samedi 10 février 2018

Aimer à la déraison de toute chose, t'aimer à la déraison du coeur, t'aimer et t'aimer encore. Entendre la vibration en moi. Ne me sentir entière et heureuse que quand tu es là, quelque part, dans mes espaces.
T'aimer à la déraison d'un regard infini sur toi, ce regard qui est le mien et dont je te pare.
Être femme, entièrement femme en ton amour.
Et te regarder. Sentir que tu es, palpable, tangible, permanence, amour mien, homme mien, mon amour, mon amour.
Me vivre grande parce que tu m'aimes... M'étonner encore de ta cécité sur toi, de ta vision de toi sur toi. M'étonner que tu t'étonnes de mon amour entier pour toi, pour l'homme que tu es.
Cet homme, entier dans ses forces et dans ses faiblesses, dans ses silences, dans ses mal-être, dans ses joies, dans ses ennuis de lui, dans ses peurs et dans ses courages.
Homme mien chantonne la voix amoureuse en moi, homme mien, si mien. Si aimé, si aimé mien.
Mon homme...
Entendras-tu enfin que l'amour que j'ai pour toi est profond, non aveugle, non idéalisé? Entendras-tu que je t'aime pour toi, entièrement toi? Entendras-tu enfin que tu es intelligence, culture, musiques?
Entendras-tu que tu es aussi mon charnel, mon sensuel qui a oublié que ses mains et son corps sont désirs et plaisirs, qui a oublié tout ça parce que non désiré depuis tant d'années, laminé par le mortifère?
Tu es beau. Tu es mon tout.
Regarde moi : je ne suis rien mais en ton amour, dans ton amour, je deviens instrument de musique; je deviens une écriture; je deviens notes; je deviens grande à la hauteur du monde.
Regarde moi mon bel amour, regarde ce que tu fais d'une femme banale : tu la rends lumière en elle.
Je t'aime.
Cette nuit je t'écris désirs, je t'écris ton regard dans le jeu amoureux, je t'écris odeur tienne, je t'écris douceurs, je t'écris tes doigts qui prennent ma main, je t'écris amour et coeur, je t'écris ta voix...
Je t'écris tristesse dans tes yeux.
J'ai tes silences. J'ai tes mots. J'ai tes vagues, sentiments partagés, raison déraison...
Je t'aime.
Je t'aime mon lumineux, mon miracle.
Je suis ta compagne. Ta compagne. Et tu es mon homme d'éternité. Et je suis fière de cela.
Pour la première fois je réalise que j'aurais été fière de porter le nom d'un homme, le tien.
Si fière.
Mais je porte quelque chose d'encore plus grand qu'un nom : je te porte toi, empreinte indélébile. Je te porte toi qui m'as fait naître, qui m'a appris tant de choses, qui m'a rendue à la douceur du vivre, à la douceur d'aimer et d'être aimée. Je te porte toi, toi avec qui je vibre aux mêmes musiques, aux mêmes livres, aux mêmes films, aux mêmes rires d'enfants, aux mêmes paysages, au même rêve de mers à habiter.
Je te porte toi qui m'as offert mon corps, ma sexualité, mes désirs, mes plaisirs de toi et par toi.
Tu es aimé amour mien. Je t'aime. En tout. Pour tout. Pour le bon et pour l'amer.
Je t'aime.
Je t'aime mon oiseau encagé. Je t'aime tant. Même dans mes désespoirs soudains, même quand je pleure, même quand ma peau brûle, par-delà l'amertume du rationnel.
Il nous faut vivre. Pas seulement raisonner en "tiroirs" bien ordonnés.
Et moi j'ai décidé de vivre : je TE vis, je NOUS vis. Je vis. Merveille et merveilles.
Grâce à toi.
Je t'aime.
Et ne te laisse pas emmurer encore un peu plus dans une vie à la petite semaine qui nie tout ce que tu sais faire, tous tes talents. Toutes tes forces. Dans ta vie actuelle tu n'es pas aimé; tu n'es qu'une assurance-vie contre la solitude et le désir névrosé d'être "comme les autres". Tu n'es pas aimé; tu es malaxé, déconstruit, pas écouté, pas désiré. Mais des enfants t'aiment, toi. Toi. Et une femme t'aime, sans exiger que tu changes et te taise. Elle t'aime. Nous t'aimons, chacun à notre manière.
Tu es immense : redécouvre le. Redécouvre le.
Cette nuit tu vas habiter mon sommeil. Je vais enfouir le nez en ta peau, refermer mon bras sur toi et m'endormir dans la paix absolue et la plénitude de la femme qui est là où elle doit être : près de toi, à toi.
Tienne, tienne.
Je t'aime. Atome, mon infini d'amour. Seul l'amour existe. Important. Précieux.
Je t'aime.

MMD