Tu ouvres le regard
je ferme les yeux
Les paupières ne sont que mots de l'aube
( et les bateaux s'endorment à la nuit
La marée et les silences)
Tu fermes le regard
j'ouvre mes yeux
Au bout, tout au bout, tout au bout
au bout de la terre, au début de l'eau,
je lis tes yeux en mon regard fermé
Je compte les mots et la note unique
Peut-être est-ce ainsi que l'on aime...
Mariem mint DERWICH
lundi 22 juillet 2019
jeudi 13 juin 2019
Ma belle histoire,
Je ne voudrais n'être que ce corps tournoyant, ma main en la tienne et ta paume que je dessine en moi, que je remplis de petits grains de sable, ceux de la mémoire, ceux qui s'endormaient au soleil sur tes chevilles là-bas, quand tout l'horizon entra en mes yeux. Au bord d'une île, au bout du monde, dans le dernier soleil avant la mer....
Je ne voudrais n'être que la brume de tes yeux soudain enfouis en les miens, aquarelle étrange et douce qui raconte un homme dans toute sa vulnérabilité.
Je ne voudrais n'être que ma tête sur ta poitrine, quand tu murmurais tes vies et que je m'accrochais à ton odeur de peur de m'envoler, de disparaître de tant de bonheur et de tant de peurs aussi, quand quelque chose lâchait en moi, se dénouait, redevenait humain et non plus pierres et déserts.
N'être, naître, renaître... vivre.
Et toi en bord de moi, en morceau de moi, en particule unique, en mots sur mon âme.
Tu es ma diagonale de l'absence et de l'amour et je respire ainsi, pointillé arc-bouté à une mémoire.
Tu es ma diagonale de l'absence et de l'amour, et du désir et de mon monde devenu duel : ta peau, ma peau. Tes yeux, mes yeux. Ton coeur et mon battement infini.
Ma diagonale amoureuse...
Et, soudain, je ferme les yeux sur un sourire de toi si beau, si émerveillé, si amoureux, si étonné...quand tu redécouvrais la puissance de la vague.
Ma diagonale amoureuse...
À jamais ancrée en moi, à jamais tatouée sur mes mots...
Et alors un Je t'aime devient l'essentiel.
MMD
Je ne voudrais n'être que la brume de tes yeux soudain enfouis en les miens, aquarelle étrange et douce qui raconte un homme dans toute sa vulnérabilité.
Je ne voudrais n'être que ma tête sur ta poitrine, quand tu murmurais tes vies et que je m'accrochais à ton odeur de peur de m'envoler, de disparaître de tant de bonheur et de tant de peurs aussi, quand quelque chose lâchait en moi, se dénouait, redevenait humain et non plus pierres et déserts.
N'être, naître, renaître... vivre.
Et toi en bord de moi, en morceau de moi, en particule unique, en mots sur mon âme.
Tu es ma diagonale de l'absence et de l'amour et je respire ainsi, pointillé arc-bouté à une mémoire.
Tu es ma diagonale de l'absence et de l'amour, et du désir et de mon monde devenu duel : ta peau, ma peau. Tes yeux, mes yeux. Ton coeur et mon battement infini.
Ma diagonale amoureuse...
Et, soudain, je ferme les yeux sur un sourire de toi si beau, si émerveillé, si amoureux, si étonné...quand tu redécouvrais la puissance de la vague.
Ma diagonale amoureuse...
À jamais ancrée en moi, à jamais tatouée sur mes mots...
Et alors un Je t'aime devient l'essentiel.
MMD
mardi 23 avril 2019
La robe
Il y a au fond de l'âme mille ruisseaux
(Mais qui es-tu ?)
Il y a au fond de l'âme mille ruisseaux
ils ont pourtant lavé de sang ma robe
ma robe
mes jambes
Je n'ai pas parlé
Il y a au fond de l'âme mille ruisseaux
et une voix
et mille voix
une voix pour chaque langue disparue
ils ont lavé de sang ma robe
ma robe
mes jambes
Je n'ai pas crié
Il y a au fond de l'âme mille ruisseaux
et mon corps
corps de ma mère
corps des mères de ma mère
l'enfantement infini
le bleu du ciel
l'amour
le sucre et le thé
le sourire d'un enfant poussière
une prière
des murs blancs dans le soleil
un livre et une pensée
un phare et une étoile
Il y a au fond de mon âme mille ruisseaux
(et une robe brodée de vents)
Mais au bout du fusil des juges
le monde est vide
Mariem mint DERWICH
(Mais qui es-tu ?)
Il y a au fond de l'âme mille ruisseaux
ils ont pourtant lavé de sang ma robe
ma robe
mes jambes
Je n'ai pas parlé
Il y a au fond de l'âme mille ruisseaux
et une voix
et mille voix
une voix pour chaque langue disparue
ils ont lavé de sang ma robe
ma robe
mes jambes
Je n'ai pas crié
Il y a au fond de l'âme mille ruisseaux
et mon corps
corps de ma mère
corps des mères de ma mère
l'enfantement infini
le bleu du ciel
l'amour
le sucre et le thé
le sourire d'un enfant poussière
une prière
des murs blancs dans le soleil
un livre et une pensée
un phare et une étoile
Il y a au fond de mon âme mille ruisseaux
(et une robe brodée de vents)
Mais au bout du fusil des juges
le monde est vide
Mariem mint DERWICH
lundi 8 avril 2019
Mot...
Chaque mot est un tatouage
épaule nue
main ouverte
paupières et peau
Chaque mot est un tatouage
Avant l'ici, avant le maintenant,
qu'y avait-il?
Avant le début du cri
j'ai pris la route
accrochée à un mot
Avant l'hier et avant l'avant
Chaque mot volé à la route
tes yeux pour encre
- je t'aime -
Chaque mot est un tatouage
Non, me murmures-tu,
Chaque mot est une voile
Mariem mint DERWICH
épaule nue
main ouverte
paupières et peau
Chaque mot est un tatouage
Avant l'ici, avant le maintenant,
qu'y avait-il?
Avant le début du cri
j'ai pris la route
accrochée à un mot
Avant l'hier et avant l'avant
Chaque mot volé à la route
tes yeux pour encre
- je t'aime -
Chaque mot est un tatouage
Non, me murmures-tu,
Chaque mot est une voile
Mariem mint DERWICH
mercredi 3 avril 2019
Aube
Entre un phare et moi
un chemin herbes mouillées raconte le petit matin
Je m'habille de sable et de sel
de bois sous mes pieds
Un oiseau strie le ciel
Dis lui, dis lui, dis lui les terres infinies
Dis lui que la mer vit en nos mains
Dis lui que l'on meurt au bord d'une bouche
Dis lui la marque d'un pied dans une marée qui monte
Dis lui qu'entre un phare et moi
un chemin herbes mouillées raconte le petit matin
Plénitude
Mariem mint DERWICH
un chemin herbes mouillées raconte le petit matin
Je m'habille de sable et de sel
de bois sous mes pieds
Un oiseau strie le ciel
Dis lui, dis lui, dis lui les terres infinies
Dis lui que la mer vit en nos mains
Dis lui que l'on meurt au bord d'une bouche
Dis lui la marque d'un pied dans une marée qui monte
Dis lui qu'entre un phare et moi
un chemin herbes mouillées raconte le petit matin
Plénitude
Mariem mint DERWICH
(En miroir..)
Je me suis noyée dans le jour.
Je dors.
Je te regarde.
J'ai enroulé l'algue à mon poignet
Simplicité
Mariem mint DERWICH
Je dors.
Je te regarde.
J'ai enroulé l'algue à mon poignet
Simplicité
Mariem mint DERWICH
mardi 2 avril 2019
Tableau
Tu dors
Je te regarde
Une seconde vient de s'écouler
Une algue s'enroule au cou du monde
Le bonheur est un grain de sable
endormi sur ta cheville
Tu dors
Je t'aime
Simplicité
Mariem mint DERWICH
Je te regarde
Une seconde vient de s'écouler
Une algue s'enroule au cou du monde
Le bonheur est un grain de sable
endormi sur ta cheville
Tu dors
Je t'aime
Simplicité
Mariem mint DERWICH
samedi 30 mars 2019
B., l'homme sans terre...
Que restera t'il du monde arabe
quand la Palestine sera morte?
Qui écrit l'histoire, dis moi, qui écrit l'histoire?
Où la honte est-elle tapie?
Dans les fusils des soldats
dans les yeux qui se ferment
sur la terre lointaine
Dans le silence de ceux qui s'indignent en détournant la tête?
Que restera t'il du monde arabe
et de l'âme des fontaines et des oliviers?
Qui écrit l'histoire, dis moi, qui écrit l'histoire?
Qui écrit le ciel sous les bombes des avions?
Dis moi, que restera t'il de notre âme, dis moi?
Qui dessine la terre et les maisons et les bulldozers?
Tu déposes tes yeux en mes mains
tu me racontes que tu es fils d'une terre sans terre
tu pleures
Qui écrit l'histoire, tu me dis, qui écrit l'histoire?
Qu'écriront ils sur ma tombe
moi sorti du ventre de ma mère
numéro sur une feuille
qu'écriront ils sur ma tombe
moi qui n'ai pas de papier?
Que restera t'il du monde arabe
quand la Palestine aura disparu?
Qui écrit l'histoire, dis moi, qui écrit l'histoire?
Où sont les oliviers de mon grand-père
la voix de Mahmoud Darwish
le parfum des petits matins
le rire des enfants?
Que restera t'il du monde arabe, dis moi, dis moi,
quand la honte aura éteint le monde?
Que restera t'il du monde arabe
à moi qui n'ai pas de nom?
Qui écrit l'histoire, dis moi, dis moi ?
Qui écrit le sang et la douleur?
Que restera t'il du monde arabe hormis la honte?
Dis moi, dis moi, qui écrit mon histoire?
Dis leur que je suis fils sans terre, sans nuages, sans ciel
Dis leur...
Dis moi, dis moi, qui écrit mon histoire?
Qui dira mon nom, dis moi?
Dis moi...
Mariem mint DERWICH
quand la Palestine sera morte?
Qui écrit l'histoire, dis moi, qui écrit l'histoire?
Où la honte est-elle tapie?
Dans les fusils des soldats
dans les yeux qui se ferment
sur la terre lointaine
Dans le silence de ceux qui s'indignent en détournant la tête?
Que restera t'il du monde arabe
et de l'âme des fontaines et des oliviers?
Qui écrit l'histoire, dis moi, qui écrit l'histoire?
Qui écrit le ciel sous les bombes des avions?
Dis moi, que restera t'il de notre âme, dis moi?
Qui dessine la terre et les maisons et les bulldozers?
Tu déposes tes yeux en mes mains
tu me racontes que tu es fils d'une terre sans terre
tu pleures
Qui écrit l'histoire, tu me dis, qui écrit l'histoire?
Qu'écriront ils sur ma tombe
moi sorti du ventre de ma mère
numéro sur une feuille
qu'écriront ils sur ma tombe
moi qui n'ai pas de papier?
Que restera t'il du monde arabe
quand la Palestine aura disparu?
Qui écrit l'histoire, dis moi, qui écrit l'histoire?
Où sont les oliviers de mon grand-père
la voix de Mahmoud Darwish
le parfum des petits matins
le rire des enfants?
Que restera t'il du monde arabe, dis moi, dis moi,
quand la honte aura éteint le monde?
Que restera t'il du monde arabe
à moi qui n'ai pas de nom?
Qui écrit l'histoire, dis moi, dis moi ?
Qui écrit le sang et la douleur?
Que restera t'il du monde arabe hormis la honte?
Dis moi, dis moi, qui écrit mon histoire?
Dis leur que je suis fils sans terre, sans nuages, sans ciel
Dis leur...
Dis moi, dis moi, qui écrit mon histoire?
Qui dira mon nom, dis moi?
Dis moi...
Mariem mint DERWICH
mercredi 27 mars 2019
Fractales
Une absence
miettes, doigts perdus sur un livre
mes nuits
puzzles
Émietter un mot
un mot après l'autre
dépouiller jusqu'au bruit
- une absence est un silence lancé aux vents -
fermer sa langue
froisser un foulard
- ton absence est un silence lancé aux vents -
Au bout du monde
un grain de sable
mes aubes
Plus de corps
mains ouvertes
S'allonger aux frontières
terres mers déserts
semer des gestes
fractales, lumières
Compter dans le noir
retenir son souffle
le coeur écrit un battement
chiffres magies d'une femme absence
fractales, le mur
fractales, le mur
La nuit vient de balbutier
- absence, silence, vents -
J'émiette une absence
je construis ma maison de la côte
j'allume la lampe
pour qu'un voyageur habite un chemin du retour
J'ouvre le livre des voiles
La mer monte
Silence, vents
Mariem mint DERWICH
miettes, doigts perdus sur un livre
mes nuits
puzzles
Émietter un mot
un mot après l'autre
dépouiller jusqu'au bruit
- une absence est un silence lancé aux vents -
fermer sa langue
froisser un foulard
- ton absence est un silence lancé aux vents -
Au bout du monde
un grain de sable
mes aubes
Plus de corps
mains ouvertes
S'allonger aux frontières
terres mers déserts
semer des gestes
fractales, lumières
Compter dans le noir
retenir son souffle
le coeur écrit un battement
chiffres magies d'une femme absence
fractales, le mur
fractales, le mur
La nuit vient de balbutier
- absence, silence, vents -
J'émiette une absence
je construis ma maison de la côte
j'allume la lampe
pour qu'un voyageur habite un chemin du retour
J'ouvre le livre des voiles
La mer monte
Silence, vents
Mariem mint DERWICH
samedi 23 mars 2019
Nuit du bord du monde
Au bord du monde
Une femme
compte les étoiles dans l'eau
Et la nuit s'allume
Arpenteurs d'infinis
Ma bouche à tes silences
Ne dis rien,
je dors en ta paume
Un mot émiette l'absence
Ne dis rien,
je dors en ta paume,
je compte les étoiles dans l'eau
Et la nuit s'allume
Mariem mint DERWICH
Une femme
compte les étoiles dans l'eau
Et la nuit s'allume
Arpenteurs d'infinis
Ma bouche à tes silences
Ne dis rien,
je dors en ta paume
Un mot émiette l'absence
Ne dis rien,
je dors en ta paume,
je compte les étoiles dans l'eau
Et la nuit s'allume
Mariem mint DERWICH
jeudi 21 mars 2019
dimanche 17 mars 2019
La première nuit du monde...
Une musique pour les nuages
et une musique pour le ciel
une musique pour la femme
une musique pour l'homme
une portée qui s'écrit soudain plurielle
L'heure des oiseaux qui rejoignent la mer
le vent salé
le mouillé sur la peau
la première étoile
la première nuit
la dernière nuit
Un phare s'éveille
Mouvement de la vague qui monte
marées
forêts marines
Et une prière pour l'horizon qui s'habille de pourpre
Une main immense posée sur mes yeux
une voix qui s'enroue dans une note
le bout du monde gouté à une bouche
l'argent d'une étoile
L'heure muette du vol de ceux qui sont libres
l'heure marine
l'heure des terres et des ports
l'heure sans temps
Un silence prend la couleur des histoires du fond de la mer
La nuit balbutie le battement de coeur d'un phare
Pénombre vivante
mes yeux battent la mesure de l'instant qui s'est arrêté
ils écrivent les mots et la musique
Un homme s'est endormi
il rêve qu'il vole
il rêve une voile si infinie qu'il ne reviendrait plus de derrière l'horizon
arpenteur et homme debout
il rêve pour que ma main se pose à sa respiration
Un phare danse une nuit, le présent et l'éternité
il n'a pas de passé
il ne bat que de l'avenir de la seconde qui s'en vient
l'homme de la mer ne vit pas l'avant
il est né pour la seconde contenue dans la seconde
L'heure intime
Grands larges
temps muet
temps du voyage
temps de l'épure
Le chant de la mer a effacé l'horloge
Un homme et une femme dorment
C'est la première nuit du monde.
Mariem mint DERWICH
et une musique pour le ciel
une musique pour la femme
une musique pour l'homme
une portée qui s'écrit soudain plurielle
L'heure des oiseaux qui rejoignent la mer
le vent salé
le mouillé sur la peau
la première étoile
la première nuit
la dernière nuit
Un phare s'éveille
Mouvement de la vague qui monte
marées
forêts marines
Et une prière pour l'horizon qui s'habille de pourpre
Une main immense posée sur mes yeux
une voix qui s'enroue dans une note
le bout du monde gouté à une bouche
l'argent d'une étoile
L'heure muette du vol de ceux qui sont libres
l'heure marine
l'heure des terres et des ports
l'heure sans temps
Un silence prend la couleur des histoires du fond de la mer
La nuit balbutie le battement de coeur d'un phare
Pénombre vivante
mes yeux battent la mesure de l'instant qui s'est arrêté
ils écrivent les mots et la musique
Un homme s'est endormi
il rêve qu'il vole
il rêve une voile si infinie qu'il ne reviendrait plus de derrière l'horizon
arpenteur et homme debout
il rêve pour que ma main se pose à sa respiration
Un phare danse une nuit, le présent et l'éternité
il n'a pas de passé
il ne bat que de l'avenir de la seconde qui s'en vient
l'homme de la mer ne vit pas l'avant
il est né pour la seconde contenue dans la seconde
L'heure intime
Grands larges
temps muet
temps du voyage
temps de l'épure
Le chant de la mer a effacé l'horloge
Un homme et une femme dorment
C'est la première nuit du monde.
Mariem mint DERWICH
mercredi 13 mars 2019
Mon si lumière, mon si frisson,
mon écriture repart ce soir en des nuits où dans ton sommeil tu te retournais soudain et ton corps qui bordait mon monde. Et moi les yeux ouverts à écouter ta chaleur, surtout ne pas bouger, ne pas rompre la magie de ta main sur ma peau et ton sommeil pour horizon.
Rester immobile pour garder ton souffle en ma nuque, l'arrondi de ton corps au mien, le léger tempo de ta respiration. Être sensible à tout, entendre chaque soupir de la maison, le grain feutré de l'air dehors qui s'endort dans la brume venue du large, la fraicheur sur ma peau, la lumière qui balaie la chambre, toi qui dors contre moi.
Dans ma tête une autre page tourne, elle ouvre sur une plage où je suis bien. Je suis dans la rondeur amoureuse et dans la plénitude. Je ne bouge pas : je n'ai jamais connu ceci, cette harmonie douce, ta grande main d'homme mien posée sur ma peau.... Je n'ai jamais connu cela... Comment ai je vécu sans ces nuits où tu dors près de moi, le monde accroché aux fenêtres, à l'obscurité pâle de ces nuits de là bas ? Comment ai je pu penser que je vivais alors?
Ce soir je suis toute repliée en ta main et ton bras qui se fait lourd sur mon bras... Et j'aimerais qu'il soit encore plus lourd, qu'il m'enfouisse en toi, qu'il ne me laisse pas partir, qu'il se tatoue à ma peau. Je suis bien en ton bras qui me tient, ton bras qui me dit que je suis tienne. Je ne suis pas de ces gens qui parlent d'indépendance ou autre. Moi je t'aime en me sentant tienne, absolument tienne, t'appartenant parce que j'ai choisi de t'appartenir et que cela me rend heureuse. Tu ne me tiens pas prisonnière : tu me retiens en toi, en nous. Et cela n'est pas prison. Cela est amour.
Cette nuit je suis en nous, là où l'odeur de sel et l'odeur de l'herbe mouillée s'allongent en la pénombre habitée par une lumière amante. Je suis en nous et je t'écoute dormir en ma peau. Et j'écoute mon coeur qui est en paix, la certitude que je suis enfin chez moi en ce bras qui me tient.
Cette nuit je suis femme arrivée au bout de la route. Rien d'autre n'existe que la poésie en moi, celle qui te parle sans paroles, celle qui parle à ton sommeil. Je prends ta main endormie en ma main, le dur des phalanges, la douceur de la peau, la moiteur, le délié de ta si belle main d'homme, ta main de bâtisseur, ta main amour, ta main aux autres, ta main à moi....
Je suis bien, si bien... Je peux laisser la nuit me prendre : tu es là, tu me protèges, je t'aime, tu m'aimes en ton corps endormi au mien, mon homme chaud, chaud, lumineux....
Je t'aime.
Une dernière fois mes paupières ouvertes pour graver en ma mémoire une nuit du bout du monde en la tendresse amour d'un homme mien...
Puis t'emporter en mon sommeil...
Tu vis pour l'infini en mes sommeils, pour l'infini... Je ne respire que dans cette mémoire : tu y es...
Je t'aime.
MMD
Rester immobile pour garder ton souffle en ma nuque, l'arrondi de ton corps au mien, le léger tempo de ta respiration. Être sensible à tout, entendre chaque soupir de la maison, le grain feutré de l'air dehors qui s'endort dans la brume venue du large, la fraicheur sur ma peau, la lumière qui balaie la chambre, toi qui dors contre moi.
Dans ma tête une autre page tourne, elle ouvre sur une plage où je suis bien. Je suis dans la rondeur amoureuse et dans la plénitude. Je ne bouge pas : je n'ai jamais connu ceci, cette harmonie douce, ta grande main d'homme mien posée sur ma peau.... Je n'ai jamais connu cela... Comment ai je vécu sans ces nuits où tu dors près de moi, le monde accroché aux fenêtres, à l'obscurité pâle de ces nuits de là bas ? Comment ai je pu penser que je vivais alors?
Ce soir je suis toute repliée en ta main et ton bras qui se fait lourd sur mon bras... Et j'aimerais qu'il soit encore plus lourd, qu'il m'enfouisse en toi, qu'il ne me laisse pas partir, qu'il se tatoue à ma peau. Je suis bien en ton bras qui me tient, ton bras qui me dit que je suis tienne. Je ne suis pas de ces gens qui parlent d'indépendance ou autre. Moi je t'aime en me sentant tienne, absolument tienne, t'appartenant parce que j'ai choisi de t'appartenir et que cela me rend heureuse. Tu ne me tiens pas prisonnière : tu me retiens en toi, en nous. Et cela n'est pas prison. Cela est amour.
Cette nuit je suis en nous, là où l'odeur de sel et l'odeur de l'herbe mouillée s'allongent en la pénombre habitée par une lumière amante. Je suis en nous et je t'écoute dormir en ma peau. Et j'écoute mon coeur qui est en paix, la certitude que je suis enfin chez moi en ce bras qui me tient.
Cette nuit je suis femme arrivée au bout de la route. Rien d'autre n'existe que la poésie en moi, celle qui te parle sans paroles, celle qui parle à ton sommeil. Je prends ta main endormie en ma main, le dur des phalanges, la douceur de la peau, la moiteur, le délié de ta si belle main d'homme, ta main de bâtisseur, ta main amour, ta main aux autres, ta main à moi....
Je suis bien, si bien... Je peux laisser la nuit me prendre : tu es là, tu me protèges, je t'aime, tu m'aimes en ton corps endormi au mien, mon homme chaud, chaud, lumineux....
Je t'aime.
Une dernière fois mes paupières ouvertes pour graver en ma mémoire une nuit du bout du monde en la tendresse amour d'un homme mien...
Puis t'emporter en mon sommeil...
Tu vis pour l'infini en mes sommeils, pour l'infini... Je ne respire que dans cette mémoire : tu y es...
Je t'aime.
MMD
mardi 12 mars 2019
Je t'amour mémoire.
Poser une lettre après l'autre et un paysage devient multiples des mondes, un monde en un monde, un monde qui ouvre un monde intérieur; poser un accent sur des rochers, une virgule sur un ciel de fin de jour, des points pour suivre les chemins des grands oiseaux, déchirer l'air, l'ouvrir à tous les vents, petits papiers odorants et une marée qui monte...
Écrire les espaces. Les porter. Une mémoire est ma maison, j'ouvre les fenêtres, j'accroche un souvenir aux murs transparences, je froisse les draps d'un lit pour que des fantômes endormis s'en aillent au bout de leurs sommeils attraper le soleil rouge qui lève les jours dans les brumes de la mer, je dessine une musique, j'écris une lettre qui ne partira jamais, j'endors un enfant en ma voix et mes bras, je parsème sa nuit à venir d'histoires et je le berce entre les pages d'un livre, j'essaime un désordre familier, je range des chaussures qui racontent les chemins de la côte, les voyages lointains, la parole de la terre, le mouillé des herbes sous la semelle, le sable enfoui, le salé des algues, le moiré somptueux de l'eau mer et le pied arpenteur qui va toujours plus loin. Je laisse la porte de ma mémoire maison ouverte pour que les étoiles y entrent la nuit et s'enfuient aux petits matins rosée, je traverse un jardin doucement, petits pas, petits pas, je prends un livre en mes mains, j'écris l'odeur du café et l'amertume sucrée sur la langue. Je déroule mes doigts à ta peau, doucement - ne pas effrayer le frisson soudain - je laisse la trace fugitive d'un mot d'amour en ta paume pour que tu laisses s'envoler le petit mot aimant au gré des paysages et que je le rattrape à ta main qui, soudain, reprend la mienne, le doux, le puissant de 2 mains qui s'aiment...
Dans ma mémoire maison je marche doucement et j'écoute les murs... Il faut entendre. Il faut entendre car, bientôt, mes yeux seront aveugles et ne me resteront que les murmures.
La mémoire se fait soudain sons... Les sons touchers, les sons rires, les sons soupirs, les sons silences, les sons aimer, les sons mots et les sons peau...
Je te regarde dormir dans ma mémoire maison, je te sens de tous mes regards amants, j'en fais des mots à poser à ta bouche pour qu'un jour tu te souviennes que tu es poésies et qu'il suffit de s'aimer pour libérer la beauté en nous. Je te regarde dormir. Le monde a retrouvé son axe dans les grandes ondes de mon coeur. Mouvances et ta respiration apaisée. Et moi qui dénoue la statue de pierre, moi qui apprend qu'un homme endormi dans le calme d'une après midi douce m'est port, abri, tendresse, lien, ancre, charnel, vivant, si vivant derrière ses yeux fermés et dans le battement lent de sa respiration.
Je te regarde dormir. Ma mémoire maison est voilier dans l'immensité d'un homme et d'une femme qui s'aiment. Autour de nous la mer. Nous sommes alors devenus phare, ce phare qui nous attendait depuis tant de temps, qui a regardé l'horizon sans faiblir, défiant tempêtes et nuages, pour que nous trouvions le chemin de lui et nous rende à nous, à l'autre. Nous sommes devenus ce phare et sa lumière. Ce phare qui m'a appelée depuis tellement et tellement, tant et tant et que je cherchais à travers les histoires de mer que j'écoutais alors... J'étais en route vers lui et vers toi. Pour ma mémoire maison, pour qu'une histoire d'amour redevienne vie et vérité.
Je te regarde dormir et ta femme du bout du monde respire soudain femme ancrée.
Je deviens immobilité. Enfin. Enfin... Je suis en vie et tu es là.
Dehors, dedans.... Et nous... Une femme et son homme.
Je t'aime.
MMDERWICH
Écrire les espaces. Les porter. Une mémoire est ma maison, j'ouvre les fenêtres, j'accroche un souvenir aux murs transparences, je froisse les draps d'un lit pour que des fantômes endormis s'en aillent au bout de leurs sommeils attraper le soleil rouge qui lève les jours dans les brumes de la mer, je dessine une musique, j'écris une lettre qui ne partira jamais, j'endors un enfant en ma voix et mes bras, je parsème sa nuit à venir d'histoires et je le berce entre les pages d'un livre, j'essaime un désordre familier, je range des chaussures qui racontent les chemins de la côte, les voyages lointains, la parole de la terre, le mouillé des herbes sous la semelle, le sable enfoui, le salé des algues, le moiré somptueux de l'eau mer et le pied arpenteur qui va toujours plus loin. Je laisse la porte de ma mémoire maison ouverte pour que les étoiles y entrent la nuit et s'enfuient aux petits matins rosée, je traverse un jardin doucement, petits pas, petits pas, je prends un livre en mes mains, j'écris l'odeur du café et l'amertume sucrée sur la langue. Je déroule mes doigts à ta peau, doucement - ne pas effrayer le frisson soudain - je laisse la trace fugitive d'un mot d'amour en ta paume pour que tu laisses s'envoler le petit mot aimant au gré des paysages et que je le rattrape à ta main qui, soudain, reprend la mienne, le doux, le puissant de 2 mains qui s'aiment...
Dans ma mémoire maison je marche doucement et j'écoute les murs... Il faut entendre. Il faut entendre car, bientôt, mes yeux seront aveugles et ne me resteront que les murmures.
La mémoire se fait soudain sons... Les sons touchers, les sons rires, les sons soupirs, les sons silences, les sons aimer, les sons mots et les sons peau...
Je te regarde dormir dans ma mémoire maison, je te sens de tous mes regards amants, j'en fais des mots à poser à ta bouche pour qu'un jour tu te souviennes que tu es poésies et qu'il suffit de s'aimer pour libérer la beauté en nous. Je te regarde dormir. Le monde a retrouvé son axe dans les grandes ondes de mon coeur. Mouvances et ta respiration apaisée. Et moi qui dénoue la statue de pierre, moi qui apprend qu'un homme endormi dans le calme d'une après midi douce m'est port, abri, tendresse, lien, ancre, charnel, vivant, si vivant derrière ses yeux fermés et dans le battement lent de sa respiration.
Je te regarde dormir. Ma mémoire maison est voilier dans l'immensité d'un homme et d'une femme qui s'aiment. Autour de nous la mer. Nous sommes alors devenus phare, ce phare qui nous attendait depuis tant de temps, qui a regardé l'horizon sans faiblir, défiant tempêtes et nuages, pour que nous trouvions le chemin de lui et nous rende à nous, à l'autre. Nous sommes devenus ce phare et sa lumière. Ce phare qui m'a appelée depuis tellement et tellement, tant et tant et que je cherchais à travers les histoires de mer que j'écoutais alors... J'étais en route vers lui et vers toi. Pour ma mémoire maison, pour qu'une histoire d'amour redevienne vie et vérité.
Je te regarde dormir et ta femme du bout du monde respire soudain femme ancrée.
Je deviens immobilité. Enfin. Enfin... Je suis en vie et tu es là.
Dehors, dedans.... Et nous... Une femme et son homme.
Je t'aime.
MMDERWICH
dimanche 10 mars 2019
Dérives...
Pour t'aimer
je dépouille ma peau
mon visage et ma bouche et mes mains
j'effeuille mes yeux, aveugle pour te voir
je rends l'eau aux sables
je tords les temps
la fin est commencement
temps du rien
temps du tout
temps mon homme
le commencement est perpétuité
Je redeviens jeune fille
khôl, parfums, soie, jambes, flancs, seins, odeurs
Je suis fière, je suis la pluie, je suis bateau
Je suis métisse ta peau, je suis métisse ton corps
Je tresse mes désirs, je tresse l'amour
en cheveux étalés sur une lettre infinie
Je lave mon sang
je quitte mon père
je deviens mes mères et les mères de mes mères
je suis la note sur une corde
tribu perdue, la voix du poète
soleil blanc, soleil ta bouche
soleil mon amour
Pour t'aimer
j'invente une terre, îles mers, îles dunes
je dépose mes fatigues
Je suis cette femme qui court
bras ouverts sur les larges
Elle court pour t'aimer
avant la fin des jours
avant la mort des étoiles
soleil rouge, soleil noir
verticale de mon ventre
ombre de ta silhouette
l'ombre de l'ombre
l'ombre et la lumière
après les vents
ta voix
brûlures, béances
morceaux de moi
dérive des mots
folie sagesse
mon amour, mon amour
je suis celle-là et celle-ci
mon amour, mon amour
Pour t'aimer
je m'éveille nom
nom tes mains, nom ton rire
nom de moi
Je t'écris
Mariem mint DERWICH
Reprendre ma lettre d'un bord de moi, d'un bord de nous, dans la tendresse paresseuse d'une fin d'après midi.
La reprendre pour qu'une mémoire se fasse lumières. Raconter la douleur du vide mais aussi la plénitude du sentiment amoureux. Raconter que je t'aime. Même dans cette petite fissure en moi.
Écrire parce que nous sommes aussi écriture, une femme et son homme dessinés à l'infini des mots et de la poésie.
Repartir sur le chemin de l'absence présence, dans ce qui bouge en moi. Dans ce toi qui m'habite.
Redire ma prière amante.
Pour tes yeux posés dessus, pour mes doigts qu'ils effleurent. T'aimer ainsi. Comme je t'aime depuis tant de temps, familiarité amoureuse. Je t'aime.
Briser le manque. Je t'aime dans ce manque, même si cela me fait mal. Je t'aime même quand je ressens parfois de la colère envers toi.
T'aimer aussi dans l'impatience.
Je t'aime. En tant qu'homme mien, gardienne de nous, gardienne de ce qui fut et de ce qui est.
Peut être te rendre aux rêves. À toi.
Homme mien.
Mariem mint DERWICH
La reprendre pour qu'une mémoire se fasse lumières. Raconter la douleur du vide mais aussi la plénitude du sentiment amoureux. Raconter que je t'aime. Même dans cette petite fissure en moi.
Écrire parce que nous sommes aussi écriture, une femme et son homme dessinés à l'infini des mots et de la poésie.
Repartir sur le chemin de l'absence présence, dans ce qui bouge en moi. Dans ce toi qui m'habite.
Redire ma prière amante.
Pour tes yeux posés dessus, pour mes doigts qu'ils effleurent. T'aimer ainsi. Comme je t'aime depuis tant de temps, familiarité amoureuse. Je t'aime.
Briser le manque. Je t'aime dans ce manque, même si cela me fait mal. Je t'aime même quand je ressens parfois de la colère envers toi.
T'aimer aussi dans l'impatience.
Je t'aime. En tant qu'homme mien, gardienne de nous, gardienne de ce qui fut et de ce qui est.
Peut être te rendre aux rêves. À toi.
Homme mien.
Mariem mint DERWICH
La baleine bleue...
Une petite fille murmure à une femme
les contes de la baleine bleue
contes des infantes perdues
poétique des profondeurs marines
phares du bord du monde
les étoiles inversées
les jambes qui battent les aubes crépuscules
et les mains prières amantes
Elle chuchote qu'il faut laisser le ciel aux goélands
les bateaux aux marées
les corps aux vents qui battent les côtes
les yeux aux coeurs
le bleu à la baleine qui trame la mer
une femme à un homme
- ma bouche au creux de ta main -
Le monde déborde en des lointains
À un chemin de landes et de voiles
une femme écrit sur un corps
bouts de bois assemblés
lettres tremblantes
à l'épaule caresser l'alphabet
le mot d'amour
et le chant de la baleine bleue
- je marche -
Je marche pour qu'un phare vive
- je marche -
Nomade du bout du monde
j'encre mon regard à l'horizon
j'ancre mon regard à la mémoire
pour que la baleine bleue
en ses voyages lointains
dessine tous les bleus des notes amoureuses
les bleus indigos
les bleus de l'eau
pour qu'une baleine bleue dépose en l'homme
du bout du monde
la lettre d'une amante
la lettre bleue
- un phare m'attend, gardien de l'éphémère -
Nous sommes...
Mariem mint DERWICH
jeudi 28 février 2019
Conte d'une nuit bleue...
Le soleil se couche
la nuit s'en vient
là où ta voix
lie la bruyère et l'eau
ma peau et le vent
le bleu et le blanc
la roche et l'algue
tes yeux à mes mains
ma bouche à la musique
et mon corps devenu voiles
Simplicité du mot
et toi qui dors dans le soleil
- l'herbe voyage
dans le sel de la mer -
Un seul murmure
ma maison bruisse
pas et bois et étoiles
elle attend
le mot, le mot
le bleu du mot
et l'odeur du café le matin
Tu déposes ton iris en un livre
- le chat est entré
tu ne l'as pas vu -
mot, mot
mot bleu
Sur le seuil de ma mémoire
une valise se referme
habits éparpillés
je suis le chemin de sable
il mène à ton sommeil
petit poucet
- petit poucet mon coeur -
le bleu du mot
le bleu de la mer
je pose à ton front
les lettres de mon nom
je sème
une virgule, un point, une parenthèse
un parfum
une nuit sur ton épaule
allongée
et le bleu du mot
le bleu de toi
Tu soupires en ta nuit
une lumière balbutie
des histoires de bateaux
- je t'écoute, je t'écoute,
en mes doigts sur ta peau je t'écoute -
Tu soupires en ta nuit
enfant, homme
bleu de moi
bleu de nous
effeuillé en un conte pour partir
N'ouvre pas les yeux
garde moi derrière tes paupières
sur le seuil de ma mémoire
dans le bleu de là bas
le bleu de là bas
Les choses retrouvent leur place
bleu de nuit
bleu de ciel
et je navigue sur tes paupières
- Je suis là -
Mariem mint DERWICH
mardi 26 février 2019
Diagonale du silence
Diagonale du silence
Juste le vent
juste le...
Diagonale du silence
qu'ai-je donc à courir dans la rue
à demander aux passants
M'avez-vous vue?
Diagonale du silence
Une femme a perdu son nom
ce petit nom
ce petit nom qu'elle avait sorti de sa valise
M'avez-vous vue?
Diagonale du silence
Juste le vent
juste le...
Une femme enroulée dans un lit d'hôpital
elle attend
Diagonale du silence
absence
absence
Une femme a crié
tant crié
lit de misère
vent de sable
M'avez-vous vue?
Diagonale du silence
silence
silence
Juste le vent
juste le...
Elle a fermé les yeux
si fort qu'ils se sont ouverts
Nuit
lumières
nuit
nuit
nuit
Il n'y avait personne
Diagonale du silence
verticale
horizontale
son nom
le mim du début
le mim de la fin,
Entre
rien
M'avez-vous vue?
Mariem mint DERWICH
Juste le vent
juste le...
Diagonale du silence
qu'ai-je donc à courir dans la rue
à demander aux passants
M'avez-vous vue?
Diagonale du silence
Une femme a perdu son nom
ce petit nom
ce petit nom qu'elle avait sorti de sa valise
M'avez-vous vue?
Diagonale du silence
Juste le vent
juste le...
Une femme enroulée dans un lit d'hôpital
elle attend
Diagonale du silence
absence
absence
Une femme a crié
tant crié
lit de misère
vent de sable
M'avez-vous vue?
Diagonale du silence
silence
silence
Juste le vent
juste le...
Elle a fermé les yeux
si fort qu'ils se sont ouverts
Nuit
lumières
nuit
nuit
nuit
Il n'y avait personne
Diagonale du silence
verticale
horizontale
son nom
le mim du début
le mim de la fin,
Entre
rien
M'avez-vous vue?
Mariem mint DERWICH
jeudi 21 février 2019
Grands larges
Marin des étoiles
as-tu bu la neige blanche et la neige noire
celle du début du jour
et celle du milieu du ciel de nuit?
la mer, la mer
Aux vents des larges
un homme rêve
je rêve aussi
Marin du bout du monde
un homme tient l'horizon encagé en ses yeux
marin des étoiles, marin de la nuit
voile, voiles
Marin homme fils de l'homme
sur la terre de roches et de sel
as-tu endormi une femme
dans le silence blanc de l'appel de l'eau?
la mer, la mer,
Marin des marées
donne moi l'étoile de mer
pour la rose des sables
donne moi, marin,
et le bois et les bouts
et les phares
et les oiseaux
et les nuages
et la mer soudain pluies
La mer, la mer,
pour un homme qui dort
son rêve de lointains
enroulé en ses yeux de brume
Rêve marin, rêve
dans l'opaline d'une nuit
Un homme rêve dans le sommeil d'une femme
endormie au bout d'un quai
Elle est gardienne des horizons
Là bas un marin des étoiles dort
dans le souvenir de l'eau contre la coque
et du sel sur les lèvres
Il dort
Je ferme les yeux pour qu'à ma nuit
un homme s'éveille et arpente mes rêves
J'y ai déposé le frisson de l'eau, du vent, de l'aile d'un oiseau
sur le ciel découpée
Et je lui dis :
marin au milieu des étoiles
va chercher ton nom perdu et mon nom éparpillé
homme des larges
va
va pour qu'une femme referme ses bras
et allume un phare à la fin de la terre
Tu as mon sommeil et toutes mes nuits
pour naviguer encore
encore
encore
Grands larges...
Mariem mint DERWICH
as-tu bu la neige blanche et la neige noire
celle du début du jour
et celle du milieu du ciel de nuit?
la mer, la mer
Aux vents des larges
un homme rêve
je rêve aussi
Marin du bout du monde
un homme tient l'horizon encagé en ses yeux
marin des étoiles, marin de la nuit
voile, voiles
Marin homme fils de l'homme
sur la terre de roches et de sel
as-tu endormi une femme
dans le silence blanc de l'appel de l'eau?
la mer, la mer,
Marin des marées
donne moi l'étoile de mer
pour la rose des sables
donne moi, marin,
et le bois et les bouts
et les phares
et les oiseaux
et les nuages
et la mer soudain pluies
La mer, la mer,
pour un homme qui dort
son rêve de lointains
enroulé en ses yeux de brume
Rêve marin, rêve
dans l'opaline d'une nuit
Un homme rêve dans le sommeil d'une femme
endormie au bout d'un quai
Elle est gardienne des horizons
Là bas un marin des étoiles dort
dans le souvenir de l'eau contre la coque
et du sel sur les lèvres
Il dort
Je ferme les yeux pour qu'à ma nuit
un homme s'éveille et arpente mes rêves
J'y ai déposé le frisson de l'eau, du vent, de l'aile d'un oiseau
sur le ciel découpée
Et je lui dis :
marin au milieu des étoiles
va chercher ton nom perdu et mon nom éparpillé
homme des larges
va
va pour qu'une femme referme ses bras
et allume un phare à la fin de la terre
Tu as mon sommeil et toutes mes nuits
pour naviguer encore
encore
encore
Grands larges...
Mariem mint DERWICH
samedi 9 février 2019
La première fois...
Là bas... il y eut le premier réveil à l'heure où le ciel s'allume doucement au dessus d'une maison endormie. Entendre les cris des oiseaux, notes criardes après la ouate d'un sommeil bercé par la lumière d'un phare des confins, faisceau battant mes paupières... Nuit écoute, nuit apprentissage. Le bréviaire des sons d'une terre inconnue, l'émerveillement en cette nuit qui ouvre les fenêtres, fait de la chambre un bateau allongé entre ciel étoilé et monde qui murmure sa langue de l'obscurité. Et, toujours, ce grondement lointain, ce battement sourd qui dit la mer.
L'étrangeté de cette nuit que le jour a mis du temps à accepter... Là bas et ses jours d'été qui traînent, paresse du départ.
Sortir... Sensations pures dans la douceur d'un réveil engourdi : le vent si léger, vent métis, fils du Nord et de l'Ouest, l'humide sur la peau, le sel en odeur particulière, un peu acide, comme une gourmandise. Un soleil qui se fait étoile, nébuleuse rouge, voie lactée de feu... La peau en frissons : c'est beau la rencontre avec une terre de la fin de la terre, une frontière abolie. C'est le retour à l'avant de l'avant, l'instant étincelle, entre brume dentelle et le ciel qui s'embrase de pourpre, entre la dernière étoile et le bleu qui s'en vient... entre le cocon d'une maison blanche endormie et ce qui vient, ce qui nait, ce qui bat...
Ouvrir le chemin vert pour la première fois, tatouer les traces des pas dans ces herbes alourdies par la rosée, le mouillé sur les chevilles, le pointu, le lourd de la terre emplie d'eau et, là bas, le bruit lent et lourd de la mer...
Là bas... il y a un phare. Un phare que je dois rencontrer seule, en cette heure de création du monde.
Rédemption.
Rédemption.
J'ai marché des milliers d'années pour atteindre ce phare. Pour cet instant immobile fait de sons, d'odeurs d'eaux salées, de marées, d'algues, de mouillé, de doux, de pierres, de contes, de nuages éparses qui s'accrochent à des îles, de maisons aux toits noirs allongées sur la côte, de vent discret que l'on ne voit qu'avec la peau et le frissonné dans les cheveux...
J'ai marché des milliers d'années pour ce bout de la terre.
Je pleure. Je suis face au phare. Je suis arrivée. Je pleure.
Il est mes histoires et mes ancêtres : minaret, cathédrale. Une prière lancée au large pour que les nomades de la mer y accrochent l'étoile des voyages et des retours, le souvenir de la chaleur d'une maison, d'une tente...
Déposer ses racines. Enfin.
Nomade. Phare. Mer. Eau. Feu. Bateaux. Port.
Rédemption.
Là bas...
Et, dans ma mémoire, l'infini de ce premier matin à la rencontre d'un phare de la fin de la terre dans la splendeur d'un soleil levant...
Là bas...
Mariem mint DERWICH
L'étrangeté de cette nuit que le jour a mis du temps à accepter... Là bas et ses jours d'été qui traînent, paresse du départ.
Sortir... Sensations pures dans la douceur d'un réveil engourdi : le vent si léger, vent métis, fils du Nord et de l'Ouest, l'humide sur la peau, le sel en odeur particulière, un peu acide, comme une gourmandise. Un soleil qui se fait étoile, nébuleuse rouge, voie lactée de feu... La peau en frissons : c'est beau la rencontre avec une terre de la fin de la terre, une frontière abolie. C'est le retour à l'avant de l'avant, l'instant étincelle, entre brume dentelle et le ciel qui s'embrase de pourpre, entre la dernière étoile et le bleu qui s'en vient... entre le cocon d'une maison blanche endormie et ce qui vient, ce qui nait, ce qui bat...
Ouvrir le chemin vert pour la première fois, tatouer les traces des pas dans ces herbes alourdies par la rosée, le mouillé sur les chevilles, le pointu, le lourd de la terre emplie d'eau et, là bas, le bruit lent et lourd de la mer...
Là bas... il y a un phare. Un phare que je dois rencontrer seule, en cette heure de création du monde.
Rédemption.
Rédemption.
J'ai marché des milliers d'années pour atteindre ce phare. Pour cet instant immobile fait de sons, d'odeurs d'eaux salées, de marées, d'algues, de mouillé, de doux, de pierres, de contes, de nuages éparses qui s'accrochent à des îles, de maisons aux toits noirs allongées sur la côte, de vent discret que l'on ne voit qu'avec la peau et le frissonné dans les cheveux...
J'ai marché des milliers d'années pour ce bout de la terre.
Je pleure. Je suis face au phare. Je suis arrivée. Je pleure.
Il est mes histoires et mes ancêtres : minaret, cathédrale. Une prière lancée au large pour que les nomades de la mer y accrochent l'étoile des voyages et des retours, le souvenir de la chaleur d'une maison, d'une tente...
Déposer ses racines. Enfin.
Nomade. Phare. Mer. Eau. Feu. Bateaux. Port.
Rédemption.
Là bas...
Et, dans ma mémoire, l'infini de ce premier matin à la rencontre d'un phare de la fin de la terre dans la splendeur d'un soleil levant...
Là bas...
Mariem mint DERWICH
jeudi 7 février 2019
Là bas la mer...
Là bas...
C'est beau la mer; c'est un destin liquide, le rappel du ventre maternel, du premier frisson de vie, l'instant où tout se crée, ce hoquet fulgurant, presque douloureux, le cordon ombilical de l'histoire de l'homme.
À la puissance, à l'absolu de l'eau la terre s'efforce d'opposer l'immobile, l'encadré de paysages noyés de regrets, la lourdeur familière de la boue sous les pieds, la sacralité des cathédrales, phares de terre qui répondent aux phares de mer, l'élan vers les nuages, doigts de pierres, mains de pierres, toits de pierres... Et les calvaires croisés lors de balades comme paroles liens entre l'eau et la terre, le mouvant et le dur, le façonné, l'âpreté des rochers et l'écume, l'homme et la femme, masculin femelle, femelle masculin. Le masculin du maçon et le féminin de la parole des prières. La douleur est femelle en ces terres mers, en ces continents métis où les noms de ceux qui ont disparu ont brodé une mémoire du bout du monde. La douleur est si femelle : elle parle aux hommes, dans la nuit infinie des prières de celles qui restent à quai, gardiennes de terres, calvaires de veuves, lampes dans la nuit, ex voto amoureux... Il faut du féminin pour garder en vie...
Aux mers il faut des fins de terres. Des fins du monde de l'homme, des fins de l'homme. Il faut recevoir les abysses et les marées pour rendre leur fragilité aux choses de l'esprit, leur éphémère, l'essentiel enfin, le silence. Recevoir ces terres d'eaux, en boire le salé, le piquant, le vent et la houle, les grands marnages et le varech, le goémon et les petits peuples qui tapissent les déserts sous l'eau, les oiseaux, le bois des coques et le chant des cordages.
Recevoir encore et encore l'émerveillement d'une avancée rocheuse dans l'eau qui gronde en vagues et ressacs absolus, noyer, se noyer, dans le battement contre la roche, l'appel des fonds... Oser lever le regard et empoigner un horizon soudain si immense qu'il devient univers, planètes étranges, silences bruyants des étoiles mortes, anneaux et abandons...
Ouvrir une île dans le lointain - et les histoires des livres de l'enfance qui deviennent tableaux vivants, sortis des secrets sous les draps - ouvrir une île et la mer se fait féminine. Masculin féminin. Féminin masculin.
Là bas...
Là bas la mer...
Là bas...
Et un phare pour que les nuits ne soient pas qu'obscurité et peurs de l'homme dans le noir. Un phare pour que la mer écrive, enfin, les histoires vues de l'eau.
Un phare...
Là bas...Lumières....
Mariem mint Derwich
C'est beau la mer; c'est un destin liquide, le rappel du ventre maternel, du premier frisson de vie, l'instant où tout se crée, ce hoquet fulgurant, presque douloureux, le cordon ombilical de l'histoire de l'homme.
À la puissance, à l'absolu de l'eau la terre s'efforce d'opposer l'immobile, l'encadré de paysages noyés de regrets, la lourdeur familière de la boue sous les pieds, la sacralité des cathédrales, phares de terre qui répondent aux phares de mer, l'élan vers les nuages, doigts de pierres, mains de pierres, toits de pierres... Et les calvaires croisés lors de balades comme paroles liens entre l'eau et la terre, le mouvant et le dur, le façonné, l'âpreté des rochers et l'écume, l'homme et la femme, masculin femelle, femelle masculin. Le masculin du maçon et le féminin de la parole des prières. La douleur est femelle en ces terres mers, en ces continents métis où les noms de ceux qui ont disparu ont brodé une mémoire du bout du monde. La douleur est si femelle : elle parle aux hommes, dans la nuit infinie des prières de celles qui restent à quai, gardiennes de terres, calvaires de veuves, lampes dans la nuit, ex voto amoureux... Il faut du féminin pour garder en vie...
Aux mers il faut des fins de terres. Des fins du monde de l'homme, des fins de l'homme. Il faut recevoir les abysses et les marées pour rendre leur fragilité aux choses de l'esprit, leur éphémère, l'essentiel enfin, le silence. Recevoir ces terres d'eaux, en boire le salé, le piquant, le vent et la houle, les grands marnages et le varech, le goémon et les petits peuples qui tapissent les déserts sous l'eau, les oiseaux, le bois des coques et le chant des cordages.
Recevoir encore et encore l'émerveillement d'une avancée rocheuse dans l'eau qui gronde en vagues et ressacs absolus, noyer, se noyer, dans le battement contre la roche, l'appel des fonds... Oser lever le regard et empoigner un horizon soudain si immense qu'il devient univers, planètes étranges, silences bruyants des étoiles mortes, anneaux et abandons...
Ouvrir une île dans le lointain - et les histoires des livres de l'enfance qui deviennent tableaux vivants, sortis des secrets sous les draps - ouvrir une île et la mer se fait féminine. Masculin féminin. Féminin masculin.
Là bas...
Là bas la mer...
Là bas...
Et un phare pour que les nuits ne soient pas qu'obscurité et peurs de l'homme dans le noir. Un phare pour que la mer écrive, enfin, les histoires vues de l'eau.
Un phare...
Là bas...Lumières....
Mariem mint Derwich
samedi 5 janvier 2019
Route...
Te souviens-tu du ventre de ta mère?
Et te souviens-tu du nom de ton père?
Je fus déposée à la dune
pour enjamber mon ombre
j'ai quitté un départ
comment quitte t'on un départ, dis moi?
Dis moi...
Oui, dis moi, dis moi toi l'oiseau
toi l'oiseau de feu qui a annoncé ma naissance
Dis moi...
Comment quitte t'on un départ?
Te souviens-tu du ventre de ta mère?
Et du nom de tes ancêtres?
Dis moi...
J'ai étalé mon corps expulsé
oasis après oasis
après mon ombre
au-delà de ma silhouette perdue
Dis moi...
Comment quitte t'on un départ?
Quelle route entre une arrivée et un départ?
Te souviens-tu du ventre de ma mère?
et du nom de mon père?
Et de mon prénom, oiseau de ciel, oiseau de pierres,
Dis moi...
Comment quitte t'on un départ?
Je marche, je marche
je cherche le ventre de ma mère
le nom de mon père
Comment quitte t'on un départ?
Dis moi, dis moi...
Mariem mint DERWICH
(Photo : anonyme)
dimanche 30 décembre 2018
Terre Mer...
De mémoire et de poussière des chemins
nous voilà endormis dans le lointain
là où la terre parle à l'eau
Et moi je ramasse la poussière et la mémoire
je veille
j'éveille
Je prends la poussière et je construis un corps
morceaux par morceaux
chemin inversé
le délié d'une main
la courbe d'un cou
un caillou ramassé au bord de la mer
et un oeil s'ouvre
Je prends la poussière et le chemin et le corps
je pars vers la mer
je pars vers la nuit
je pars suivre la lumière d'un phare
Et moi je ramasse la mémoire
j'y pose le corps reconstruit de la poussière et des chemins
Je ne rends pas la mémoire à la poussière
Non
je rends la mémoire à la vie
Un galet, une algue
odeur de la peau
sel pour une langue enfuie de la poussière
Et moi je ramasse la poussière et la mémoire
Ma mémoire s'ouvre mer
chemin côtier
ports et bateaux
vents
Et moi je ramasse la poussière et la mémoire
étoiles d'homme, éclat
Je pars vers la mer
je pars vers la nuit
je pars suivre la lumière d'un phare
et j'efface la poussière
je pars vers la mer
je pars vers la nuit
je pars vers l'aube
Poussière et mémoire
corps
yeux
Je pars vers la terre mer
retrouver l'oiseau
et la mémoire et la poussière
Phare
Mariem mint DERWICH
(Artiste photographe : Ronan)
jeudi 13 décembre 2018
Le silence des larmes...
Où vont les larmes que l'on ne verse pas?
Celles que l'on encage sur le temps
celles que l'on suspend sur la corde à linge de la parole perdue...
Où vont-elles ces larmes?
Elles viennent du début de la route...
du monde à l'envers, du monde à l'endroit
de la blessure de la terre, du limon qui est chair du coeur.
Elles sont le chemin inversé, l'aride, la mer vidée de ses marées
Où vont les larmes que l'on ne verse pas?
Voyagent-elles, usées par les barreaux,
dans d'autres yeux, sur d'autres joues?
Voyagent-elles en nous, malgré nous, envers nous, contre nous?
Où vont les larmes silencieuses
et les cris
et la plainte
l'absurde et le doux?
Les larmes s'étouffent de pleurer
dans le silence
le grand silence
l'immense silence
le silence des pierres
le bleu des cachets et de l'insomnie
Où vont les larmes que l'on ne verse pas?
Au bout de la larme qui ne se pleure pas
un corps... un désert, un cactus qui se rêve cascade liquide
un corps...
Mariem mint DERWICH
Celles que l'on encage sur le temps
celles que l'on suspend sur la corde à linge de la parole perdue...
Où vont-elles ces larmes?
Elles viennent du début de la route...
du monde à l'envers, du monde à l'endroit
de la blessure de la terre, du limon qui est chair du coeur.
Elles sont le chemin inversé, l'aride, la mer vidée de ses marées
Où vont les larmes que l'on ne verse pas?
Voyagent-elles, usées par les barreaux,
dans d'autres yeux, sur d'autres joues?
Voyagent-elles en nous, malgré nous, envers nous, contre nous?
Où vont les larmes silencieuses
et les cris
et la plainte
l'absurde et le doux?
Les larmes s'étouffent de pleurer
dans le silence
le grand silence
l'immense silence
le silence des pierres
le bleu des cachets et de l'insomnie
Où vont les larmes que l'on ne verse pas?
Au bout de la larme qui ne se pleure pas
un corps... un désert, un cactus qui se rêve cascade liquide
un corps...
Mariem mint DERWICH
lundi 19 novembre 2018
Le mot dernier... lumières.
tous les vents
les vents d'avant l'avant
et les vents qui viennent
les vents qui ne naîtront jamais
et les vents qui naîtront encore et encore
Quelles couleurs pour les vents et la main ?
Entre ses doigts elle souffle une note
la première note
la dernière note
le mot premier
la route du mot dernier
le chemin, le chemin cercle
Une main a épousé les vents
Elle porte mes racines perdues
une île pour maison
un silence
le sable sur ma peau
ma mémoire
C'est la route et la poussière de mes pieds
je les apporte à la main qui a épousé les vents
tous les vents
tous les vents
Une main a épousé les vents
un oiseau s'envole falaise
- racines, racines -
le mot dernier en ses ailes
Une main a épousé un oiseau
pour ma chevelure et le bracelet à mon poignet
pour qu'une petite graine enfouisse mon nom dernier
mon nom premier
entre la terre et le ciel
dans la main qui a épousé les vents
dans la terre salée
Une main a épousé les vents
et un oiseau est devenu femme
et une femme est devenue arbre
Une main a épousé les vents
un jour de tous les vents
J'ai entendu le mot dernier
Une main a épousé les vents
elle m'a offert le mot ultime
celui qui me fut donné à ma naissance
le mot perdu
aveugle
identité
nom
J'ai entendu le dernier mot
et la main a épousé les vents
dans le mot premier rendu au nom dernier
Je possède un nom mot aile falaise vents main
Il est mon dernier
sur ma bouche close
Une main a épousé les vents
Vole l'oiseau
vole
dis lui qu'il a mon mot dernier en les vents en sa main épousés
mon nom
vole
vole
une ligne de vie porte mon nom ultime
le dernier mot
Mariem mint DERWICH
(Artiste : Paul W Ruiz)
vendredi 9 novembre 2018
jeudi 1 novembre 2018
Poème amoureux...
Tu viendras toujours du côté des larges,
des lointains, des infinis lointains,
du vent dans les cheveux
d'un horizon qui a la couleur de tes yeux
Tu viendras toujours de par delà le mot,
un silence écrit en ta paume
l'ourlé de tes lèvres
une poésie à déposer en moi
Tu viendras toujours
comme ce soir là
conter à une femme repliée sur elle-même
qu'elle est une danse
qu'elle appartient à tes mains
à la musique dans une pénombre
à une odeur au creux d'une épaule
Tu viendras toujours du côté de ce qui est beau
tu me diras encore et encore
qu'il faut une mer à l'homme qui aime
et une voile pour qu'une femme renaisse
Tu viendras toujours marcher au bord de mes yeux
ouvrir tes bras et m'y endormir
Tu viendras toujours mon amour
Alors je te dirai qu'un homme m'a donnée une vie
un nom, des racines, un livre à colorier
une étincelle malicieuse dans un rire
Je te dirai que cet homme m'a appris tant de choses
qu'il a arrondi ma vie en nuits et en jours
qu'il m'apprend tant
la plénitude, le silence profond, le frisson, l'instant parfait
des livres partagés
des musiques pour habiller nos heures
le sucre et le sel
son corps pour terre à arpenter
sa vie pour ma vie
simplicité des petits bonheurs amoureux
Je te dirai que cet homme ne sait pas qui il est
qu'il est cette fragilité qui m'aide à m'endormir
que son odeur a la tendresse d'un rideau de ciel
Je te dirai qu'en cet homme le monde marche
il ne le sait pas
Je te dirai que j'ai veillé sur ses sommeils
que mes doigts ont cheminé sur ses rêves,
sur sa peau, dans le creux d'une respiration
qu'ils ont effleuré ses larmes
et frémi sous sa paume
Je te dirai, de cet homme,
qu'il est beau, qu'il sait danser le vol d'un oiseau
qu'il marche et moi je chavire
Lui diras-tu à cet homme que je l'aime?
Lui raconteras-tu ses doigts qui prennent les miens?
Lui murmureras-tu qu'il a rendu une femme à son histoire?
Lui diras-tu ?
Je te dirai cet homme mien
mon immense, mon magnifique,
mon immense, mon magnifique
Ouvre ta main
ouvre la livre
ouvre la amour
mon amour
ouvre la fort
Ouvre la douceur
pour que j'y dépose l'histoire de tout ce qu'il est
Je te dirai cet homme là
Mariem mint DERWICH
des lointains, des infinis lointains,
du vent dans les cheveux
d'un horizon qui a la couleur de tes yeux
Tu viendras toujours de par delà le mot,
un silence écrit en ta paume
l'ourlé de tes lèvres
une poésie à déposer en moi
Tu viendras toujours
comme ce soir là
conter à une femme repliée sur elle-même
qu'elle est une danse
qu'elle appartient à tes mains
à la musique dans une pénombre
à une odeur au creux d'une épaule
Tu viendras toujours du côté de ce qui est beau
tu me diras encore et encore
qu'il faut une mer à l'homme qui aime
et une voile pour qu'une femme renaisse
Tu viendras toujours marcher au bord de mes yeux
ouvrir tes bras et m'y endormir
Tu viendras toujours mon amour
Alors je te dirai qu'un homme m'a donnée une vie
un nom, des racines, un livre à colorier
une étincelle malicieuse dans un rire
Je te dirai que cet homme m'a appris tant de choses
qu'il a arrondi ma vie en nuits et en jours
qu'il m'apprend tant
la plénitude, le silence profond, le frisson, l'instant parfait
des livres partagés
des musiques pour habiller nos heures
le sucre et le sel
son corps pour terre à arpenter
sa vie pour ma vie
simplicité des petits bonheurs amoureux
Je te dirai que cet homme ne sait pas qui il est
qu'il est cette fragilité qui m'aide à m'endormir
que son odeur a la tendresse d'un rideau de ciel
Je te dirai qu'en cet homme le monde marche
il ne le sait pas
Je te dirai que j'ai veillé sur ses sommeils
que mes doigts ont cheminé sur ses rêves,
sur sa peau, dans le creux d'une respiration
qu'ils ont effleuré ses larmes
et frémi sous sa paume
Je te dirai, de cet homme,
qu'il est beau, qu'il sait danser le vol d'un oiseau
qu'il marche et moi je chavire
Lui diras-tu à cet homme que je l'aime?
Lui raconteras-tu ses doigts qui prennent les miens?
Lui murmureras-tu qu'il a rendu une femme à son histoire?
Lui diras-tu ?
Je te dirai cet homme mien
mon immense, mon magnifique,
mon immense, mon magnifique
Ouvre ta main
ouvre la livre
ouvre la amour
mon amour
ouvre la fort
Ouvre la douceur
pour que j'y dépose l'histoire de tout ce qu'il est
Je te dirai cet homme là
Mariem mint DERWICH
lundi 29 octobre 2018
Assieds toi...
pose ton regard en mes mains ouvertes
Assieds toi et écoute...
Je dois parler, parler encore,
parler pour lier les mots
parler jusqu'à l'abîme
assécher les jours
rendre une phrase oasis
écrire une histoire
- tu aimes les histoires -
elles te rappellent que tu marches
que tu marches dans le rêve d'une femme
le rêve qui rêve qu'il ne s'éveillera pas à l'aube
Assieds toi
Je t'en prie assieds toi
Regarde, je suis à genoux
vois tu mes yeux?
Horizontale de nos iris ponts
Assieds toi pour que ma parole
arrive à ta bouche
Écoute...
Assieds toi
j'ai fermé mes paupières
pour que tu voies mes yeux
cils et cils
mots après mots
Ouvre ton regard sur mes paupières closes
Assieds toi
Il me faut du courage tu sais
le courage des résistants
et le courage des lâches
- il me faut du courage -
pour oser fermer mes paupières sur tes yeux ouverts
Assieds toi mon amour
mon amour
- mon amour -
je suis à genoux
draps défaits de ma mémoire
courage des résistants
courage des lâches
entre eux juste une zébrure
celle de la parole avortée
Assieds toi
je t'en prie
assieds toi
Vois mes paumes
cartes de ce qui danse en toi
en nous
petits chemins parsemés de cailloux blancs
balayés par le sel
tamisés aux lumières qui guident les peurs des marins
Assieds toi
je dois te dire le simple
l'âpre
le sucré
l'amer
le miel
la naissance du monde
et ma parole de femme tienne
moi la nomade qui parle à l'homme perdu
deux mondes, intersections,
mon courage des résistants
mon courage des lâches
Assieds toi
Tu dois t'asseoir face à la trace de mes genoux dans la poussière
sinon à quoi servent mes yeux derrière tes paupières?
Assieds toi
et écoute
Je t'aime.
Mariem mint DERWICH
(Artiste Isabelle LEVEL)
jeudi 25 octobre 2018
La lumière et les censeurs
Je ne sais que t'aimer
et pour ce crime
ils disent que je suis devenue impure
que j'ai oublié Dieu
que j'écris ton corps et ton nom
que le feu me guette
quand moi je parle de lumière
Je ne sais que te dire et dire et dire
et la nuit dit avec moi
les mots des amants
les mots des yeux
elle parle, la nuit,
la nuit africaine, la nuit de la femme,
la nuit bavarde de tous ses silences
Ils disent aussi que je brûle la poésie
que je tue la rime et la rythmique aux roulis de mon corps
que je suis l'impudique
la fille perdue
la lapidée
l'immorale
Pourtant je ne sais que te murmurer et murmurer et murmurer
et la mer murmure avec moi
le geste devenu caresse
le geste devenu musique
Que savent-ils de l'alphabet du monde?
Le ciel, les nuages, la pluie, les étoiles, la mer
Je ne sais que t'aimer
alors ils essaient de tuer la beauté
mes yeux et ma peau
le chant
Ils ont la morale pour horizon
Ne savent-ils pas que l'horizon est une femme?
Je ne sais que t'aimer
arrondie en la matrice liquide
je compte mes doigts
je compte mes cheveux
un mot et un mot
Je dis Ta main
Ils crient que je mérite la mort des pierres
le fouet
que l'on doit couper mes lèvres
moi l'offensante
Je dis l'amour
ils disent la mort
Où sont leurs mères?
Je ne sais que t'aimer
Interdit, permis,
permise, interdite,
Impur, pur,
pure impure
La mer dort-elle derrière des barreaux?
Je ne sais que t'aimer
Ne savent-ils donc pas que j'aime?
Où sont leurs mères?
Où sont leurs mères?
Ne savent-ils donc pas que je t'aime?
N'entendent-ils pas la rime perdue?
Le monde renaît à chacun de mes Je t'aime
Pure impure je suis
Je ne sais que t'aimer
Mariem mint DERWICH
(Artiste : Camille Claudel " L'abandon")
mardi 18 septembre 2018
Amour, amour mien,
de présences en absences, une histoire ré inventée au fil de ces allers retours, de ces départs et de ces retours, comme des vents qui tourneraient sans fin, cherchant à dépasser l'horizon.
De mes sables des Sud, de tous mes Sud, à tes Nord où tu es reparti, encore une fois... Et notre lettre infinie pour moi qui regarde vers là-haut où tu tu es. Ployer la tête encore et encore pour que mon regard traverse les déserts, la mer et se dépose dans cet autre moi là bas, tout là haut, en ton bout de terre fait île...
Tu es ici, tu es là bas, nous une ligne médiane qui lierait un Sud et un Nord, la fraîcheur d'un pays vert et l'âpreté d'un hivernage ici. Une médiane amoureuse, points cardinaux après points cardinaux, une médiane de l'absence. Elle sera courte ton absence mais elle est pointue.
Je t'ai regardé partir il y a quelques jours longs comme des siècles. Et derrière mes yeux je te suis...
Tu me manques. J'aurais aimé m'envoler avec toi, partager avec toi un automne, un frisson de nuits plus fraîches, une mer à longer, des montagnes à arpenter... Quand tu t'assois au bord de l'eau lances-tu tes yeux vers mon Sud?
Me racontes tu mon autre terre, les arbres, un café à une terrasse, les ports du Sud, l'accent des miens?
Tu es là bas. Ton absence est dure. Je suis comme une gosse : je compte les jours de ton retour pour que je redevienne plénitude en ta présence...
Reviens nous vite... Dans la moiteur d'ici j'écris ton absence rouge sang. Orpheline.
Et quand tu seras près de chez moi, près de chez nous, dis leur qu'une femme dans les sables s'invente femme du Nord, qu'elle est prés de toi et qu'elle monte pierre après pierre notre maison de coeur...
À ton retour, quand tu retraverseras la nuit saharienne pour revenir à mes bras, je te chuchoterai une note amoureuse et tu déposeras dans mes mains un peu de cet autre pays qui est aussi mien, là haut. Tu me raconteras les forêts, les feuilles rouges et feu, l'odeur de la mousse, la mer s'assoupissant avant les tempêtes d'hiver, le coucher du soleil sur les montagnes, la voix de ma mère qui dort là bas, l'odeur des figues, l'acide du raisin que l'on ramasse, les vignes qui flamboient, le bruit des châtaignes sous les pieds. Tu me raconteras la mer, l'odeur du sel, nos petits ports endormis, l'odeur des algues, la trace de tes pas sur le sable.
Bientôt tu seras là. Bientôt c'est maintenant. Ce moment d'écriture à 2...
Je t'amour mon homme si mien, si aimé, tant aimé... Je compte les jours.
MMD
de présences en absences, une histoire ré inventée au fil de ces allers retours, de ces départs et de ces retours, comme des vents qui tourneraient sans fin, cherchant à dépasser l'horizon.
De mes sables des Sud, de tous mes Sud, à tes Nord où tu es reparti, encore une fois... Et notre lettre infinie pour moi qui regarde vers là-haut où tu tu es. Ployer la tête encore et encore pour que mon regard traverse les déserts, la mer et se dépose dans cet autre moi là bas, tout là haut, en ton bout de terre fait île...
Tu es ici, tu es là bas, nous une ligne médiane qui lierait un Sud et un Nord, la fraîcheur d'un pays vert et l'âpreté d'un hivernage ici. Une médiane amoureuse, points cardinaux après points cardinaux, une médiane de l'absence. Elle sera courte ton absence mais elle est pointue.
Je t'ai regardé partir il y a quelques jours longs comme des siècles. Et derrière mes yeux je te suis...
Tu me manques. J'aurais aimé m'envoler avec toi, partager avec toi un automne, un frisson de nuits plus fraîches, une mer à longer, des montagnes à arpenter... Quand tu t'assois au bord de l'eau lances-tu tes yeux vers mon Sud?
Me racontes tu mon autre terre, les arbres, un café à une terrasse, les ports du Sud, l'accent des miens?
Tu es là bas. Ton absence est dure. Je suis comme une gosse : je compte les jours de ton retour pour que je redevienne plénitude en ta présence...
Reviens nous vite... Dans la moiteur d'ici j'écris ton absence rouge sang. Orpheline.
Et quand tu seras près de chez moi, près de chez nous, dis leur qu'une femme dans les sables s'invente femme du Nord, qu'elle est prés de toi et qu'elle monte pierre après pierre notre maison de coeur...
À ton retour, quand tu retraverseras la nuit saharienne pour revenir à mes bras, je te chuchoterai une note amoureuse et tu déposeras dans mes mains un peu de cet autre pays qui est aussi mien, là haut. Tu me raconteras les forêts, les feuilles rouges et feu, l'odeur de la mousse, la mer s'assoupissant avant les tempêtes d'hiver, le coucher du soleil sur les montagnes, la voix de ma mère qui dort là bas, l'odeur des figues, l'acide du raisin que l'on ramasse, les vignes qui flamboient, le bruit des châtaignes sous les pieds. Tu me raconteras la mer, l'odeur du sel, nos petits ports endormis, l'odeur des algues, la trace de tes pas sur le sable.
Bientôt tu seras là. Bientôt c'est maintenant. Ce moment d'écriture à 2...
Je t'amour mon homme si mien, si aimé, tant aimé... Je compte les jours.
MMD
jeudi 13 septembre 2018
L'oiseau et la main
Il y a dans ma mémoire le vol d'un oiseau et la main d'un homme qui danse les ailes, le lent arpège d'une vie allongée sur un vent, le mouvement dans l'immobile.
Et la main de cet homme qui raconte l'espace avant le changement de direction de l'oiseau.
Il y a dans ma mémoire cette main qui écrit que sur les vents nous vivons, qu'une falaise n'est qu'un ciel battu par des souffles, que nous devenons devenir oiseau pour que nos mains vivent.
Et la main de l'homme et l'oiseau dansent, dansent pour la femme qui regarde.
Il y a dans ma mémoire cet oiseau paresseusement adossé aux vents, appuyé à l'immense et le murmure de la main de l'homme pour me dessiner le vol de ceux qui sont libres, nés aux vents, renaissants en eux...
Et mes yeux qui regardent l'oiseau et la main de l'homme, juste dans cette seconde avant la seconde, le ballet harmonieux, la longue descente puis la remontée et la main et sa voix pour un livre dans ma tête.
Je n'ai plus de regards. Je n'ai que des paupières closes sur des mémoires pour qu'un oiseau vole et que la main d'un homme encre les vents et leurs marées invisibles, à jamais cette falaise et un murmure à mon oreille.
Et quand je n'aurai plus de paupières je me ré inventerai à nouveau des regards pour l'oiseau et l'homme et tous les vents et tous les horizons et pour la main qui s'est faite ailes et musique.
Alors je repartirai vers l'oiseau et vers la main ailes.Et vers les vents...
MMD
jeudi 28 juin 2018
Mon sensitif, mon amour,
à cette nuit qui me rapproche de toi j'ai posé Haendel, pour que la pénombre devienne chair, qu'elle déroule doucement ce moment de nous aujourd'hui, dans la douceur de ton sourire.
Il nous faut avancer, coûte que coûte. Tenir bon. Croire en ce qui vit en nous et au battement de coeur.
J'ai mal de tes larmes au bord de tes yeux. Mal car je ne pouvais te toucher. Tu es mon homme si aimé en ce regard particulier que tu as quand...
Je t'aime. Comprends-tu pourquoi je ne t'ai rien dit? Et, pourtant, j'ai pleuré, pleuré. Pleuré à en étouffer. Mais je savais aussi que le temps de tes bras viendrait et que je pourrais te dire, te raconter. Et nous aurions apaisé l'autre.
T'en parler aujourd'hui m'a ôtée un poids, non pas une peine, mais un poids.
Aujourd'hui je retiens ton sourire que j'aime tant, ta voix qui met des frissons sur ma peau, tes yeux. Et mon bonheur à te voir. Et mon bonheur à ce qui vient.
Je t'aime homme mien.
Sauras-tu combien je t'aime? Combien tu m'es précieux? Combien un sourire de toi habille ma vie?
Sauras-tu combien tu as changé ma vie, profondément, tout ce que tu m'as appris, tout ce que tu m'offres?
Je n'ai que mes yeux pour te respirer, pour te dessiner, pour la magie de toi toujours. Et en mes yeux tu es pour mon éternité. Naïf? Non. Un moment, un instant, un partage, un Je t'aime font une éternité.
Et une prière. Et un chant. Et une musique.
Je te murmure nuit après nuit. Je t'aime en chaque seconde qui s'en va, en chaque seconde qui s'en vient.
Je ne regrette rien tu sais. Rien. Je n'échangerais pour tout l'or du monde aucun instant depuis cette première nuit et l'éblouissement. Peines et joies, rires et larmes, manques et présences. Rien.
Comment pourrais-je regretter une renaissance? Et ma vie déposée à ta vie, malgré tout.
Je disais à notre amie que j'avais cru aimer avant. Mais que j'avais rencontré mon grand amour maintenant. Mon homme. En cela tu es mon premier. Et mon dernier. Quoi qu'il se passe. Mon premier et mon dernier. Je lui racontais le pétillement intellectuel que tu laisses en moi, cette sensation d'être là où je dois être, cette légèreté et cette gratitude infinie que j'ai pour toi parce que j'ai enfin retrouvé le seul homme qui ne m'ennuie pas, jamais, et dont la présence, sous quelque forme qu'elle soit, donne sens à ma vie. Et l'homme dont les mains brûlent ma peau. L'homme qui me rend si femme. Je lui racontais tout ça parce que j'ai besoin de parler de toi, de nous. De toi surtout. Parler de toi parce que j'ai envie de partager cet amour que j'ai de toi. Et parler de toi te rend si présent. Comme une ado amoureuse. Si amoureuse de son amour.
À moi tu ne me "sers pas". Tu m'es. Tel que tu es. Je n'exige rien de toi, surtout pas un emploi du temps et une foutue obligation à une "normalité" qui serait juste un masque.
L'homme que j'aime est là et je me fiche du reste.
Tu m'es désirs tu sais... Tu m'es amour. Je t'aime d'amour toujours aussi fou.
Mon premier, mon dernier, mon présent. D'amour fou. Ton amour me donne le monde, m'ouvre tous les horizons, m'offre tous les courages, tous les combats. Je t'aime mon tendre, mon sensitif, ma belle histoire, mon homme.
Tienne. À nous... À nos rêves de grands larges, de vents... Nous serons ce que nous aurons décidé d'être : j'y crois. Crois en nous. Je t'aime.
MMD
mercredi 27 juin 2018
Mon bel bel amour,
juste me poser en tes bras et laisser la musique nous rendre à la beauté, à nous... Et pour que ma nuit te rejoigne. Je t'aime... Il y a tant de musiques à entendre ensemble, tant d'instants, tant de silences devenus notes. Tant de choses...
Mon amour, mon amant, mon compagnon, mon envie, mes mots, ma poésie amoureuse...
À ta nuit lointaine... Je t'aime.
En cette voix magnifique, en cette musique, garde nous, brode nous, invente nous encore et encore...
Garde moi derrière tes yeux comme moi je t'écoute marcher en moi, arpenter l'entre-île, murmurer ton âme et raconter tes histoires de la mer.
Garde moi, garde nous...
Je t'aime en mémoire, je t'aime en sentiments, je t'aime en couleurs. Et en moi tu es allongé dans la pénombre d'une chambre et tu m'offres tes vies et je t'écoute. Je suis cette femme qui vient de recevoir un homme en ses mains et qui s'émerveille de son corps devenu musique sous sa peau.
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Prends le temps d'une pause, écoute la Callas... Et effleure nous en elle, en sa voix.
Dieu que je t'aime mon magnifique, Dieu que je t'aime.
Pour tes yeux de brume, pour toi, pour le manque qui te raconte tant, pour nous, toujours nous...
MMD
dimanche 17 juin 2018
Amour,
t'écrire pour le plaisir de te savoir en train de lire, pour mes yeux derrière tes yeux et notre lettre...et toujours cette merveille du Miserere d'Allegri. La pureté, tous les frissons que cela met sur ma peau.
Je ne peux nous dissocier de la musique. Je ne peux te dissocier de la musique.
Nous avons tant de lieux musique à visiter ensemble, tant de concerts, tant de voix à entendre. Toutes ces belles choses qui font lien entre un homme et une femme.
J'écoute la musique et je t'écoute toi. Ce moment de notre écriture à 4 mains est devenu rituel. Il est ta présence. Enfin je peux t'aimer simplement. C'est un moment qui rend tout le reste futile. Juste un moment de paix.
Tu es là. Je t'entends me penser. Je t'entends me toucher. Je t'entends... Et je te sens, te ressens. Tu es là. Tu lis. J'aime te regarder lire. J'aime ces moments où tu entres en toi. Alors, je peux te regarder sans que tu me vois. Même en fermant les yeux je te regarde.
Mémoires...
Tu manques à ma peau. Tu manques à mes mains. Tu manques à mon ventre. Tu manques à ma bouche. Tu manques à mes yeux. Faim de toi et de ton odeur... Faim de ton goût. Faim du désir de toi et faim du plaisir que tu fais naître en moi. Je t'aime.
Mon doux amour, à ta nuit lointaine j'allonge ma nuit. Et je redeviens cette femme qui t'écoutait dormir là-bas, dans le bruit de l'eau, dans cette nuit si bavarde... Je redeviens cette femme heureuse, dans cette chambre cocon où il y avait tant de paix.
Je t'aime.
Et 4 jours de pluie...
Je t'aime mon lointain. Lumineux mien... Mon homme.
MMD
Je ne peux nous dissocier de la musique. Je ne peux te dissocier de la musique.
Nous avons tant de lieux musique à visiter ensemble, tant de concerts, tant de voix à entendre. Toutes ces belles choses qui font lien entre un homme et une femme.
J'écoute la musique et je t'écoute toi. Ce moment de notre écriture à 4 mains est devenu rituel. Il est ta présence. Enfin je peux t'aimer simplement. C'est un moment qui rend tout le reste futile. Juste un moment de paix.
Tu es là. Je t'entends me penser. Je t'entends me toucher. Je t'entends... Et je te sens, te ressens. Tu es là. Tu lis. J'aime te regarder lire. J'aime ces moments où tu entres en toi. Alors, je peux te regarder sans que tu me vois. Même en fermant les yeux je te regarde.
Mémoires...
Tu manques à ma peau. Tu manques à mes mains. Tu manques à mon ventre. Tu manques à ma bouche. Tu manques à mes yeux. Faim de toi et de ton odeur... Faim de ton goût. Faim du désir de toi et faim du plaisir que tu fais naître en moi. Je t'aime.
Mon doux amour, à ta nuit lointaine j'allonge ma nuit. Et je redeviens cette femme qui t'écoutait dormir là-bas, dans le bruit de l'eau, dans cette nuit si bavarde... Je redeviens cette femme heureuse, dans cette chambre cocon où il y avait tant de paix.
Je t'aime.
Et 4 jours de pluie...
Je t'aime mon lointain. Lumineux mien... Mon homme.
MMD
samedi 16 juin 2018
Mon amour,
c'est la Fête des Pères, petit moment presque moqueur, quelque peu commercial.
Mais c'est la Fête des Pères. Alors je te souhaite une belle fête, toi l'homme père, l'homme père et mère...
Parce que tu es un père, dans tout ce qui fait d'un homme un père, porteur de vies autres. Parce que tu es celui que je revois, visage penché, replié sur un enfant qui s'est endormi en tes bras. Parce que tu es celui des nuits, des bobos, des gros chagrins, des fièvres à apaiser. Parce que tu es celui sortie de l'école, gourmandises...
Parce que tu es celui qui rend la nuit d'un enfant plus douce et rêveuse quand tu lui lis une histoire.
Parce que tu es celui qui offre, offre, sans compter.
Parce que tu es père devoirs à faire, père tant de tendresse.
Non pas père parfait mais père amour.
Belle fête à toi. Et à eux. Eux qui te ressemblent dans leur appétit de la vie, dans leurs aventures. Eux qui sont si toi dans leurs gourmandises, dans leurs simplicités, dans leurs élans, dans leur refus des codes, dans leurs tristesses parfois quand un nuage brouille le regard, quand une peine demande des bras... Si toi...
Eux et toi que le monde démange, chatouille, appelle sans fin.
Belle fête à toi amour mien.
MMD
vendredi 15 juin 2018
Ma belle histoire d'amour,
nos échanges sont comme une main qui apaiserait ma peau, ta main. T'avoir un peu par delà la distance...
J'ai repris ma place "d'écriture" de notre lettre infinie. C'est drôle ce rituel devenu vital : ma place, la musique, toi, les mots, le chat allongé contre moi. Et la douceur qui s'en vient, une douceur infinie, une douceur amoureuse.
Des mois d'un dialogue des silences quasi ininterrompu. Cette histoire que nous écrivons et ce blog devenu tien pour que tu entendes ta douce, ta tienne.
Mon rituel de toi et toi que je sais recevoir mon chant amoureux, ma musique de toi... Une histoire pas-de-deux où un homme et une femme s'aiment en mots entre 2 voyages l'un vers l'autre. Une histoire que nous tissons depuis des mois maintenant. Un amour.. Une histoire de retrouvailles et de départs, de gestes, de regards, de manques. Et beaucoup d'amour.
Je t'aime, je t'aime d'amour fou. D'amour fou.
C'est beau une mémoire. Ça permet tout. Ça me permet de ne pas te quitter. Ça me permet de te retrouver. Ça me permet de te délier encore et encore, dans des moments précis, dans des gestes à toi, dans des mots, dans des ailleurs qui furent nôtres. Nous les avons vécus ces ailleurs, cette impatience de l'autre, cette plénitude de l'autre, cette paix de l'autre. C'est notre histoire.
Un jour je t'ai écrit que tu marchais d'une certaine façon, les bras un peu écartés avec ce léger tangage du corps. Même quand la douleur te raidit un peu... Là je suis face à ce corps que tu habites et je m'émerveille encore et toujours de cette façon que tu as d'élargir l'espace autour de toi. Et qui me donne des envies de voyages au bout du monde à tes côtés. Il y a des gens qui vivent petitement et dont l'espace n'est qu'agitations vaines et stériles. Et il y a des gens qui vous ouvrent, sans qu'ils le sachent, un monde de par leur façon de marcher, d'évoluer. Tu en fais partie. Je ne te dis pas ça parce que je t'aime mais parce que tu es ainsi. Personne ne te l'a jamais dit ? Personne ne t'a jamais regardé comme tu es? Cela serait triste...
Moi je sais ce que mes yeux voient. Je sais ce que mes yeux ressentent. Alors, cette nuit, je te regarde marcher. Je te regarde conduire. Je regarde tes mains. Je regarde tout de toi.
Je t'aime.
Tes belles mains d'homme, tes mains de manuel, fortes et, pourtant, si douces à ma peau me manquent.
Tes mains qui savent être caresses mais aussi colères, précises, amoureuses, odorantes, énervement, douceurs, sensuelles, sexuelles, légères, tendres sur le corps d'un enfant endormi, brûlantes sur ma peau, sur mes hanches... Tes si belles mains d'homme.
Je suis là mon tendre, je suis là à t'aimer, à nous aimer. Entends moi marcher dans ta mémoire. Endors moi sous tes paupières le soir, enferme moi dans ton coeur et, au manque et au désir, ramène nous là-bas, sous les étoiles. Nous y sommes...
Et Allegri et son magnifique Miserere Mei...pour toutes ces soirées où nous déposerons nos musiques dans nos silences... Pour notre histoire. Parce que chez nous, dans l'entre-île, il y a toujours la musique... Chez nous, en nous. Toujours.
Ta douce, ta tienne, ton amour.
MMD
J'ai repris ma place "d'écriture" de notre lettre infinie. C'est drôle ce rituel devenu vital : ma place, la musique, toi, les mots, le chat allongé contre moi. Et la douceur qui s'en vient, une douceur infinie, une douceur amoureuse.
Des mois d'un dialogue des silences quasi ininterrompu. Cette histoire que nous écrivons et ce blog devenu tien pour que tu entendes ta douce, ta tienne.
Mon rituel de toi et toi que je sais recevoir mon chant amoureux, ma musique de toi... Une histoire pas-de-deux où un homme et une femme s'aiment en mots entre 2 voyages l'un vers l'autre. Une histoire que nous tissons depuis des mois maintenant. Un amour.. Une histoire de retrouvailles et de départs, de gestes, de regards, de manques. Et beaucoup d'amour.
Je t'aime, je t'aime d'amour fou. D'amour fou.
C'est beau une mémoire. Ça permet tout. Ça me permet de ne pas te quitter. Ça me permet de te retrouver. Ça me permet de te délier encore et encore, dans des moments précis, dans des gestes à toi, dans des mots, dans des ailleurs qui furent nôtres. Nous les avons vécus ces ailleurs, cette impatience de l'autre, cette plénitude de l'autre, cette paix de l'autre. C'est notre histoire.
Un jour je t'ai écrit que tu marchais d'une certaine façon, les bras un peu écartés avec ce léger tangage du corps. Même quand la douleur te raidit un peu... Là je suis face à ce corps que tu habites et je m'émerveille encore et toujours de cette façon que tu as d'élargir l'espace autour de toi. Et qui me donne des envies de voyages au bout du monde à tes côtés. Il y a des gens qui vivent petitement et dont l'espace n'est qu'agitations vaines et stériles. Et il y a des gens qui vous ouvrent, sans qu'ils le sachent, un monde de par leur façon de marcher, d'évoluer. Tu en fais partie. Je ne te dis pas ça parce que je t'aime mais parce que tu es ainsi. Personne ne te l'a jamais dit ? Personne ne t'a jamais regardé comme tu es? Cela serait triste...
Moi je sais ce que mes yeux voient. Je sais ce que mes yeux ressentent. Alors, cette nuit, je te regarde marcher. Je te regarde conduire. Je regarde tes mains. Je regarde tout de toi.
Je t'aime.
Tes belles mains d'homme, tes mains de manuel, fortes et, pourtant, si douces à ma peau me manquent.
Tes mains qui savent être caresses mais aussi colères, précises, amoureuses, odorantes, énervement, douceurs, sensuelles, sexuelles, légères, tendres sur le corps d'un enfant endormi, brûlantes sur ma peau, sur mes hanches... Tes si belles mains d'homme.
Je suis là mon tendre, je suis là à t'aimer, à nous aimer. Entends moi marcher dans ta mémoire. Endors moi sous tes paupières le soir, enferme moi dans ton coeur et, au manque et au désir, ramène nous là-bas, sous les étoiles. Nous y sommes...
Et Allegri et son magnifique Miserere Mei...pour toutes ces soirées où nous déposerons nos musiques dans nos silences... Pour notre histoire. Parce que chez nous, dans l'entre-île, il y a toujours la musique... Chez nous, en nous. Toujours.
Ta douce, ta tienne, ton amour.
MMD
jeudi 14 juin 2018
Amour douceur, amour mien,
tu me manques. Tant et tant. Ton absence comme une seconde peau.
Tu me manques mon si aimé, mon aimant, mon homme. Pour t'écrire ce soir je me suis enfermée en tes bras, sans bouger, juste ta bouche sur mon front et ton odeur pour monde. La paix d'un instant immobile pour que mes mots aient ta texture et la couleur de toi. Et la musique. Toujours la musique. La musique qui dit l'entre-île, qui arrête la frénésie et qui me rend à l'essentiel. La musique et la note.
La musique et toi qui vis dans ma mémoire et qui m'offre tes yeux pour ciel de nuit.
Tu me manques. Alors mes mots pour que mes doigts te respirent, se posent sur ton visage. Mes mots pour que mon corps redevienne oiseau en tes mains, coeur qui bat la seule chose qui soit : l'amour.
Oh mon amour, nous n'aurons pas vécu en vain, nous n'aurons pas perdu tout sens : nous nous sommes découverts précieux pour un autre. Nous nous sommes redécouverts vivants.
Je t'écris du plus profond de ma nuit. Tu es en train de me lire et ma main cherche la courbe de ton épaule. Pour que notre lettre se fasse éternité amoureuse il faut l'immobile de ce moment où tes yeux lisent. Je suis là. Je suis tes paupières baissées. Je suis ce léger mouvement de ta lèvre inférieure. Je suis dans tes mains. Je suis ta nuque penchée. Je suis ce mot que tu viens de lire. Je suis là.
Je suis toi en ce moment qui n'appartient qu'à nous.
Mon doux, mon homme...
Mon amour.
Je t'aime.
Cette nuit je laisse mes mains/mots vivre ta peau et ton corps. Vivre tes pensées. Vivre en toi, au creux de toi.
Tu me manques.
J'aimerais être ta nuit en ce moment. J'aimerais être ton lointain pour pouvoir te respirer doucement dans ton sommeil et ressentir encore et encore cet émerveillement de toi, pour toi. J'aimerais être là, ne pas bouger et m'endormir en la texture de ton corps avec ton odeur sur moi, en moi.
Et être cette amoureuse d'un magnifique qui remercie le Ciel pour le cadeau que tu es pour moi.
Je t'aime. Mon si beau, ma lumière... Je suis là. N'ouvre pas les bras. Garde moi et laisse moi te murmurer mes mots amoureux. Laisse moi te raconter l'homme que j'aime.
Je t'aime ma belle étoile.
Tu m'es... Tienne. Tienne. Tienne. Femme tienne.
Je t'amour douceur, je t'amour feu en moi, je t'amour tendresse, je t'amour érotisme, je t'amour poésie, je t'amour toi...
Oh mon ange...tu me manques tellement.
Pour nous cette nuit, ces voix russes, le frisson sur la peau, l'instant de grâce... Pour toi ange mien, pour toi mon bel amour. Pour que ta mémoire se souvienne de tes yeux de brume dans la magie d'une note parfaite et de ce qui nous lie... Je t'aime. Je t'espère.
MMD
Tu me manques mon si aimé, mon aimant, mon homme. Pour t'écrire ce soir je me suis enfermée en tes bras, sans bouger, juste ta bouche sur mon front et ton odeur pour monde. La paix d'un instant immobile pour que mes mots aient ta texture et la couleur de toi. Et la musique. Toujours la musique. La musique qui dit l'entre-île, qui arrête la frénésie et qui me rend à l'essentiel. La musique et la note.
La musique et toi qui vis dans ma mémoire et qui m'offre tes yeux pour ciel de nuit.
Tu me manques. Alors mes mots pour que mes doigts te respirent, se posent sur ton visage. Mes mots pour que mon corps redevienne oiseau en tes mains, coeur qui bat la seule chose qui soit : l'amour.
Oh mon amour, nous n'aurons pas vécu en vain, nous n'aurons pas perdu tout sens : nous nous sommes découverts précieux pour un autre. Nous nous sommes redécouverts vivants.
Je t'écris du plus profond de ma nuit. Tu es en train de me lire et ma main cherche la courbe de ton épaule. Pour que notre lettre se fasse éternité amoureuse il faut l'immobile de ce moment où tes yeux lisent. Je suis là. Je suis tes paupières baissées. Je suis ce léger mouvement de ta lèvre inférieure. Je suis dans tes mains. Je suis ta nuque penchée. Je suis ce mot que tu viens de lire. Je suis là.
Je suis toi en ce moment qui n'appartient qu'à nous.
Mon doux, mon homme...
Mon amour.
Je t'aime.
Cette nuit je laisse mes mains/mots vivre ta peau et ton corps. Vivre tes pensées. Vivre en toi, au creux de toi.
Tu me manques.
J'aimerais être ta nuit en ce moment. J'aimerais être ton lointain pour pouvoir te respirer doucement dans ton sommeil et ressentir encore et encore cet émerveillement de toi, pour toi. J'aimerais être là, ne pas bouger et m'endormir en la texture de ton corps avec ton odeur sur moi, en moi.
Et être cette amoureuse d'un magnifique qui remercie le Ciel pour le cadeau que tu es pour moi.
Je t'aime. Mon si beau, ma lumière... Je suis là. N'ouvre pas les bras. Garde moi et laisse moi te murmurer mes mots amoureux. Laisse moi te raconter l'homme que j'aime.
Je t'aime ma belle étoile.
Tu m'es... Tienne. Tienne. Tienne. Femme tienne.
Je t'amour douceur, je t'amour feu en moi, je t'amour tendresse, je t'amour érotisme, je t'amour poésie, je t'amour toi...
Oh mon ange...tu me manques tellement.
Pour nous cette nuit, ces voix russes, le frisson sur la peau, l'instant de grâce... Pour toi ange mien, pour toi mon bel amour. Pour que ta mémoire se souvienne de tes yeux de brume dans la magie d'une note parfaite et de ce qui nous lie... Je t'aime. Je t'espère.
MMD
lundi 11 juin 2018
un jour tu as écrit : " Merci Mariem d'avoir croisé ma vie et d'avoir posé tendrement tes mots dessus".
Tu disais aussi, en parlant de toi "homme de rien".
Tu n'es pas "homme de rien". Tu ne l'as jamais été. Tu es immense, même si tu ne le sais pas toujours. Tu es immense.
Non pas sorte de divinité fantasmée mais homme dans toute son humanité, avec ses obscurités et avec ses lumières. Tu n'es pas homme de rien. Tu es homme mien. Et je l'aime cet homme mien.
Crois en nous. Ne laisse pas ta culpabilité si judéo-chrétienne, si de ta terre là bas, étouffer en toi ce qui te rend vivant. Tu dois avoir des rêves à vivre. Et une femme à aimer. Et une femme qui t'aime pour ce que tu es. Peut-être pas dans la norme sociétale mais qu'importe la norme? Nous sommes des mêmes mots, des mêmes rires, des mêmes désirs.
Et je suis là avec toi qui m'habites. Dans ce toi qui me manque. Dans ce toi que j'aime tant.
Là avec ma fidélité à mon " Je t'attendrai". Je ne pourrais faire le contraire. Ce serait tuer en moi toute respiration, tout horizon. Je t'attendrai. Je continuerai à t'écrire.
Parce que l'amour existe. Parce que l'autre existe. Parce que la vie existe.
Je t'aime. Amour amour mien, mon immense.
Et tu sais pourquoi dans ma vie de bric et de broc je suis quand même heureuse? Parce que je t'ai toi. Comme un miracle. Je t'ai toi. Le plus beau de toi. Le plus intime. Mon magnifique. Mon amour.
Ce soir j'ai regardé encore et encore notre vidéo. Dieu que je t'aime...
Crois en nous.
MMD
Tu disais aussi, en parlant de toi "homme de rien".
Tu n'es pas "homme de rien". Tu ne l'as jamais été. Tu es immense, même si tu ne le sais pas toujours. Tu es immense.
Non pas sorte de divinité fantasmée mais homme dans toute son humanité, avec ses obscurités et avec ses lumières. Tu n'es pas homme de rien. Tu es homme mien. Et je l'aime cet homme mien.
Crois en nous. Ne laisse pas ta culpabilité si judéo-chrétienne, si de ta terre là bas, étouffer en toi ce qui te rend vivant. Tu dois avoir des rêves à vivre. Et une femme à aimer. Et une femme qui t'aime pour ce que tu es. Peut-être pas dans la norme sociétale mais qu'importe la norme? Nous sommes des mêmes mots, des mêmes rires, des mêmes désirs.
Et je suis là avec toi qui m'habites. Dans ce toi qui me manque. Dans ce toi que j'aime tant.
Là avec ma fidélité à mon " Je t'attendrai". Je ne pourrais faire le contraire. Ce serait tuer en moi toute respiration, tout horizon. Je t'attendrai. Je continuerai à t'écrire.
Parce que l'amour existe. Parce que l'autre existe. Parce que la vie existe.
Je t'aime. Amour amour mien, mon immense.
Et tu sais pourquoi dans ma vie de bric et de broc je suis quand même heureuse? Parce que je t'ai toi. Comme un miracle. Je t'ai toi. Le plus beau de toi. Le plus intime. Mon magnifique. Mon amour.
Ce soir j'ai regardé encore et encore notre vidéo. Dieu que je t'aime...
Crois en nous.
MMD
samedi 9 juin 2018
merci mon ange. Merci d'avoir eu cette pensée. Merci pour tout ce que j'entends dedans. Merci d'être toi, merci pour toi.
J'aurais aimé t'aider toi en ce moment pas facile. T'aider dans cet amour impuissant que tu as pour lui. Dans cette blessure que tu portes et qui te façonnes, douloureusement. T'aider pour que ce qui vit en toi vers lui ne soit pas que douleur.
Ils ( tu sais de qui je parle) se ressemblent quelque part. Tu l'as dit. Dans ces fractures qui les font, qui teignent leurs vies de zébrures si difficiles à apaiser et à rendre à une "normalité".
Mais ils ont notre amour. Ceci est intangible. Ils ont notre amour. Je sais que cela ne fait pas un cadre mais ceci EST cadre. Malgré tout.
Je t'aime. Quand tu me parles ainsi j'entends tes forces. Tu es fort tu sais. Si fort dans tes fragilités.
Tu es celui qui ne baisse pas les bras.
Je t'aurais haï s'il n'y avait plus d'amour en toi pour eux. Je t'aurais haï.
Amour mien j'aimerais tant t'aider. Je pense qu'une douleur portée à 2 est plus "légère". Du moins elle permet quelque chose.
Je t'aime. Je suis là, de toutes mes forces je t'aime. Je ne peux que ça. Je continue notre écriture à 4 mains pour que tu fermes les yeux un instant et que tu partes dans ta mémoire. Nous y sommes. Nous y sommes en silences amoureux, en paix, en sourires, en l'autre.
Tant t'aimer bel amour mien, si mien, si homme mien...
Je t'aime
MMD
J'aurais aimé t'aider toi en ce moment pas facile. T'aider dans cet amour impuissant que tu as pour lui. Dans cette blessure que tu portes et qui te façonnes, douloureusement. T'aider pour que ce qui vit en toi vers lui ne soit pas que douleur.
Ils ( tu sais de qui je parle) se ressemblent quelque part. Tu l'as dit. Dans ces fractures qui les font, qui teignent leurs vies de zébrures si difficiles à apaiser et à rendre à une "normalité".
Mais ils ont notre amour. Ceci est intangible. Ils ont notre amour. Je sais que cela ne fait pas un cadre mais ceci EST cadre. Malgré tout.
Je t'aime. Quand tu me parles ainsi j'entends tes forces. Tu es fort tu sais. Si fort dans tes fragilités.
Tu es celui qui ne baisse pas les bras.
Je t'aurais haï s'il n'y avait plus d'amour en toi pour eux. Je t'aurais haï.
Amour mien j'aimerais tant t'aider. Je pense qu'une douleur portée à 2 est plus "légère". Du moins elle permet quelque chose.
Je t'aime. Je suis là, de toutes mes forces je t'aime. Je ne peux que ça. Je continue notre écriture à 4 mains pour que tu fermes les yeux un instant et que tu partes dans ta mémoire. Nous y sommes. Nous y sommes en silences amoureux, en paix, en sourires, en l'autre.
Tant t'aimer bel amour mien, si mien, si homme mien...
Je t'aime
MMD
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