mardi 13 février 2018

Ma lettre de la Saint Valentin, ma lettre de toi pour toi,

mon amour, mon si amour... Mon Je t'aime parait presqu'usé tellement je le porte comme une vibration en moi, tant je te l'écris et te le dis. Mais je n'ai que lui, petit mot si doux, si naïf parfois mais qui est chargé de tant d'évidences.
Oui je t'aime. Je t'aime comme au premier jour, dans ces sentiments qui s'arrondissent... Je t'aime.
Je n'ai pas une vie partagée et des milliers de souvenirs. Mais j'ai le seul souvenir, la seule mémoire, qui soient : toi.
Tu vaux toute une vie. Tu vaux tout ce qui ne s'est pas fait, les enfants que je n'ai pas déposé en tes bras, mon ventre habité, les milliers de réveils, les sommeils, les joies et les peines, les disputes et les sourires, les corps qui se cherchent, les petits soucis, les insouciances, les maladies...
Nous n'avons pas tout ça. Mais nous avons l'autre.
Et tu es mon autre. Ma vie précieuse. Mon homme.
Et de toi je possède la plus belle part : l'homme lumineux, l'homme fragile, l'homme au coeur immense. Le musicien qui entend la note parfaite, qui sait laisser l'eau envahir ses yeux. L'homme cultivé et curieux, le lecteur, le romanesque, le sensuel, le joueur.
Je t'aime, je t'aime pour tout ça, je t'aime pour plus encore, je t'aime même quand tu es en colère, même quand tu es injuste, même quand ton mal être te rend cassant. Je t'aime quand tu ris, quand tes yeux sont habités par des étoiles lumineuses.
Je t'aime quand tu replies l'espace sur nous dans un murmure soudain.
Je t'aime quand tes bras s'ouvrent aux autres, aux merveilles.
Je t'aime quand tu te fais si lointain que mon coeur s'arrête d'être.
Je t'aime pour l'amour, je t'aime pour toi.
Tu connais mes mots par coeur mais je n'ai qu'eux, poésie un peu naïve, poésie.
Tu es ma belle histoire, imparfaite mais si belle.
Un jour tes silences ont percuté mes mots perdus et mes blessures. Et, depuis, je suis femme.
J'aurais aimé que tu connaisses ce lieu sombre d'où je viens, que tu m'aies connue avant pour que tu vois ce que tu m'as aidée à devenir, pour que tu te rendes compte de l'homme bien et bon que tu es.
Sans toi je ne me serais pas enfuie de ma cage. Sans toi je n'aurais pas grandi.
Comment aurais-je pu rester emmurée alors que je t'avais retrouvé?
Comment aurais-je pu rater le rendez-vous?
Je t'ai attendu si longtemps, si longtemps.
Tu m'as posée la question, à savoir si j'étais partie parce que tu existais. J'ai répondu oui et non. Mais tu as entendu le oui, ce oui qui est la vérité. Je ne voulais pas que tu prennes ce oui pour une pression.
Il n'en est pas une. Il est juste ma vie. Mon histoire. Mon amour.
Je t'aime. Et je sais que je t'aimerai longtemps, jusqu'à mon dernier souffle.
Peut-on "désaimer"? Peut-on décider d'arrêter d'aimer?
Non et non. On aime. C'est tout. C'est tout. Et moi je t'aime.
Alors je veux te dire merci. Merci d'être. Merci d'être là dans ma vie, même si tu me manques, même si tes silences sont plus nombreux que tes présences et qu'ils sont parfois si durs à porter, si amers.
Merci parce que je sais que j'aime et que je suis aimée.
Merci d'être l'homme que tu es. Merci.
Et souviens toi, n'oublie pas ce qu'est l'amour d'une femme, l'amour désintéressé, l'amour qui ne se marchande pas, qui ne se violente pas, qui ne s'hystérise pas, qui ne commande pas, qui n'impose pas...
Souviens toi que tu es aimé dans tout ce que tu es. Mon homme magnifique. Mon homme amour.
Tu m'as dis aussi que ne savoir que m'occuper des autres était un handicap. M'occuper de toi n'est pas un handicap, c'est ma force, ma certitude tranquille que je fais ce que je dois faire, ce que j'éprouve.
M'occuper de toi est un cadeau précieux.
On s'est tellement peu occupé de toi que tu as oublié que l'autre est unique et que cet unique on aime à être là pour lui.
Je ne sais pas diriger, imposer, hurler, faire mal, exiger, amertume et colère.
Les tensions me font mal.
Je ne sais pas tout ça mais je sais une chose : il faut de la douceur et beaucoup d'amour. Il ne faut pas prendre mais offrir. Peut-être ai je tort... Je ne crois pas. Je crois au respect, à l'empathie, à la poésie, aux rires, à la douceur d'une caresse, à la langueur parfois, cette langueur simple partagée.
Je t'aime ainsi. Je t'aime et t'aimerai. Tel que tu es.
Homme mien, mon beau beau coeur, mon homme d'infini, je t'aime.
Bonne Saint Valentin mon ange, ma vie.

MMD