans la construction d'un bonheur des tiens. Tu es cet homme là et tellement plus encore. Je t'ai eu en moi, j'ai imprimé ton odeur sur ma peau. Je t'ai eu en entier dans le tremblement du plaisir et dans la légèreté d'un rire, là bas, là bas... Tu es celui qui sait tout faire avec ses mains, même reconstruire une femme explosée.  Et la rendre à la musique, à la lumière, à l'infini et à l'amour...
Tu as mis au monde des entants qui ont tes audaces et tes rêves et tes libertés... Ils sont toi, tellement toi... Tellement toi...
Je n'ai que mon amour à t'offrir et une vie possible, enfin. Toutes ces années à nous attendre, même quand nous avons cru que plus rien ne nous arriverait et que nous avons accepté la mort lente, douloureuse, de nous dans des couples atonie et tristes... Ne pas rater le rendez-vous coeur mien, homme mien, bel amour mien... Surtout ne pas rater le rendez-vous et parfaire ce cycle pour que d'autres cycles viennent et d'autres danses, d'autres vies où Rumi tourne pour l'éternité pour ceux qui aiment et s'aiment...
Je t'attends. Et je t'attendrai. Mes bras t'attendront. Et mon coeur aussi, ce coeur qui t'appartient. Et mon corps. Et tout ce que je peux t'offrir, vous offrir, nous offrir.
Je t'aime.
Tu me manques mon étoile lointaine, ma respiration, mes battements de coeur. Je suis là amour mien. Je suis là.

MMD

mardi 2 janvier 2018

À t'aimer...

Au milieu de toute cette laideur déclenchée par le cover et mes cheveux dévoilés, j'éprouve le besoin viscéral de toi, de ta présence, même symbolique. Tant de violences, tant de haine déversées sur les réseaux sociaux... Tant de haine envers moi.
Alors je me coule en tes bras, je pose ma tête sur ton épaule, je t'écoute respirer et me rendre à la beauté et à la simplicité des choses. Je te respire pour pouvoir respirer à nouveau amour mien.
Je te regarde.
Besoin de douceur, de ta douceur, de ta tendresse.
J'accroche mes yeux à ta bouche pendant que je t'écris. À tes lèvres, au souvenir vivant de ce qu'elles déposent à ma peau et en mon ventre, au gonflé de ta lèvre inférieure qui me chavire, littéralement...
Je t'aime. Tu le sais. Tu me l'entends te dire.
Mais ce soir j'ai encore plus besoin de te le dire. Comme j'ai encore plus besoin de me raccrocher à toi mon lumineux, mon intelligent, mon homme. Mon homme entier, entier dans son regard sur le monde, entier dans son coeur si blanc, entier dans ses mots, parfois maladroits, entier dans sa pudeur, entier dans son amour pour nous.
J'ai encore ta voix en moi, ta voix de cette après midi, et ton sourire, et ta gaité et ton humour...
Je t'aime. Et en t'aimant je sais pourquoi je me bats : pour avoir le droit de t'aimer. Simplement t'aimer. Entièrement t'aimer. Profondément. Avec mes tripes et ma raison, et mon coeur et mon âme, et ma peau. Et mon sang. T'aimer, mon homme à aimer. T'aimer. Et être aimée par toi.
Si tu lisais l'arabe tu verrais la laideur. Enfermée, prisonnière de mes cheveux. Pas de réactions sur ce que je dis, seulement sur le fait que j'ai laissé voir mes cheveux... Je suis au tribunal de l'Inquisition.
Je le savais. Je n'en ai pas peur. J'y suis habituée ( même si, cette fois ci, c'est très très violent). Et je ne lâcherai rien.
Mais je suis lasse. Si fatiguée de cette lutte permanente pour être moi. Jamais moi...
Je ne suis moi qu'avec toi. Tu es mon pays, mon passeport, mon identité, ma paix.
Je t'aime.
Je sais que tu t'inquiètes pour moi. Mais souviens toi que je suis libre. Libre. Et que tu m'as aussi aimée pour ceci. Mes fragilités, mes forces, mes combats, mes mots.
Je t'aime. Dieu que j'aimerais que tu sois là pour refermer la porte aux laideurs et aux insultes.
Je regarde ta bouche. Je ne dois pas la quitter des yeux. Je ne dois pas...
Je t'aime mon amour. Mon amour. Mon combat le plus important. Ma vie intime. Les années qui viennent. Et nous. Nous. Nous comme quelque chose de beau, de tellement beau, tellement tendre, tellement fort. Nous pour dire merde à ceux qui vocifèrent. Nous pour que nous vivions.
Je t'aime. Je vous aime. Partie de moi. Orpheline de vous. Mes merveilles.
Ce soir je vais te regarder dormir et puiser en toi du courage. Et je vais te murmurer mon désir de toi, mon amour pour toi, mon charnel de toi.
Peut-être m'entendras -tu dans ton sommeil. Comme moi je te rêve de plus en plus.
Je suis là mon homme, là. Simplement là. Me sens-tu en tes bras, allongés dans une pénombre musiques?
Je t'aime. Aime moi. Aime moi mon bel bel amour, mon magnifique mien...
À t'aimer compagnon mien et à être aimée de toi je n'ai pas peur. Je t'aime. Je t'aime.
Aimer, aimer, aimer... Sens du monde et de nous. Aimer. Je t'aime et je nous aime, même imparfaits et coincés dans une situation peu confortable. Je nous aime. Je t'aime.
Cette nuit je vais dormir au son de ta play list, de toutes ces musiques que je lance au bout de mon monde. Je vais les laisser afin de me bercer en toi et en nous. Tes musiques, nos musiques. Peut-être qu'au réveil j'ouvrirai les yeux sur toi... Peut-être...
Oh mon lointain, je t'aime, je t'aime...

MMD

dimanche 31 décembre 2017

Je te souhaite une belle nouvelle année. Je nous souhaite encore des rêves à rêver, des rêves à accomplir, des mers à partager, un bateau à habiter, un ciel à arpenter, des chemins à emprunter, des réveils et des couchers, des soleils à chercher au bout de nous, des rires et des frissons, des Je t'aime juste pour le plaisir... Je nous souhaite de l'amour, de l'amour...
Et des bras pour apaiser... Et une Lettre Infinie pour dire... Et des musiques pour que l'âme danse et pour l'eau dans tes yeux.
Je te remercie d'être dans ma vie, de me laisser dormir dans ton coeur, au creux de ton infini et de ta tendresse.
Je nous rêve des années encore à vivre le temps doucement, dans tes murmures et dans mes mots, entre-île du sentiment amoureux.
Je nous souhaite des horizons, des lumières et des étoiles. Et des petites banalités des quotidiens, des cafés partagés, des odeurs de cuisine, des petites choses simples, un regard double dans un miroir, une épaule en silhouette quand j'ouvre les yeux, des vents et des ici et ailleurs. Des livres à partager et des lendemains qui auront nos couleurs...
Je souhaite des années et des années, des cadeaux à ouvrir, des draps à refermer sur nous, des bonheurs enfantins en bracelets sur nos joies, des cavalcades et des sommeils d'enfants....
Je te souhaite des joies, des émerveillements, des envols et des arrimages, des odeurs marines et des odeurs de terre, une bouche dans ton cou et une main liée à la tienne.
Et toutes les musiques pour chant du monde et de nous atomes tournoyant en ces espaces....
Je t'aime...

MMD

samedi 30 décembre 2017

Une absence. Une espérance. Et tout l'amour qui danse en moi, tout ce qui brûle. Et toi qui me manque toujours autant, toi comme un membre coupé et moi devenue amputée de la plus belle part de moi. Amputée et aveugle. Comment regarder le monde quand tu n'es pas là?
Comment arpenter mes plages vides quand me manquent mon essentiel et ma parole et ma langue?
Tu m'es devenu si précieux, si vital, si tout...
Ai-je eu un avant? Je ne sais plus. Cela m'importe peu. Un avant n'est qu'un avant. Tu es venu en moi et, depuis, j'ai le monde en futurs. Et une mémoire. Et tout ce qu'il nous reste à faire, à inventer, à rattraper, à imaginer et à vivre. Je me vis en toi. C'est mon feu.
Je t'écris et tu as refermé les bras et ton si beau regard sur moi. Tu es là amour mien. Tu es là. Tu es tellement là. Toujours là. Je te porte sans fin. Je t'aime à l'infini de notre si belle rencontre improbable. Je t'aime à l'infini de nos courages quand nous avons accepté, ce premier soir, de nous déposer dans les mains de l'autre. Je t'aime à l'infini de tes yeux et à cette mémoire que nous portons en nous et qui nous murmure que nous sommes aimés et aimants et perdus d'absence et de manque.
Une absence, une espérance. Et l'amour comme seule promesse.
Je t'aime. Tu es ma dernière histoire dans ce cycle. Tu es mon compagnon de vie et d'écriture. Tu es mon homme aimé. Tu es mon amant et mon ami, mon autre, mon familier et mon essentiel.
Je ne sais que t'écrire ceci. Comme un mantra. Pour tuer l'absence et la distance. Pour te vivre, pour nous vivre, pour tenir tête au destin et à la médiocrité.
Je t'aime. Je te parle sans fin. Je t'aime sans fin. Je te désire sans fin.
Tu es là mon bel bel bel homme mien. Je marche à tes côtés, femme fière, si fière de son amour et de son homme. Je marche à tes côtés.
Je t'attends. Je t'attendrai. Et à l'endroit où je t'attends ma vie continue petitement. Je rencontre des gens. J'écris. Je parle peu. Je perçois tout plus fort depuis ton absence. Je ris, je pleure. Je dors calée contre toi ton écharpe comme ciel de nuit. Je travaille. Je fais semblant. Je suis masque lisse quand en moi je ne suis que repliée sur toi. Et je t'attends. Et je t'attendrai. Avec des hauts et des bas. Mais toujours avec amour, emplie de mon amour pour toi, de cette évidence : je suis tienne, absolument tienne et je t'aime d'amour amour. D'amour.
Il ne nous a été offert qu'un instant de lumière. À nous d'écrire la suite. À nous de refermer la béance de ce cycle. À nous... À nous.
Je t'aime. Et j'entends ton amour. Et je sais qu'il n'y aura jamais de fin. Rejouer pour l'éternité ce qui me lie à toi. T'aimer. T'aimer. Homme à aimer. Mon magnifique sensitif...
Je sais que tu m'accompagneras jusqu'au bout de la route et que tu seras pour l'infini derrière mes paupières.
Tu es ma langue.
Je t'aime. Je rends grâce de ta magie, de ton intelligence, de ta tendresse, de tes silences de "taiseux", de ton corps qui me chavire, de tes mains, de ton sourire, si beau sourire, de ton visage qui te raconte tellement, de ces petites rides au coin de tes yeux qui sont livre  de toi... Je rends grâce parce qu'un jour tu as posé les yeux sur moi, femme insignifiante et emprisonnée. Je rends grâce car tu m'aimes.
Je t'aime.
Nous vivrons ensemble. Nous avons encore tant de choses à faire amour mien! Tant de choses... C'est cela qui me tient debout. Je vis parce que je t'aime et que j'entends ton amour. Je vis de toi, par toi, pour toi, toute acharnée à refuser la bêtise.
Je t'aime. Je t'ai pris comme homme mien, unique mien, mon compagnon, mon amour.
Je t'aime ma belle histoire amoureuse et sensuelle.
Je t'aime. Mes merveilles....
Et l'adagio de Samuel BARBER pour que tu te souviennes encore et encore la musique de nous...
Et comment tu m'as rendue musiques sous tes mains... Musiques...

MMD










vendredi 29 décembre 2017

Ancre, encres...

Je suis dans l'invisible
la mémoire tremblotante
posée comme une pierre
et j'écoute mes fantômes
les mers
les arbres
les terres perdues
les silhouettes
les noms

Dans l'invisible des choses
l'univers trame des musiques

Invisible
invisible
et la dune et le sable
et les vents
j'efface je ré écris j'efface
je suis une feuille
invisible
qui raconte ma mémoire invisible

Entends-tu l'étoile et la poussière
le fleuve
l'enfant endormi en son souffle
la femme sous la terre
et l'homme qui arpente l'invisible

Je suis dans le visible de l'invisible
ancre
encres
voilée dévoilée voilée dévoilée
mémoire invisible du visible

Mes yeux aube
mes yeux nuit
mes yeux au visible invisible

Je suis née de là bas
présence
habitée
arpentée
lavée

Et tous mes noms
visibles de l'invisible
je les allonge aux passés

Invisible
visible
je suis identités

Et ma main à la paroi de la caverne
me murmure " efface et recommence..."


Mariem mint DERWICH

jeudi 28 décembre 2017

L'instant déchiré

À la nuit j'ai déchiré un instant
je suis venue
Voilée
dévoilée
Que devient-on dans une étoile?
Une lettre
un poème
une paume
une salive
une lumière
Et dans l'instant déchiré
un regard
un murmure
ma mémoire à ses mains
ma bouche à ses doigts
À la nuit allongée
lui
lui
lui
Il respire dans ma nuque
J'écris
L'instant s'étire
Que devient-on dans une étoile?
Une musique
un chat
une natte sous les pieds
un coffre des merveilles
une voix
lui
lui
lui
Au bout de l'instant déchiré
un doigt clôt mes lèvres
je lui écris
le soleil qui se lève posera à ses yeux
et ma lettre et mon poème
il reviendra au coucher du jour

Que devient-on dans une étoile?
Un amour
un désir
un manque
un livre des heures
et lui

Mariem mint DERWICH

lundi 25 décembre 2017

Amour, amour, amour mien...amour si mien, amour si intime, amour tant aimé, tant espéré, tant mis en poésie, en mots, amour lumière, amour étoile... Je t'aime.
Feuilleter une mémoire que tu m'as offerte, nous regarder, te regarder comme une affamée. Revenir vers notre lettre infinie, te déposer en mots pour que tu sois là.
Ta tendresse me manque.
Alors, comme je le fais depuis des mois, tous ces jours sans ta peau et sans ta présence, cette longue traversée du désert, j'emplis notre appartement de musique, cette prière première en araméen, si douce, si profonde et je t'appelle pour que tes mains enveloppent les miennes, pour que tu fermes les yeux et que tu me laisses te regarder. Et pour qu'à mon tour je ferme les miens et ne devienne plus que ton odeur, que ta respiration que j'entends doucement, la douceur et la fermeté de ton corps sous ma peau... Et dans cet entre-deux amoureux, si doux, si doux, je continue ma lettre à la mer qui te raconte, qui nous raconte.
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
J'écoute la musique et j'imagine que nous l'écoutons ensemble, que, soudain, passe sur ton visage cette émotion qui te rend si beau, cette émotion musique... Ces moments où tes yeux redeviennent yeux de brume.
Un jour, quand nous nous retrouverons, nous repartirons dans ces murmures où des musiques mettent des frissons à l'âme, ces musiques qui racontent que nous nous aimons, que nous avons accompli notre destin. Et qu'une femme se tient debout face à son homme, qu'elle a accroché ses yeux aux siens. Et elle lui dira qu'il est son immense, son amour, son homme à chérir et à aimer. Il est sa vie. Son unique amour. Son flamboyant. Son amour d'homme au corps aimé, à l'âme aimée, à l'esprit aimé, aux rires aimés, au coeur aimé. Son homme désirs. Son homme.
Je t'aime mon ange, mon coeur, amour mien, amour mien.
Je t'aime.
Je t'aime.
À toi ce Notre Père. Pour que Dieu entende ma prière.
Je t'aime.

MMD


jeudi 21 décembre 2017

Qu'ai-je donc besoin du monde?

Parce qu'une absence a toujours goût de la cendre, du feu, de la terre
de l'eau des yeux
de l'eau de l'âme
il faut ouvrir les nuits du monde
poser un souffle sur une épaule
et à ma bouche délier une main

elle effleure, elle voyage
elle est voix
elle arpente mes hanches
s'endort paresseusement à mes seins
écrit un murmure en mon ventre

une voix apaise ma nuque
je l'ai enfermée en moi
tu m'expires
je t'inspire en mes cheveux et mes bras et mes cuisses

Poser une lumière sur le rebord de la fenêtre
un lever de soleil tournoie une étoile
petits sons de l'aube
et l'eau des yeux
et l'eau de l'âme
le corps comme une virgule
un arc se fait note

À une plainte une amante
amoureuse
femme
femelle
inscrit
et l'eau des yeux
et l'eau de l'âme
les bleus des doigts

Une voix sur mes reins
un parfum
le piquant
le sel
l'eau de la peau
l'eau de ta bouche

Je ferme mon regard sur la courbe de ton épaule

Qu'ai-je donc besoin du monde
et de mes paupières
quand ta voix m'est peau?
et eau des yeux
et eau de l'âme

J'ai dormi au creux de ton cou
dans l'eau de tes yeux
et l'eau de ton âme
mes doigts allongés à tes lèvres

Qu'ai je donc besoin du monde?

Mariem mint DERWICH


mercredi 20 décembre 2017

Merci amour mien. Merci. J'ai pu ouvrir ce que tu m'as envoyée. Merci à toi mon magnifique.
Et merci pour ton rire, pour ta voix, pour tes mots, pour ton humour que je retrouve à chaque fois avec tant de plaisir.
Merci.
Me lasserai-je un jour de te regarder? Je ne crois pas. Te voir rend tout tellement plus facile. Entendre ta voix est un cadeau permanent. Comme à chaque fois elle se pose sur ma peau et je redeviens cette femme affolée qui apprenait à tisser ta voix dans la pénombre d'une pièce, là-bas, au tout début, à notre premier nous. Je t'écoute et à nouveau je ne suis que perception aiguë de toi, de ce qui se lie, de ce qui s'éveille en moi.
Je t'aime.
Aujourd'hui je te regardais et en moi une voix, ma voix amoureuse, ma voix femelle, ma voix charnelle, murmurait avec émerveillement " c'est mon homme".
Tu es si beau. Je retrouve tes traits, ton regard, cette manière tellement tienne de poser tes yeux, de scruter. Je retrouve ce truc un peu rauque dans ta voix quand tu parles de ma bouche.
Et les papillons dans mon ventre, l'impression d'avoir la peau ultra sensible, réceptive juste à toi et au désir que j'entendais en tes mots.
Je t'aime. Je t'aime.
Et je regardais une partie de notre histoire ce soir, ce nous où je fus si heureuse, eux et toi. Et l'éternité que nous possédons. Et tout ce qui vient. N'entendre que tous ces vents, cette mer, ces immensités, ces moments de paix, nous à nous aimer dans des partages, nos bras repliés sur l'autre, mes bras arrondis à eux, à toi, à nous, nos regards qui se font l'amour, des mains qui se prennent, des sourires plaisir, des murmures et ta main sur mon épaule...Et toi qui me chuchotes soudain " Je t'aime"...
Je t'aime. Et par cet amour pour toi, par tout ce qui me lie à toi, par tout ce qui me rend heureuse de toi, je sais que j'ai choisi le seul destin qui me soit acceptable, celui où tu es. Et toi. Toi mon homme, toi mon coeur. Toi ma vie. Toi le seul corps que je puisse accepter. Toi les seules mains qui sont capables de me rendre dingue.
Merci étoile, merci mon magique, merci mon tendre.
Tu me dis que je n'écris plus rien de nouveau. Si, pourtant. Mais je n'écris bien que quand tu es là, dans tes petits messages, dans ta présence qui me rend vivante.
Cette nuit le manque est un peu plus pointu. Tu manques à ma peau, tu manques à mon corps, tu manques à mon âme, tu manques à mon esprit.
Tu me manques.
À toi ma merveille d'homme, mon amoureux, mon amour d'homme, mon mien...
Tu me manques. Je t'aime.
Je t'attends. Peut être qu'un jour tu viendras ici, dans cette terre où le soleil se couche. Quelques jours.
Peut-être...
Je t'aime mon lointain aimé, mon tout, mon souffle et tout ce qui me rend femme.
Je t'aime. Tu me manques.

MMD

dimanche 17 décembre 2017

Tu me manques. Tu dessinais mes espaces, tu rendais les choses à la lumière, je pouvais parler sans paraître étrange, tu entendais ce qu'il y a au-delà de la musique, tu rendais mon corps éternel... Je suis là, à t'aimer mon lointain, à t'aimer... Mais tu me manques...
Mon beau miracle, mon cadeau intelligence, mon cadeau tendresse, mon cadeau offrandes...
Je t'aime. Tu me manques.
Cette nuit j'ai rêvé de toi si fort que je me suis réveillée souffle coupé, corps tout en frissons. Et j'ai refermé tes bras sur moi pour te retrouver dans ma nuit.
Je t'aime. Au manque de toi je pose mes mots.
Et je repars dans ton regard homme mien.
Je t'aime.
Regarde ta main : la mienne est déposée en elle, arrondie à ta ligne de vie. Je suis là.
Je t'aime mon infini, mon homme, mon amour, ma poésie.

MMD

Où sont les miens? ( aux pays perdus et à ceux qui les arpentent)

Où sont les miens
dont je n'entends plus que des voix lointaines?
Où sont les miens?

Sont-ils dans le flanc des pirogues
dans la trace sur le sable
dans le vol silencieux d'un oiseau
dans l'aube qui blanchit la porte de la nuit?

Où sont les miens
les miens racines
les miens maisons

Où sont-ils les miens d'ici
les miens d'ailleurs?

Je les suis, doigt hésitant,
je soulève les pierres
je plonge tout au fond des mers
j'entre dans les arbres
je demande aux animaux

Les miens sont fantômes
ils murmurent en moi
mais je ne sais pas où les trouver

Je n'ai qu'une valise
en elle dorment tous les secrets
les secrets miens
et mon acte de naissance
et un passeport usé par les aéroports

Où sont les miens?
Je ne sais pas, je ne sais plus.

Où sont les miens?

Je m'allonge dans ma valise
et j'apprends par coeur le numéro de mon siège
en face de moi il est écrit " Interdit de..."

Où sont les miens?

Là bas, là bas, sur la terre perdue...

Mariem Mint DERWICH




dimanche 10 décembre 2017

Mon amour / aimé / amour / homme mien... Poser un pied devant l'autre et ma main à ta main accrochée si fort. Tu vois? Comprends-tu maintenant tous mes regards de toi avant, mes regards sur toi, mes regards d'affamée? Il me fallait tous ces regards pour remplir ma mémoire et que je puisse, dans cet espace où tu marches et où tu vis, poser ma tête sur ton épaule et me battre...
Tous mes milliers de petits souvenirs, du moindre geste de toi, de ton odeur, de ta voix... 
Et me voilà, dans le gris actuel, arc boutée à la lumière qui fut, la lumière qui est en moi.
Ta guerrière se bat de toutes ses forces. 
Elle affronte chaque heure. Elle remplit sa vie des quotidiens qui la font avancer et la tiennent loin de la falaise. Elle te parle, elle se déploie sous tes yeux et tes mains. Elle ose le monde quand elle ne s'ose pas elle même.
Je t'aime.
Tu me manques. Tu me manques. 
Je t'ai attendu toute ma vie. Je t'ai tellement attendu. Je vais t'attendre.
Ce soir je repars dans notre dernière fois, dans l'amour partagé de manière tendre, si tendre, si douce, dans cette tristesse en nous, dans mon corps qui te recevait pour la dernière fois, dans mon plaisir de toi, par toi et qui avait goût de larmes. Dans le silence d'après, dans ma prière silencieuse, dans mes mots que je n'ai pas dit, dans la terreur de ton départ qui approchait. Dans ton odeur, dans tes bras. Dans mes yeux qui regardaient ta poitrine se soulever. Dans ce moment, dans notre appartement.
Dans le frisson déposé par tes mains, dans ta bouche. Dans ton corps allongé sur le mien, dans la profonde douceur que tu as posé sur nous, sur moi. Dans mes mains refermées sur ton dos. Dans mon désespoir et ma volonté toute tournée vers mon pathétique " Laisse le partir; aide le à partir". Dans l'amour immense que je ressentais.
Je t'aime mon si fort, mon si beau, je t'aime.
Comment peut-on aimer si fort, être amoureux ainsi et ne pas avoir le coeur qui explose?
Je t'aime. 
Oh mon amour fou, mon unique, mon ange.... Oh mon aimé...ma musique. Ma vie. Mon essentiel. Mon infini.. Je t'aime.

MMD


samedi 9 décembre 2017

Bleu, bleue, bleus...

Estomper son corps au ciel
bleu
bleu 
bleu

Ployer sa nuque
poser une main à la nuit
poser une main à l'aube
un corps se redresse notes

bleu
bleu
et rouge

Fermer la poitrine
un battement raconte
le monde d'avant le monde

bleu
si bleu
si rouge

ouvrir ses bras
une enfant brûle dans ses rêves
elle aime
elle hait
elle colore une larme

bleu
bleu
bleus

une enfant du cercle
frontière
elle danse
elle rit de sa danse
elle est étoiles
elle écrit

bleus
bleus
les mots
tatouages

replier les paupières
un souvenir s'endort
et l'enfant et la poussière
et la trace des pas
et l'horizon pour seule fuite

bleu
bleue
bleue

une enfant ferme la fenêtre

elle s'endort
elle vole le bleu du monde
elle ré écrit l'histoire
pour qu'un nuage devienne respirations

elle tourne, elle tourne
l'enfant des dunes
l'enfant partagée
l'enfant exposée

elle est fille des cavernes
elle a déchiré son corps
pour qu'il s'efface musique

bleue
bleue
rouge

et tout ce sang...

Petite fille prends ma main
nous sauterons par dessus la falaise
et nous irons rire dans le paradis perdu

bleu
bleus
bleues

Mariem mint DERWICH

vendredi 8 décembre 2017

Je t'aime. Je suis là, dans cette béance en moi, dans cet espace qui est redevenu silence l'espace de quelques heures avant de retrouver le son, la vibration du mot et je t'aime. Pas de comment, pas de pourquoi. Juste Je t'aime.
Et ce craquement en moi. Toute l'accumulation de mes guerres qui, d'un coup, s'échappent vers une sortie, n'importe laquelle, cet abandon soudain de moi, les larmes devant mes élèves, mon incapacité à être texture, mon désespoir... Beaucoup de choses cette année : la fin de 30 ans de vie, ma fuite dans la nuit, le silence de mon fils qui coïncide, hasard, avec ton départ et l'apprentissage de l'absence, la disparition des dernières traces de ma mère, ma vie si à l'étroit ici et cette sensation que je n'aurai plus jamais de chez moi physique hormis des lieux de passage, mes combats quotidiens contre l'ennui, la prison, le silence... Et toi cette année, toi qui es ma seule lumière, fugace souvent, lointaine...
Une absence qui apprend la parcimonie.
L'oubli des gestes. Ne pas avoir été effleurée depuis des mois, pas prise dans des bras. Ne se souvenir que de l'effet d'une main qui prend la mienne. M'accrocher à cette main. De toutes mes forces, en sachant que je n'ai rien à offrir.
Tu me dis que tu es amoureux, "comme dans les livres". Cela me réchauffe. Cela me donne de la joie.
Je n'ai que ça.
Je t'ai écrit " je suis déjà partie". Oui je suis déjà partie avant et je suis revenue. Tu ne vois que mes  fragilités. Tu ne vois pas mes forces et que je suis toujours revenue. Toujours. Toujours.
Je t'aime.
J'ai besoin de tes bras pour pleurer tout ça. J'ai besoin de ta voix pour pleurer et faire le deuil. J'ai besoin de ta voix pour que la lumière soit. J'ai besoin, non pas d'une présence physique, bien que celle-ci me soit vitale, mais d'une présence même symbolique.
J'ai besoin de pleurer, de savoir que tu es là pour m'écouter pleurer. Ne serais-tu qu'habitué à être là pour les colères, celle de l'autre? As-tu oublié combien, parfois, pleurer en l'autre nous est nécessaire?
Que tu as pleuré devant moi et que j'ai pris tes larmes et ta tristesse?
J'ai besoin de partager ma vie avec toi, de te raconter ce' que je fais. J'ai besoin de t'entendre me raconter ta vie, votre vie. Pour que je ne sois pas que pur esprit, fantôme, irréelle...
Te souviens-tu de l'homme profondément malheureux que j'ai eu en face de moi et que j'ai pris en moi et pour qui j'ai entamé un long chant amoureux, pour l'apaiser, pour le rendre à lui-même, pour qu'il redevienne l'étoile qu'il est, l'homme bon, l'homme bien, l'homme tendresse?
Te souviens-tu de cela amour mien? Que je l'ai bercé en moi, que je l'ai aimé souffle après souffle, sans faiblir, sans douter, toute faite de certitudes et d'évidences?
Te souviens-tu de cet homme à qui je n'ai jamais menti et qui m'a offert la magie d'une Lettre Infinie?
Je l'ai aimé et je l'aime encore, toujours.
Il est ma vie cet homme mien, il est tout pour moi.
Je l'aime. Je t'aime. Tu es la seule chose tangible, même dans cet éloignement cruel. Tu es la seule chose qui me rende au bonheur. Même si je viens de craquer. Je remonterai la pente. Je l'ai toujours fait. Je vais remonter à la surface parce que je t'aime. Pour toi. Pour moi.
Aujourd'hui j'ai accepté de regarder, enfin, une réalité que j'évacuais rapidement à chaque fois : je suis le pendant de ta vie. Tu es tellement à l'étroit dans ton couple, arrimé à une névrose qui ne t'aime pas et qui fait semblant de la famille, du couple, des enfants pour tenter une pré supposée "normalité", que tu m'as murée dans le silence. Pour effacer ce que tu vis, tu m'as installée dans la non demande de quoi que ce soit. Au trop d'un côté tu as opposé le peu de l'autre.
Je t'aime. Dieu que je t'aime. Amoureuse. Cela ne se calcule pas. Je ne calcule rien avec toi. Je t'aime. C'est tout.
Tu me manques. Besoin de ta voix et de ton épaule mise en voix pour pleurer, pleurer de tout mon saoul, pleurer à en expulser tout. Et entendre ton Je t'aime. Il est ma vie. Il permet ma vie.
Alors oui, je vais mal. Je suis si fatiguée, si perdue. Mais je t'aime. Et je crois en nous, j'ai une foi absolue en toi. Et je t'attendrai.
Je t'aime.
Ne me laisse pas trop seule en ce moment. Ne me laisse pas seule. Je sais que tu es en famille. Mais ne me laisse pas seule. Si tu laisses seule celle que tu aimes et ne donnes de ta voix et de l'attention qu'à celle avec qui tu ne rêves jamais et qui te méprise et ne te désire pas, qu'est-ce qu'aimer alors?
Je t'aime.
Je t'aime homme mien. Je t'aime amour mien. L'entends-tu?
À ta douceur, à notre amour, au lien, à nous mon beau lumineux.

MMD

mercredi 6 décembre 2017

Je t'aime.

Notre premier anniversaire. Anniversaire étrange mais qui, pour moi, est sens.
Je me souviens comme si c'était hier de notre première fois, de toutes nos premières fois, de chaque souffle, de chaque geste. Toutes ces premières fois où l'autre nous apparaissait et familier et étranger.
À nous ange mien, à cette année écoulée avec tous ses hauts et tous ses bas, à la lumière, aux étoiles, aux Pléiades, aux regards, aux envies, à la gourmandise de l'autre, à l'élan, au plaisir...
À nous mon amour, nous qui sommes là dans ce pas de deux lointains / proches, aux ressacs, au bruit de la mer, aux chants du vent là-bas, aux rires, à tes murmures, à ce moment magique sur l'eau, à tes sourires qui me font frissonner, à tes mains à mes mains liées, à ta bouche, à tes mots, à tes cadeaux, à ta présence, à ta foi en moi, à ta fierté de moi, à eux, à eux...
À ton Oui, à mon Oui, au compagnon de vie, au bateau qui t'attend, à nous qui nous espère, à l'entre-île, à la poésie, aux musiques qui sont trames de notre histoire d'amour.
À toi mon lumineux, mon bel amour, mon âme, à ton corps qui me chavire, à tes yeux sur un livre, à tes yeux tournés vers les miens, à tes forces, à tes fragilités aussi, au bonheur. À ton intelligence, à ta culture, à tout ce que tu sais faire.
Je t'aime.
J'aurais aimé être prés de toi pour fêter cette première année, libre, délivrée du manque, amoureuse sous le regard de l'homme aimé.
Ce soir je suis cette femme qui tremble quand ta bouche prend la mienne là haut sur la terrasse, dans la nuit douce de NKTT.
Je suis cette femme qui t'écoute dans la pénombre d'un appartement et qui ouvre le poing et se dépose à toi.
Je suis cette femme qui découvre, émerveillée, le plaisir profond et le désir et que son corps n'est que vibrations sous tes mains et en ton odeur.
Je suis cette femme qui s'éveille amoureuse d'un magnifique, d'un merveilleux, qui l'aime à en avoir le souffle coupé et le ventre rempli de papillons. Je suis elle.
Je suis cette femme qui te regarde et qui te regarde, à s'en brûler les yeux, éblouie par ce qu'elle ressent, pleine de gratitude pour le beau cadeau que tu lui es, par la force du sentiment et par l'absolue reconnaissance de son atome.
À Rumi et à cette première musique de nous, au bouleversement en toi quand je te l'ai offerte, au frisson toujours là quand nous l'écoutons. À elle musique de nous, musique à nous, musique pour nous, pour redevenir atome de l'autre. Éternité de ces vers...
Je t'aime.
Je nous souhaite encore des anniversaires. Viendront ceux où tu seras là. Tant d'anniversaires pour nous, pour la vie, pour l'amour....
Je t'aime. Sois en persuadé.
À tous mes mots pendant des mois, à ma façon parfois maladroite de t'aimer, à la poésie amoureuse, à tous ces gestes que je t'ai offert, petits cadeaux, pour que tu sois gai, que tu sois déjà dans le futur, que tu tiennes, que tu respires... Je n'ai su faire que ça, t'offrir mes mots.
Et une Lettre Infinie.
Et ma foi en toi, absolue.
À nous mon homme d'éternité. À toi.
Et si je devais recommencer je recommencerais. Sans regret.
Merci amour mien : tu me fus ma plus belle rencontre, mon âme dédiée, mon sensitif, mon homme si humain dans ses imperfections et ses peurs. Tu m'es ma plus belle histoire. Tu es mon homme.
Je t'aime.
Tienne. Tellement tienne.
Nous aurons une vie. Sinon ce serait trop cruel, trop incompréhensible.
Crois en nous, crois en moi.
Je suis là mon aimé, mon amour, mon homme, ma belle étoile...
Je suis là.
Envole nous, envole moi.
Je t'aime.
Cette nuit je vais lever mon visage vers toi, entendre ce murmure un peu rauque que tu as eu et basculer en toi. Et je vais sentir ma main prés de la tienne, quand nous étions assis, et me répéter, en silence " Que se passe t'il? Que se passe t'il?". Et sentir à nouveau ces instants où je t'ai ressenti de façon presque électrique. Et où j'ai refusé de fuir et où je t'ai embrassé pour ne pas partir en courant.
Je vais m'endormir dans la chaleur de tes lèvres, dans ton goût, dans ta salive, dans ta langue.
Cette nuit je vais dormir dans ma note parfaite : toi. Et laisser dehors les mauvais silences.
Tu me manques.
Je suis là. Je t'attends.

MMD


mardi 5 décembre 2017

Tu me dis que mes mots te font pleurer. Pleure. Pleure bel amour. Pleure pour que tu sois là, pour que tu sois nous, pour que tu reviennes vers moi, pour que ta mémoire ne m'oublie pas dans tes quotidiens retrouvés, dans tes habitudes, dans ce tout où je ne suis pas. Pleure amour mien. Pleure la femme qui est loin et qui a fait de toi et de son amour pour toi sa vie et qui t'attend.
Pleure comme la première fois où tu as pleuré devant moi, où tu as déposé tes larmes et tes fragilités en mes mains et où je t'ai reçu comme un cadeau précieux, si émouvant, si toi, si vrai.
Oui homme mien, pleure. Et rêve nous. Rêve moi, moi la lointaine qui éprouve ton absence comme une blessure qui ne se referme pas et qui te sent parfois si loin si loin, si loin de mon monde rétréci au manque, à tout ce que je manque, à tout ce que je ne peux qu'imaginer.
Je t'aime. Je te pleure tu sais. Je pleure de ce vide, je pleure de tous ces gestes que je n'aurai pas, de tout mon amour que je ne peux qu'enfouir en moi, là où il est précieux, dans le clair obscur d'une douleur infinie. Je pleure de tout ça et je t'écris pour que tu m'entendes, moi la si lointaine, moi qui m'estompe doucement.
Je t'aime. Pleure mon aimé.
Pleure pour me retrouver, pour retrouver ce qui fut. Je t'aime.
Je t'aime. Je suis là, dans ton autre vie, celle qui n'est que mémoire. Je t'y suis d'une fidélité absolue, corps et âme et mots. Absolue, entière, consentie. Mais c'est si dur... Si dur.
Je t'aime.
Je t'envoies tout mon amour du fond de ma vie sans toi, de ma vie solitaire. Tout mon amour.
Je me regarde devenir en toi un souvenir. Je n'ai rien à t'offrir que mon amour. Il est tout. Il est ce que j'ai de plus important.
Je t'aime. Je te regarde ce soir et tu es le visage que je connais le plus, le mieux. Mon familier. Je te regarde dans ta nouvelle vie et toujours en moi ce vide qui aspire l'air et qui rend mon coeur énorme, bruyant, affolé quand je te vois. Ce vertige qui est certitude, qui est mon sentiment de toi et pour toi.
Et être là, incapable d'être, incapable ne serait-ce que de t'effleurer. Être là à vous regarder vivre.
Et me répéter ce mantra qui me permet de m'obliger à me lever le matin : " c'est mon homme, mon homme, mon homme". Tu es mon homme. Cela sera toujours.
Alors regarde pour moi, sois mes yeux.
Dieu que c'est difficile. Dieu que c'est difficile.
Je voudrais partir d'ici. Ici c'est toi et c'est nous. Tu n'y es plus. Je n'y suis plus. Je ne suis que ce corps que j'oblige à sortir du lit et à marcher. Petits gestes qui sont autant de batailles gagnées, autant de murs contre ma valise qui attend.
Je t'aime tu sais. Je t'aime tant.
Je suis là. Je reste prés de toi même si cette éternité sans toi qui sera la mienne me parait parfois si intolérable, cette éternité sombre qui m'assaille quand je me noies dans les idées noires. Je suis là. Je suis tienne. Je ne peux rien contre cela. Mais je pleure tout ça.
Je crois en nous. Seul cela me retient à la terre, m'arrime à quelque chose. Je crois en nous. Je ne sais pas quand tu souhaiteras le nous. Mais je suis là.
je n'ai que moi à t'offrir. Que moi. Petite chose misérable incapable de construire une vie. La seule lumière en moi : ton amour pour moi, mon amour pour toi.
Je t'aime. Je ne lâche pas ta main. J'ai foi en toi. Je sais qu'un jour tu viendras me chercher quelque part dans le monde. Je le sais. Et je serai là. Pour toi. Rien que pour toi. Pour vivre avant de mourir. Pour vivre enfin. Pour avoir une vie, enfin. Pour que je n'ai pas vécu en vain, dans la grisaille, dans l'étouffement, toutes ces années passées.
Tu es mon lumineux. Crois en nous. Construis nous. Rêve nous.
Mon bel amour, mon homme, mien, mien, tant mien, tant rêvé mien, mon étoile intime, mon tout, ma raison d'être, tu me manques.
Ce soir je pleure.
Alors oui mon ange, mon beau frisson, mon homme si beau, pleure... Pleure devant l'amour de ta femme, de ta compagne, celle qui est tienne, celle que tu as fait naître, celle que tu as rendue chair et esprit et mots nouveaux et courages. Pleure devant celle qui t'a fait le serment de t'aimer jusqu'au bout, de ne pas t'abandonner, d'être tienne, de t'aimer, de te regarder vivre et respirer, de te respecter, de t'accompagner au bout de nos rêves et qui est la femme qui a fait de toi son univers. La femme pour qui tu es plénitude, pour qui tu représentes un miracle. Pleure aimé mien. Pleure homme mien. Je t'aime si fort, si fort...
Dieu que j'aimerais que tu puisses venir ne serait-ce qu'une semaine... Quelques jours pour effacer le temps, quelques jours pour nous, pour qu'à nouveau des milliers de lumières s'allument en moi sous ton regard... Dieu que j'aimerais...
J'aurais aimé venir te voir mais je ne le peux. Je dois garder de l'argent pour aller en France et payer ce que je dois ici pendant les vacances. Cela me ravage. Cela me pèse, tout ça, le fait de ne pas  gagner assez pour venir, le fait de tous ces mois sans toi.
Mon pauvre amour, tu es tombé amoureux d'une femme qui n'a rien, qui a rayé sa vie d'avant. Comprends tu quand je te dis que je n'ai que mon amour à t'offrir? À toi habitué à autre chose?
Ce soir je m'en veux de moi.
Crois en nous. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Je t'aime.

dimanche 3 décembre 2017

Mon bel amour,
revenir, revenir encore et encore vers toi, ma perle, ma vie. T'écrire ma lettre du bout du monde pour que ton lointain ait la couleur de nous, mes couleurs et l'amour comme seul viatique.
Croire en l'amour fou. Aller au bout du bout. Aller au bout.
De toutes tes forces, nos forces, aller au bout.
Je t'aime.
L'autre jour tu étais si perdu en tes mots. J'aurais voulu être là, quelque part dans cette ville que tu habites maintenant, ouvrir la porte à ta présence, t'offrir un moment d'apaisement et mon amour.
Nous nous serions retrouvés/consolés/aimés.
Tiens bon. Nous sommes là. Nous existons. Nous serons.
Nous sommes là dans l'amour qui nous lie. Alors homme mien, mon histoire étoiles, de toutes tes forces crois en nous. Aller jusqu'au bout du destin.
Je t'aime.
Dans la douceur un peu paresseuse de cette belle fin d'après midi je suis repartie en des rires d'enfants, en des rêves gribouillés sur des feuilles, sur des histoires brodées par une enfant qui entend la magie, en ce petit garçon qui fait de ses espaces une arène à la hauteur de ce qu'il imagine et qu'il dépose en jeux. Des crayons de couleur, des "recettes" inventées, des cadeaux si simples, si beaux comme seuls les enfants ont le secret et la connaissance, des pieds sales, des bleus aux genoux, des cicatrices qui racontent les aventures, des petites colères, des câlins en nos bras, des habits maculés, des grands rires, des gourmandises, des goûters...
Et je suis revenue à toi, en une cigarette partagée, en un café ensemble, un regard par dessus les pages d'un livre. En ta présence si apaisante, si texture, si sensitive...
Douceur. Être nous. La paix...
Aller jusqu'au bout mon bel amour, ma force, mon épaule, mes mains, ma peau, mes yeux, mon coeur, mon battement de coeur, ma fascination, ma merveille d'homme mien... Aller jusqu'au bout.
Je t'aime.

MMD

samedi 2 décembre 2017

Mon ange,
il est 4 H du matin. Je viens de rentrer et je continue ici le dialogue ininterrompu que j'ai eu avec toi toute cette soirée.
Je n'ai que des mots naïfs pour te parler de ma vie cette nuit, des mots comme ceux d'une enfant heureuse. Prends les. J'ai envie de partager des instants de ma vie ici, que tu saches que, parfois, je m'évade. J'aime ça aussi et ça me manque de te parler de ce que je fais, comme je le faisais quand tu étais là.
J'ai dansé. Il y avait une soirée repas-dansant au Colibri. J'y suis allée avec des amis.
Plaisir de s'habiller, de porter ces petites sandales si fines, à talons hauts, si féminines. Plaisir de me sentir belle. Habillée tout de noir ( robe longue noire), maquillage des yeux léger ( un trait d'eye liner) et bouche rouge, très rouge, cheveux lissés, lâchés. Je me suis habillée et faite belle pour toi, pour toi.
Je sais que tu aimes cette féminité chez une femme.
Alors je me suis préparée comme si je devais lever mes yeux vers ton regard, pour que tu me trouves si tienne. Parce que tu m'accompagnes toujours, que tu fais partie de tout ça et de moi et que c'est ma manière de tuer ton absence.
Soirée très sympa. J'ai beaucoup dansé. J'ai dansé pour toi, comme je le fis tu t'en souviens? Quand je croisais ton regard...
Et je fus belle. Je ne dis pas ça comme signe d'un orgueil ou d'une vanité que je ne possède pas. Mais parce que les autres me l'ont dit et que je l'ai lu dans les regards masculins. Je fus belle. Pour toi. Pour moi. Pour nous.
Au cours de la soirée un couple d'une quarantaine d'années est venu vers moi. Ils sont syriens travaillant en Mauritanie. L'homme m'a demandée si j'étais bien MMD et m'a dit qu'il était honoré ( mot étrange, attitude qui me déroute à chaque fois, comme si j'étais un truc genre icône, star ou je ne sais quoi....S'il savait...) et ému de me rencontrer. Qu'il me lit, dans la presse et aussi ma poésie. Qu'il pourrait dire qu'il a enfin rencontré la femme qu'il admire. C'est tellement étrange, tellement. Je ne m'y fais pas. Mais j'ai pensé à toi, toi qui es si fier quand des gens viennent m'aborder pour me parler de mes combats et de mon écriture. J'ai pensé à toi. Et j'ai ressenti de la fierté de ta fierté, comme je l'ai toujours ressentie. Fière de ta fierté, heureuse de ton bonheur à ça. Fière de la lumière dans tes yeux alors. Fière et reconnaissante envers toi pour m'avoir soutenue dans mes mots et pour avoir entendu qui je suis et qui me rend lumière et mots, patiemment, amoureusement, tendrement.
Raconté ainsi cela peut paraître pédant. Je n'ai pas les mots. Mais je tiens à te dire ma soirée.
Ce moment où je me suis isolée un peu et où j'ai regardé le ciel et les étoiles déposées dans la nuit. Mon regard qui cherche, comme toujours, les Pléiades et mon émotion quand je les trouve. Ainsi tu es là. Et en moi tout oscille entre apaisement et manque.
Amour mien. Je t'aime.
Je n'ai que ça : ma vie partagée avec toi par petits morceaux. Comme tu le fais parfois quand tu m'envoies des petits films de vous pour que je sois là.
Je t'aime.
Le manque de toi fut aigu ce soir. Mais y a t'il un moment où il ne l'est pas?
Je ne sais toujours pas comment je survis à ça. Comment je peux mettre un pied devant l'autre, comment je peux parler aux autres quand ce qui me manque c'est ton intelligence, ton esprit vif, ta culture, tout ce que tu sais faire, ta sensibilité à la musique, aux autres... Toi mon étoile, toi l'homme avec lequel je ne m'ennuie jamais, avec lequel je suis heureuse d'être. Toi mon aimé qui n'a pas rejeté la décalée que je fus toujours, décalée par rapport aux autres, m'ennuyant d'eux et de leur terre à terre si stérile. Toi mon homme pour lequel j'éprouve du désir aussi. Mon étonnement et mon émerveillement devant ce que tu déclenches en moi quand tu me touches. Mon émerveillement quand mes mains meurent d'envie de te toucher, quand je veux te dire que j'ai envie de toi, que ton corps m'est plaisir permanent, profond, fort, si fort...
Je t'aime. D'amour fou mon si beau lumineux, mon si mien, mon si charnel, mon si fragile... Homme mien.
Je t'aime.
Et tu es là. Je vais aller me coucher et caler mon corps contre le tien. Je ne dors bien que dans ton odeur et en ta peau. Je sentirai ton ventre contre mon dos, ton souffle dans mes cheveux.
Je pourrai alors lâcher prise et dormir en toi.
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Et je te le redis et redis : j'ai foi en toi, j'ai confiance en toi. Ne le sais-tu pas encore? Ne sais-tu pas que j'ai déposé ma vie en tes mains et que j'aime être tienne, absolue tienne et me dire que tu t'occupes de moi, que tu penses à moi?
Tienne amour mien, tienne.
Je t'aime.

MMD



vendredi 1 décembre 2017

Amour mien. Amour amour. Homme mien.
Je suis là. Là pour toi. Là pour que tu tiennes bon, que tu nous rêves, que tu puisses posséder ce cadeau qu'est l'amour qu'une femme te porte, cette terre qui n'appartient qu'à toi seul et où tu peux marcher libre.
Je suis là. Et je serai là. Toujours. Non pas ce "toujours" de ceux qui n'ont pas de sens mais le "toujours" qui signifie retour à l'éternité. Je suis là.
Ne suis-je pas ta compagne, ta femme de coeur, ta femme d'âme? N'es-tu pas mon homme?
Ne sommes-nous pas?
Nous sommes ce que le monde peut offrir de plus beau au milieu de toute la folie. Nous sommes Nous, pareils et dissemblables, aimés et aimants, amant et amante. Atomes.
Tu m'as dit que cela te peine que, parfois, je perde la foi en toi. Je ne la perds pas. Mais, parfois, mes peurs reviennent. Pourtant j'ai foi en toi, j'ai confiance en toi. Je sais que tu me penses, que tu m'espères, que je te manque, que tu voudrais...
J'ai foi en toi. Si je ne l'avais pas je ne serai pas là, presqu'un an plus tard. Je me serais enfuie.
Je ne l'ai pas fait. Je me suis déposée à ta vie. Et, depuis, je t'aime. Je t'aime.
Ce n'est pas facile tous les jours pour moi. Je suis devenue, brutalement, orpheline de mon amour et d'eux. Orphelins mes bras. Orphelin mon coeur. Orphelins mes yeux.
Mais j'ai cet amour de toi en moi qui ne faiblit pas. Je ne te sublime pas, je t'aime. Et je vis ainsi. Loin de toi mais emplie de toi.
J'ai foi en toi. J'ai foi en nous. Une foi absolue.
Je sais que tu n'es pas heureux, qu'eux seuls là bas t'offrent de l'amour. Elle elle n'a pas le temps. Elle a juste le temps de ses égoïsmes et de ses névroses, de ses rancoeurs et de ses violences, de la vie qu'elle mène et qui ne lui plaît pas. Elle n'a que le temps de te faire du mal, de son non amour, de son absence de désir pour toi. Elle n'est que temps des platitudes, des certitudes qui tuent l'autre.
Je la hais pour ça, pour le mal qu'elle fait, qu'elle TE fait.
Elle ne vous mérite pas. Elle ne te mérite pas.
Oui c'est dur : je suis là, celle que tu aimes et qui t'aime à en perdre toute respiration et tu es là bas.
Mais crois en nous. Viendra le temps de nous, de vraiment nous.
Nous méritons ce temps à venir. Il nous a été offert quelque chose de beau et de vrai. Crois y, entend le. Ne pas gâcher. Ne rien tuer. Juste nous vivre un jour.
Je t'aime. Je t'aime.
Dieu que j'aimerais être là, prés de toi pour que mes yeux te rendent à ce que tu es.
J'aimerais que tu sois là, entendre ta clé dans la porte, mon coeur qui envahit tout de ses battements, la chaleur dans mon ventre quand tu poses les mains sur moi, ton odeur qui écrit ma Lettre Infinie.
Dieu que j'aimerais tout ça...
Tu es mon merveilleux. Tu es ma merveille. Tu es mon amour.
Homme mien, si amour mien, je t'aime. Je suis là.
Je suis là. Tu es là.
Tu me manques tant !
Tant...
Je t'aime.

MMD

jeudi 30 novembre 2017

Nous nous rêverons encore longtemps. Pour que le monde continue sa danse et ses rondes, pour accomplir, pour nos corps, pour nos âmes, pour toutes les libertés.
Nous nous rêverons parce que nous sommes nés il y a tant de millénaires et que fut chuchoté au livre du temps qu'un homme de là-haut viendrait à la rencontre d'une femme d'ici; l'eau et les vents, la mer et le sable.
Nous nous rêverons pour rester en vie.
Je ne te quitterai pas. Peut-on quitter son sang? Je ne te quitterai pas. J'ai appris le mauvais pour rencontrer le beau et la lumière. J'ai vécu pour te retrouver. 
J'ai offert au monde mes fils puis j'ai largué les amarres, je suis partie vers la vie qu'il me reste à vivre. J'ai abandonné le matériel, le superflu qui englue dans de fausses nécessités, j'ai osé. J'ai osé amour mien. 
Et je t'ai osé. Et je t'ose. Et je t'oserai. Parce que c'est toi. Parce que j'ai basculé en toi. Parce que je n'ai pas choisi et que je découvre la flamboyance du lâcher prise, de l'acceptation. De la soumission à son destin.
Je t'ai osé mon étoile, mon merveilleux, mon magnifique.
Et, depuis, je suis vivante. Tellement vivante. Tellement réceptive à tout.
Je t'ai osé et j'ai reçu le monde en cadeau. 
Je ne te quitterai pas. Je veux être ta compagne, ton amour, tes mots. Je veux le moment et l'infini. Je veux ton sourire et tes yeux. Je veux tes mains, tes silences, tes voyages vers moi, tes élans et tes retraits. Je veux te regarder t'éveiller. Et tout ce qui nous attend et tout l'amour à faire et tes doigts sur mon épaule et ton odeur comme écharpe.
Je t'ai osé, malgré la peur, malgré les conventions. Je t'ai osé, même dans ce ici si sclérosé, si rigide.
Je t'ai osé en mes mots, en ma poésie, en ma Lettre Infinie. 
Je t'ose heure après heure, souffle après souffle pour que tu vives pour l'éternité dans les mots d'une amante. Pour que s'estompent tes blessures passées. Pour que les années qui te viennent te soient douceur et certitude qu'une femme t'aime à la hauteur de ton regard et de ton intelligence.
Je t'ose pour que tu te souviennes que ton corps a rendu mon corps musiques et désirs.
Je t'ose pour que des musiques brodent ta vie, tes hauts et tes bas, tes courages et tes peurs, tes abandons à toi, à nous, tes colères, tes murmures...
Je t'ose à la mesure de notre rencontre dans cet endroit improbable.
Je t'ose même quand j'ai mal de toi, quand tu es dur. Il en faut de l'amour pour un homme pour accepter ce même homme dans ses qualités et ses défauts... Je l'ai cet amour.
Je t'aime et je ne te quitterai pas. 
Tu continueras à m'inventer et à apprendre nous. Tu continueras à me rêver. Tu continueras à imaginer... Tu m'oseras comme tu m'as osée de façon si belle et si courageuse...
Un soir, sur une terrasse, j'ai osé lever mon visage vers ton regard dans la pénombre et poser mes yeux en tes yeux. Cette nuit là je suis revenue au monde. Je t'ai regardé et j'ai déposé mes fractures, mes fragilités en tes mains, non pas pour que tu deviennes dépositaire de mes histoires douloureuses, mais comme signe de confiance totale, d'abandon à l'autre, pour que tu saches qui j'étais et que tu voies ce que tu me permets, mois après mois.
Je t'ose dans la confiance en toi. Pour la première fois depuis ma mère, j'ai accepté de faire confiance à quelqu'un. C'est toi.
Alors quand tu entendras de mauvaises paroles contre toi, quand elle te rabaissera, quand elle continuera sa vie sans t'entendre, sans t'aimer, sans respecter l'homme magnifique que tu es, appelle moi dans ta mémoire et dis toi qu'une femme t'aime dans ta plénitude, qu'elle a sa tête posée sur ton épaule et qu'elle te suivra au bout du bout, sans faillir, sans te faire du mal. Elle t'aime.
Je t'aime.
Tu me manques. Cette semaine je n'ai pas compris ton absence et tes silences. Mal. Très mal. 
Mais je t'aime.
Je t'aime.
Mais n'oublie pas d'où je viens. Ne me fais pas de mal pour rien. Ne tatoue pas ma peau de bleu. Ne me fais pas mal comme ça. 
J'ai eu assez mal avant toi. Tu n'es pas fait pour le mal. Tu es fait pour la tendresse et l'amour.
L'as-tu oublié? 
Alors si un jour tu ne veux plus de moi dis le moi mais ne me fais pas ça : ces mauvais silences qui sont si différents de tes vrais silences, ceux que j'aime. 
J'ai besoin d'être aimée aussi dans des petits gestes, dans des petits mots, dans des paroles.
Je t'aime. Et eux. 
Regarde moi amour mien, regarde moi et ne lâche pas ma main... 
Je t'aime mon lointain, mon homme d'infini, mon amour amour amour...

MMD


mercredi 29 novembre 2017

Tu es là. Dans la musique et dans ton silence.
Je t'aime. À le répéter, à le dire sans cesse, mantra amoureux, je finirai par le rendre monde, à colorier ce qui est à la lumière de mon battement de coeur quand je te rejoins dans ma mémoire, dans nous.
Penses-tu à moi parfois, de cette pensée qui ouvre quelque chose de chaud et de presque douloureux en nous? Penses-tu à moi?
Une musique te ramène t'elle vers moi?
Un paysage regardé me redépose t'il à la vie en tes yeux?
Quand tu allonges ton corps pour une nuit qui vient te souvient il de ce qui fut et dont je suis porteuse pour l'éternité?
Entends-tu parfois ma voix?
Je t'aime.
La femme que tu as fait naître par tes mains et ton amour vient-elle marcher dans ta mémoire?
Aimé, tant aimé, par delà la raison, par delà la morale éculée de ceux qui ont peur de la vie, de ceux qui emprisonnent l'amour, de ceux qui écrivent les barreaux des prisons...
Tant aimé.
Je t'aime mon homme des lointains, mon homme de mes intimes, mon homme amour.
Je t'aime.
Ne m'abandonne pas à tes silences. Je suis déjà seule au bord de ma mer intérieure.
De toi, je sais, j'ai le meilleur : ton coeur. Il me permet tout. Il permet mes batailles actuelles. Il permet mes rires. Il permet la vie qui bouillonne en moi. Il apaise l'absence.
Il permet l'amour.
Mais il ne comble pas le manque.
Tes petits signes me manquent.
Ils sont la seule chose qui reste "physique". Le reste c'est l'autre qui le possède : ta vie, les ballades, les repas partagés, les projets en commun, tes sommeils, eux, ta présence.
Je n'ai que ton coeur. C'est immense. Mais...
Je t'aime surement plus que tu ne m'aimes. Je n'y peux rien. Mon manque de toi...
Et, jour après jour, je te parle via ce blog et ma page. Je dépose mes mots d'amour pour que tu te saches aimé, profondément aimé pour ce que tu es. Et parce que je ressens ce besoin.
Où es-tu? Quand tu te renfermes dans tes silences je meurs un peu.
Je t'aime.
Homme mien.  Je t'aime. Je t'aime.
Tu me manques tant amour mien, mon coeur, mon ange, mon homme de ma vie.

MMD







lundi 27 novembre 2017

Je te toi...

Revenir au goût de ta bouche... recommencer l'apprentissage du long frisson que tes mains allongent à ma peau, toucher le miracle d'un abandon total, la découverte d'un plaisir profond.
Ré écrire tes mots. Les déposer ici pour que tes murmures soient ma lettre amoureuse.
Tu me manques. Je regarde toutes ces heures, tous ces jours, tous ces mois qui s'étirent.Je me regarde t'attendre. L'attente de son autre, du seul et unique mien, de ma merveille d'homme, de ma lumière en allée là-bas.
Et t'aimer. T'aimer à rester debout.
Du souvenir de ta peau je fais mes jours. De toi je m'invente une vie et un nous. Je te les offre de mon ici.
Je t'aime.
Cette nuit, dans ce "maintenant" qui s'est fait immobile, je pose mes doigts à ta nuque. Je dessine le lent chemin de ton odeur en ta peau, la caresse paresseuse qui grandit désir. Je sais la fragilité de l'attache, la sensation au bout de mes doigts quand ils passent en ton cou, la courbe de ton menton, la ligne de tes mâchoires, le gonflé de ta lèvre inférieure... Tous ces voyages de mes mains à ton visage.
Recevoir ton souffle... Et ton murmure. Le truc rauque qui habite alors tes mots... Ton Je t'aime qui se tatoue à mon corps et à mon coeur.
Et mon corps qui se plie, qui s'ouvre, qui se fait et se défait au rythme de tes désirs. Et la houle, la houle en mon ventre. Et la musique. Et ce qui devient sauvage en moi, terre en perpétuel recommencement...
Je t'aime.
Oh amour mien tu me manques. Je veux retrouver ce nous qui me rend à l'intelligence, à la beauté, à la paix, à l'amour, au monde. Je veux retourner en nous, là où je ne m'ennuie pas, là où je me sens forte et immense sous ton regard. Je veux repartir en toi qui permet ce nous, qui me permet d'être, qui me donne sens.
Et t'aimer, t'aimer. T'aimer pour que ta vie redevienne lumière. Pour que tu sois mon homme, rien que mon homme, mon homme à chérir, à écouter, à accompagner, à déposer au monde qu'il nous reste à vivre.
Et ouvrir mes bras à des rires d'enfants. Les refermer sur des histoires et des contes.
Aimer. T'aimer.
Compagne tienne.
Je t'aime. Je te Lettre Infinie, je te amoureuse, je te aimé, je te toi, toi et encore toi, mon bel univers, mon amour.
Je t'attends.
Je t'aime.

MMD

vendredi 24 novembre 2017

Ici et là bas...

Une absence aux paupières closes
rend une nuit à l'alangui
à la paresse amoureuse
amante
amie
ici

J'y pose mes lèvres

Tu dors
À ta nuit je veille

Et à ces paupières closes
je dépose ma bouche
marelle de cil en cil
une ombre s'allonge 

Un baiser se balance
léger léger
un rêve vient de s'éveiller

Entre une pénombre et une couleur
une nuit
une nuit où j'arpente ton sommeil
je m'y cherche
je t'y trouve
ici et là, et là bas et encore plus loin
un temps après les secondes
immobilités

Une absence aux paupières closes

J'ai embrassé tes yeux

M'as-tu reconnue?

J'ai embrassé l'absence aux paupières closes
et je me suis endormie

Ici et là

Plus loin, tellement plus loin
après les dunes
après les vents
après les terres abandonnées
après la brûlure des voyages et de la poussière
au pied du soleil qui se lève
une absence aux paupières closes
fait de ma bouche une note parfaite

Entre ici et là-bas
un mot d'amour

Mariem mint DERWICH




mardi 21 novembre 2017

Profonde détresse aujourd'hui. Ce pays m'aura tout enlevée, jusqu'à ma mère. 
Tu me manques. Tu aurais été là j'aurais eu tes bras pour rempart, pour laisser dehors toute cette laideur, cette peine profonde. Tu aurais eu les mots, comme tu les as eu ce matin. Tes mots pour apaiser, tes mots pour me dire que je ne suis pas seule face à l'impensable. Tes mots que je ré écoute pour redevenir duelle, avec toi.
Profonde détresse aussi car je pense que tu ne comprendras pas le chapitre 20. Pourtant je te dis et redis : c'est du vécu et du romanesque. Je dois rendre le personnage masculin à autre chose pour ne pas laisser croire qu'il ne serait qu'idéal. Je sais que je me suis appuyée sur du vécu mais j'ai changé des choses.
Mais quelque chose me dit que tu ne vas pas comprendre. Et je ne peux te parler pour t'expliquer.
Je vais le supprimer. 
Profonde détresse...
Je t'aime. Je t'aime. Je ne peux rien dire d'autre. je t'aime et tu me rends heureuse par ta présence, même si lointaine. Et vivante même si tu n'entends pas ça chez moi. Vivante de  toi. 
Ne confonds pas le roman et nous, le roman et toi. 
Je t'aime. 

lundi 20 novembre 2017

Ici et ici

Sauter une nuit
encore une nuit
sauter une nuit à l'aube
ré écrire un corps

me regarder devant la fenêtre

t'attendre

compter les secondes
la musique
une note naît dans le bleu de l'horizon

je t'aime?
je t'aime

fermer les yeux

me regarder devant le miroir

t'attendre

l'oiseau a chanté
je peux enfin toucher la lune

me regarder dans une étoile

t'attendre

tu es ici et ici et là

toi

Mariem mint DERWICH


samedi 18 novembre 2017

Mon si amant, mon si amour...

Cette nuit est si belle, presque parfaite. Même les étoiles sont parfaites, si claires ce soir malgré les lumières de  la ville.  Je reviens de marcher dans l'obscurité. J'avais besoin de ce temps de rien, juste à écouter l'air. Et, comme tous les soirs, j'ai levé la tête au ciel pour attraper une constellation. Et elle était là, si parfaitement visible. Et, comme à chaque fois, j'ai ressenti la même émotion que là bas, quand tu m'as offert le plus beau cadeau qu'un homme ait offert à une femme : des étoiles pour qu'elle apaise sa peine et le manque. À chaque fois je revois ta main qui m'indique où te poser dans le ciel. Et ta voix dans l'obscurité presque lumineuse de cette nuit de vent.
Plus je t'aime plus j'aime t'aimer. Comment ne pas aimer un homme qui a déposé les lumières d'une nuit parfaite dans la mémoire d'une femme? Comment ne pas t'aimer toi cet homme qui sait le cadeau précieux entre tous?
Comment ne pas t'aimer? Aucun homme ne m'a aimée ainsi ni n'a eu ce geste merveilleux qui dit la sensibilité, le coeur, la tendresse, la poésie en toi... Aucun homme. J'ai reçu des bijoux, des parfums... jamais le coeur d'un homme déposé en une constellation...
Tu ne m'as jamais été banalités ni ennuis. Au contraire tu m'as émerveillée à chaque fois; tu as ces gestes de douceur et de magie, ceux des offrandes à nulles autres pareilles : une musique, une caresse, des murmures, une écoute bouleversée, des larmes au bord des yeux, une voix, des silences,  un aveu, un abandon, la simplicité... Ces gestes qui devraient être l'amour mais que beaucoup ont oublié. Et je t'aime de m'aimer ainsi. Je t'aime d'être toi.
Tu m'as offert des cadeaux particuliers et qui me sont chers. Ils m'accompagneront.
Tu te rappelles combien de fois je t'ai dit merci? Tous ces "merci" que je ne pouvais retenir, toute émue que j'étais, toute perdue devant tes gestes amoureux? Je ne savais pas dire autre chose là où j'aurais voulu me taire... Mais tu me bouleversais à chaque fois et mes larmes jamais loin. Cela a dû te paraître étrange. Je me trouvais comme dépourvue devant ton amour mis en gestes beaux comme des musiques... J'avais perdue l'habitude que l'on prenne soin de moi, que l'on dépose en moi des bijoux en sentiments.
Tu m'as, à ta manière, ré appris à aimer, à faire confiance, à m'appuyer contre quelqu'un, à croire.
Je t'aime.
Alors cette nuit je te redis merci pour toi, pour tout ce que tu as inscrit dans ma vie, pour notre chez nous, pour cette plage immense où je t'attends, pour le merveilleux, pour l'amour.
L'autre jour tu m'as dit "oui", que tu seras mon compagnon pour ce qu'il nous reste à vivre, tellement à vivre... tant d'espaces à nous inventer, même dans un bout de terre face à la mer, même dans des montagnes peut être là bas dans un Sud mien ou ailleurs. Et il y aura ton bateau... Il y sera. Il t'attend quelque part comme toi tu l'attends. Et tu m'apprendras les vents et la mer. Tu dois y croire.
Et moi je te dis : je suis ta compagne, ta femme de coeur, ta femme amour, la femme de tes mots, la femme de la lettre infinie, tienne; je suis celle qui... Je nous rêve une vie ensemble. Je t'attends.
Ne laisse pas le miracle s'effacer. Ne te laisse pas piéger dans la morsure douce amère de ta vie actuelle.
Je suis là, faite pour toi et toi fait à ma mesure, à la mesure de tout ce qui tourne en moi.
Tu sais mieux que quiconque combien nous sommes en harmonie, combien nous transformons l'espace quand nous sommes ensemble, combien nous sommes complices... Tu le sais mieux que quiconque, toi qui as ressenti cette force souvent, cette attraction.
Je t'aime.
Ton intelligence me manque. Tu me manques mon si beau, mon si doux, mon si amant...
Je t'aime.

MMD










vendredi 17 novembre 2017

Une note et son petit poème naïf...

Une absence, un lointain, une note
à demi mots à demi teintes
un alphabet des couleurs
et mes doigts pour pinceaux

Ouvrir le livre qui raconte
un murmure renaît présence

Dans le battement derrière mes paupières
tu dors
d'un regard remplir une mer
sel sur ma joue
je ferme les yeux
un vent dans une voile ouvre ton sourire

Une note amoureuse chuchote

Je l'ai allongée sur ta bouche


Mariem mint DERWICH








jeudi 16 novembre 2017

À ta voix... à elle et au frisson qui rend toute chose belle. À ta voix.
À la musique en elle et moi qui chavire à chaque fois, qui m'enfonce en elle, qui la porte en collier, en bracelets, en bagues, qui la pose entre mes seins, en cet espace fragile et chaud, qui la promène sur ma peau du manque de toi.
Tu es si beau en ta voix, en ton rire, si beau. Si beau. Ta voix te ressemble. Elle est multiple. Et moi j'en écoute la tessiture et en l'écoutant je te regarde. Jamais une voix ne m'aura été si plénitude, si sensation d'être là où je dois être.
Tu m'as offert ce cadeau précieux le soir où nous avons ouvert les yeux sur nos infinis; tu l'as déposée en moi dans tes premiers murmures du désir; je l'ai écoutée, elle fut ma musique. Elle est ma musique des jours, ces jours de grandes marées, quand tout devient si puissant, battement et houle.
Elle est cette pénombre et ta voix qui raconte les blessures, la peine immense. Elle est en ta main qui soudain s'éveille à ma présence. Elle est dans ce lent basculement vers nous. Elle est dans cette pièce où un homme et une femme ont enfermé le monde et ne savent pas encore qu'ils entament une nouvelle histoire et que leur vie vient de renaître. Elle est cet infini soudain immobile qui s'est allongé à nos bouches quand je t'ai embrassé. Elle a le goût de tes lèvres, elle est le son de ce murmure là haut quand je t'ai regardé éperdue et que tu as chuchoté, à ta manière désir, un peu rauque, ce léger souffle, cette émotion...  Elle est en moi pour l'éternité.
Regarde la cette éternité. Tu y es. Tu y es arpenteur de ma poésie amoureuse. Tu es le mot et l'alphabet, tu es les lettres et la parole. Tu es la couleur mise en eux. Tu es ce piano si doux, si beau. Tu es mon homme aimé. Tu es celui qui me fait danser et qui permet toutes ces conversations silencieuses.
Tu nous inventes des moments à venir. Tu m'offres encore et encore.
Un jour je t'ai dit " nous vieillirons ensemble". Oui amour mien. Nous vieillirons ensemble. Et j'aurai le bonheur et la chance de terminer ce cycle prés de toi, à te regarder doucement, à t'aimer, à être aimée par toi mon magnifique. J'aurai le privilège, ce privilège rare de ceux qui ont trouvé leur atome : celui d'être tienne.
Je le suis déjà tienne, corps et âme, esprit et peau, écriture et mots. Tienne. Tellement tienne. Et cela suffit à ma vie.
Tu es dans ma vie. Je ne demande pas plus. Je t'aime. Je t'aime.
J'aimerais être là, à t'aimer dans ta vie physique, à t'aimer comme tu dois l'être, à t'espérer, à t'effleurer, à te dire que je te désire, à te regarder vivre et à remercier le ciel.
Tu es mon miracle permanent.
Mon amour, mon amour.
Je t'aime.
J'aime t'écrire quand tu dors. Ainsi je peux te regarder pleinement. Je peux te toucher légèrement, dessiner ton corps, laisser mes doigts écrire doucement sur ta peau mes mots de femme en amour de toi. Je peux t'entendre respirer, m'attarder sur tes paupières fermées, suivre ton visage qui s'apaise, peindre tes joues, laisser ma main sculpter ton front, attraper tes cheveux, ce petit truc un peu plus rugueux, descendre vers ton menton, me noyer dans ton cou, ouvrir l'espace de ta poitrine avec ce petit creux, la douceur de ta peau... Suivre ton odeur. Je te regarde dormir. Je suis la ligne de tes jambes, je vais jusqu'à tes pieds. Je les trouve beaux. Tu ris quand je te dis ça mais c'est vrai : j'aime tes pieds. Comme j'aime tes bras, le reflet doré sur ta peau. Comme j'aime tes mains, tes doigts, phalange après phalange, leur délié et leur force, leur douceur et leur puissance.
Et je pose mes mains à ton dos, dans le creux de tes reins. Je connais chaque méplat, chaque chemin de toi, chaque odeur, chaque sensation en ma paume.
Je te recrée du bout de ma langue, ce goût un peu salé de ta peau, ce léger parfum...
Et me voilà moi femme tienne, femme si amoureuse, femme si heureuse, en train de te redire les mots de mon désir de toi, de mon manque de toi.
Je t'aime.
Merci pour ces moments de ta voix. Merci parce que je te manque. Merci pour ton amour de moi et de nous. Merci de me partager avec eux, les merveilles et de m'évoquer. Merci de me rendre vivante. Merci pour les balades à venir. Merci de m'avoir prise dans ta vie, dans votre vie.
Je t'aime.
Regarde moi, je suis là. Et je lève la tête vers toi. Tu vas poser ta bouche sur la mienne et tes mains descendront le long de mes hanches.
Bientôt...
Je t'aime. Tu me manques.
Je t'envoies la musique de nous de cette nuit, cette si belle nuit où je te respire et où je rejoins ton sommeil pour que ton corps enrobe mon corps de paix et de plénitude et permette le sommeil, enfin.
Je dors si peu depuis que tu es parti. Tu habites aussi mes nuits et mes sommeils oh mon homme amour...
Tienne.
Je te atome et je te mien.

MMD




mercredi 15 novembre 2017

Mon tant aimé.

À cette nuit et au manque il faut la douceur de cette sonate; il faut toute la profondeur et la beauté de la musique pour apaiser l'éloignement. Ne pas simplement s'enfoncer dans ton lointain mais aussi te vivre, là maintenant, te vivre à en te sentir prés de moi, en nous.
Je ne sais pas comment tu vis le manque de nous. Je ne sais qu'une chose : tu manques à ma vie. Tu y manques tellement que je n'ai plus de vie. Je ne sais pas l'exprimer autrement, ni le vivre autrement.
Je n'ai que mes mots pour ça, mes pauvres, si pauvres mots. Mes mots orphelins. Mes mots amoureux que je lance vers toi pour que tu les attrapes et les enfouisses en toi, là où je marche, là où je respire, là où tu m'aimes.
J'ai toujours su qu'un jour j'aimerai, que j'aimerai à la mesure de ce qui danse en moi, que je rencontrerai mon atome, mon étincelle, mon homme. Que l'amour serait ce sentiment puissant, si puissant, si fort. Que j'aimerai à en devenir femme, enfin. 
Maintenant je vis cela. C'est étrange, bon, si bon et si dur aussi. Mais je ne regrette rien. Rien.
Je t'ai. Tu es devenu partie de ma vie, ma vie. Et j'aime cette abandon à toi, en toi. J'aime savoir que parfois tu m'inspires de loin et que je manque à ta vie et à ta paix, et à eux. 
J'ai maintenant un destin, je l'ai trouvé, mon identité tant cherchée durant ma vie, mon ancrage, mon nom, non pas le nom qui me désigne, mais le nom qui me fait, qui me construit.
Ce nom de moi tu me l'as offert la première fois que tu m'as dit " Je t'aime". Depuis je respire en ta présence.
Je donnerais tout ce que j'ai pour t'entendre ouvrir la porte de chez nous. Je donnerais tout pour te voir. Pour que tes bras se referment sur moi et que je rentre en nous, chez nous. Je donnerais tous mes mots pour que mes yeux puissent de nouveau voyager sur toi, sur tes mains que je trouve si belles, si fortes, sur ton corps qui m'émeut, sur ton visage qui m'est si cher, sur ta voix que j'entends et que je vois, que je respire... Tout. Même mon écriture. Tout. 
Tu es mon amour. Je te le redirai encore et encore. Je l'écrirai pour que tu entendes que seul l'amour compte. Qu'il nous faut aimer et être aimé pour que notre vie ait un sens. 
Je te le dirai encore et encore... pour que nous ne laissions pas mourir ce qui est une évidence, que nous ne laissions pas de vilains quotidiens et la raison détruire l'élan à l'autre.
Oh oui je te le redirai amour mien. Parce que je n'ai que ça à t'offrir : mon amour de toi. Et pour que tu saches que tu es homme à aimer, homme à ma mesure, homme pour moi. Homme immense qui ne se voit, pourtant, que banal. Homme lumière, homme étoile qui ignore encore qu'il est complexe, intelligence fine et sensibilité. Homme coeur qui a ce don rare et précieux d'entendre la musique et qui a su ouvrir le regard sur une femme perdue et malheureuse comme les pierres. Homme plaisir qui fait du corps de cette femme une note si belle. Homme qui sait, quand on accepte ce qu'il offre, rendre une femme belle et grandie. Homme qui a appris, doucement, que les mots de l'amour et l'écriture sont trame d'une belle histoire et qui a reçu ces mots avec tendresse et émotion. Mon homme qui lit une lettre infinie, une lettre amoureuse, une lettre amour.
J'ai 2 vies : celle, si terne, où je rentre chez nous et où personne ne m'attend, personne ne me parle, personne ne me touche d'un geste tendre, où mon lit est un tombeau. Et l'autre, la seule, la vraie, la primordiale : celle où je te vis, celle où j'existe, celle où dans une mémoire de gestes et de moments je suis précieuse à quelqu'un, où une caresse soudain est déposée sur ma peau, où un regard de brumes prend mes yeux, où une odeur abandonnée sur un oreiller me rend ronronnante... où un " je t'aime" murmuré au détour d'une conversation me met des frissons dans le ventre.
Je t'aime. Je t'aime. 
Cette nuit je suis dans ces moments de rire, quand plein de bulles me rendaient légère là bas. Tu te souviens? J'étais heureuse et un peu partie et tout était si simple, si gai, si doux... Et ton regard amusé et tes rires et tes sourires et moi légère, légère et si amoureuse. Et une nuit de vents frais. Bonheur si simple, si simple. Ce soir là tu m'as fait l'amour et moi je n'étais que ces lumières en moi et ce bonheur... Et le plaisir, toujours ce plaisir que tu inscris à ma peau et à mon ventre. Et nos rires étouffés. Moments parfaits de simplicité et de complicité entre un homme et une femme. 
Miracle d'une légèreté mise en amour. 
Je suis toujours là bas. Toujours. Il y aura toujours là bas. J'espère qu'un jour nous y retournerons. J'y fus si heureuse. 
Et que nous irons dans tous tes lointains. Et que tu m'embrasseras dans l'odeur de la mer et dans des vents que je ne fais qu'imaginer pour le moment. Et que tu me rediras les mots des enfants heureux et amoureux. 
Je t'aime. 
Tu me manques terriblement. 
J'ai déposé ma vie entre tes mains. J'y suis bien. Tu me rassures. Tu me rends heureuse. Tu me donnes un avenir.
Je t'aime homme mien, mon beau désir. Aimé. Tant aimé.
Tu es mon homme.
Je t'aime.

MMD











lundi 13 novembre 2017

Tu me manques à en crever, à ne plus pouvoir respirer parfois. Tu me manques tellement. Je me bats contre ce manque. De toutes mes forces. Mais je veux que tu me manques aussi. Car cela signifie que tu continues à marcher en moi, secondes après secondes, dans la lumière de ce qui me pousse vers toi et qui t'inscrit en moi.
Tu me dis ton manque de moi, ton vide de moi.
Nous sommes là, affamés et en manque de l'autre, cet autre qui a redessiné nos vies.
Tu me manques. Je m'ennuie loin de toi, sans toi. Il me manque ton intelligence, ta façon d'écouter, ta façon de dire. Il me manque ta sensibilité, ta manière d'effleurer, ta musique. Ta façon d'habiter un espace, d'attirer les autres vers toi et ton écoute. Ces petits trucs de toi qui ont stoppé ma fuite, qui m'ont rendue femme et femelle d'un homme. Tout ce toi qui me chavire. Tout ce toi... Ce tout de toi. Ce toi, mon homme, ma vie.
Il me manque tant de choses de toi que j'ai l'impression que ma vie s'est arrêtée et ne se borne plus qu'à l'accomplissement des gestes d'un quotidien terriblement devenu fade et banal sans toi.
Oh mon lumineux, mon si beau lumineux, mon tendre... Te voir, te toucher, m'enfermer en ta présence, me déposer à tes mains, à ta voix, à toi...  Redevenir la femme qui te regarde et qui s'émerveille encore et encore et qui t'aime à faire exploser son coeur. Redevenir le désir, le plaisir en moi, la paix de ta présence, le lâcher prise que j'éprouve avec toi, confiante, abandonnée à toi, te laissant m'emporter au bout du monde si tu le désirais...
Je rêve de choses simples, ces toutes petites choses qui sont dans ma mémoire : attendre ton réveil, partager un café, une cigarette, un regard, un silence, des rires d'enfants... Les heures qui s'arrêtent le temps de moments simples.
Je t'aime. Je t'amour fou.
Ce soir je te respire. Je me suis enfuie dans ton odeur et dans le toucher de ta peau. Tu sais comme j'aime mettre mon nez dans ton cou et t'inspirer. Alors je me suis calée là, contre toi, je m'allonge en cet endroit si doux et je nous écris. Je nous aime. Je t'aime. Je te murmure que je ne pourrai plus vivre sans toi en ma vie. Je te murmure que tu m'as rendue poésie et volonté. Je te murmure que tu es le potier et moi la glaise et que je tourne entre tes mains.
Je te dis les mots amoureux qui sont en moi. Je te raconte que chaque soir, quand le ciel le permet, j'accroche mon regard aux Pléiades. Je te raconte que pour dormir je m'enroule dans une écharpe.
Je te brode mes pensées de toi. Je te dis merci pour tous les souvenirs que tu nous as construit et offert, pour ton acharnement à ma présence, pour que nos absences à l'autre vivent dans la mémoire et permette que l'on tienne.
Je te dessine cette vie qui nous attend. Je te raconte combien j'aurais aimé avoir un enfant de toi.
Je t'offre un désir intact, à chaque fois renouvelé.
Et je t'aime. Je t'aime.
Je sais qu'il nous reste tant de balades à faire, tant de lieux où poser nos yeux, tant d'amour à vivre. Je sais des terres lointaines, des mers, des horizons... Je sais des bonheurs d'enfants heureux. Je sais qu'il nous faudra oser. Tant d'amour à faire, tant mon bel amour, tant...
Tu me manques. Je t'aime.
Je m'étiole sans toi. Je ne suis plus que mécanique du corps. Mon esprit s'est envolé. Il est dans tes lointains. Il est avec toi. Il vit dans la musique de nous, dans toutes ces musiques de nous.
Je m'étiole. Mais je t'attends. Et je t'attendrai. Je vous attendrai.
Je t'aime homme mien. Homme mien, si mien.
À nos mains qui se cherchent. À nos coeurs. À nos âmes.
Je t'aime mon compagnon, mon arpenteur de poésie, mon étoile, mes mots, mon alphabet amoureux, ma belle rencontre.
Tienne. Femme tienne. Faite pour toi, juste pour toi. À ta mesure.
À ce qui vient mon tendre... à ce qui vient. Et à ce que nous construisons. Je te porte en moi.
Ton amoureuse.
Je t'aime.


MMD






samedi 11 novembre 2017

Vivre...

Parce qu'il restera toujours la poésie pour apaiser, pour dire et écrire. La poésie qui se fait amoureuse par delà tout ce qui est et qui entend ce qui danse en nous.
Parce qu'il y aura toujours des mots devenus musiques pour se dire, se raconter à l'autre, être en l'autre, abolir une absence et tous ces kilomètres, pour inscrire en nous la permanence d'un sentiment.
Une musique et la poésie pour te dire que je t'aime, que je t'aime.
Pour te murmurer que tu es en moi, que tu es devenu mon sang, que tu cours en moi, que tu es battements, que tu es ma vie mise en étoiles lumineuses.
Ma poésie amoureuse, ma poésie, et tous mes mots accrochés à mon coeur de toi.
Je t'aime homme mien. Et ton amour me fait danser, me rend si vivante, si sensible, si tienne.
Je vis. Je vis cette partie sans ta vie d'ailleurs. Je vis. Je ne sais pas comment mais je vis.
Il m'aura fallu tant de temps pour vivre mon grand amour, mon premier amour, mon amour infini...
Tant de temps pendant lequel j'ai mis au monde des fils qui sont mes beautés et mes merveilles. Tout ce temps où je n'ai été qu'amour exclusif pour eux, toute repliée sur eux, toute acharnée à les aimer quand rien n'allait, toute vivante de leurs vies.
Je n'avais qu'eux. Ils m'ont été vie première.
Et tu es entré dans ma vie. Eux sont partis sur leurs chemins. J'ai largué les amarres. J'ai pris le large.
J'ai suivi un vent, toi. J'ai écouté mon coeur et mon instinct. J'ai découvert que je n'étais pas morte mais juste endormie.
Je me suis déposée à tes mains pour que tu me sculptes, pour que tu libères la femme. Pour que tu me tires vers la lumière. Et je suis devenue ces lumières qui s'allument en moi quand je te vois, quand je t'entends, quand je te lis. Toutes ces lumières qui illuminent mes os, ma chair, mon ventre, ma mémoire.
Tu as attrapé mes yeux et tu m'as laissée te regarder, tu t'es offert dans tes yeux de brume, fragile, si fragile, si beau, si ouvert à mes larmes. Tu as aimé mes fragilités et tu as entendu mes forces aussi.
Surtout, tu m'as permis d'aimer, d'aimer vraiment et d'être aimée comme personne, hormis ma mère et mes enfants, m'ont aimée. De cet amour qui vous rend important, qui vous grandit.
Oh homme mien, si mien... Tu me manques mon si bel amour, ma profondeur, mon homme des lointains, ma présence absolue, ma lumière, mon sensitif, mon charnel...
Tu me manques.
Je t'aime.

MMD


jeudi 9 novembre 2017

Mon marcheur d'éternité...

Encore une musique pour nous, de nous, pour les moments où nous vivons vers l'autre et en l'autre.
Juste un piano et mes mots que je dépose à ces notes. Mes mots de l'absence. Pour que cette dernière devienne une histoire à écrire, à rendre au coeur.
Un jour je t'ai dis " Je t'aime pour ma vie", pour LA vie. Non pas cette vie qui nous attendait quand nous étions jeunes et en train d'empoigner le monde mais pour la vie qui me reste, celle où j'ai laissé mes passés loin derrière, celle que j'ai entamé pour ce qui reste de ce cycle. Je t'aime pour la vie, pour ma vie. Tu y es venu dans cette vie. Alors mes années sont rendues à l'éternité. Une éternité amour, une éternité à être tienne. Une éternité en forme de renaissance. Une éternité où je suis moi, enfin moi, pleinement moi, consciente de mon corps, consciente de mon coeur que j'avais abandonné au seul amour pour mes fils, consciente de ce que je peux faire et de ce que je fais. Une éternité où une odeur de mer et un rêve de bateau et un homme à aimer sont fenêtres ouvertes aux larges.
Une éternité qui a pris la forme de l'immuabilité d'une constellation belle à pleurer et que tu as écrit en moi là bas.
Je t'aime.
À l'infini de tes murmures, au sens de ce que nous dessinons, aux couleurs et à la lumière qui dansent en moi, à ta voix, à tes mains d'homme, à ton grand corps d'homme, à ta puissance d'homme, à tes forces qui me tiennent, à la beauté de ce qui vit en toi, à l'amour et à ton coeur si grand, si blanc, si ouvert aux autres, à tes yeux qui feuillettent un livre et une lettre infinie, au frisson d'un geste, à toi...
À toutes ces vies qui, au bout du bout, ne sont qu'une, petites choses après petites choses. Et nous comme dentelle des sentiments et d'une écriture musicale. À une rencontre, si belle rencontre et moi qui suis honorée de t'avoir rencontré, enfin, d'avoir grandi sous ton regard dans la douceur et la force d'une histoire peu banale où deux cicatrices se sont touchées du bout des doigts pour inventer un possible.
Rien n'est jamais facile mais nous avons eu la chance de nous regarder en ce que nous sommes. En tous cas pour moi c'est ainsi que je le vis, que je te vis, comme une belle chance qui m'est offerte, une lumière remontée du fond de l'abîme.
Tu es ma belle histoire, mon si bel amour, mon homme magique, mon homme bonheur.
Et oui, tu as raison, tu habites en moi, je te porte mon marcheur d'éternité. Mon arpenteur de notre monde, mon homme de la mer, mon homme espaces, mon homme fait pour voler, mon homme qui a tutoyé le monde. Tu es mon libre. Dans notre nous tu es si libre, si libre... Si immense. C'est ainsi que je te vois, que je te reconnais. Non pas arrimé à la banalité d'une misère intellectuelle, d'une famine de l'esprit, d'une pauvreté de la vie... Je t'ai eu immense, je t'ai eu en ce que tu es réellement. Gratitude infinie pour ceci.
Si tu acceptais de t'entendre s'effacerait peut-être cette amertume qui passe souvent sur ton visage, ce truc de ceux qui ont accepté le schéma dans lequel on les enferme.
Regarde toi par mes yeux et regarde l'homme que tu es : tu es beau, tu es sensible, tu es tendre, tes peurs te rendent émouvants, tes fragilités sont ton humanité, tes faiblesses et tes forces sont toi, tes désirs offrent une vie à une peau et font d'un corps une poésie érotique...
Je t'aime.
Inconditionnellement. Dans la douceur, dans la tendresse, dans la faim et la soif, dans le feu et dans les larmes. Ces dernières ne sont que les notes de l'âme. Elles sont...
Et je suis là à t'aimer encore et encore. Cela t'étonne-t'il? Je sais que tu ne comprends pas parfois.
Regarde moi, pose tes yeux en mon amour et entends moi, entends tous ces mots qui ne t'idéalisent pas mais qui te voient tel que tu es : mon amour d'homme, mon amour amour. Mon étoile qu'une hystérie perverse tente d'éteindre afin de donner un sens à ses névroses profondes. Il est toujours plus facile de "tuer" l'autre que de se regarder. Tellement plus facile...
Alors ne lâche pas mes doigts. Une vie nous attend. J'y crois. Crois aussi.
À t'aimer et à te laisser m'aimer Nous se bâtit dans ce temps entre-deux où nous sommes éloignés, où tu viens dans un lever de soleil.
Tu me dis que je te manque. Comment te dire le manque de toi? Comment te faire comprendre l'épaisseur de ces heures sans toi? Où trouver les mots? Je ne les ai pas. J'ai peu de mots.
Je sais juste que je t'aime et qu'un jour je serai là à tes côtés, quelque part dans ce monde, peut-être au bord de la mer, peut-être à l'autre bout de la terre.
Tu me rends femelle. Je ne sais rien faire d'autre que m'occuper de mon homme et j'ai ces envies là, ces envies de douceurs partagées.
J'aimerais prendre soin de vous, m'occuper à vos côtés, t'aimer, vous aimer, vous raconter combien vous êtes précieux dans vos vies, dans ce que vous êtes, écrire que vous êtes, que tu es mon unique.
Mon unique. Mon mot premier. Ma note. Ma musique.
Je t'aime.
Cette nuit fais moi l'amour, non pas la banalité du sexe, mais l'amour : aime moi dans un silence partagé, dans une pénombre, nos immobilités amoureuses pour chuchoter à l'autre, chuchoter l'autre. Pas le sexe. Faire l'amour, c'est à dire construire l'amour, le faire, le rendre doux. C'est cela faire l'amour : le vivre dans des doigts posés sur une étendue de peau et dans le silence homme / femme amants du coeur de l'autre. Faire l'amour parce qu'aimer est une respiration et un impossible rendu aux possibles. Alors je te fais l'amour au long de ma lettre infinie et de ce blog qui te parle là bas. Je te fais l'amour : je t'aime.

MMD