mercredi 26 juillet 2017

Dieu que ce fut bon, bon et doux. Et son rire et ton rire. Et cette joie simple. Et nous retrouvés.
Merci pour ce moment, ce temps où je t'ai presque touché.
Et le désir et l'envie de jouer et toi mon magnifique. La magie toujours là. Le frisson, le coeur qui bat.
Vous étiez là, à portée de mon amour. Merci à vous. Merci à toi mon âme.
T'aimer encore et encore, atome mien...
Je t'aime mon lumineux, ma belle évidence. Je t'aime. Merci. Amour. Tienne.

MMD
Je ne vais plus là bas tu sais. Pour le moment je ne suis que gardienne de tous ces moments : un lieu, une petite tasse à café posée près de l'eau et que je n'arrive pas à ranger, un dessin sur un mur, une statuette à effleurer, un objet qui me raconte un geste d'amour, une photo, une musique...
Je suis incapable de tout ceci. J'apprends ton absence. Elle est terrifiante. Pourtant, paradoxalement, tu m'habites de façon précise, profonde. Comme un dédoublement de moi.
Et toujours la musique, cette musique vitale, pour te tisser dans notre absence à nous, une île qui permet de rester debout...
Je t'aime. Tu manques à tout ici, à tout et à moi, femme perdue, femme paumée mais qui va tenir parce que si je ne tiens pas comment tiendras-tu? Si je ne tiens pas qui t'aimera, qui te portera, qui tiendra ta main quand tu seras si abattu que tu penseras baisser les bras?
Si je ne tiens pas qui t'aimera mon amour?
Si je ne tiens pas qui me tiendra?
Ton absence est cruelle. Mais je sais que tu es.
La douleur, le piquant amer de ces lointains qui nous séparent...
Je t'attendrai. Je t'attends. Fidélité peut-être absurde en ces temps du tout jetable, du tout consommable, du plaisir immédiat... Mais je te suis, et tu le sais, d'une fidélité absolue, non pas de cette fidélité des corps, mais celle de l'âme, la seule qui soit.
Comment pourrais-je être autrement, penser autrement?
Oh amour mien... oh amour mien...
Poser tous ces mots en tes yeux pour qu'ils soient ta vie.
Mon lointain, mon lointain, ma belle écriture. Tu me manques.
Mourir de l'absence de toi tous les jours et renaître tous les jours. Un pied après l'autre, une respiration après l'autre. Tenir...
Je t'aime.
Je t'écoute te lever la nuit, je te regarde allumer une cigarette, je te regarde conduire, je te regarde manger, je te regarde rire, je te regarde me regarder.... Je te regarde prendre ma main.... Ces milliers de regards que j'ai posés sur toi. Tu me fus regard infini... toujours, toujours là en mes yeux, posé en mon émerveillement de toi, en mon amour de toi.
Je te connais par coeur mais je découvrais, encore et encore, quelque chose de toi que je pourrais poser dans ma boîte à souvenir..
Je me disais " Regarde le, regarde le, cet homme magnifique, mon amour, cet homme mien, regarde le pour ne pas le laisser s'endormir dans un souvenir"...
J'ai vécu chaque geste de toi de façon précise, précieuse, intense.
Je te regardais marcher, ce balancement des bras, tes épaules qui racontent que tu as mal, ta façon d'occuper l'espace... Et je ressentais un amour fou, un amour si puissant... Et j'aurais voulu tuer la méchanceté et la moquerie... Dieu que j'ai aimé te voir marcher... Tu es si beau, par delà ton mal, par delà cette fausse image de toi qu'une perversité égoïste t'attribue... Tu es si beau...
Fragile et fort. Si humain. Et moi, là à t'aimer, à t'entendre...
J'aurais ouvert le monde en 2 à ce moment...
Mon beau fragile, mon mien, ma douceur, mon amour, tu me manques.
Je te regarde redevenir enfant dans la douceur d'une chambre. Enfant et homme et eux et le monde...
Je te regarde quand tu viens en moi. Je te regarde quand tu effleures mon bras. Je te regarde quand tu fais d'une musique partagée une île de nous...
Je te regarde, je te regarde... Et je regarde tous ces regards et je pleure.
Je t'aime. Tu me manques à en mourir mon amour, homme mien.
Et Pachelbel pour ce moment de toi, pour qu'à chaque mot de moi tu mettes une musique, pour que tu sois là en me lisant, en te lisant, en nous lisant.
Je t'aime.
Je t'attends.

MMD








mardi 25 juillet 2017

Schubert encore et toujours. Un piano et le souvenir de ma mère, pianiste et qui restera pour moi cette femme immense qui, sans piano ici, jouait dans l'air pour la petite fille que j'étais, en écoutant ce morceau... Et moi qui regardais cette femme là, magique et qui tournais dans ma tête...et qui regardais ces mains broder l'espace et offrir à une enfant le plus beau des concerts dans ce NKTT encore intime... Je revois sa tête penchée et son visage devenu lumineux... Et ses mains, oh ses mains. Et la musique. Et moi qui tournais, tournais...
Parce qu'il restera des musiques pour raconter cette première fois où j'ai pris ta bouche et que tout me fut évidence et que je savais que j'entamerai une Lettre Infinie qui serait nos mondes et l'amour et ta respiration, quand je t'ai pris en moi pour mon éternité . Et cette fois, là-haut sur la terrasse, où nous ne savions plus, où nous n'osions pas, où tu étais partagé entre partir et rester et où tu es resté... Et cette bouche, ta bouche, depuis, je l'ai en moi.
Tu me manques. Tu me manques...
Alors Schubert pour que tu fermes les yeux et que tu redeviennes cet homme qui m'a regardée me tresser les cheveux et qui m'a regardée dans l'amour et qui a entendu la musique que tu faisais naître par tes mains, et tes murmures et ta peau et ton odeur....
Je suis là amour mien, je suis là. Jamais loin de toi. Jamais. Je suis tes heures et tes voyages et la mer qui nous attend...
Tes yeux me manquent.
Je suis là... Tu me manques mon homme, mon bel bel amour.
Je t'aime.

MMD


Magnificat....

À cet instant suspendu dans l'entre-île, cet instant où je souffle sur mes mots pour les déposer en tes mains et en ton âme, la musique d'Arvo Pärt... Dans cette épure, cette note minimale qui porte en elle toutes les autres, cette simplicité d'un intime qui parle à Dieu, t'allonger, prendre les couleurs de la simplicité des choses. Et t'écrire comme une musique...
Mettre mon attente de toi en notes pour rendre supportable ce qui est, effacer le temps et les heures et devenir ces espaces où nous sommes, où tu es...
Toi ma note première, ma note profonde, celle qui m'écrit et me définit. Toi ma musique...
Fermer les yeux sur la laideur de mon monde et les rouvrir là-bas, ce lointain où tu es. Te retrouver dans la musique et me poser en tes yeux.
Entends-tu la beauté de cette musique, la porte qui s'ouvre sur l'âme, la respiration qui te ferait me rejoindre dans l'entre-deux, dans ce continent à la dérive que je suis devenue? M'entends-tu? Nous entends-tu? Entends-tu le dernier jour de la terre? Et le premier jour de la terre? Et tout l'amour en mes mots? Et toute la puissance d'un atome qui tourbillonne, encore et encore, dans la lumière de son amour?
Et cette évidence apaisée que tu es ma vie, l'homme de cette vie ci, mon familier, retrouvé siècles après siècles, dans la flamboyance de voyages aux confins de l'Univers...
Je t'aime.
Je t'aime mon âme. Homme mien.
Je t'attends. Je sais qu'un jour tu viendras me chercher et que nous irons ouvrir les horizons, que nous refermerons cette boucle ci, celle de ce temps, avant d'ouvrir une autre boucle... Atome mien, ma douceur, mon homme, mon amour...
Écoute, entends la musique. Entends la, pour que dans une inspiration tu me redessines...
Dans cette musique je t'offre le monde, et nous, et eux et l'amour et l'infini.
Je t'aime ma belle partition faite homme. Je t'aime, je t'attend....
Et ta vie si loin de la mienne. Et leurs rires comme une absence terrible. Et toi comme une lumière...
Je t'aime.
Entends la musique, amour, entends la... J'y ai posé tous mes mots, tout mon coeur, toute ma tendresse, toutes mes larmes, et toi. Toi mon intemporel, mon lointain, mon amant, mon lumineux, mon ciel et ma nuit.
Je t'aime.
Je te notes, je te absence, je te lointains, je te musiques, je te amour, je te espérance, je te envols, je te couleurs...
Je t'aime.

MMD




dimanche 23 juillet 2017

Parce que nous sommes libres dans nos mémoires. Parce qu'un jour tu relèveras la tête et que tu redeviendras l'homme que tu fus, que tu ne te laisseras plus porter par tes peurs mais par toi...
Parce qu'un jour tu t'envoleras, laissant les faux-semblant, les mensonges, l'atonie mortifère de ta vie, ce jeu de massacre " Une fois je te tape, une fois je te caresse", cette cruauté indifférente à la souffrance, cette violence toujours là, parfois cachée sous des paroles gentilles, cette brutalité, cet égoïsme, cet autoritarisme qui n'entend même pas des voix d'enfants et leur détresse...
Parce que tu existes toujours et que ton chemin de croix est ta façon d'avancer vers ta liberté et la leur...
Je t'ai aimé fragile, je t'ai aimé fort, je t'aime dans tes peurs, dans ton amour, dans ta tendresse, dans tes larmes...
Je t'aime ainsi et je te tiens, je te tiens parce que pour que je puisse vivre tu dois tenir. Parce que sans toi il n'y a rien.
Mon aimé, homme mien...
Cette nuit tu étais dans mon rêve et tu me parlais.
J'ai ta voix pour l'éternité et toi pour mon infini.
Mon amour, mon bel amour.
Et la musique pour tourner encore et encore, pour ne pas mourir du manque de toi, pour continuer cette respiration devenue syncopée, petits points par petits points.
Je t'aime.
Ferme les yeux et écoute ce que te racontent mes doigts sur ton visage....
Je t'aime.
Mon homme, mon lointain.
"Now we are free"........
MMD


samedi 22 juillet 2017

Dans ce baroque somptueux de l'Adagio d'Albinoni, dans cette profondeur, mettre mon instant présent...
Au bout de tout, que reste t-il, hormis la mémoire? Ne pas te désapprendre, mais te ré apprendre, te ré inventer... Te vivre autre pour que le monde reste tenable.
Te ré apprendre. Clair obscur de l'amour et de l'autre. Jeux de lumières pour ces absences et ce long chant amoureux que je pose en ce blog pour qu'il te parvienne....
Que deviens-tu? À quels mondes as-tu posé ton corps et tes tristesses? M'entends-tu dans tes sommeils? Quand une enfant se pose contre toi respires-tu ma présence?
Ne quitte pas ce rêve que tu m'as offert l'autre soir, ce bateau et cette musique, eux, toi et moi... Ce rêve est la seule île qui soit, la seule. Dans ce rêve nous sommes libres, libres, amour mien, si libres...
Il est nous. Simplement nous. Il est poésie de l'autre. Il est l'espace infini où deux atomes se percutent.
Je t'aime.
En mon instant précieux, mon instant de toi, celui que je mets en mots sur cette musique, il est ce phare qui, à l'obscurité, vient mettre ta nuit en pointillés de lumières... Clair obscur... Monde de la mer, le seul qui soit supportable, le seul qui sait raconter. La seule mémoire...
Et me voilà repartie dans un bruit de voiles, dans l'écume, dans le vent, dans la joie immense d'une découverte, dans l'odeur du sel, dans tes yeux, là-bas, sur cette mer posée contre une mer de sable....
Et ta voix comme guide, ta voix pour tresser l'amour en mes cheveux...
Je t'aime...
Ta main à jamais liée à mes doigts... Ton souffle à jamais écriture de ma vie. Tes yeux à jamais musiques.... Et une Lettre Infinie à jamais conte d'atomes, de deux atomes devenus merveilles et étoiles le temps d'une rencontre...
Je t'aime.
Tu tournes, je danse...

MMD




vendredi 21 juillet 2017

Schubert comme un poème inachevé, comme une histoire qui se déroule, encore et encore au fil de l'absence, dans cette vie qui est devenue mienne depuis que tu y as posé ton regard et ta présence.
Sans musique rien ne se ressent. Elle permet de déposer le mal à l'âme, d'endormir un peu la tristesse...
Ces mots ont la couleur de cette Sérénade que je t'envoies comme on jette une bouteille à la mer, à toi qui vis si loin de moi physiquement.
Tu me manques. Tu le sais. Tu es comme ce membre devenu fantôme.
T'aimer à en perdre le souffle... T'aimer, mon destin.
Alors je suis là, à essayer de te parler de ma vie et à tenter d'imaginer la tienne dans ta terre lointaine. J'écoute Schubert pour te vivre encore une fois.
Aimer, aimer un homme des grands lointains et le tisser musiques et notes afin de le rendre à lui, à sa beauté, à son âme et à ses rêves, à sa place d'homme...
Et dans la douceur de ces notes fermer les yeux et retrouver ton corps qui se meut en mes espaces, cette présence forte que tu transportes avec toi, même quand la tristesse ploie un peu ta nuque et noie tes yeux de brume.
J'ai refait le tour de ce lieu de vie que tu as mis en lumières et, du bout des doigts, j'effleure les murs. Ils parlent de toi. Ils ont gardé la mémoire de toi. Ce lieu où je reste est devenu cocon de toi.
Je t'aime. Écoute la musique, écoute la, pour que le lien soit là, pour vivre cet instant de nous rendu à la beauté par la magie de notes si belles.... Si je pouvais devenir ce piano, ce chant doux comme un souvenir, pour venir poser ma tête contre ton épaule, dans ce creux où j'ai trouvé ma place et qui était si important à mon amour... Si tu fermes les yeux entends moi dans ces notes qui naissent à chaque touche, en chaque note pose moi, pose nous, pose toi. Entends que l'amour est tout. Entend moi qui suis sur l'entre-île, à t'aimer et à faire vivre ta mémoire.
Je t'aime. Tu me manques. Je t'effleure dans ma douleur du manque de toi. Je te vis, souffle après souffle. Je vis. Au bout de mes doigts existent ton visage et ton âme. Et ta peau. Et tes yeux si tristes, si profonds quand ils accrochaient les miens avec tous ces mots des silences que tu déposais en mon regard et qui rendaient mon corps à la lumière, quand je devenais bulles...
Je t'aime mon atome de derrière l'horizon, là-bas, là-bas, ici, en moi.
Je t'aime homme mien, mon merveilleux...
Je t'aime.

MMD




jeudi 20 juillet 2017

Mon âme musicienne...













À mon âme musicienne
déposer mon âme familière
Ecouter le vent
il raconte une langue belle à pleurer

À mon âme familière
déposer mon âme musicienne

Chuchoter le désir
une île devenue mémoire
lieu ouvert
lieu de la mer
lieu des corps

À mon âme amoureuse
déposer mon âme infinie

Tisser la mémoire
âme musicienne, âme familière,
tisser le tapis des heures
prières
paupières closes sur le livre des atomes

À mon âme musicienne
déposer un mot

Mon âme familière
mon âme musicienne
mon âme amoureuse

Me déposer larme au coin de ta bouche
mon âme musicienne
mon âme infinie
me déposer larme

À mon âme merveilles
à mon âme lointaine
rendre le proche, le goût, le salé, le sucré
et les mots et la Lettre Infinie
celle qui s'endort en étoiles
Pléiades

À mon âme familière
petit garçon endormi homme en mon souffle
à mon âme musicienne
offrir une âme de la mer

À mon âme musicienne
à mon âme familière
et à nos mains
à nos chants
à nos absences
inscrire qu'un poète tourne, tourne

À mon âme lumière
écrire un bord de soi

Mariem mint DERWICH

(Artiste Ismail Rifai)







mercredi 19 juillet 2017

Merci pour la musique belle comme un bout du monde... Et pour tout ce que j'entends dedans et tes mots et ce que je reçois, moi la femme d'ici, celle qui attend, celle qui t'attend pour le reste de sa vie.
Merci d'être.
Mon Dieu... Mes mots sont pauvres. J'aimerais te dire tant et tant et je ne suis capable que de pleurer mon homme parti, mon homme envolé, mon homme qui est dans sa terre si lointaine...
Et cette musique comme ta main sur mes cheveux, pour apaiser la femme qui pleure son amour.
Naïveté puérile peut-être que mon Je t'aime pour l'infini, pour le restant de mes jours, pour ma vie qui a débuté en ton regard. Mais je n'ai que lui, homme mien, mon amour. Je t'aime.
Et la musique pour les frissons, pour le manque, pour t'entendre et te toucher.... Merci ma vie, merci mon étincelle, ma vague, mon lointain, mon lointain, mon lointain....
Je t'aime.
Orpheline...
Mon Dieu rendez le moi, rendez le à mes mains, rendez le à mes espaces... Mon Dieu regarde moi, regarde nous.
J'ai arrêté de respirer... Et je dois vivre ainsi, dans la mémoire d'un homme que j'habite et qui m'habite, d'un homme beau comme une poésie, d'un homme mien, mon homme.
Je t'aime.
J'écoute ta musique et je pleure. Oh mon Dieu....

MMD
Notre histoire est belle, étrange et belle. Si belle. Un Livre des heures rien qu'à nous, nous les malheureux, nous les fragiles.
Parfois j'aurais aimé partager les petits moments de rien, ceux qui font une vie de tous les jours, parler de choses banales, le frigo qui toussote, d'une facture, du sel, d'amis communs, de projets, de nos rencontres,  de vacances etc etc, tout ce qui rend un partage douceur...
Je ne sais rien de tout cela. Je ne saurai jamais ces liens qui lient un homme et une femme, jamais.
Jamais rien de ces appels pour juste dire le temps qu'il fait et " comment vas-tu?", et " n'oublie pas telle ou telle chose"... Le cocon des habitudes...
J'aurais aimé te vivre dans une maison, un lieu, un bateau,  où j'écouterais ta présence familière. Nous avons partagé des choses dans l'impermanence de moments mis en mémoires, dans cet espace où tout est possible, dans ce lieu de nous qui permet d'affronter le temps et les distances.
Je t'ai vécu lors de moments précieux, quand je te regardais dans tes occupations quotidiennes, ta façon de lire, ta façon de manger, ta façon de fumer, ta façon de regarder la télé, d'écouter une musique, de prendre un enfant dans tes bras... Je t'ai tellement regardé tu sais, afin de te construire une présence physique pour cette absence.
J'ai regardé comme on boit, ces petits gestes de toi, tes mains sur un volant, ta façon d'incliner la tête, cette douceur d'un geste tendre, ton regard qui effleure les choses, ton corps qui raconte ta souffrance et ma main qui meurt d'envie de se poser sur toi pour prendre ce mal, cet air concentré quand tu es devant l'ordi, cette tendresse bouleversante  sur ton visage quand un enfant s'endort contre toi, la lumière quand tu parles de tes passions, de la mer, du ciel, d'un bateau, d'un vol là haut, des noyés qui vivent sous les mers, d'un morceau de bois que tu travailleras, d'une musique, tes paupières fermées dans la paix d'après l'amour, tes silences qui sont Lettre infinie....
Je ne connaîtrai jamais une maison de nous, une maison où des objets raconteraient nos voyages et nos coups de coeur, une maison qui serait juste une vie.
Mais je sais une chose : j'ai de toi la plus belle part, toi, toi tel que tu es, homme bien, homme bon, cet homme qui attire vers lui et qui sait offrir, cet homme dont je me souviendrai qu'il a, un jour, entendu une vie dont personne ne se souciait...
Je t'aime mon homme de la mer, mon homme des nuages, mon hommes des voyages...
Ma vie. Ma Constellation des Pléiades.
J'aurais aimé prendre soin de toi, t'aimer pour ce que tu es, t'offrir de l'amour même dans un café partagé. J'aurais aimé vieillir prés de toi, effleurer du bout des doigts les changements dans ton visage, m'émerveiller tous les jours de ce cadeau que tu es, de cette bénédiction pour une femme, de cette chance. Te dire combien tu as grandi une femme, te dire combien tu es un bon père... J'aurais aimé, Dieu que j'aurais aimé...
Je vieillirai prés de toi dans l'entre-île...
Notre histoire si belle et si étrange...
Je t'aime.

MMD





mardi 18 juillet 2017

Tous les horizons...

Et encore une musique belle à pleurer pour te vivre, pour te toucher. Dans une note t'enfermer et laisser venir tous mes mots de toi.
Je suis là, dans cette nuit qui me raconte ta présence, ton absence. Ce soir j'écoutais parler de ta vie, celle où je ne suis pas, de ton autre vie. Et j'ai fermé mes oreilles pour m'enfuir en nous, ce nous qui est précieux, celui qui murmure, celui qui apaise. J'ai laissé la musique envahir ma tête pour te retrouver, là bas sur l'entre-île.
Comment ai-je pu vivre avant toi? Je ne sais plus.
Tu sais je t'ai tellement attendu, tellement de siècles. Je t'ai supplié de venir quand tout allait mal. Je t'ai parlé tout au long de mon chemin vers toi. Et, un jour, j'ai posé ma tête sur ton épaule, j'ai pris ta bouche. Depuis je me fais neuve à chaque respiration.
Il est une heure du matin, cette heure de la nuit où tu viens vers moi, dans la paix du monde qui m'entoure. Je ne t'ai jamais autant aimé que la nuit. Je ne t'ai jamais autant aimé que dans cette chambre, cette première vraie pénombre, quand tu as ouvert ce qui est en toi et que tu m'as parlé de ton père... Je suis là amour. Et de toutes mes forces je demande à la musique de me porter vers ton sommeil, vers ta peau, vers ton odeur, vers vous.
Je dessine du bout de mes mots qui se font doigts la ligne de ton cou, la douceur de l'attache de l'épaule, tes bras, la douceur de ta peau, tes jambes, la fragilité de ta nuque, le gonflé de ta bouche, ton nez, tes paupières, la force de tes mains, ta paume... Je dessine ton odeur, le salé léger sous ma langue, le goût de ta respiration et le goût de tes murmures. Je te lis en braille, en pointillés. Je t'ébauche à chaque fois, je te redécouvre à chaque fois familier et à chaque fois neuf...
Tu es mon âme musicienne. Tu es mon âme familière. Ma douceur, ma force.
Mon absolu.
Mon éternité.
Ma permanence, ma dérive, la vague et le vent.
Mon absence.
Je t'aime dans mon bout de terre et je parle à ton bout du monde à toi. Je te parle pour que tu restes debout, que tu entendes l'amour qu'une femme te porte, pour que tu vives aimé, espéré, attendu, mis en notes et en mots.
Mon infiniment aimé, mon infiniment précieux, mon infiniment beau...
Mon petit garçon endormi homme en mes bras.
Ma fierté.
Mien.
Je t'aime.
J'ai tous les horizons du monde pour t'attendre.
Je t'aime.

MMD






lundi 17 juillet 2017

Non je n'arrêterai pas de t'écrire. Tu es ma seule langue, ma seule parole. Je n'arrêterai pas de t'écrire. Vivrais-tu sans mes mots? Moi je ne pourrais vivre sans ton regard sur mes mots...
NOUS est belle histoire de musiques, de  mots, de notes, de regards, de cette attraction faite atomes.
Je t'aime.
Je relis tes mots et je pleure. Et j'entends tes larmes à toi. Et j'entends tout l'amour et toute l'absence et ces milliers de kilomètres qui disent que toi et moi sommes si loin...
J'aime comment tu te ré appropries un bateau et une musique et des moments parfaits. Comme tu reprends ton regard de marin. Et comme tu m'offres ton rêve et que tu me permets d'y habiter.
Oui mon amour, ma vie, il y aura un autre horizon et nous et eux et tout ce qui reste à rêver.
Je t'aime. Je t'écris, je te parle, je te parle... Je tiens ta main et je te parle.
Je te parle pour t'aimer, pour te chérir, pour te porter, pour te sentir. Pour faire que tes lointains deviennent mes intimes.
Tu m'as dit " tu es la note parfaite". Je te dis " Tu es Lettre Infinie", celle qui ne s'arrêtera jamais, l'infinie, chanson de deux atomes. Elle te suivra là où tu es, dans tes joies et dans tes peines, quand le mal de moi, quand le mal de toi, seront si âpres, si amers, si pointus... Pour dire à son autre qu'il est vie, centre, lumière. Qu'il existe un entre-deux où un homme et une femme ont déposé les armes et se regardent.
Je t'aime, mot fragile, mot pauvre mais mot premier. Je t'aime. Je te brode en ce mot. Je t'espère en lui. Je te mets en musiques en lui et par lui. Il est ma main et ma tête sur ta poitrine, et mes yeux qui te regardent, et le frisson en moi et tes doigts qui me caressent et ton souffle en mes cheveux et ton odeur et ta voix. Et tout de toi, ce tout auquel je suis attachée, enchaînée.
Tu m'es ce Je t'aime.
Tu es mon éternité et mon bel amour. Éternité...
Je crois aux belles histoires, au destin, à ces hasards qui ne sont que des évidences, je crois en l'amour fou, profond, inconditionnel. Je crois en toi, en nous. Je crois qu'un jour un homme regarde une femme et en fait une perle, un collier, une bulle de lumière, une poussière d'étoile. Et je crois qu'un jour une femme prend un homme en ses mains et le rend à l'atome qu'il est et à l'enfant qu'il fut... Je crois que le monde n'existe que dans l'amour...
Et je crois en ta peau et en l'homme que tu es. Et je crois en nous. Il le faut sinon rien n'aurait sens, rien.
Je t'aime mon bel amour, mon doux amour, mon aimé, ma vie et mon coeur. Mon sang...
Ce soir, cette nuit, dans la douceur un peu triste de mes heures, dans mon manque de toi, toi qui dors là bas, Fauré pour la beauté de ce violoncelle et de ce piano, pour ce pas de deux mis en notes parfaites... Et t'entendre, t'entendre habiter mon rêve à venir... Je t'aime... Dans une autre vie je t'offrirai un enfant qui sera nous mis en musique et qui rêvera, à son tour, d'un atome... Musiques, toi, mien, infini, infini... Le mot dernier : infini, mon amour, infini...
Je t'aime.

MMD





Parce qu'il y aura toujours des couleurs de toi à mettre à mes heures et à l'absence... Parce que tu m'habites, que je n'y peux rien, que je ne fais rien contre. Pourrais-je me battre contre mon évidence et cette chance immense d'avoir pu rencontrer mon atome, quand tant de femmes et d'hommes ne connaîtront jamais le leur, tout occupés qu'ils sont à se vivre sans vivre l'autre?
J'ai possédé un instant et j'ai possédé un homme, toi. 
Je ne lutte pas contre ça. Tu le sais toi, tu le sais, la magie, celle qui fait pleurer, celle qui donne des ailes, celle qui rend heureux... Tu l'as connue, nous l'avons connue, soif et faim de l'autre, regards étoiles, peaux devenues partitions, paroles et mots de l'amour...
Tu le sais... Et je sais ton amour et tes luttes intérieures. 
Je t'aime. Que ces mots soient ta force et ta lumière, qu'ils te rappellent qu'une femme d'un autre de tes mondes t'aime, qu'elle t'aime pour l'infini et que, pour elle, tu resteras le seul, l'unique, le magnifique.
J'écoute, comme à chaque fois, une musique pour pouvoir mettre ma bouche dans ton cou, te respirer pendant que mes mots de toi traversent tous ces espaces pour venir se poser dans tes mains. Je te respire, je te respire... 
Que deviens-tu dans ta vie? Est-ce que je t'accompagne dans ta tête, dans ton coeur? Est-ce que, parfois, tu me sens, me ressens? As-tu envie de moi? Ma bouche te manque t'elle? Tes doigts cherchent ils de temps en temps ma main et murmures-tu " Je suis bien avec toi"?
Y-a t'il un voyage que tu refais? 
Tu me manques. Je ne sais pas faire avec ce manque. Je ne sais pas faire. Mais je vis. Parce que tu vis, là bas, dans ce quelque part que je ne connais pas. Je vis, je te vis, je te porte amour mien...
Garde moi au plus profond de toi et appelle moi, de toutes tes forces, quand tu auras mal... J'entendrai ta voix. Et tu auras mes mots pour te dire de tenir, tenir encore, tenir... Tous ces mots pour t'apaiser parce que je ne suis plus là pour que ton regard puisse respirer dans le mien et dans une musique mystique...Tu me manques mon grand corps d'homme, mon étoile. Tu me manques.
Je ne te quitte pas. Je t'aime. Je t'aime. Je t'attends et je t'aime mon homme. Mon homme. 
Je t'aime. Et ne quitte pas l'horizon du regard : un bateau t'y attend ainsi qu'une entre-île et une femme en amour...
Je suis heureuse : je t'ai rendu heureux, je vous ai rendus heureux. C'est ma rédemption....
Ma Lettre Infinie, mien, mien, mien, mon lumineux...

MMD



vendredi 14 juillet 2017

À la particule de cet instant, s'ouvrir en présent...
Tu me manques. Heures de ma nuit où je suis dans un souvenir et où tu habites une musique...
Toi là bas, dans cet horizon qui m'échappe. Tu me manques. Je te sais en train de dormir et je suis là, à t'effleurer dans ton sommeil, à écouter ta respiration, à regarder ta poitrine qui se soulève. Je suis là... Comme je fus là bas, dans le bruit d'une marée montante et de pirogues, dans une nuit emplie de vent et que je t'écoutais dormir et où tu m'as laissée m'endormir sur ton épaule.
Tu me manques.
Tu es mon évidence. Je repars en ton odeur, en ton sourire, ce si beau sourire, en ton regard, en tes mains qui glissent sur mes hanches, en tes silences... Et je vais m'endormir femme en amour. Je t'aime. Tu me manques ma belle histoire, mon magique, mon bel bel amour...
À cette nuit dans mon bout du monde, musique de toi pour adoucir et pour que tu entendes, que tu entendes....
Je t'aime homme mien.
Bach pour cet amour de toi que je brode cette nuit, pour la beauté, pour la profondeur, pour ton bout du monde, pour toi ma merveille, mon atome, mon lointain... Tu me manques.

MMD


mardi 11 juillet 2017


Te voir... te voir, toi là bas, là bas si loin de mes mains. Et cette évidence à la hauteur de mon bonheur : Dieu que je t'aime.
Te voir et laisser mes mots de  toi, pour toi, sortir de moi, libérer ma parole devenue prisonnière de ma mémoire. Pleurer parce que c'est ainsi que l'on aime parfois : dans la déchirure d'un moment beau comme un début. Suivre des yeux ta bouche, ton visage, ton corps qui se mouvait parfois, ta façon de fumer. Retrouver, retrouver ton regard. Sans lui je ne suis rien, même pas un souffle, rien qu'un manque aigu.
Mon lumineux, mon amour, mon amant, mon âme, homme mien, homme mien... De tes larmes à mes larmes, aveux d'amour, aveux de détresse. Et mes bras qui n'attendent que ton corps, que toi et les merveilles... Vous habitez mes bras. Tu habites mes bras. Je te regardais et je n'étais que battement de coeur.
Merci pour ce moment d'amour entre un homme et une femme atomes, privés de l'autre, en manque, ce moment où tu me dis ton amour et que je te manque et où l'on se dit qu'il aurait été possible...
Je t'aime.
Je vais t'attendre. Cela tu le sais depuis la première fois où j'ai posé ma bouche à ta bouche, quand quelque chose a basculé en moi. Ce quelque chose qui me dessinait neuve, c'est toi.
J'écoute Rumi, parce qu'il le faut. Parce que cette musique restera ma respiration.
Je vais t'attendre. Je vais attendre car nous avons beaucoup d'amour à faire, des phares à voir, un bateau à vivre, une abbaye où aller nous poser et écouter des chants grégoriens, un de mes Sud à te faire connaître, des livres et des musiques à partager, des silences et des caresses, des présences, des habitudes et tant de choses qui font une histoire, tous ces mots... Et encore tant de voyages de nous à entamer... Et tant de fois où refermer les bras sur l'autre.
Je vais t'attendre, t'attendre. Un jour tu reviendras contre moi, tu poseras tes doigts sur mon épaule, dans la paix d'après l'amour, et j'écouterai ton murmure et tes silences, femme émerveillée et en amour d'un homme magnifique.
Je vais t'attendre. Parce que c'est ainsi depuis tant de siècles. Parce que j'ai marché vers toi des milliers d'années. Parce que je dois accompagner le reste de ta vie, t'aider, t'aimer, te porter.
Je vais vivre et t'attendre.
Ma lumière et ma vie... Je vais t'attendre pour que tu ne sois pas seul. Pour toi et eux, pour cet amour en toi, pour tes peurs, pour tes courages, pour ton corps, pour nous, pour le rêve...
Tu es là bas. Si loin et si proche. J'apprends ton absence. Je t'aime. Ce sentiment qui ne perd rien de sa puissance et qui me permettra de t'attendre. De t'aimer et de t'attendre.
Tu m'es... Amour mien, homme mien, mon bel bel amour, mon homme de ma vie, mon unique, mien, mon doux, ciel et espaces, mon étoile, ma belle Lettre Infinie...
Je vais t'attendre.
Je vais continuer à tourner, tourner, atome mien. Je vais continuer à danser. Vis. Aime moi.
Ce soir je te pleure et je t'aime. Cette nuit je vais te retenir le temps d'un sommeil et tu vas, comme toutes les nuits, venir habiter mon rêve.
Je suis là homme mien, toujours là. Me sens-tu? M'entends-tu? Je suis là et, du bout de mon absence, je vais vous regarder dormir. Je vous ai regardé quand nous étions là-bas, si heureux, si en paix. Je vous ai écouté dans vos sommeils. Je t'ai aimé là bas, dans la nuit étoilée et ouverte aux vents. Je t'ai aimé. Je vous ai aimés.
Quand le manque devient dur et cruel je pars là-bas... Et je te laisse clore ma bouche dans le plaisir...
Et je te regarde te réveiller.
Je t'aime, mon merveilleux. Je t'aime. Je vais t'attendre car je ne t'abandonnerai pas. Tu auras mes mots, mes mots qui te parleront de moi et qui te diront qu'une femme t'attend à l'autre bout de la terre.
Je t'aime. Ne change pas, ne change rien. Ma merveille et ma lumière.

MMD


Pour toi, pour la magie, pour la beauté, pour la musique qui a toujours été trame de nous et de notre Lettre Infinie.... Parce qu'il y aura toujours, toujours, une musique à mes mots de toi...


Je te entre-île...

Le manque... Ce dragon que je pensais avoir, non pas vaincu, mais endormi, pendant ces semaines où tu nous as appris à nous détacher... Il est là, toujours là, malgré ma bataille. Pourtant je croyais, naïvement, que je pouvais te désapprendre, dans ces jours où je ne fus que souffrances, arc boutée à mon " Laisse le partir, rends lui sa vie", toute acharnée que j'étais à ne t'offrir qu'un visage lisse et détaché, là où je n'étais que ravages et atome perdu....
Tu me manques. Comment pourrait-il en être autrement? Comment?
Je ne suis pas encore capable d'aller là bas.
Tu me manques. Dans cette vie qui est la mienne, dans ce bord du monde qui écrit à ton bord du monde à toi, tu me manques.
Tout me manque de toi, ta voix, ta façon de marcher, ta main qui effleure ma peau, ton sourire, tes yeux - oh tes yeux, ce regard que tu as repris avec toi -, tes murmures quand tu es en moi, ton odeur, la lumière de ton visage quand tu parles de ce bateau que tu rêves morceau par morceau, tes mains sur le volant quand tu m'emportais au bout du monde, là bas, ce sentiment fugitif sur tes traits quand tu écoutes nos musiques...  Je te dessine dans ma mémoire, là où tu habites désormais.
Cesserai-je jamais de t'écrire, sur ce blog qui est notre histoire? Je t'aime. Tu me manques. Membre amputé. Continent à la dérive. Orpheline. Veuve. Femme de marin. Tempêtes. Femme en amour. Femme tienne.
Tu m'as dis " j'ai été aimé". Oui et même plus : tu as été consolé, apaisé, rendu à toi-même lors de petits instants, tu t'es retrouvé avant de te perdre à nouveau, avalé par ton autre vie. Je t'ai aimé, inconditionnellement, profondément, sans deal.  Je t'ai écouté, toi l'homme que l'on n'écoutait plus. Je t'ai aimé, toi l'homme que l'on n'aime plus. Je t'ai caressé, toi l'homme fragile. Je t'ai porté pour que tu te portes. Je t'ai dis " continue à rêver, un bateau t'attend...". Je t'ai offert des mots d'amour et une Lettre Infinie à toi l'homme à qui on ne s'adresse plus qu'avec colère, méchanceté, cris, tensions, amertume, violences. Je t'ai regardé pleurer. Je t'ai regardé dans l'amour. Je t'ai désiré toi l'homme qui n'es plus désiré. Je t'ai dis " tu m'es lumières et envies et désirs et plaisirs". Je t'ai mis en mots pour que tu saches que je suis là, que je serai toujours là, pour que ces mots soient ton espace à toi, à nous, celui dans lequel tu peux venir te poser quand tu te souviendras....
Je t'ai aimé. Je t'aime. C'est écrit depuis l'avant-monde. Tu es mon atome.
Je t'aime. Tu me manques. Peut-être qu'un jour tu refermeras tes bras autour de moi. Je n'en sais rien.
Je sais une chose : je t'aime. J'ai toujours ma tête posée sur ton épaule et j'entame notre Lettre Infinie....
Je t'aime mon bel amour, ma puissance, mon homme, mon atome, mon lumineux, ma merveille.
Je t'amour, je te mots, je te distance, je te vents, je te mer, je te partir, je te entre-île, je t'aime.

MMD

jeudi 6 juillet 2017

Est-ce que je t'habite comme toi tu m'habites?
Dans ton ailleurs entends- tu mes mots?

Ma Lettre Infinie, mon amour, homme mien te souviens-tu de cette nuit là, cette nuit où mon poing s'est ouvert, cette nuit où tu as posé tes rêves au creux de mes mains et où, mots d'amour après mots d'amour, tu as dessiné un bateau, celui qui te rendrait à toi-même et qui ferait de la mer ton seul horizon, toi le prisonnier, toi le malheureux, toi le fragile, petit garçon qui joue à l'adulte presqu'austère parfois...?
Te souviens-tu? Mes souvenirs habitent-ils tes souvenirs?
Tu es là-bas...
Je t'aime. Je suis là , je reste cette femme qui t'aime et qui te dit qu'elle reste tes mots et la lumière dans tes yeux, qu'elle est là, qu'elle sera là pour les jours où tu étoufferas, les jours où tu viendras te déposer un instant en son amour. Je suis cette femme là qui va vivre pour que tu vives.
Je t'ai dit un jour, dans cette écriture de toi qui me venait à la nuit, quand tu rentrais chez toi, que nous vieillirons ensemble.
Nous vieillirons ensemble homme mien. Une mémoire se fait vie, vie pas comme les autres, mais une vie où nous nous parlerons par delà les distances, parlerons cette langue faite de silences et d'évidences. Tu me l'as apprise cette langue, comme tu m'as appris une Lettre Infinie nôtre, ce livre de nos heures... Nous vieillirons ensemble parce que c'est ainsi et que tu es l'homme de ma vie. Nous vieillirons ensemble sur l'entre- île....
Oh mon atome, mon bel amour, mon tendre amour, ma peau, mes mots, mes yeux, mon tout, tu me manques....
La manque, ce foutu manque que l'on n'apprivoise qu'à moitié...
Alors je m'en vais là-bas, dans la perfection d'un moment rare, sous une voûte étoilée et le chant des pirogues dans la nuit. Je m'en vais vers cette magie quand un homme et une femme ont regardé la nuit, allongés sous une couverture, qu'ils ont partagé un instant précieux et que tu m'as offert les Pléiades.
Je m'en vais là-bas. Je sais que tu y es encore, que nous y sommes, atomes apaisés, moment précieux.
Je m'en vais là-bas et je vais t'écouter dormir la nuit et te regarder te réveiller.
Je m'en vais là-bas, tu y es...
Je t'aime mon amant, mon amour, ma merveille, mon étoile, ma mer et tous les vents, mon homme d'éternité.
Je t'aime.
Ta main....

MMD

mercredi 5 juillet 2017

De tes eaux à mes sables...




















Continent à la dérive,
un instant devenu mon éternité

Au bout de tout, un autre tout,
frontière 
et un atome tournoie,
le voix-tu?
Infini...

Continent à la dérive
là bas, dans le sel, dans la mer,
dans le vent dans une voile,
un rire
tes yeux
et une femme devenue étoile

Continent de l'aube,
à ton corps
aux murmures
ancrages
voyages

un amour s'est fait terres lointaines,
fin des pierres, fin du monde,
fin des terres

Et moi, en mon royaume des sables
un amour couleurs des immensités
fin du monde
et, au bout, un Océan en partage

L'entends-tu?
J'ai posé sur les vagues mes chants
une Lettre Infinie
un bord de moi 
mes mains orphelines
et tout ce qui fut
et tout ce qui est
et une Constellation
des histoires de marins
et une aube dans les ailes des pélicans

De tes eaux à mes sables
les Pléiades....

Mariem mint DERWICH

(Artiste : Alexander ARCHIPENKO)


samedi 1 juillet 2017




De la douceur. Je suis devenue continent à la dérive...
Amour mien.

MMD

vendredi 30 juin 2017

Mon âme, mon coeur...

Tu es reparti mon atome. Tu as repris tes yeux, ton regard, ta peau, ta voix. Tu as repris la brume de tes yeux et tout ce qu'elle savait dire sans mot, juste une expiration vers moi couleur de mer agitée.
Le dernier jour de la terre...
Mes merveilles, mon merveilleux.
Il va me falloir apprendre l'absence, celle que même la mémoire ne peut combler. Tu ne seras plus dans cette ville, quelque part et où imaginer ta respiration me permettait de dormir.
Tu es reparti mon amour. Là bas, dans ta fin de terre à l'odeur de sel et des vagues. Tu es reparti et je m'éveille sur l'entre île. Je suis celle ci, amour mien, je suis celle qui va désormais vivre sans vivre.
Tu as repris tes yeux. Comment vais-je respirer sans eux?
Tu as repris tes larmes et cette dévastation en moi...
Tu as repris ton corps, ton murmure dans l'amour, toi en moi, cette évidence : tu m'es lumière et musiques....
Tu es reparti et ma fin de terre s'est faite désert, aridité.
Je t'ai souri, je t'ai apaisé, je t'ai permis de reprendre ta route, pour que tu puisses partir.
Je t'ai souri alors qu'en moi tout n'était que champs de ruines et larmes brûlantes, cailloux et vents glacés...
Ce matin, ton message amoureux et presque désespéré, ta façon à toi de me dire ta tristesse, ont ouvert un autre premier jour de la terre. Premier jour, dernier jour.... Et une magnifique histoire qui va se balader. Oui les continents sont petits. Toi et moi sommes continent. Le seul qui vaille, le seul qui reste à imaginer, celui qui termine et celui qui commence, celui de l'aube des mondes, quand tu ne savais pas encore que ton atome s'éveillait quelque part dans l'Infini. Toi et moi sommes continent.
Je vais t'attendre homme mien, désir mien, merveille mienne. Je vais vous attendre. Je vais continuer à vivre. Parce qu'il le faut ma belle lettre infinie. Je vais t'attendre pour les jours de pluie, les jours de manques, les jours où tu auras tellement mal que tu n'auras que tes larmes, les jours où tu penseras tout arrêter. Alors je serai là, dans ta mémoire et sur l'entre île.
Je t'aime. Je vous aime. Je t'aime mon bel amour.
Vis. Souris. Et, parfois, touche moi du bout de tes doigts, du bout de ta bouche. Comme moi je te porte en mon âme, en mon coeur.
Vis. Vis et protège les. Vis et aime moi. Vis.
Je t'aime. Ma vie. Mon tout. Homme mien.

MMD

mardi 27 juin 2017

Cormac Mc Carthy : " Il faut que tu fasses vite. Pour pouvoir être avec lui. Le serrer contre toi. Le dernier jour de la terre..."
( Extrait de "La route")

Te serrer contre moi, te dire au revoir. Nous dire au revoir. Que notre belle histoire devienne cette Lettre Infinie, la tienne, celle que je t'ai donné, celle qui te racontera, là bas, ce qui fut et combien je t'ai aimé et je t'aime.
Nous dire au revoir mon atome, mon atome, mon atome venu pour moi, pour écrire l'histoire... pour ces nuits, pour tes Je t'aime, pour l'élan.
Tu vas repartir avec tes yeux et ton regard et je vais devenir aveugle...
Le dernier jour de la terre amour mien, homme mien, atome mien....
Je t'aime.

MMD

dimanche 18 juin 2017



Parce que tu es un père formidable, parce que tu sais ouvrir tes bras pour que les enfants viennent y habiter le temps d'un amour partagé, d'un chagrin déposé, d'un sommeil au bord des yeux.
Parce qu'il y a ces liens qui jamais ne se brisent, tout ténus soient-ils parfois...
Parce que je n'ai pas de père, parce que tu es père, parce que tu es fils...
Je t'aime

MMD

samedi 17 juin 2017

Mon sang...

Dans ton Je t'aime murmuré à la nuit et au vent, dans ton regard soudain devenu étoile au souvenir d'une musique nôtre, dans ton sourire heureux j'ai posé les étincelles qui naissaient en moi...
Tu me dis " tu m'as offert un blog"... Je te dis " Je t'ai offert mon sang, ma vie et ma peau et ma langue première". Je t'ai offert ce qui danse en moi, juste à toi, ces intimes qui sont devenus chants amoureux.
En te percutant je me suis dépouillée de tout pour n'être que toi... Pour que mon coeur ne soit qu'un battement, pour que mes mots te racontent la douceur d'instants magiques. Pour que ma bouche s'ouvre et écrive, écrive, t'écrive afin que je te touche du bout des doigts, là bas dans ta solitude.
Je t'ai offert mon sang...
Partage et amour et, toujours, cet entre-deux, ce lieu ouaté, imperceptible, où je t'attends et où je raconte à la mer qu'un jour je fus allongée en ton souffle et qu'un jour tu as pleuré devant moi.
Je t'aime mon bel amour, je t'aime.
En ton regard je me brûle...
Je t'aime mon homme d'éternité.
Laisse tes yeux à mes yeux, laisse ta peau à ma peau, laisse l'amour à l'amour. Et laisse moi devenir Pléiades...
Laisse mes mains sur ton visage; elles sont mes mots; elles bercent tes peurs mon homme fragile, mon homme amour, mon homme.
Tu as souri et je me suis noyée... Tienne pour l'infini.

MMD

mardi 13 juin 2017

J'ai ta voix en médaillon, en collier souvenirs, en collier tendresse...
Se bâtir une belle histoire, de ta fin de terre à mes mondes et te porter au bout du bout, là bas, dans cet instant si fort quand tu as pris ma bouche pour la première fois.
Te porter au bout du bout, aux frontières de ce que je suis, faire de toi un centre, te ramener à mes essentiels, à la beauté, à l'amour, à la lumière...
Te porter, te retrouver dans la pénombre quand nous découvrions que nous étions atome de l'autre, quand tu as entamé tes murmures et que quelque chose s'est fissuré en moi, tremblement qui se faisait plus puissant.
Je t'aime.
Fermer les yeux, ouvrir le regard en moi, te retrouver, ton sourire là bas sur la mer, tes yeux, une intonation... Évidence, évidences...
Apprendre que l'amour est tout, qu'il permet tout, même une non vie....
Je t'aime. Tu me manques.

MMD

lundi 12 juin 2017

C'est vrai : je ne t'écris plus tous les jours. Non pas parce que les mots ne seraient plus là, chargés de toute l'émotion en moi. Mais parce qu'aux mots et à ma Lettre Infinie il faut plus loin que les silences.
Comment t'écrire ce qui vit en moi? Comment te parler, dialogue à sens unique? Comment dessiner l'empreinte des choses ?
En te rencontrant j'ai entamé une vie d'amour où je ne serais que seule gardienne de la parole à l'autre...
J'ai attendu, attendu... Attendu dans cet espace où je te portais. Attendu au long de ces heures où je ne comprenais pas. Attendu, tellement attendu... Deuil de tout, deuil de toi. Deuil de moi.
J'ai continué à t'écrire quand toi tu ne m'écrivais plus. Il y avait tout ça en moi, tout ce monde de toi.
Un mot de toi, un geste, un regard, un message libéraient mon écriture.
Je t'ai écrit, tout au long de ces mois, je t'ai même redessiné bord de moi, Lettre Infinie, poésies, musiques. Je t'ai écrit que ma vie était couleurs parce que tu avais posé l'horizon en moi. Je t'ai écrit que je t'aime; non pas d'un amour des quotidiens, non pas d'un amour des banalités et des clairs-obscurs mais d'un amour autre, magie des sens. Je t'ai bercé en mes bras, en mon amour, toi l'homme qui s'était perdu en cours de vie, toi le mal aimé, le mal caressé, le mal chéri, le mal respecté... J'ai essayé de te dire que tes rêves existent, que ta vie t'attend, que tu ne vas pas mourir d'ennui dans un couple perversité, qu'un bateau t'attend... Je t'ai dit tout cela, la force du vouloir, la cage que l'on brise, l'envol. J'ai mis tout mon amour en l'homme que tu es pour que tu vives, vives encore.  Tous mes mots pour que tu te sentes immense et affamé, tous mes mots pour que tu n'oublies pas l'homme bien que tu es...
Tu m'as permis tous ces mots.
En ces mots vers toi qui se raréfient maintenant j'entends juste une mémoire, non plus un présent.
Et un passé.
Un jour tu étais là, l'espace d'une seconde tu avais disparu, histoire mienne en perpétuel recommencement... Sans un mot, sans me dire, sans me dire...
J'ai continué ma Lettre pour qu'elle te parvienne, pour te dire que tu es mon homme, malgré les lâchetés, malgré les fuites.
Je t'aime.
Je me suis verrouillée. J'ai abdiqué fierté et amour, endossé le rôle ingrat de celle qui est silencieuse, de celle qui accepte sans demander.
Je t'aime. C'est ma vérité. Je n'y peux rien. J'ai peur de cela. Même si cet amour est feutré... Je t'aime. Ma vie, ma lumière, mon lumineux parfois si égoïste, parfois si cruel. Je t'aime tu sais.
Tu es l'homme de ma vie. Ceci ne veut pas dire que je ne vais pas continuer à vivre après toi. Cela veut dire que tu es mien, que tu feras partie de ma vie à venir, que tu seras toujours celui qui illumine mes intimes quand je le vois, celui qui a fait de ma peau une musique.
Je t'aime. Je vais vivre sans toi. Je le fais déjà, tu as décidé des règles et des questions sans réponses. Je vais vivre, te vivre. Je t'aime.
Dieu que je t'aime. Dieu que tu m'es toujours musiques.
Et je continuerai à t'écrire, de mes mondes à tes vies. Je me souviendrai qu'il y eut des heures où nous avons rêvé que nous serions, instants précieux où tout se faisait permanences...
Je me souviendrai de tes murmures, de tes urgences de nous. Quand tout était bulles et légèreté et tes regards, Mon Dieu tes regards... Ce sont eux qui m'ont allongée en toi, eux qui ont construit l'homme que j'aime.
Je t'aime. Tout est dedans... Tout : les rêves de vents, de bateau, d'abbayes à visiter, de phares, d'îles, de mers, de musiques, de paix, de douceurs, de merveilles, de rires d'enfants et de regards profonds comme des sommeils... Je t'aime homme mien, ma merveille.

MMD

jeudi 8 juin 2017

Et la musique...



Notre histoire, ce Nous élan, aura toujours eu la couleur de musiques venues de si loin qu'elles nous ont rappelés que nous sommes atomes, que nous fumes atomes qui tournent depuis la nuit du monde...
Entre les mots mystiques d'un poète persan du XIII ème siècle et la mystique d'un hymne du IV ème siècle se tisse, se raconte ce qui fut, ce qui est...
Je t'ai offert une liturgie orthodoxe belle à pleurer et je t'ai regardé être bouleversé... Comme tu le fus par les mots et la musique de Rumi.
Je n'ai eu que ça à t'offrir pour que tu gardes la lumière en toi, pour que, où que tu sois, tu te souviennes qu'une femme a ouvert tes mains pour y déposer sa langue et ses chants, ce qui fait la beauté du monde et la profondeur entre un homme et une femme venus d'ailleurs différents.
Un lien pour dire le coeur et la paix et l'amour et le désir et une histoire différente des autres.
Tu es mon amour.
Tu es mes musiques. Tu es ce lointain qui a rendu à ma vie une permanence.
Je prends ce regard que tu as eu quand tu écoutais la magie bouleversante de la liturgie de Saint Jean Chrysostome... Il m'a émue ce regard, celui que tu n'avais plus eu depuis longtemps. Il m'a ramenée à l'homme que j'aime, celui qui m'a chavirée.
Il dit, ce regard, ce bouleversement en toi, que tu n'es pas mort... Que tu sais encore entendre ce que nous deux entendons en même temps, l'éternité et l'âme et l'autre.
Il dit que tu es là, toujours.
Je t'aime... Je n'ai jamais cessé cet amour pour toi, de toi. Tu resteras mon unique, ma merveille.
Garde nous dans la musique. Souviens toi que tout fut possible. Que tout fut. Qu'il y a des rencontres qui font des vies. Souviens toi que nous fûmes atome de l'autre, urgence, absolu.
Souviens toi que ta vie m'est précieuse et que je me suis effacée pour que tu puisses vivre.
Que je t'ai attendu et que je t'attendrai dans l'entre-deux. Il est quelque part cet entre-deux, il est une île et des vents et de l'eau et le bruit de la mer...
Vis mon bel oiseau, ma passion, mon homme. Vis.
Je t'aime.
Souviens toi qu'un jour j'ai ouvert mon poing parce que ta main s'est prise entre mes lèvres.
Je t'aime.
Et n'oublie pas de revenir. Il faut que tu dises au revoir aux choses, à cet espace que tu as façonné. Juste au revoir. Pas adieu.
Tu vas repartir à tes confins, homme fragile, malheureux, condamné à la terre...
N'oublie pas l'entre-deux... N'oublie pas la musique. N'oublie pas qu'une femme t'aime. Que pour elle tu resteras son premier, son dernier, sa respiration et son ciel.
Qu'elle va continuer à vivre. Mais qu'elle sera là bas, sur cette entre île que nous avons bâtie de nos désirs et de nos amours, parce qu'il nous fallait un lieu où nous pouvions respirer...
Tu me manques tu sais. Tu me manques.
Je t'aime homme mien.

MMD

vendredi 2 juin 2017

Je te regarde me parler, j'écoute ta voix et la magie continue. Je suis là, face à toi, comme dédoublée.
Je te regarde me parler et je tais les mots qui viennent au bord de mes lèvres.
Je te regarde me parler. Je n'entends que mon Je t'aime qui tourne, tourne en moi. Il est écho de ton Je t'aime, cette façon pudique que tu as de me dire.
Je te regarde. De ce regard qui n'a jamais cessé. Tu es beau tu sais. Tu m'es beau. Mes yeux se font doigts. Ils suivent les traces de fatigue. Ils essaient d'estomper cette lassitude qui s'est inscrite au coin de ta bouche.
Je te regarde me parler et je reçois l'homme peu heureux, celui que j'ai posé en mes bras et en mes mots la première fois où tu as ouvert ma bouche.
Et ce frisson en moi, ce tressaillement des choses, ce chamboulement qui renverse tout en mes intimes.
Je te regarde me parler et je t'aime. Je t'aime. Je sais que ce Je t'aime ne me rendra pas l'homme que j'aime. Mais il est réalité...
Tu es mon intangible homme mien. Mon mien.
Je te regarde me parler et je pleure en moi : comment vas-je respirer sans toi?
Je sais la Raison, le pragmatisme. Je sais tout ceci. Je sais la brûlure et l'abandon. Je connais ce qui vient, ce qui va être si pointu que je vais maudire ma vie. Mais je sais aussi que tu es ma lumière. Que ton Je t'aime, ton regard, ce murmure qui m'a toujours chavirée, resteront mes mondes...
Tu n'es déjà plus là. Mais je t'aime. J'apprends le manque. Je m'y habitue presque. Il le faut bien amour mien. Il le faut bien.
Je te regarde me parler et je sais pourquoi je t'aime, le pourquoi de ce grand chavirement qui m'a basculée en toi.
Tu es mon homme. Tu le resteras. Je n'y peux rien. On ne choisit pas l'atome que l'on percute. On l'accepte, on le reconnaît.
Ce soir j'ai réécouté Rumi pour la première fois depuis longtemps. Parce qu'il est le lien musique entre nous, qu'il raconte que nous avons tellement aimé l'autre que nous en avons balbutié nos vies, que nous avons rêvé des courages qui n'étaient pas nôtres.
Je t'aime, même si la coupure est brutale. Vous me manquez. Un jour j'avais des espaces de vous, le lendemain j'avais les mains vides et le coeur en souffrance. Vous me manquez. Tu me manques.
Tu restes mon homme des merveilles, mon histoire si belle, celle des débuts. Tu restes tout pour moi, malgré les réalités. Tu es mon amour.
Je t'aime. Je t'aime mon homme à aimer, mon homme déchiré, mon homme fragile. Mon amour.
Mon miracle, même maintenant, même maintenant où tout s'éloigne et où je ne te vis que dans ma mémoire, long et douloureux voyage à l'envers.
Un jour je t'ai écrit qu'existe un entre-deux et que je t'y attendrai. J'y suis déjà. Et je t'attends. J'ai toute une vie encore à t'attendre.
Je t'aime.
Dieu que j'ai aimé retrouver tes yeux couleur de brumes et ta voix, et ta gestuelle et tes mots et ta présence.
Je te regarde me dire Je t'aime et je ferme les yeux....
Je t'aime mon homme, mon tout, ma vie.
Tu es mon journal d'un bord de soi... Endors moi dans ta mémoire. Je t'aime.

MMD

mardi 30 mai 2017

Parce qu'il faut des musiques... Juste des musiques pour dire ce qui vit en nous...
Parce que je ne sais t'aimer qu'aux couleurs de musiques et au bout de ma peau.

Et ma vie redevenue cet infini. Je t'aime... Mots et atomes. Et toi mon homme des lointains, aux yeux brouillards.


dimanche 28 mai 2017

Statue de pierre...













À combien de tristesses mesure t'on un battement de coeur?
À combien de solitudes raconte t'on une histoire?

Petite fille perdue, là-bas, dans la maison d'enfance,
femme puzzle,
impuissance

À combien de routes écrit-on que les mots sont des silences?

À combien d'abandons une femme s'invente-t'elle?

Dans la parole reçue, dans la parole offerte,
dans la lumière en moi, dans les profondeurs,
dans l'entre-deux pastel, fugitif, perdu, Atlantide

Se retourner, inspirer la trace de ses pas, poussières,
regarder un atome,
les yeux qui ne comprennent pas
et moi assise au bord de la route

À combien de fuites des silences ré invente t'on une langue?

À combien de pères interroger le monde?
Pour dire que le coeur s'épuise
que l'amour n'est qu'un regard qui s'éloigne un instant,
et une chaise devient vide

À combien de colères devient-on une silhouette?
S'enrouler en soi, chapelet, sables, soleils,
faire de ses doigts une lettre, un alphabet orphelin,
ouvrir sa poitrine, fermer les paupières,
écrire, écrire, écrire,
dire que rien ne s'efface, que rien ne meurt,
conte d'une petite fille dans son enfance,
cercle
pointu
sucre

À combien d'horizons colorie t'on des départs?

Mon poing se referme, il fait mal,
je suis dressée
je suis dents serrées
je suis la parole perdue
je suis l'enchaînée

À combien d'aurores une vie?

Statue de pierre...

Mariem mint DERWICH

(Artiste, Jacqueline Didsbury)










vendredi 26 mai 2017

Tu resteras l'homme de ma vie même si je sens bien que tu as perdu le chemin de moi, le chemin de nous. Tu le resteras parce que c'est comme ça et que je ne découpe pas mes sentiments et mes vécus.
Je t'ai aimé d'un amour fou, puissant, profond, empreint de tous ces gestes, de tous ces regards, de tous ces élans. Et je continue à t'aimer ainsi... Car rien ne meurt jamais vraiment. Rien.
Tu fus ma lumière, mon lumineux, mon merveilleux, ma tendresse. Tu le restes, malgré tes silences soudains.
Je n'ai jamais idéalisé cette bulle. Je t'ai regardé, ressenti, pensé, mis en mots. Je t'aime.
Tu resteras mon fragile, mon homme multiples. Je t'ai aimé ainsi. Je t'aime ainsi, quoi qu'il arrive.
Merci d'avoir été. Merci d'être. Même en ces moments où je sens bien que...
Tu me manques. L'homme que j'ai percuté un jour me manque. Tu me manques, à chaque heure, à chaque souffle. Mais je sais depuis le début... Et j'ai quand même continué l'histoire, parce qu'il le fallait, parce que les mots étaient là et mes frissons. Et parce que je ne pouvais pas passer à côté de toi et de ce nous qui fut fugitivement esquissé un jour. Je t'aime. J'ai gardé les Pléiades pour t'y vivre. Et ma Lettre Infinie, NOTRE Lettre Infinie, celle de tes mots étoiles... Et j'entends ce qui tourne en toi, tes pragmatismes, tes silences... Je t'ai toujours entendu même quand je faisais ma "bête"... Et tous ces mots qui ne sont pas sortis de ma bouche alors...
Je t'aime tu sais. Tu resteras mon premier. Celui que j'ai attendu toute ma vie. Celui qui est arrivé bien trop tard. Celui qui m'a rendue lumière et à moi.
Je t'aime homme mien. Ne l'oublie jamais. N'oublie pas celle qui a mis des horizons en tes yeux un jour. Je t'aime.
Je t'aime.

MMD

mardi 23 mai 2017

Un instant fragile et tes doigts qui ont doucement dessiné mon dos... Geste fugitif en lequel je me suis faite frisson, un seul, celui que tu as posé il y a maintenant longtemps de ça au creux de moi et qui m'habite... Juste un instant fragile, comme suspendu, léger, presqu'imperceptible... Et ce truc qui cède en moi.
En tes doigts qui m'ont effleurée j'ai retrouvé le chemin vers toi... Douceur d'un souvenir, ce frisson premier.
Un instant fragile où tes doigts ont reconnu ma peau orpheline, un instant qui est monde... Juste cette vibration pour me dire que, malgré tout, malgré tout, tout est trace de toi en moi... Je t'aime.

MMD

vendredi 19 mai 2017

Qu'est-ce que j'aime te voir rire! Et ces moments où tout est si fluide, petits bonheurs simples, sans tensions, sans cette violence sous-jacente, jamais très loin, qui plombe tout.
Je te regardais rire et tes yeux et moi emplie de bonheur... Je t'aime pour ces moments là homme mien... Je t'aime pour ton regard, pour ce tout qui rend aux choses la paix et le bonheur d'être. Je t'aime. Je t'aime et je te regarde encore et encore... Je n'en finis pas de t'aimer.
Merci d'être. Merci pour ces instants, merci pour ces heures mises en couleurs, celle de tes yeux, celle de ton rire, celle de ta tendresse...
Merci. Je t'aime. Bien avec toi dans mes espaces. Tu me fais un bien fou quand tu es cet homme détendu, apaisé, doux, plein d'humour. Je t'aime pour ce geste esquissé, ta main qui effleure mon dos, ton rire comme un baiser. Je t'aime pour l'homme que tu es. Tu es mon miracle permanent.

MMD

N'ARRÊTE PAS...








N'arrête pas le voyage
de m'aimer
nous aimer

N'arrête pas tes mains
pour conter
broder

N'arrête pas ta voix
pour dire
nous chuchoter

N'arrête pas ton regard
pour caresser
dessiner

N'arrête pas...

Dans l'absolu
toute chose
pétrie
renaît
du mot

N'arrête pas ton souffle
pour créer
nuages

N'arrête pas...

Dans la rondeur
dessinée
se tatoue
l'immensité

Mariem mint DERWICH

(Artiste, Abderrezak Hafiane)

lundi 15 mai 2017

Tu m'as dis un jour " tu es un buvard à émotions". Oui j'ai ce truc inconfortable qui fait que je ressens les choses et les gens plus que je ne le désire, comme si tout n'était qu'ondes et silences, non-dits et sentiments. Cela vient de loin. Je sais d'où. Ce fut survie pathétique et observation permanente de la part de la petite fille abandons, qui anticipait les adultes et leurs réactions. Se protéger, mendier, se protéger, mendier, éviter... Stratégies que j'ai poursuivi inconsciemment ( ou consciemment) dans ma vie de femme adulte... Se protéger, mendier, se protéger, mendier, éviter... Parfois rebondir contre un mur, buvard à coups, buvards à cris, terrifiée, absolument seule, arc-boutée sur deux choses : ne pas mourir et que les enfants n'entendent pas....
C'est ainsi que j'ai ouvert les yeux sur toi, en ce jour où tu n'étais que crispations intérieures, tristesse, tensions et que je percevais toutes ces ondes de douleur qui émanaient de toi et que personne ne semblait percevoir, sauf moi assise face à toi. Femme buvard... devenue femme en amour. Et femme toujours en ressentis.
Je t'ai aimé pour ces fragilités qui annonçaient l'homme que tu es, mille-feuilles de choses, couche après couche, non pas lisse mais empli de chemins différents...
Et ton manque d'amour... Et ta solitude, malgré tout. Et nos deux solitudes ce soir là, nos façons de mettre en mots, enfin, ce qui n'était que ravages  intérieurs... À ta solitude d'alors répondait ma solitude.
Crois-tu que je ne te ressente pas ou plus?
Crois-tu que cet homme magnifique dont je suis tombée amoureuse en cette nuit particulière, en ce grand basculement, je ne l'entends plus?
Je t'aime. Prends le ce Je t'aime. Je le pose sur ta vie, sans rien d'autre. Si tu sais entendre ce Je t'aime, tu entends l'homme que tu es.
Je suis là. Pour toi. Pour vous.
Parce que tu es ma vie. Tu es ce sang qui coule en moi. Refuse t'on son sang?
Tu es...
Tu es mon tout. Pas de puzzle des sentiments. Pas de négociations, pas de " Je prends ça, je jette ça". Je t'aime comme tu es, avec tes moments proches et tes retours vers tes lointains intérieurs, avec tes certitudes et tes doutes, avec tes histoires et tes vies, avec tes rêves et tes pragmatismes.
Je t'aime, lumineux comme sombre, murmurant comme silencieux...
Je t'aime. Là, à la lisière de ta vie actuelle. Et parce que je t'aime je n'exige rien. Je t'aime. C'est mon miracle de ma vie... Je t'aime.
Bel bel amour, homme mien, sang mien.

MMD

dimanche 14 mai 2017

Entendre ta voix a illuminé ma soirée et ma nuit qui vient. Elle est magique ta voix...
Elle comble cette semaine où je ne t'ai parlé que dans ma tête, loin de ce blog, impuissante à dire en mots....
Ta voix, ta voix... Et moi qui la reçois.
Aujourd'hui j'ai repris le chemin de ma Lettre Infinie... Déposer tout ce qui tourne en moi, savoir que tu vas me lire.
Je t'ai beaucoup écrit aujourd'hui...
je t'aime.
Femme buvard, femme qui t'aime...


Tu me manques. Je ne suis complète qu'avec toi. Si bien avec toi.
Tu me manques.
Mon amour. Mon amour. Mots simples que je répète, mantra, poème, jeux, désirs, venir vers toi, ne rien penser, juste vivre, ressentir.
Mon amour. Petits mots rabâchés mais qui font sens pour moi. Amour mien, mon amour, amour mon...
Te vivre "Mon amour" et rendre tout à la paix. Te vivre...
Tu es mon amour.
Partie prenante de ma vie, toujours là, à la lisière de mes quotidiens. Vivre, me vivre en sachant que tu es là, quelque part. Non pas penser à toi tout le temps, mais vivre cette présence de toi.
Mon amour. J'aime le déroulé de ces mots. Ils ont ta couleur. Ils sont hier et tous les "hier" et ces moments "présent". J'aime savoir que tu es mon amour. J'aime t'aimer. J'aime être aimée par toi.
Tu sais les gestes, tu sais les murmures ( ils reviennent sans cesse dans mes mots de toi ces murmures, mais tu es un homme murmures), tu sais ces sourires qui bouleversent, ces regards soudain qui empoignent mes yeux, tu sais rendre une femme heureuse. Tu me rends heureuse.
Tu es mon amour.
Je t'écoutais parler. Balancements de moi. Sensation de normalité soudaine. Moment bulle, cercle, rondeur. Un "et si..." devenu, l'espace de quelques heures, une presque banalité amoureuse... Un autre moment après les rires, le vent, l'eau, des jeux, des rires...
Tu es mon amour. Homme de ma vie, quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne. Amour de ma vie.
Mon amour d'homme, mon bel amour, mon homme à aimer encore et encore, mon éblouissement perpétuel, mes frissons... Aimer à en vivre, t'aimer, te vivre. Femme sous ton regard.
Je t'aime.

MMD


À chaque instant partagé il y a une musique et tous ces mots qui dansent en moi, ceux qui ne se disent pas mais qui s'écrivent. Et cette mémoire de nous qui fait de ma vie une belle histoire et tout ce qui est.
Je te vis intensément, je te ressens, je te touche avec mes yeux. Tu m'effleures et je deviens bulles en ma tête. Tu me regardes et je m'allonge dans la paix et le bonheur. 
Tu es là et je suis si bien, si bien. Tout se fait cercle et amour et tendresse. Et tes rires pour caresses.
Je tombe amoureuse de toi à l'infini. Tout le temps. Expérience puissante et étrange que cette attraction vers toi. Je n'en finis pas de te recréer. Naissance infinie. 
Il y a ces petits bonheurs, simples, qui sont vie. Encore un. Un à chérir, un à savourer. 
Je n'ai que ce Je t'aime. Il dit tout ceci et tellement plus encore. Il raconte ta voix, tes mains qui ont cette gestuelle qui me chamboule. Il dit que mon espace se fait texture à tes côtés. Que je suis là où je dois être, évidence brûlante. Il dit ce pointu des choses qui ne se feront pas mais qui sont respirations et élans. Il dit que tu es mon destin, homme venu de si loin, d'un autre monde et qui, en son regard, m'a rendue à moi-même quand je m'en allais de moi. Il dit que je suis l'autre, devenue partie de toi pour une histoire présente. 
Tu es un homme bien. 
Tu es cet homme sur l'épaule duquel j'ai posé ma tête. 
" Je suis bien avec toi" me murmures tu. Tu viens de me rendre femme, encore une fois.
Et il y a tes doigts qui cherchent les miens, qui les plient. Ma peau devient ta peau. Je m'émerveille. En moi je me fais lumière. Je voudrais que cette route ne s'arrête jamais. Je te dis que j'irais au bout du monde avec toi, que j'éprouve une confiance absolue en toi... Quelque chose cède en moi. Cette chose c'est toi.
Je regarde ton profil. Je tremble à l'intérieur. Mon coeur occupe tout mon corps. Il tape, il tape. Il me rappelle que je suis vivante et que tu m'as redonnée vie. Il tape au rythme de tous ces sentiments qui m'agitent. Je t'aime. Rien d'autre ne compte. Je t'aime.
Tu es mon absolu. Mon homme. Mon homme. Ma merveille d'homme.
Je suis si bien avec toi. Si bien. 
Je ressens cette paix de quand nous sommes ensemble, quand tout est fluide et gaité. Quand le monde retrouve ce qu'il doit être : instants bonheur, instants tranquilles, rires, silences, gestes non convenus.
Où les choses sont à leur place. Où les heures redeviennent continent, espace qui dit les habitudes qui s'installent, cette trame de l'autre, sans rugosités, sans aspérités, une histoire d'un homme à qui une femme a offert ce qu'elle a de plus intime : sa langue, ses mots, son amour, ses fragilités et ses forces.
Je te perçois alors et je deviens rires. Histoire d'une femme à qui un homme a offert une présence, une permanence, un regard et de l'amour.
Tu dors en moi, en mon sang, en mes rêves, en ma peau. Tu m'as grandie, comme tu as grandi tant de choses autour de toi.
Tu m'as appris que je pouvais être aimée. Tu m'as offert tes murmures. 
Tu resteras pour moi mon homme cadeaux, mon homme tendresse, mon homme des silences.
Mon homme qui prend ma bouche et qui ferme les yeux. Et moi qui deviens liquide et chaleur.
Un jour peut-être j'aurais une nuit de toi, une seule, une nuit à dormir dans ton souffle et dans ton odeur. Une nuit qui annoncera un réveil près de toi. Je t'ai déjà écouté dormir. Ce fut nuits étoiles. Une nuit je me suis endormie sur ton épaule, tes doigts sur moi. Cette nuit là fut abandon absolu. Et plénitude et paix  profonde. Dieu que je t'ai aimé cette nuit là... Il n'y avait plus rien d'autre que ton épaule sous ma tête, ton corps contre le mien, toi qui endurais l'inconfort pour me laisser ce moment si doux : m'endormir en toi. Ton odeur pour me bercer, ta respiration que j'écoutais et mon lâcher prise total. Je t'aime pour ces couleurs que tu poses à ma vie.
Reste mon homme des merveilles. Continue à me murmurer que je fais du bien à ta vie, à vos vies. Prends ma main en la tienne pour que mes doigts t'aiment. Embrasse moi. Que tes mains m'empoignent, qu'elles fassent de mes hanches un feu. Continue à faire de moi une femme.
À toi homme mien, à toi ma vie, à toi mes rires, à toi mes " merci", à toi tout ce qui danse en moi, à toi...
Je t'aime...

MMD




lundi 8 mai 2017

Dans cette absence présence j'ai ta voix. Je la porte aussi. Elle permet, me permet tout ta voix. J'y suis sensible. J'aimerais pouvoir la dessiner. Je la connais par coeur, chaque pause, chaque inflexion, cette manière que tu as de traîner un peu sur certaines syllabes... Je connais ta voix des quotidiens et ta voix des intimes, ta voix pendant l'amour, ce murmure qui accompagne tes yeux fermés, ce murmure qui me brûle. Ta voix qui, parfois, se fait silences et qui habite alors l'intérieur de moi.
Tu me manques. Alors je t'écoute. Et je touche ta voix avec toute la puissance de mon élan vers toi.
De tout mon manque de toi.
Je suis là, assise à ce bureau qui te raconte, juste la lampe, Calogero pour mettre ma pénombre en musique, je t'entends.
Je fais des jeux d'enfant, je me dis que si je ferme les yeux forts je sentirai tes mains sur mes épaules...
L'amour se doit d'être parfois naïf...
Et mes mots d'amour qui n'en finissent pas.
Ce Je t'aime que je te lance par delà l'absence, le manque. En espérant qu'il t'effleure où tu es. En espérant que tu m'espères, que tu m'attends dans une de nos frontières.
Je t'écris et je t'aime.
Ai je habité une de tes pensées? Me portes-tu en toi aussi? Ai- je habité une de tes nuits?
L'absence de nous te pèse -t'elle autant qu'à moi?
Vous me manquez. Tu me manques.
Je t'attends. J'attends le moment où ta bouche prendra la mienne et où je pourrais m'apaiser dans ton odeur.
Nous t'attendons, douceur et plénitude. Juste un moment suspendu où tes bras se refermeront sur moi et où tes mains se feront exigeantes et feront de moi un espace frissons...
Je t'aime. Ma vie, mon âme, mon homme, mon atome, ma brûlure...
Comment ai-je pu vivre avant toi? Tu me manques. Ils me manquent. Nous me manque. Le lieu de nous a suspendu sa respiration. Il redeviendra souffle quand tu ouvriras la porte...
Je t'aime.

MMD