jeudi 28 septembre 2017

Mon bel amour.


Rendre Beethoven à ma nuit, encore et encore, la parer de cette merveille qui accompagne mes mots de toi. T'écrire dans cette douceur qui me parle de toi et qui permet ma lettre ce soir.
T'écrire pendant que tu me lis, mes mots pour toi se créant au fur et à mesure de ton regard. Un jeu de miroir... Pour que j'écrive il faut que tu lises, que tes yeux inventent chaque mot, offrant et recevant. Tu me lis, je t'écris. Je te lis, tu m'écris. Les mots ne sont que l'expression de ce moment de nous, ce moment particulier qui est notre, juste à nous. Des mots faire une rencontre, celle qui change l'âme à tout jamais.
Cette Lettre infinie pour mettre en profondeur ce qui fait la magie d'une histoire.
Et tes yeux, là maintenant, pour que mes mots vivent. Sans eux ils n'existeraient pas. Ils ne seraient que mots creux. Mots vides.
Et souffler doucement une musique sur tous ces mots et sur tes yeux et sur mes doigts qui mettent en alphabet ce que mon coeur déroule.
Je t'aime. De mes doigts à ta main, de mes mots à ton regard de brumes, de la musique à ta présence...
Ce besoin en moi, cette vitale respiration, de te dire encore et toujours mon amour de toi. Comme au premier jour, comme à la première fois, comme à nos premiers mots de nous à nous, de toi à moi et de moi à toi, quand l'urgence de l'autre rendait le temps et les heures cruelles et si longs, si longs...
J'ai gardé tous tes messages. Tous tes désirs, toutes tes faims, toutes tes impatiences. Je les relis parfois et je suis de nouveau cette femme qui vient de rencontrer son étoile...
Une belle histoire est d'abord un début, cette flamboyance des envies, ces battements de coeur qui se font heures, tous ces petits mots qui disent à l'autre la magie d'une rencontre, toute improbable qu'elle soit, toute improbable qu'elle fut.
Oui je relis tous tes messages, ceux de la nuit et des couchers, ceux des matins, ceux qui rythmaient les jours. Je me souviens de mon émotion et du frisson quand mon téléphone m'avertissait que tu venais de déposer quelques mots juste pour moi.
Je les relis comme je relis tes messages actuels, tes petits mots lancés par delà la distance, comme celui de ce soir qui, soudain, m'a rendue lisse et apaisée.
Je crois que je manquerai toujours de cette présence de toi, fragile et forte en même temps.
Comme je manquerai de toi... Tu me manques perpétuellement.
J'apprends les lointains, j'apprends le manque qui pique, qui blesse. J'apprends que ta présence est absence et que cette dernière redevient présence par la magie de quelques mots de toi.
Il y a un peu plus de 10 mois je n'étais que coquille vide, fantôme.
Depuis toi en moi, depuis toi dans ma vie, tout est toi, mes réveils, mes activités, mes musiques...
Tout me parle de toi. Le monde me parle de toi. Cette ville me parle de toi, à chaque instant :
l'autre jour à la mer et le souvenir de toi me faisant goûter quelque chose, me tendant la fourchette dans un geste si intime, si sensuel, si amoureux que j'en ai encore des frissons; et toujours à la mer un fabuleux moment d'eau, d'embruns, de voiles, de vents et comme une porte qui s'ouvrait en moi;
toi dans cet espace où je suis retournée après des mois; je ne pouvais pas y aller, impuissante à affronter le vide de cet endroit premier, de cet endroit où tu m'as faite femme, où tu fus mon premier, celui qui a sculpté mon désir et m'a appris la puissance du désir et du plaisir; toi partout, partout... Toi dans cet appartement qui raconte que tu fus là : des meubles, un lit, une table carrelée qui se souvient de mon corps ouvert dans le plaisir, un canapé où tu t'asseyais toujours du même côté, une tasse à café, une poterie, un shampoing posé sur le bord de la baignoire, des coffres, un foulard, un chat, un bureau, tout ce que j'ai et que tu m'as permis. Et tes mains glissant le long de mes hanches et ta façon d'allumer une cigarette et ta voix et mon nez dans ton cou et ton rire, tes silences, tes murmures amoureux, ton doigt sur mes lèvres.... Juste toi dans ma vie.
Cette ville est ton image. Douloureux et, en même temps, si bon...
Je t'aime homme mien. Je t'aime et tu me manques. Je ne sais pas comment j'arrive à vivre sans toi mais je vis, imparfaite, orpheline, dédoublée, perdue. Mais je vis. Je te vis.
Je te vis, je t'aime et je t'attendrai. C'est ma vérité, ma seule façon de te vivre. Je t'attendrai.
Je t'aime. Tu m'es tout, tout, tout.
Chéris nous, aime nous.
Je t'aime mon bel amour, ma passion, ma folie, ma tendresse, mon homme de la mer, mes yeux brouillards, ma gentillesse, amour mien, amour mien. Mon éternité amoureuse. Tu es si grand à mes yeux, si important, si magnifique que j'en perds le souffle à chaque fois.
Je t'amour, je t'aimer, je t'absence, je te lumière, je te inspiration, je te offrir, je te m'offrir, je te ciel de ma nuit, je te bouche, je te toucher, je te poésie... Je t'aime.

MMD