jeudi 2 novembre 2017

Pourquoi, à chaque départ de toi, est-ce que j'ai cette sensation de quelque chose qui se brise en moi? Petite brisure sur d'autres petites brisures...
Pourtant tu ne pars pas d'ici ni de moi. Mais je n'arrive pas à lutter contre ça. J'ai vaincu bien des démons mais pas celui-ci.
Tu pars à nouveau et je suis cette femme qui s'est effondrée par terre, en larmes, en étouffements, après avoir laissé partir son amour, cette femme qui a fait semblant de sourire et qui a regardé son homme tourner au coin du couloir, cette femme qui pleurait en elle " laisse le partir, laisse le partir"...
Je t'aime. Te suivre du bout des doigts sur la carte du monde, t'imaginer dans tes nouvelles vies, rêver  ma présence à tes côtés, refermer la main sur une absence. Et t'aimer dans le silence de chez nous qui te raconte tant!
N'être que ces musiques qui nous construisent des émotions juste pour nous, juste pour toi et moi.
Juste pour nous. Savoir qu'elles nous appartiennent pour les moments de bonheur et les moments de pluie. Juste pour nous.
Je t'aime.
Tu vas vivre du côté où le soleil se lève. Et je serai là, du côté où le soleil se couche. Entre-deux, entre-nous.  Et mes mots lancés vers toi, mon aube, pour tenir. Et pour que tu m'entendes.
Je t'aime mon bel homme mien, ma permanence, mon charnel, mon mien, mon si doux... Je t'aime et je ne peux que refermer mes bras sur moi et me bercer dans ma mémoire.
J'ai éteint toutes les lumières et j'ai abandonné l'espace à la musique et à mes mots de toi. Notre chat dort contre moi. J'ai mal de toi. Je t'aime.
Je m'accroche à ton sourire de l'autre soir, à tes yeux, à ta voix. Je les brode autour de moi, je m'en fait un habit pour ma nuit qui s'en vient. Et je ne suis capable que de dire " Je t'aime, je t'aime, je t'aime". Je t'aime. Si tu poses mon Je t'aime à la musique tu entendras tout ce qu'il contient, tout ce qu'il essaie de te dire.
Dieu que je t'aime. Toujours cette force de mon élan vers toi, en toi. Toujours.
Tu me manques. Tu vas me manquer. Je t'aime dans ce manque, dans tous les manques. Dans ce toi que je possède sans le posséder, dans cette mémoire où tu habites, dans mes battements de coeur, dans mes désirs de toi soudains, dans mes heures qui n'en finissent pas de s'étirer.
Je t'aime.
Je t'aime dans tout ce que nous ne partageons pas, dans tout ce que nous ne vivons pas ensemble, dans tout ce nous qui est, pourtant. Je t'aime dans la fulgurance que tu m'es. Je t'aime dans l'amour fou. Je t'aime dans tout ce que nos manques rêvent de nous. Je t'aime pour ce qui viendra. Je t'aime pour le chemin vers nous. Je t'aime pour ce qui me reste à inspirer et à vivre en ce cycle. Je t'aime pour l'enfant que tu me feras dans une autre vie. Je t'aime pour ta présence. Je t'aime.
Je t'aime.
Je te musiques, je te inspirations, je te poésies, je te murmures, je te nuit mienne, je te désirs, je t'amour, je te tienne.
Je t'aime.

MMD