dimanche 4 mars 2018

Ce soir je m'emmitoufle dans le souvenir de toi, toute repliée sur une odeur, un geste, une perception.
Je suis là et je pense à toi. À toi qui ne m'as jamais rejetée, jamais ressentie comme étrange, malgré tout.
Je pense à la manière que tu as eu de me rapprocher de moi, de me reconnaître. Je pense à mon sentiment de plénitude quand je suis près de toi, à combien je me sens rassurée par ta présence, rassurée par le plein de ce que je reçois de toi. Rassurée...
Je t'aime homme mien. Je t'aime.
Je pense à l'homme que tu es, mon si sensible, mon roc, mon amour, ma seule voix. Et, des mois après, je te vis toujours comme mon miracle. Je sais que tu ne comprends pas toujours cela. Mais qui te voit mieux qu'une femme qui t'aime et dont tu es le regard permanent?
Tu ne te vois pas. Moi je te vois. Et j'aime ce que je vois.
Tu me manques. Tu me manques. Tu me manques.
Nous sommes le monde mon ange. Nous sommes ce qui vient. Nous sommes pareils : oser une folie, mais l'oser quand même parce qu'elle est possible, parce qu'elle est belle, parce que nous sommes encore vivants, vivants de nous, vivants de l'autre et que la médiocrité ambiante n'a pas réussi à annihiler en nous tout élan. Je t'aime parce que tu es vivant, malgré la platitude absolue, malgré l'inculture, malgré la violence perverse, malgré le non désir, le non amour. Tu es vivant. Je t'aime et l'homme que tu es est toujours là, enfoui sous des couches et des couches et tu sais encore t'émerveiller. C'est cette vibration en toi qui m'a chavirée.
Alors crois en toi pour croire en moi et en nous. Comme moi je crois en moi pour croire en toi et en nous.
Je t'aime amour mien. Je t'aime.
Cette nuit j'ai le corps en impatiences désirs. Mes mains et ma peau sont orphelines de toi. Alors je repars dans l'absolu du désir, dans le voyage vers le plaisir, dans les jeux. Aie faim de moi... Souviens-toi...
Je t'aime.

MMD