lundi 13 novembre 2017

Tu me manques à en crever, à ne plus pouvoir respirer parfois. Tu me manques tellement. Je me bats contre ce manque. De toutes mes forces. Mais je veux que tu me manques aussi. Car cela signifie que tu continues à marcher en moi, secondes après secondes, dans la lumière de ce qui me pousse vers toi et qui t'inscrit en moi.
Tu me dis ton manque de moi, ton vide de moi.
Nous sommes là, affamés et en manque de l'autre, cet autre qui a redessiné nos vies.
Tu me manques. Je m'ennuie loin de toi, sans toi. Il me manque ton intelligence, ta façon d'écouter, ta façon de dire. Il me manque ta sensibilité, ta manière d'effleurer, ta musique. Ta façon d'habiter un espace, d'attirer les autres vers toi et ton écoute. Ces petits trucs de toi qui ont stoppé ma fuite, qui m'ont rendue femme et femelle d'un homme. Tout ce toi qui me chavire. Tout ce toi... Ce tout de toi. Ce toi, mon homme, ma vie.
Il me manque tant de choses de toi que j'ai l'impression que ma vie s'est arrêtée et ne se borne plus qu'à l'accomplissement des gestes d'un quotidien terriblement devenu fade et banal sans toi.
Oh mon lumineux, mon si beau lumineux, mon tendre... Te voir, te toucher, m'enfermer en ta présence, me déposer à tes mains, à ta voix, à toi...  Redevenir la femme qui te regarde et qui s'émerveille encore et encore et qui t'aime à faire exploser son coeur. Redevenir le désir, le plaisir en moi, la paix de ta présence, le lâcher prise que j'éprouve avec toi, confiante, abandonnée à toi, te laissant m'emporter au bout du monde si tu le désirais...
Je rêve de choses simples, ces toutes petites choses qui sont dans ma mémoire : attendre ton réveil, partager un café, une cigarette, un regard, un silence, des rires d'enfants... Les heures qui s'arrêtent le temps de moments simples.
Je t'aime. Je t'amour fou.
Ce soir je te respire. Je me suis enfuie dans ton odeur et dans le toucher de ta peau. Tu sais comme j'aime mettre mon nez dans ton cou et t'inspirer. Alors je me suis calée là, contre toi, je m'allonge en cet endroit si doux et je nous écris. Je nous aime. Je t'aime. Je te murmure que je ne pourrai plus vivre sans toi en ma vie. Je te murmure que tu m'as rendue poésie et volonté. Je te murmure que tu es le potier et moi la glaise et que je tourne entre tes mains.
Je te dis les mots amoureux qui sont en moi. Je te raconte que chaque soir, quand le ciel le permet, j'accroche mon regard aux Pléiades. Je te raconte que pour dormir je m'enroule dans une écharpe.
Je te brode mes pensées de toi. Je te dis merci pour tous les souvenirs que tu nous as construit et offert, pour ton acharnement à ma présence, pour que nos absences à l'autre vivent dans la mémoire et permette que l'on tienne.
Je te dessine cette vie qui nous attend. Je te raconte combien j'aurais aimé avoir un enfant de toi.
Je t'offre un désir intact, à chaque fois renouvelé.
Et je t'aime. Je t'aime.
Je sais qu'il nous reste tant de balades à faire, tant de lieux où poser nos yeux, tant d'amour à vivre. Je sais des terres lointaines, des mers, des horizons... Je sais des bonheurs d'enfants heureux. Je sais qu'il nous faudra oser. Tant d'amour à faire, tant mon bel amour, tant...
Tu me manques. Je t'aime.
Je m'étiole sans toi. Je ne suis plus que mécanique du corps. Mon esprit s'est envolé. Il est dans tes lointains. Il est avec toi. Il vit dans la musique de nous, dans toutes ces musiques de nous.
Je m'étiole. Mais je t'attends. Et je t'attendrai. Je vous attendrai.
Je t'aime homme mien. Homme mien, si mien.
À nos mains qui se cherchent. À nos coeurs. À nos âmes.
Je t'aime mon compagnon, mon arpenteur de poésie, mon étoile, mes mots, mon alphabet amoureux, ma belle rencontre.
Tienne. Femme tienne. Faite pour toi, juste pour toi. À ta mesure.
À ce qui vient mon tendre... à ce qui vient. Et à ce que nous construisons. Je te porte en moi.
Ton amoureuse.
Je t'aime.


MMD