samedi 10 mars 2018

Mon tendre amour,

 L'absence n'est qu'un long long chant amoureux. Pensais-tu un jour vivre une histoire pareille, notre histoire? Pensais-tu qu'un jour une femme allait t'aimer, juste t'aimer, pour toi, cette entièreté si particulière, si douce?
T'aimer à en perdre le coeur, l'âme, la raison, la folie. T'aimer à te reconnaître comme son homme d'infini, celui pour qui elle est née et a marché tout au long de ces années. T'aimer à en vivre.
Mon bel amour, mon si bel amour, si beau, si beau. Beau dans tes gestes, beau dans tes yeux, beau dans ta bouche, beau dans tes peurs, beau dans tes élans. Si beau.
Je suis là, toujours là et tu es là, dans cet adagio de Samuel Barber que j'écoute. Après il y aura Pergolesi. Pourquoi ces 2 en particulier? Parce qu'ils sont ton émotion et ton coeur musiques.
Mes mots vers toi ont toujours eu une musique. Nous sommes musiques.
Dans nos mondes durs, nos mondes si cloisonnés, si ineptes, nous sommes là, miracle, preuve que l'amour est tout. Nous ne sommes pas les autres. Les autres ont fait mal. Ils ont été, cependant, le chemin à vivre pour que nous nous retrouvions.
Nous sommes nous, une femme et un homme face à face et qui ont lié leurs mains. Compagnons. Amants. Amours.
En tous cas c'est ainsi que je te ressens : comme mon homme, mon unique, mon amour, ma vie.
Comme mon compagnon. Comme mon âme musicienne. Comme mes mots.
Même quand tu m'écris tout s'illumine en moi. Elle est toujours là la lumière de ces couleurs. Elle est toujours là. Toujours là. Cela t'étonne-t'il? Pas moi. Moi je crois que l'amour, le profond amour, rend l'autre à sa musique et à la lumière. Me trouves-tu trop sentimentale?
Peut-être. Mais je manque tant de toi et de vous que je n'ai que mes mots pour effacer cette foutue distance, cette absence qui mord souvent.
Alors dans la musique de cette nuit, tu es assis là, sur le canapé, le chat sur tes genoux. Tu as ce geste particulier en portant ta cigarette à la bouche. Je suis bien. Je sais que je vais mettre mon nez dans ton cou et te respirer. Ton odeur je la connais par coeur. Elle m'apaise. Je l'aime. Je t'aime.
Tu es là. Le sens-tu? Me sens-tu parfois, au delà de cette absence? Me sens-tu comme moi je te sens, présence si physique?
Tout à l'heure tu vas fermer les yeux en m'embrassant, le visage un peu avancé. Et moi je vais garder les miens ouverts pour voir ce regard enfui derrière tes paupières. Cela me touche. Je vais garder les yeux ouverts avant que le désir de toi et le plaisir que tu fais naître en moi effacent toute conscience en moi qui ne soit pas ces sensations brûlantes.
Et puis, après la magie de tes mains et de ton corps, ta façon si abandonnée et en même temps qui dirige, qui ouvre, qui prend, qui donne, il y aura ce temps des silences alanguis, tes bras autour de moi.
Et je serai là, femme tienne, femme d'un homme magnifique, femme heureuse, femme heureuse.
Femme tienne.
Nous allons la vivre notre histoire particulière. Nous allons la vivre et ne pas la laisser mourir.
Nous allons la vivre. Moi j'y crois intensément.
Je t'aime. Je t'aime.
Homme mien, mon amour, sais-tu que je regarde les images de nous tous les jours, le soir dans mon lit avant de m'endormir? Sais-tu cela? Puis je mets ton écharpe autour de mon cou et, ainsi, je peux m'endormir.
Et que j'écoute tous les jours des musiques de nous et que j'en ai les larmes aux yeux?
Heureuse de t'aimer et d'être aimée par toi. Homme immense. Mon homme amour.
Peut-être un jour nous oseras-tu. Peut-être que non. Même si cela me fait mal, ce non, qu'importe. Je t'aime. Tu n'es pas interchangeable. Tu n'es pas un objet. Tu es MON amour. Mon seul amour qui puisse être. Alors oui, qu'importe le manque et la douleur, la colère parfois. Je t'aimerai encore et encore. Comment pourrais-je faire autrement, dis moi? Peut-on aimer et désaimer? T'aimer et te désaimer? Non.
Tienne. Et dans la plénitude de mon appartenance à toi.
Tu me manques. Vous me manquez. Cruellement.
Je t'aime.

MMD