vendredi 27 avril 2018

La bouteille à la mer...










Entre un ciel et une nuit
il est un silence

Mes pieds aux sables rendus
chuchotent les ailleurs
un ciel et une nuit
un silence

Entre un soleil et une aube
il est un amour

et tout l'amour

Entre une étoile et la lune
il est une goutte d'eau
un ciel et une nuit
un silence
un amour

tout l'amour

et un soleil et une aube

J'écris une lettre
sans points
sans virgules
sans mots

et un ciel et une nuit
un silence
un amour
une aube

Dans une bouteille
déposer ma lettre
infini, infinie
la lancer le plus loin possible
elle deviendra une tempête
un ciel et une nuit
un silence
un amour
une aube

Et dans ce ciel et cette nuit
allongés au fond de ma bouteille devenue mer
mon amour, mon amour, mon amour,
ouvre ses paupières

Il est mon silence
mon ciel et ma nuit
mon aube
mon homme

et tout l'amour

Je m'endors en ma bouteille à la mer
entre un ciel et une nuit
une aube
en un amour

Il ouvre les yeux
le monde est posé en mes mains

et tout l'amour

Mariem mint DERWICH

(Artiste Paola Grizi)



jeudi 26 avril 2018

Ma vie, mon aimé,

Comment te dire ma gratitude, mon amour, tout mon amour devant ta tendresse? Comment te dire cette joie profonde, cette paix si douce et si puissante en même temps? Comment te remercier pour ton amour que tu m'envoies jour après jour, pour ces paysages si beaux, pour lui, pour toi?
Il me faudrait une langue neuve, jamais parlée, jamais écrite, une langue pour te dire. Et mes Je t'aime en sons amoureux, en notes, en âme...
Je t'aime.
Je regarde ces couleurs. Tu habites un pays pour la poésie, un pays poète, un pays merveilleux. Maintenant, en regardant encore et encore, je comprends l'autre amour mien. Je te relie à ces merveilles et je te découvre ancré en elles. Elles expliquent tant de choses en toi. Il me manquait ce morceau du tableau qui te fait, ces histoires de nuages, de jeux de lumière, ces jeux d'ombres, ces verts, ces mille nuances d'une nature qui m'est et étrange et familière, ces immensités de ciel, ces petites routes, ces haies, ces chemins presque secrets, ces rochers... J'aime tes lointains homme mien. J'aime tes lointains. Et j'aime savoir que tes yeux s'ouvrent à eux, toujours. Tes yeux qui ont la couleur de tes lointains. Tes yeux en lesquels je me suis noyée.
Je ré entends tes mots des profondeurs, les histoires magiques que tu me racontais, l'émotion dans ta voix lorsque tu me parlais de voyages liquides...
Je continue ma ballade par tes yeux. Je t'aime par tes yeux. Je vous aime par tes yeux.
Je t'aime tant et tant. Tant et tant. Et je ne t'aime pas trop : on n'aime jamais assez. Je t'aime.
Ce sentiment de plénitude à t'aimer est chose merveilleuse, si apaisante, si puissante, si belle.
La nuit tombe doucement ici. Notre écriture à 4 mains, à 2 amours a la couleur des musiques que tu as utilisées pour illuminer les paysages...
Tu vois? Nous écrivons bien à 4 mains : notre Lettre Infinie se brode à 2, chacun de nous y mettant son coeur, sa tendresse et son amour.
Je t'aime mon amour qui me manque. Je t'aime.
Ma belle histoire, mon si bel amour.
Je t'aime.
Merci à toi. Du fonds de mon âme, de tout mon coeur, de toute ma folie de toi, je t'aime.
Ne change jamais, jamais. Reste mon bel aimé, mon gentil, mon doux, ma force, ma vie.

MMD

mercredi 25 avril 2018

Mon doux,

et chaque jour être touchée par tes signes, par ce que tu m'envoies. Aujourd'hui je te regarde, je vous regarde. Je regarde la belle lumière, tous ces espaces que tu m'offres, comme un bijou précieux à poser sur ma peau.
Je t'aime. J'écoute ta voix me dessiner ce lieu que tu habites et qui t'habite et je t'aime à en avoir le souffle coupé. Ta voix, ton regard et moi derrière tes yeux pour voir, regarder, regarder encore, découvrir.
Tu mets des couleurs à mes heures d'attente de toi, de vous, de là-bas. Je te regarde et je t'aime. 
Un jour je prendrai ta main et je t'offrirai, en cadeau inversé, mon Sud. Pour un autre lointain. Pour que tu comprennes. Pour que tu entendes une partie de mes racines. Pour que tu la rencontres, elle.
Un jour. 
Pour le moment j'effleure ton pays du bout de mes yeux et de tout l'amour que tu mets en tes cadeaux pour moi, en ces images, en cette musique, en ces couleurs... En l'effleurant je te vis, je te touche.
Je suis doucement cet homme que tu es. Tes lointains sont beaux, si beaux. Toute cette lumière particulière, ces couleurs changeantes, cette force et cette douceur, ces blancs, ces noirs, ces pierres...
Je t'aime de me prêter tes yeux. Je t'aime pour ton amour que tu déposes en moi jour après jour. Je t'aime pour tes pensées. Je t'aime toi, toi et toi. Mon magnifique mien. 
Tu es si beau : beau en ton coeur et beau en ton visage.
Je te regarde...
Je vais me faire vent amour mien, vent et fantôme pour que tu me sentes poser ma main sur ta nuque. Pour que tu saches que je suis là, même si tu ne me vois pas. Que je suis là, à tes côtés.
Merci pour tout homme mien. Merci. Si heureuse et si fière d'être ta femme, au sens premier du terme : corps et âme. Pas un nom sur un papier. Juste corps et âme. Esprit et chair. Ta femme, ta compagne. 
Je t'aime mon doux, si doux. 
Tu me manques.
Je mène ma petite vie ici, les cours à Polytechnique, l'appartement, voir quelques amis... Ce n'est pas ma vraie vie mais c'est une vie. Et je te sais là, en moi. Et je sais que je t'accompagne. Alors cela aide à se lever le matin... Tu es partout et nulle part en même temps. Cette ville me parle de toi. 
Je suis chez nous, ce chez nous que tu m'as offert. 
Chez nous.
Je t'aime. Amour mien.
Cette nuit je vais m'enrouler autour d'un geste si tendre que tu as eu envers moi, quand tu m'as réveillée doucement là-bas pour partir, cet effleurement doux de mon pied... J'ai en mémoire des centaines de tendresses tiennes que tu as eu pour moi. J'en fais ma peau.
Je t'aime.


MMD

mardi 24 avril 2018

Mon grand corps d'homme,amour mien,

tes partages, tes gestes vers moi, ta présence quotidienne, tous ces petits trucs, sont pour moi ta lettre amoureuse. Tes mots d'amour. Tes caresses. Ton souffle.
Ils me disent tant...tout ton amour, le manque de moi, l'envie de vivre avec moi ces instants, tes yeux pour emplir mes yeux de tes lointains.
D'autres auraient eu les mots banalités. Toi tu as les gestes beaux qui me bouleversent. C'est ton alphabet, toi. Tout toi. Et je les écoute, je les chéris : ils me racontent que je te manque. Et que tu m'aimes.
Nous écrivons notre histoire, notre si belle histoire, à notre manière. Oh, je ne dis pas que je n'aurais pas aimé être là, près de toi, à te vivre, simplement. Mais nous ne sommes pas une histoire banale mon tendre. Nous sommes nous, dans nos manques et dans nos faiblesses mais aussi dans nos forces.
Nous tenons tête au monde et à la raison. Nous nous aimons.
Et moi je ne faiblis pas de t'aimer. Je t'aime. Tu n'es pas une habitude. Tu m'es renouvellement permanent. Tu m'es offrande.
J'aime tant ce que tu fais en ce moment. Tu me mets dans ta vie. J'y suis. Je suis là.
À t'aimer. À ne rien regretter. À être encore et encore dans ce miracle de toi.
Tu manques à mes réalités. À ma peau.
J'ai tes lointains au bout des doigts...
Aujourd'hui fut une journée banale pour moi. Tristounette. Je n'ai rien à te faire découvrir. Rien à partager hormis un ciel lumineux que j'enferme en mon regard pour le déposer au bord de tes yeux. Ces petits instants de vie. Petites tranches. En toi je ne veux déposer que le merveilleux. Pas ma tristesse. Je veux que tu me rêves, que tu m'espères. Je veux te revoir dans un endroit familier.
Je t'aime ma mémoire si amoureuse !... Je t'aime. Je t'espère. Je t'attends. Je te vis.
J'ai besoin de toi. Que serais-je sans mon amour? Sans mon amour qui me rend humaine? Sans mon amour qui me rend lumière et désirs? Que serais-je sans toi, sans ces milliers de toi qui donnent une saveur douce à ma vie? Je t'aime mon homme aux yeux que j'aime tant, je t'aime.
À ta bouche, à ta voix, à tes paupières baissées sur un livre, à ta main sur mon sein, à ton goût sur ma langue, à ton odeur, à ton amour pour moi... à toi mon ange, mon magnifique, à toi.
À nous. Espère nous. Nous, tout nous.
Je t'aime.
Merci...

MMD

lundi 23 avril 2018

Mon homme, mon amour,
encore pleine de ces moments que tu m'envoies, ces moments qui me sont vous, toi et eux. Et qui adoucissent le manque. Je regarde encore et encore. Et le noeud dans le ventre se dénoue.
Beaux cadeaux que tu m'offres mon tendre...
Je t'aime. Un jour je poserai mes mains sur tes lointains... Pour le moment je les rêve. Je te rêve. Je vous rêve. Tellement d'amour en moi, tellement.
Je t'amour doux, je t'amour fou mon mien, homme mien.
En manque.
Tes mains me manquent.
Leurs rires me manquent, toute cette joyeuseté qui fait une vie, cette innocence, cette simplicité.
Merci pour les jolies pensées, merci de m'associer. Tu es ma vie. Ma vie.
À ta nuit j'allonge ma nuit d'ici pour que tu me sentes, que tu me penses. Pour que je puisse aller m'allonger, prendre l'écharpe en mes mains.
Je t'aime. Je t'aime. Je aime toi.
Sans toi je ne suis qu'une ombre. Vous me manque. Tu me manques.

MMD

dimanche 22 avril 2018

Mon tant amour,

merci pour le souvenir. Merci aussi pour le tout petit instant de vie envoyé. Depuis que tu m'es devenu cadeau et homme mien mes bras sont habités par d'autres vies. Et j'ai le coeur en mes mains.
Je t'aime. Tu es là bas, dans ce lointain si loin, si loin, tellement loin. Dans ce lointain qui est ton histoire et que je rêve. 
Tu es là bas et je t'aime. Même si j'ai l'impression que tu es sur une autre planète. Cette distance qui fait mal. Mais qui me dit que le manque te raconte.
Cette nuit j'ai le coeur un peu lourd car je sais que les moments que l'on ne vit pas ne reviendront jamais. J'aurais tant aimé être là. Ce soir est presque vide. Tu es si loin... Si loin, tellement loin que je ne suis que mémoire pour pouvoir respirer.
Ce soir je te pleure. 
Je t'aime. Tu me manques. 
Ce soir j'ai mal de toi. Si mal. Comment puis-je aimer ainsi et ne pas voir mon coeur s'arrêter? Tant aimer et être encore vivante? Tant être en manque et encore pouvoir respirer? 
Je t'aime. Je ne peux rien dire d'autre : mon je t'aime. Mes mots de toi. Mes mots de vous là bas, là bas. La cruauté du manque.
Je t'aime mon tendre. Je t'aime. 
Cette nuit je me dis que je n'ai pas assez profité de toi, pas assez apprécié toutes ces tranches de vie que nous avons partagées. Que je ne t'ai pas assez aimé. Que je t'ai mal aimé. 
Ma mémoire est devenue ma peau, ma survie. 
J'aurais tant aimé te vivre, nous vivre plus. 
Pourtant je connais la magie de tes mains, de ta peau, de ton corps. Je sais ce que c'est que de caresser ta présence. Je sais ton odeur, ton souffle, ton sommeil, tes rires, tes silences, tes retours en toi, tes retraits, tes élans soudains, tes joies, tes frissons, tes musiques, tes agacements. Ton intelligence des choses, ta sensibilité, ton armure soudaine. Tes manières de faire l'amour. Tes peurs. Tes audaces.  Je sais tout cela et tellement plus encore!
Tu me manques. Seigneur que tu me manques... 
Homme mien je t'aime. Je t'aime. Ne l'oublie jamais. 
Ce soir je suis là. Et je pleure. Et je t'aime. Et je suis repliée sur nos musiques et sur ton absence. 
Mon bel amour, mon mien, mon étoile lointaine, ma belle âme, mon compagnon, je t'aime tu sais, je t'aime.
Je t'aime et je manque à moi-même : tu n'es pas là. Tu es dans ta vie.
Je t'aime. Amour mien. Ma douce éternité amoureuse, mon homme.
Je vais aller me coucher et te retrouver dans mon sommeil. Tu viens chaque nuit. Comme tu viens dans tout. Comme tu es dans tout. Et je vais écouter ton Je t'aime.
Je te ma nuit. Je te parfum. Je te musiques, ces musiques qui maintenant accompagnent tout bas l'obscurité de mes nuits depuis quelques temps... Me bercer dans ma mémoire. Là bas il y a des rires d'enfants, toi qui arpentes ma vie, nos vies, nous et une entre-île qui a l'odeur de ce qui fut quand nous fumes heureux, l'odeur d'un bras de mer et le bruit du vent et la fraîcheur sous une nuit étoilée et ma tête sur ton épaule... et le désir et l'amour et nos corps. 
Je t'aime bel bel amour mien.

MMD

samedi 21 avril 2018

Amour mien,
je suis là sans être là. Je suis assise ici dans ce seul chez nous que je connais et, en même temps, je suis avec toi, avec vous là haut. Espace temps distorsion, dédoublement.
Et dans cet interstice entre-deux, je t'aime. Je t'imagine endormi, tant bien que mal. J'aurais aimé être près de toi, près de vous.
Je t'aime.
Merci pour tes messages de ce soir. Pour ton geste vers moi, ton geste qui nous raconte...
À ma nuit je te ré invente encore et encore dans ma mémoire. Je t'aime. Homme mien, mon homme, mon unique.
Je t'aime.

MMD

Mon tendre mien

Notre écriture à 4 mains a la couleur ce matin de chants orthodoxes.
Parce qu'il y a dans ma mémoire un beau moment de toi écoutant un chant russe et ce qui a effleuré ton visage et a noyé tes yeux. Je me souviens de ton émotion et de ton murmure d'alors.
Ils conviennent aussi à la paix offerte en cette belle matinée, au "pas de 4" de tout à l'heure, à ces instants bonheur et légèreté. Rendre la beauté à la beauté.
Tu as illuminé mes heures qui viennent. Vous avez dessiné mon espace de vos sourires et rires. Perfection de l'instant partage. Merci pour le beau beau cadeau amour mien.
Je t'aime. Heureuse. Il faut le manque pour apprécier la valeur d'un partage et d'un cadeau dans sa simplicité et, aussi, dans sa joie et son amour. Je t'aime mon si bel amour mien. Et ton sourire ce matin est ma prière.
Alors j'écoute ce magnifique chant orthodoxe bulgare. Je suis en tes bras, ma tête sur ton épaule. Nous sommes juste nos silences qui laissent la magie de ces voix prendre possession de tout ce qui est. Nous sommes juste le frisson. Un jour nous l'écouterons en ce rêve qui nous habite.
Tu me lis. Je te lis. Notre lettre d'amour infinie...
Homme mien, doux mien, tendre mien.
Tu as ces gestes envers moi qui te racontent si bien! Ce matin c'était toi, toi en ce qui m'émeut jusqu'au plus profond. Toi que j'aime. Mon tant homme mien, ma belle âme.
N'ouvre pas tes bras. Tiens moi en toi. Je te porte comme une offrande, un don du ciel, une lumière.
À tes yeux qui lisent, à ta peau qui écoute la musique, je pose mon amour. Je suis là mon amour. Si là...
Je t'aime. Je t'aime. Je t'amour amour. Toi mon fulgurant, ma musique...
Je t'amour et je te effleurer, je te toucher, je te silences, je te voyages, je te respirer, je te infini, je te couleurs, je te revenir, je te paix, je te plénitude.
Je t'aime.
Merci d'être étoile mienne.
MMD




vendredi 20 avril 2018

Lettre à Béatrix.

Il y a toujours, dans cette recherche d'une intersection, ce qui me ferait, ce qui me définirait.
Et l'écriture comme seul viatique. Non pas parce qu'écrire serait, somme toute, facile, confortable. Mais parce qu'il faut le mot posé pour que le mot dit devienne.
Aller là, tout au fond, tellement loin pour mieux revenir. Aller si loin que peut-être, un jour, on ne revient pas. Ou alors on reviendrait autre et identique, pendant du même miroir mais miroir qui aurait trouvé sa "diagonale de l'identité".
Tu connais ma quête d'un nom qui me serait propre, quête qui a occupé, "mangé" une grande partie de ma vie, ce nom qui aurait été une carte d'identité d'abord permise puis appropriée. Tu connais cela.
J'ai cherché toute ma vie. Aller plus loin, toujours plus loin, pousser le mur brique par brique, arc-boutée à la douleur, enchaînée à l'immobilité forcée d'une vie imposée et rejetée. Puis vint le temps du "rencontrer". Le temps de l'intersection. Le temps admis. Le temps.
Admettre enfin que se tenir debout n'est qu'un courage comme un autre, ni plus grand, ni plus petit. Sauf que ce Tenir debout a une saveur particulière. Qu'il n'est nul mérite à donner le coup de talon et à écraser le déni de son histoire. Mais qu'il existe un courage plus grand, plus âpre : celui du lâcher prise. L'acceptation des choses. Le recul parfois.
Admettre et accepter ces allers-retours, ce cerveau qui n'arrête pas, sa parole toujours et toujours.
Et l'écriture. Toujours l'écriture. Cette langue ne pouvant se parler qu'en poésie. Et en amour. Il faut bien que le mot soit posé pour que le mot dit devienne.
Je sais tes mots, je t'entends. Ils sont empreints de sagesse.
Mais ai-je envie d'être sage? Ai-je envie de cette solitude qui me rendrait à moi-même, enfin cicatrisée, enfin délivrée des histoires familiales? Seule la solitude, le retour à soi, aurait cette vertu?
De ces temps de pierre dont je te parlais dans ma première lettre revenir aux temps de sable. Effritement progressif du carcan mental. Et accepter. Accepter son étrangeté, accepter ces contours de soi qui flirtent avec un narcissisme malsain. Reconnaître sa faiblesse. Être forces.
Limer chaque pierre pour qu'elle redevienne poussière. Penser à l'endroit, penser à l'envers. Faire des noeuds puis les défaire.
Trouver une place, ma place. Je l'ai trouvée tu sais. Imparfaite, impuissante, mais force.
Oh il y a toujours ces temps de colère en moi, acide et acide. La barbarie avec laquelle nous nous faisons du mal n'a rien à envier aux perversités des criminels.
Il faut bien une jouissance au mal que l'on se fait non?
Et puis je suis partie à sa rencontre. Le rencontrer pour me rencontrer moi, découvrir la femme que je suis, la femelle, le cerveau, l'écriture, le ventre. Partie tellement loin que je ne reviendrai pas en arrière.
Je suis devenue sable Béatrix, ce sable qui me coule entre les doigts.
Il me fallait cette rencontre, devenir l'amoureuse et l'aimée pour, enfin, poser ma valise.
Il est de bon ton, banalité contemporaine, de dire et dire qu'il nous faut être seulement soi, en soi, pour être.
Moi je crois aux liens qui nous relient aux autres. Je crois fermement que chacun de mes gestes n'a de sens que s'il est reçu par un autre. Et ainsi de suite. Une immense chaîne qui reviendrait à son point de départ puis recommencerait.
Naïf non? Peut-être.
Dans cette individualité qui ne dit pas son nom, cette extrême solitude, pas de place pour l'autre.
Et moi j'ai besoin de l'autre. L'autre me permet mon écriture.
Je l'ai trouvé cet autre. Je l'ai sûrement chargé de toutes mes histoires. Mais j'ai aussi pris ses histoires. Et j'en construis une autre, faite de nos histoires qui se côtoient.
J'ai haï mon histoire. J'aime cette histoire nouvelle. Elle ne me permet pas. Elle me fait. La nuance est là. Pour se permettre il faudrait une autorité au-dessus de moi en moi qui dirait oui et non. Quel moi possède cet attribut? Par contre je me fais. Pas besoin de permission. Juste mon libre arbitre, tout empreint qu'il puisse être des fantômes d'avant. Mais j'ai choisi. Je ne me permets pas. Je me fais.
Et je lui permets ( la voilà cette permission, vestige enfantin de l'autorité toute puissante de la famille), à lui, de me permettre et de me faire; de m'aider en cela. Sans qu'il ait à donner plus qu'il ne le peut.
C'est ça les liens. Le "faire" et le "permettre". Je me fais, il me permet de me faire.
Alors oui, viendra le seul " je me permets". L'humain a ceci de complexe, cette animalité résiduelle, qui le ramène aux temps de l'instinct.
Béatrix crois-tu au merveilleux, aux mythes, aux consolations à la dureté du vivre?
Crois-tu que l'on puisse juste être sans douter? Douter de soi?
Je n'ai pas de réponses toutes faites et académiques. Je n'ai que ce qui tourne en ma tête, qui n'arrête pas de bavarder et avec qui j'ai appris à vivre. Appris le regard décalé, l'art du figé et du Faire Croire.
Pétrie d'ennui face aux autres.
Mourir de cet ennui. Mourir de toutes ces heures où l'on cache en soi, se cache en soi. De cette obligation au lisse, à ce que les autres peuvent accepter et à leurs limites de cette acceptation.
Sais-tu ce que c'est de vivre quand on sait ce que l'autre pense, va répondre, comment il va réagir? Sais-tu le pointu du paraître bête comme on se protégerait d'une morsure?
Sais-tu ce truc magnifique et si terrifiant pourtant qui nous rend éponge, buvard, entendant le cerveau de l'autre et le lui cachant? Sais-tu la permanence de la peur qui nous fait entendre chaque mimique, chaque tressaillement, chaque changement de ton? Et ces milliers de fois où l'on voudrait répondre et que l'on n'ose pas et où l'on tourne 7 fois sa langue dans sa bouche pour s'appliquer à la banalité de ce que l'on attend de nous? Et de faire semblant que l'on ne comprend pas? Et de tout intellectualiser? Et de tout lire? Et de tout questionner? Et de tout recevoir en ondes plus ou moins violentes? Et d'ouvrir les yeux la nuit et de reprendre une conversation en nous, éternelle, penser, penser, questions réponses? Et d'élaborer des stratégies pour être "comme les autres"? Et de taire sa bouche? Et de se taire? Et de parler pour ne rien dire juste histoire de se casser la figure et de regarder l'autre penser que l'on est bête? Vite, vite, s'auto déprécier pour rassurer l'autre...
Je sais que tu sais tout cela. Tu le vis toi même. Et tu le regardes vivre.
Puis, un jour, rencontrer une lumière et ne plus s'ennuyer. Vivre sans s'ennuyer. Vivre comme une partie de rugby où les 15 joueurs sont partitions particulières qui, mises bout à bout, donnent une symphonie. Voilà mon acceptation de ce que j'appelle mon "temps de sable" : la partition.
Il me fait, lui, il me fait.
Cette année me fut salutaire. Mon recommencement de tout. Toute cette souffrance pour qu'enfin j'accepte. Je ne dis pas Béatrix que ma "normalité" nouvelle, cet apprentissage du monde des autres, n'est pas infiniment douloureuse. Je dis juste que je me fais. Je n'aime pas le terme "normalité", tu le sais. Je ne suis pas "normale" de la "normalité sociétale". Je suis "normale" de mon anormalité, de mes histoires. Je suis "normale" de tout ce fatras qui me fait et qui est le schéma de la personne que je suis. Je suis "normale". Ironique... Normale, anormale. Drôle de zèbre... Une rayure à l'endroit, une rayure à l'envers, détricoter, tricoter. un fond blanc pour ces mailles à l'envers et ces mailles à l'endroit.
Béatrix, pour la première fois de ma vie j'ai rencontré mon "anormal normal", mon autre. Il n'est pas zèbre. Il est le fond blanc sur lequel je peux poser mes rayures. Il me fait. Je me fais.
Et j'apprends, au fil des mois, à vivre l'instant présent, à me laisser porter, à me reposer sur quelqu'un.
Je me fais dans mes mots de lui, dans son épaule sur laquelle j'ai déposé ma tête si lourde de tout ça.
Il me permet mon Faire Moi.
J'ai cherché toute ma vie cette paix. Je l'ai trouvée. Elle n'est pas parfaite. Elle n'est pas continue. Je n'y peux rien. Je ne maîtrise pas sa vie. Mais je sais, je sais une chose : il me permet une paix, fragile, profonde. Alors j'assemble ces morceaux de paix qu'il m'offre et j'en fais une écriture et moi.Une paix. La paix. Discontinue. C'est la seule limite. Je l'accepte parfois. Parfois non. Mais la paix, même en morceaux, vaut mieux que rien.
J'aime cet homme. En l'aimant et en étant aimée de lui je me fais. Acceptation de ceci. Merveilleux de ceci.
Je me fais. Et je le redessine en ce qu'il est. Voilà ma paix.
Et mon écriture redevenue intersection...
Je suis duelle : lui, moi. Et dans ce Nous où nous sommes et tout et particularités singulières, je me fais.

Mariem mint DERWICH


mardi 17 avril 2018

Mon ange,
tu m'as dis " J'imagine comment serait la vie avec toi". Moi je ne l'imagine pas; je l'ai connue. Je la vis. Je ne me pose pas de questions. Je suis si bien quand tu es là, dans ma vie. Parce que je vibre aux mêmes sensations, aux mêmes musiques, aux mêmes livres, aux mêmes films. Parce que je vis chacun de tes gestes, que j'ai cet émerveillement permanent à ta respiration, à tout de toi.  Parce que j'aime ce partage, cette familiarité, cette reconnaissance de l'autre dans sa simplicité qui est un tout.
Pas de faux-semblants, en tous cas pour moi. Je ressens ce truc magique et si rare : une complémentarité. Nul besoin de faire semblant. Nul besoin de mentir, de cacher. Je sais les musiques qui nous relient, ces frissons posés en nous. Je sais que ressentir la magie de penchants jumeaux est un cadeau précieux, un beau cadeau. Toi et moi avons vécu tant d'années dans la négation de ce que nous aimons. Nous avons appris à rire seuls, à écouter une musique seuls, à lire seuls. À ne rien partager de l'essentiel du monde : le sentiment mis en mots, en notes, en images, en instants posés... Nous avons du apprendre le non partage, refouler ce lien à l'autre qui se devrait d'être.
Nous avons appris le silence pour ne plus qu'entendre tout danser en nous, solitudes imposées.
À coup de " et si...", à coups de "culpabilités" perverses nous avons cru que nous étions morts à nous. Alors que nous ne sommes que morts à l'autre. Trop de différences... Trop d'espaces. Trop de dissensions.
L'autre est partages. L'autre est ce regard soudain accroché à un regard et qui dit la complicité.
L'autre, en amour, est juste la présence du ou de la compagne, confiant(e). L'autre c'est lui faire découvrir des choses et que cet autre écoute, entende, reçoive et non pas rejette d'un mouvement agacé de la tête.
Je t'aime. C'est simple. Je suis bien avec toi. Moelleux de ma belle familiarité qui est toi, toi en tout ce que tu es, en cet homme complexe et bon.
Je sais que tu aurais aimé partager toute une vie avec la même personne. Tu as cette morale qui me plaît. Mais cela ne s'est pas fait. Ne t'en sens pas coupable. On apprend. On se trompe. On essuie ses larmes. Et on avance.
Je suis là mon tendre, mon beau, mon aimé. Je suis là.
Une chance nous est offerte. Tout ce chemin pour parvenir à l'autre. Toutes ces années. Ces enfants sortis de nous. Ces hauts et ces bas, ces luttes, ces rires parfois. Ces mille histoires qui nous font. Nos solitudes. Nos angoisses. Nos souffrances. Nos manques.
Et, un jour, prendre la bouche d'un autre et ressentir que nous sommes miracle. Miracle offert, belle belle rédemption pour nos errements et nos erreurs.
Ne regrette pas. Tu as eu de beaux enfants. De l'obscurité jaillit la lumière. Les merveilles sont ta lumière. Mes fils sont ce qui m'est arrivée de plus beau avant toi.
Aujourd'hui je suis riche d'eux et riche de toi et riche des merveilles et de tout cet amour à partager.
Je suis riche de toi et de moi.
Je sais que tout vient. Qu'il faudra des combats et des ténacités. Mais je sais une chose : notre vie nous attend.
Notre rencontre improbable... devenue chose vivante. Toi l'homme aux yeux de mer et moi la femme née dans les dunes. Nos 2 histoires. Nos 2 chemins de vie. Nos milieux si étrangers l'un à l'autre. Et, quand même, toi et moi retrouvés dans un murmure un soir ici et inscrits pour l'éternité dans une Lettre Infinie. Miracle. Si doux miracle.
Je ne peux te promettre un arc en ciel. Je peux juste te promettre mon amour, ma présence, mes fragilités, mes forces, mes futurs. Je te promets mon désir de toi. Je te promets d'être ta compagne. Sans exiger. Sans te vouloir différent. Sans désirer te changer. Je t'ai aimé tel que tu es et je t'aimerai ainsi. Je t'aime. Toi et les tiens, toi et tes passés, toi et tes présents. Tu es ma force et ma vie.
Je t'aime. Je t'aime. Aime nous.
Je suis là à te tenir la main. J'aime ma main en la tienne. J'aime nos mains nouées. Elles sont nos vies et tout ce qui nous dépose à l'autre, en l'autre.
Je t'aime mon aimant, mon aimé, mon homme de ma vie, mon si amour.
À tes mains, à tes mains qui écrivent avec les miennes notre belle histoire, à toi, à ton corps, à ton sourire, à ta lumière, à ton intelligence, à ta sensibilité, à ta musique....
À toi mon charnel, mon amour mien.
À toi mon homme.
Je t'aime.

MMD

vendredi 13 avril 2018

Amour mien, ma perle, mon amant, mon étoile aimée,
je suis toujours à ce matin, enroulée dans ta voix, dans ton regard. J'ai le corps en fourmillements, les doigts en solitude de toi, ma peau orpheline de ta peau.
Cette nuit je suis en une mémoire sensuelle, douce et forte. Je suis en toi, en ces moments où nous sommes à l'autre, dans nos désirs, dans nos abandons, dans ta façon de me guider, de jouer. Dans ta bouche qui ouvre la mienne. Dans le plaisir que tu me donnes, que fais naître, dans la certitude absolue que tu es l'homme de ma peau, de mon ventre, de mes seins. Tes mains comme viatiques et ce truc dingue qui me chavire et me rend chaude et lumière.
Je t'aime. Je t'aime pour ces moments volés à la distance et au manque. Je t'aime en cette absence que tu sais adoucir par tes présences, soudain. Je t'aime en mon corps à qui manque terriblement ton corps. Je t'aime en ton sourire et aux frissons qu'il dépose. Je t'aime à me sentir à chaque fois pleine et entière.
Je t'aime mon tendre, mon animal sensitif et sensuel, mon amoureux.
Ce soir j'écris sur ta peau. Ma bouche s'est faite alphabet amoureux et érotique. J'ai les mains désirs et je les laisse raconter que je t'aime. Elles vivent tes cuisses, le doux de ta peau, la force de tes bras, la chaleur de tes paumes... la houle de tes hanches, ta voix qui chuchote, mon ventre devenu feu.
Je suis là homme mien. Offre tes mains à ma peau, ton désir. Laisse moi jouer, te jouer pour aller au bout du plaisir. Alchimie magnifique, rare si rare.
Je t'aime.
Mon immense, mon fragile, ma force aussi. Je suis là. Et tu es tellement présent.
Je t'aime. Toi mon bout du monde qui a fait de ma vie une belle musique.
Seigneur que tu me manques !
Cette nuit je vais venir te regarder dormir, doucement. Je vais t'écouter, je vais poser, comme là bas, ma main sur ta poitrine et vivre le lent battement de ta respiration. Juste te regarder. M'emplir les yeux de ton grand grand corps d'homme. J'éprouve tant de bonheur et de paix à te regarder...
Je t'aime mon beau lumineux. Je t'aime et je te désire. Je t'aime et je t'aime.
Si fière de toi. Si fière. Tu es mon orgueil. Tu es mon homme rêvé.
Tienne. Absolument tienne.
Tiens bon. Ne te laisse pas manipuler et imposer. Aime nous. Tout vient. Tout.
Et je t'aime aussi dans ce tout.
Je t'aime.

MMD

jeudi 12 avril 2018

Mon doux,
mon amour, mon amour. Imaginer la pression que tu dois subir et être là sans pouvoir, non pas te dire ce que tu dois faire, mais juste être là... Être là.
Mon si doux, mon si aimant, tu me manques. Alors Havasi pour un instant partagé, un instant de nous, pour la complicité, pour toutes ces choses que nous aimons, que nous vivons à l'autre, en l'autre... Cette même émotion. Ce même goût.
Tu me manques.
Je pense à toi.
Je repars dans ma mémoire. Tu y es pour l'infini. J'ai tous tes "toi" en elle. Tu y habites en tes moments tendresse, tes gestes amoureux, tes gestes désirs, tes abandons à ma bouche et à mes mains,  tes regards en lesquels je me suis noyée, tes effleurements, tes murmures, tes fulgurances, tes plénitudes, tes larmes, tes  instants frissons, tes énervements, tous ces moments où tu te sentais à l'étroit en ton corps et en ta tête... Je te regarde vivre, tourner les pages d'un livre, servir à manger, conduire en écoutant de la musique, tourner la tête vers moi et prendre mes yeux, te réveiller un matin dans le chant d'une marée descendante et le bruit du vent et nous regarder dans ce joli désordre d'un petit déjeuner partagé, odeurs du chocolat chaud et impatiences,  allumer une cigarette, refermer tes bras sur un enfant endormi, entrer chez nous, te laver, poser ton parfum dans une écharpe que tu m'offres, réparer avec 2 bouts de ficelle ce qui semblait irrécupérable ( tes mains de magiciens), trouver des chemins de traverse pour éviter la route principale là-bas, nous photographier... Nous nous sommes, petit à petit, construit une vie partagée, la plus belle : celle qui nous rend heureux. Nous l'avons notre album. Il n'est pas comme les autres : il se rêve en musiques et en toute ma poésie qui nous raconte pour que nos enfants se souviennent, plus tard, que nous avons aimé et été aimés pour nous, simplement pour nous. Et que nous nous sommes dansés en nos coeurs dans cet éloignement si cruel. Nous nous sommes aimés. J'aimerais que nos enfants gardent de nous le souvenir d'un homme et d'une femme qui, envers et contre tout, ont choisi de s'aimer.
Je t'ai offert ce blog. Je le leur offre. C'est mon cadeau de vie, la seule chose que j'ai de plus intime.
Et j'y raconte au monde ( et ils sont nombreux à le lire; beaucoup me parlent de lui quand ils me croisent, anonymes qui, soudain, me disent que je mets de la lumière en leurs vies avec tout mon amour pour cet homme inconnu et à qui j'adresse une Lettre Infinie) que je t'aime, que tu es mon homme, que je suis femme heureuse d'être aimée par toi.
Je te remercie pour tes mots de l'autre jour. Tu as dis " nos enfants"... Cela m'a émue, bouleversée.
Rappelle toi : l'espoir. Il existe. Les choses viennent. Notre vie vient...
Je t'aime et je t'aime. En amour, en manque de toi, de vous. Regarde moi homme mien, regarde moi : crois en nous. Que ta nuit soit belle mon tendre, mon amour. Je suis là. Tienne.
Je t'aime.

MMD






mardi 10 avril 2018

Mon rêve, ma vie,
et ta voix pour mes heures de nuit, ta voix que j'écoute et écoute. Tes mots d'amour, tes mots de tes lointains, tes mots de moi, tes mots de nous... Ta vie dans ma vie.
Suivre du bout de mes  yeux faits doigts la fatigue sur ton visage, la lassitude, cette douleur inscrite à ta bouche. T'aimer encore plus fort et me sentir impuissante. Mon désir de te prendre en mes bras, de t'endormir en eux, de te murmurer la beauté de nous, la lumière, la porte refermée sur la laideur du dehors. Te murmurer comme je t'écris que tu es mon étoile dédiée, mon si bel oiseau, que j'ai toi en héritage pour l'éternité, que tu me rends heureuse. Te murmurer que tu es homme aimé. Te murmurer le chant de mon désir pour toi. Te murmurer que je t'aime.
Te dire que je suis là. Compagne tienne.
Tu es allongé près de moi. Nous rêvons de ce qui vient. Tu as enfoui mon corps en ton corps. Et, alors, je peux t'écrire, reprendre le chemin de ma présence à toi mise en mots, mes mots gestes, mes mots qui effacent l'absence et toutes ces heures qui nous séparent. Tu es là, ton grand et beau corps d'homme abandonné à mon amour et à l'instant qui s'est fait immobile. Tes mains sur les miennes et la Lettre Infinie reprend son envol. Il me faut ta bouche à ma nuque, ton souffle à ma mémoire, ta peau à mon alphabet amoureux et tes murmures pour que la nuit soit supportable et qu'une page blanche se mette à raconter...
Mon bel amour musicien, mon tendre amour si fort, mon masculin féminin, mon ami amour amant.
Tiens moi serrée. N'ouvre pas les bras : ils sont le seul endroit au monde où j'existe. Je me sens protégée en eux. Protégée et abandonnée à la plénitude. Plus de questionnements. Seule bat la certitude absolue, évidence lumineuse, que je peux fermer les yeux et me laisser guider. Sans peur. Plus de sombre, plus de laid, plus de mal. Juste mon abandon à toi. Je me laisserais emmener les yeux fermés au bout du monde avec toi. Oh la douceur de cette sensation : ressentir une telle confiance en toi que je ne suis qu'abandons... Je t'aime.
Tu es mon roc. Sais-tu que je n'ai jamais eu peur avec toi? Jamais.
Reste calé contre moi et continuons à nous écrire en cette nuit où ma peau est mon coeur et où tes doigts qui vont m'effleurer vont ouvrir mon ventre et mon corps... Reste là. Nous sommes une île et nous nous rêvons, nous nous aimons.
Regarde moi : je me redessine à tes/mes mains. Ma peau devient partition. Je me fais note et musique en tes paumes, en ta salive, en ton désir. Je suis ce frisson qui empoigne mes reins, qui allume des lumières partout en moi, cette eau qui s'en vient. Tes/mes mains ré inventent les gestes de l'amour, ta paume à mon dos. Je deviens la première femme du monde. Femelle. Joueuse. Émerveillée. Plaisir électrique.
Je t'aime mon magnifique amour.
Je t'attendrai car tu sais que c'est inscrit dans le livre des heures, que nous existe et qu'il sera sens présence. Je t'attendrai. Espère nous. Et tiens ma main et regarde le chemin de nous. Il est beau depuis cette première soirée. Il est fort. Regarde nous. Nous sommes.
Je t'attendrai et je t'aimerai. Je t'attendrai et je serai là. Et je prendrai soin de toi et j'accompagnerai la fin de ce cycle. Je t'aime si fort, tellement fort que je suis sure que mon amour pour toi n'est que miracle. Comme est miracle ton amour pour moi.
Je t'aime ma fulgurance amoureuse, mon homme, mon unique.
Je t'aime mon si beau, mon si frissons, ma musique intime, mon ange.
Amour mien.
Merci pour le joli cocon préparé à 2, merci pour ce "nous 2" qui annonce une autre merveille. Merci pour tes yeux et ce tout qui est immensité du monde. Merci pour tout ceci. Moment doux n'est-ce pas mon amour? Tu vois que nous construisons, pierre après pierre, une vie... Je t'aime. Je vous aime.
En manque de toi et de vous.

MMD

samedi 7 avril 2018

Mon amour,
aujourd'hui journée un peu paresseuse, un peu indolente, chez des amis... Un air de famille, de repas partagés, de moments bonheur d'être ensemble. Et, en moi, par delà le masque, toi, toujours toi.
Comment peut-on être à ce point habitée par quelqu'un? Le porter? Lui parler dans cet espace sans limites qu'est le coeur?
Toi pour partager avec moi, pour ne pas porter seule la tension de l'attente, cette attente là, la notre.
Toi pour que les heures ne soient pas si longues...
Toi pour que tous ces moments sans nous ne soient pas perdus. Toi que j'imagine là bas. Sans savoir ce que tu fais j'invente un samedi. Je m'invente des morceaux de toi, de vous. Dans ta vie si loin de ma peau...
C'est le milieu de la nuit. J'aime cet espace de l'obscurité et je ne l'aime pas. Je l'aime parce que tu viens ici, chez nous. Je ne l'aime pas parce que la nuit mes vieux démons reviennent aussi parfois. Mes nuits sont entières et vides. Tu me manques tant. Comment exprimer ce manque lancinant, qui fait si mal parfois? Te le dire encore et encore ne règle rien. Mais c'est comme si je te parlais. Comme si j'avais ma joue contre ton épaule et que je pouvais pleurer. Je ne pleure plus devant les autres. Aux autres je ne fais que prêter une vie qui n'est pas la mienne. Ma vie est avec toi dans ton lointain. Ma vie je la porte en moi, dédoublée, la Mariem pour les autres, pour faire comme si et la Mariem qui vit une autre vie, celle où elle t'aime et où tu as tes doigts noués aux siens. Je t'ai donné ma vie.
Qu'as tu fait aujourd'hui? Ai-je habité tes pensées? M'as-tu, en toi, emmenée me promener? M'as-tu offert un paysage, un livre, une musique, un rire partagé, un silence, leur bonheur enfantin ? As-tu porté à ma bouche quelque chose que tu as aimé en mangeant? As-tu effleuré, soudain, ma peau? As-tu pris une photo de mes bras habités? T'ai-je manqué comme tu me manques? M'as-tu fait l'amour comme moi je te le fais?  Vis tu, toi aussi, ce dédoublement, cette vie double? Je t'aime.
Je vais aller me coucher. Tu dors déjà, de cette façon tienne de dormir parfois, une jambe tendue et l'autre à moitié repliée, un peu à plat ventre. Je vais me glisser contre toi, doucement. Ne pas te réveiller pour que je puisse, émerveillée, t'écouter respirer, mettre mon visage dans cet espace de ton corps dans ton dos et t'inspirer doucement. Poser ma main sur ta hanche et laisser la nuit et la paix nous rendre à la simplicité d'un lit partagé. Je t'aime ainsi mon si beau tendre, ma carte de la nuit, mon amour lointain.
Je t'aime. Je t'aime mon doux tendre, mon rêveur, mon homme.
Et nous pour que la vie soit sens. Nous. À toi mon merveilleux, mon magnifique amour, à toi...
Je t'attendrai. Et je t'aimerai encore et encore. Encore et encore. Ma belle prière amoureuse.

MMD

vendredi 6 avril 2018

Mon ange, mon tendre,
aujourd'hui fait partie des instants suspendus, ces instants de nos voix, de nos mots de l'autre, de nos mots de nous. L'abandon à l'autre dans le besoin de dire l'amour, de dire le manque, de nous raconter.
Et l'espoir. Crois y. Accroche toi à lui. Cet espoir c'est nous, c'est toi en ma vie, physiquement, c'est ce que nous osons rêver, envers et contre tout.
Tu me dis " je suis shooté à ta voix, aux merveilles que tu me dis". Je ne te dis pas des merveilles, je te dis toi. Simplement toi. Toi dans mon amour pour toi, dans ce que je ressens, ce que je porte au plus profond de moi. Toi.
Je t'aime. J'aimerais rentrer chez nous. Chez nous c'est toi. Tu es ma seule terre, mon île, mon pays.
Je te le disais ce matin : l'autre jour je regardais tes mains et je pensais à tout ce qu'elles savent faire, toute leur force, toute leur douceur, tout leur abandon parfois. Ces mains, tes mains, je les aime. Mains d'homme. Mains de mon amour. Elles sont belles.
Puis j'ai regardé tes bras, ton profil. Et tout. Et eux. Je te retrouve en eux, cette façon d'être campés à la terre, cette solidité, cette énergie, ce bonheur vécu, la joie de l'instant et ton sourire...
Non je ne te dis pas des merveilles. Je n'ai pas assez de mots pour te dire que je t'aime et te dire toi.
Tu me manques mon tendre. Tu me manques. Membre fantôme. Et, en même temps, si présent. Toujours là, dans chacune de mes secondes.
Dans chacun de mes gestes. Dans mon corps que je fais doux, tout le temps, pour que tes mains s'y posent dans ma mémoire. Dans ma peau. Dans ma tête. Dans mon coeur. Partout, tout le temps. Tu accompagnes même mes sommeils.
Ce matin, avant que le réseau ne coupe, je te regardais. Sais-tu le frisson que je ressens quand je te vois? Et mon émerveillement permanent? Et mon désir de toi? Et ma folie de toi? Je pourrais dessiner ton visage les yeux fermés. Tu es beau. Beau.
Et oui, je te dis et redis mes mots amoureux, mots naïfs : tu es mon prince, mon héros, mon chevalier, mon beau, mon tendre, mon homme, mon monde, mes étoiles, mon soleil, mon tout. Je ressens ça depuis le premier soir. Tout est intact. Je regarde une photo de toi et je suis toute chamboulée. Je souris. C'est plus fort que moi. Je te regarde. Et je me retrouve dans une odeur en ma mémoire. Ton odeur. Je l'aime. Te souviens-tu combien j'aime mettre mon nez dans ton cou et te respirer? Juste te respirer. Ton odeur chaude, là sur ta peau. Et moi en paix.
J'aurais aimé te rencontrer bien avant. Tu m'aurais protégée. Tu m'aurais apaisée. Tu m'aurais rendue à moi plus tôt.
Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Et j'entends ton amour. Il est là, dans notre écriture à 4 mains. Il est là, qui va me prendre dans ses bras pour permettre le sommeil. Il est là dans Havasi que j'écoute. Il est là dans ma main qui effleure doucement l'endroit où tu t'asseyais. Il est là amour mien. Tu es là. Je t'aime. Tienne. Tienne. Entièrement tienne, corps et âme, coeur et peau, sexe et désir, intelligence et partages. Je t'aime mon âme familière, ma belle belle âme familière.
À l'amour homme mien, à l'amour. À ce que nous construisons. À nous. À eux.
Je t'aime. Mon homme à aimer. Je te ma vie, je te ma mémoire, je te désirs, je t'amour.

MMD



mercredi 4 avril 2018

Amour mien,
je te sens tout chiffonné en ce moment. Je devine ce que tu vis. Je ne fais que le deviner mais je te ressens, comme à chaque fois.
Et je suis là, si impuissante à t'aider. Qu'est-ce qu'une compagne impuissante?
Mon rêveur, mon doux rêveur... Mon fort. Mon fragile. Mon homme qui fait tout ce qu'il peut, entre ténacité à l'amour aux autres, ras le bol parfois, pressions diverses.
Mon rêveur. Tu es mon allumeur de réverbères à moi, celui qui sait la douceur d'un rêve, la douceur d'une caresse, la texture d'un geste. Mon allumeur d'étoiles. Ma constellation. Je t'aime homme mien, je t'aime. N'en doute jamais.
Je suis si loin. Alors j'essaie d'être à tes côtés comme je le peux, mots après mots, pour que tu me lises, que tu te lises et que tu entendes la paix qu'il y a à t'aimer et à être aimée de toi. Je ne te demande rien. Qu'aurais-je à te demander? N'ai je pas ton amour? Et ça c'est la plus belle part de toi. La plus profonde, la plus douce. Elle me rend femme. Elle me rend tout. Non je ne te demande rien. Tu dois juste être toi, ce toi que j'aime tant, ce toi qui m'a bouleversée, ce toi que tu as accepté de m'offrir et qui a permis tant de choses.
Je t'aime, toi, le vrai toi, le sensitif, l'amoureux, l'homme qui sait tant de choses, l'homme silences et l'homme élans. Je t'aime toi.
Ce toi indissociable des merveilles. Ta plus belle histoire.
Je t'aime mon lointain aimé. Je t'aime.
Continue à nous rêver comme moi je nous rêve. Crois en nous. Crois en nous comme tu le rêves. Et souviens toi de l'homme que tu es, ma merveille, mon amoureux, mon amour, ma vie.
Je t'aime.
Je suis là, près de vous, près de toi. À jamais en moi, à jamais en mes bras, à jamais en mes mots.
Je t'aime.
Et une autre histoire s'en vient. Je l'attends, nous l'attendons. Je prépare sa venue. Elle sera nous, avec nos coeurs, avec notre amour. Elle sera ce qui nous lie, ce qui est.
Que tes heures te soient force et amour.
Je suis là mon tant aimé, mon tant amour, mon si homme mien. Je suis là. Je t'amour et je te ma nuit qui vient et toutes les années qu'il me reste et tous mes souffles et toutes mes musiques. Je t'amour mien....
MMD

samedi 31 mars 2018

Homme mien,

À la nuit viens mon amour. Viens pour que ma nuit ne soit pas misère. Viens pour tes bras autour de moi. Viens pour ton souffle qui berce une pénombre. Viens pour que mon espace ait ta silhouette.
Mon amour. J'aime à le dire, à aimer la rondeur de ce Mon amour dans ma bouche et dans mon coeur.
Mon homme, mon lointain.
Je suis sortie ce soir assister à un concert. Et j'ai repensé à une autre soirée où j'assistais pour la première fois à un concert près de toi. Qu'est-ce que j'ai aimé cette soirée là, la tendresse entre nous, le plaisir de l'autre. Je te percevais si fort, toute repliée sur ma mémoire à remplir de toi pour les moments durs. Ce fut une belle soirée. Elle fait partie de ma vie, la vie que j'aime, pas la noire.
Elle était toi. Ce partage. Cette plénitude à être à tes côtés, cette fierté d'être à toi. Beau moment amour mien.
Il est en moi, auprès de tant d'autres souvenirs. Là bas. Ici. En voiture. Et tous ces instantanés de toi gravés à jamais en moi. Un geste précis. Une odeur. Tes doigts. Ta bouche. Ton visage penché sur un livre. Ta jambe qui se croise sur l'autre. Ces milliers de toi que mes yeux ont bu. Ta main soudain sur mon sein. Ton souffle dans le plaisir. Tes yeux qui deviennent eau et brume quand tu es ému. Tes bras qui se replient sur un enfant endormi. Ta tête qui se penche un peu alors, cet arrondi de tes épaules, cocon. Ta paume dans mon dos. Ton sourire heureux quand tu me fais un cadeau. La lassitude de ton corps dans la douleur. Cette crispation sur ton visage. Ton abandon dans le sommeil, mes yeux voyageant sur ta peau pendant que tu dors, mon immobilité pour ne pas gâcher un instant paix. Tes yeux fermés après l'amour. Ton profil dans la nuit venteuse et froide de là bas. Ton regard qui attrape le mien et, d'un coup, nous sommes seuls parmi tous ces gens qui nous entourent.
Je t'aime. Ma douceur mienne. Tu es sens de mon aujourd'hui et de mes demains. Tu m'es sens.
J'attendrai ton regard revenu, celui qui me fait frissonner quand nous nous parlons de loin.
Mon destin ? Ton regard et toi homme lumière mienne. Oui tu es mon destin.
Tu es là mon magique, mon tendre, mon amour. Tu es là.
La nuit nous attend. Et tous les désirs, et tous les jeux et tout ce qui se brode entre un homme et une femme qui s'aiment et qui se désirent. Toutes les audaces. Tous les mots. Tous les murmures. Tous les " Prends moi, ouvre moi, ploie moi, joue moi, joue nous"... Mon corps que tu rends chaleur.
Je t'aime. Tu es là.
Je t'aime. Tu es la voix dans ma nuit qui me murmure " Je t'aime". Merci d'être mon amour.
Oh mon miracle aimé... Ma merveille d'homme.

MMD


vendredi 30 mars 2018


JE T’AIME. Tout est dans ce mot : je t’aime. « Jet’aime », un seul mot pour dire toute l’immensité du sentiment. Je ne sais rien dire d’autre.
Je aime toi et ce toi permet ce Je. 
Tu me dis qu’il me faut apprendre à vivre pour moi et non pas au travers des autres. Je ne sais pas faire. Je n’ai jamais su faire. Mais vivre pour et avec les autres, les protéger, les aimer c’est ma vie. C’est ainsi que je suis humaine. Pourquoi m’auto centrer sur moi? Mon bonheur c’est moi et ceux que j’aime. Et en les aimant et en les protégeant je suis bien. Les autres et moi. Pas moi toute seule. Que serait une vie où l’on ne penserait qu’à soi? Quel don? Quel partage? Quels liens?
Je ne sais que t’aimer, vous aimer, aimer tous ceux qui me sont chers. Et je n’éprouve pas de besoin de ne penser qu’à moi. Mais en vous aimant ainsi, à ma manière qui te parait parfois étrange, je m’aime et je pense à moi. 
M’occuper, prendre soin, dire l’amour est ma joie, ma plénitude. 
Je t’aime. Et je vis. Je vis ma vie. J’ai eu 2 vies : celle de mes enfants, ces miracles qui me furent offerts et celle de maintenant. Et ces 2 vies sont intimement liées. Je n’ai jamais été aussi heureuse qu’en portant et en élevant mes fils, en les aimant et en les protégeant comme je pouvais et en t’aimant, en vous aimant. Quand je repense à avant ce furent, ces vies mes garçons, des moments lumineux. Et t’aimer est aussi un moment lumière. 
Alors ne me retire pas ce qui me rend heureuse. 
Il y a des gens qui ne font que prendre, d’autres qui donnent. Et d’autres qui partagent. 
Je ne sais pas où je suis. Mais ma paix passe en vous.
Comme mes mots… Tu n’acceptes pas que je te dise que tu m’as offert mes mots et qu’ils sont toi aussi, qu’ils sont ta part dans ma poésie. Et pourtant c’est ainsi. 
C’est bien parce que tu as eu un coeur avec moi, que tu as su pleurer devant moi, que tu t’es allongé en mon amour que j’ai pu écrire ce qui est venu. Et c’est ma plus belle écriture, celle qui a le plus de sens. Alors prends ce qui t’appartient : ma poésie, notre poésie.
Elle n’est belle que parce que tes yeux y sont, que tu y es, que tu me la murmures…
Tu es encore si pétri de cette éducation rationnelle à l’occidentale, si arrimé à tes fractures, que tu ne veux pas entendre ce « 2 » qui est. J’écris, tu écris. Et l’écriture naît.
Je te le dirai jusqu’à mon dernier souffle : nous écrivons à 2. 
L’unique dans le deux… Cette symbiose qui est l’essence même de l’atome.
Si tu penses que mon écriture n’appartient qu’à moi, ne vient que de moi, alors tu en retires le sens. Une écriture vient d’où? Du sentiment, quel qu’il soit. Du sentiment en nous, du sentiment du monde, du sentiment du questionnement. Et qu’est-ce le sentiment sinon ce que l’on éprouve, ce que l’on reçoit, ce que l’on perçoit, ce que l’on partage.
Toute ma vie j’ai cherché mon atome, je l’ai attendu. Je savais que quelque part tournoyait mon atome, dans une autre vie. Je savais qu’il viendrait et que je le reconnaîtrai. Pour permettre à la magie de s’accomplir, pour l’intelligence retrouvée, pour l’élan, pour tout ce qui porte quelqu’un vers un ou une autre. 
Quand je te dis que je ne m’ennuie pas avec toi, que je suis bien avec toi, que tu me permets tout, entends le.
Tu n’es pas derrière moi, juste spectateur. Tu es à mes côtés, entièrement. Mes mots sont les tiens. Ceux que tu as murmuré dans une pénombre, ceux de tes gestes, ceux de ton regard, ceux de tes sourires, ceux de ton corps en mon corps, ceux des caresses, des effleurements soudains… Tous ces mots que ton éducation et tes autres vies ne t’ont pas permis, tu les as. Et je les pose avec les miens dans l’écriture. Je te rends tes mots. Tes mots et les miens. 
Notre écriture. 
Lors de mes interventions sur ma poésie ici je dis toujours que j’écris à 4 mains, à 2 coeurs,  à 2 âmes… Toujours. Je n’ai pas l’amour solitaire, je l’ai duel. Et en te rendant à toi même je me rends à moi, à nous.
Sais-tu toute la poésie qu’il y a dans certains de tes gestes, dans certains de tes regards? La poésie entendue dans un baiser dans le cou? La poésie dans ta main qui prend la mienne? La poésie dans un moment partagé? La poésie quand tu m’offres une musique? La poésie dans tes Je t’aime?
À ta poésie faite texture j’offre ma poésie mots… Ainsi naissent mes poèmes. 
Oui nous écrivons à deux. Et nous aimons à 2. Et nous aimons les nôtres. Et nous sommes constitués de tous ces amours. Nous sommes poésie de l’autre, des autres. 
Nous vivons une histoire particulière, belle dans son dénuement et dans le manque, tous les manques. Nous vivons et nous aimons. Je t’aime ainsi. Je nous aime ainsi. Et je t’ai pris en tout ce que tu es, en tout ce qui te constitue. Tout. Aujourd’hui dire ceci est presque moqué. Mais je crois en l’attachement, en la promesse à l’autre, en la fidélité à l’âme de l’autre. Je suis peut-être à l’ancienne. Mais je suis profondément attachée à certaines choses simples qui sont le contraire de la violence de ce que l’on nous enseigne aujourd’hui : la paix, l’amour, l’honneur, la foi, l’honnêteté, la douceur, le partage, le don, l’autre, le courage, le don de soi, le refus d’  être simple spectateur, l’action, la musique, la plénitude, l’entraide. Aimer et aimer… Ne jamais cesser. 
Alors je suis venue à toi avec cette « morale », tu ne l’as pas moquée toi l’homme sacrifices. 
Je t’aime. Je t’aime et je vous aime. Vous tous qui me constituez, qui me faites, qui me rendez humaine, simplement humaine. Et c’est l’humain qui permettra ( et je prie Dieu à chaque instant pour ça) A. Et c’est l’humain qui sous tend chacun de nos gestes à l’autre. Et c’est l’humain que nous recherchons quand nous prions Dieu. Juste l’humain : pas des plans de carrière, pas des fonds de retraite, pas des calculs permanents, pas des obligations à une pseudo réussite sociale. Je ne dis pas que nous n’en avons pas besoin. Mais ils ne sont pas primordiaux. Avant il nous faut réussir d’abord à vivre notre humanité. Sinon nous ne sommes qu’enveloppes corporelles, peau, sang, excréments. Pas d’âme. Pas d’amour. Juste un « business plan », un relevé de banque, une sommation à la « normalité » imposée. Un peu de sexe parce que le corps réclame…L’enfer…
Je t’aime. Tu es l’homme de ma vie, de mes vies, de mon âme, de mon corps.
Je t’aime.
Je suis si peinée de ne pas avoir su trouver les mots pour que tu t’entendes, que tu entendes que tu es partout dans ce que j’écris, que tu écris avec moi, à ta manière. J’ai mis, pourtant, toute ma force, toute ma persuasion, tout mon amour à te faire voir l’homme que tu es.
Je t'ai écris des  dizaines de lettres, celles-ci sont miennes. Des dizaines. Et je fus heureuse et suis heureuse d'un petit mot sur watsapp. Même 4 mots. Je ne t'ai jamais demandé que tu m'écrives. Même si je n'ai jamais reçu une lettre d'amour dans ma vie. Oh, je mens. J'en ai reçu une, de toi, le recueil que tu as fait de nos poésies et la belle belle belle préface tienne. Je la garde précieusement ma lettre d'amour. Je la relis souvent. Je la connais par coeur. 
Peut-être t’ai je mal aimé. Peut-être t’ai je mal écrit. Peut-être, tout simplement, tu es si prisonnier de tes passés et de tes peurs, de toutes tes histoires, que tu ne peux entendre celui que tu es. Peut-être. Je ne sais pas. 
Mais je sais que la force de mon amour a échoué là, sur ce point. J’ai échoué là où toi tu as réussi avec moi : à me faire m’accepter, tant bien que mal, à me faire croire en moi, à me faire grandir dans la lumière, à t’aimer tel que tu es. J’ai échoué. Mais je n’ai pas échoué avec les merveilles. Elles savent ce que je te dis, le perçoivent de façon instinctive : tout se qui se crée n’est que liens et partages. Ils ne se posent pas de questions. Ils entendent. 
Peut-être aussi que je t'aime plus que tu ne m'aimes. Surement. Une sorte de déséquilibre. Peut-être me manque t'il quelque chose à tes yeux. Peut-être que je suis tellement éloignée, physiquement par exemple, de tes goûts. Peut-être que tu n'es habitué qu'à la force, qu'au rapport de force, qu'au déséquilibre qui voudrait un dominant et un soumis. Je ne peux te le reprocher. À chacun son histoire, à chacun ses peurs. Je n'ai pas fait mieux. Mais, au contraire de toi, le père de mes garçons ne m'a jamais dominée. C'est ce qui le mettait en rage. Je ne cédais pas. Je ne cédais pas. Je tenais tête. Même sous les coups... Je n'obéissais pas. Je ne pliais pas. Je refusais les ordres. À chaque bleu j'étais plus forte. Jusqu'à mon départ. 
Peut-être que tu es attiré par moi mais aussi rebuté par quelque chose en moi. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je sais juste que je t'aime et que cela ne suffit pas pour que tu t'aimes et que tu nous aimes profondément. Je t'aime et je me serais voulue autre, belle, sexy, attirante, mince. Pas seulement une intelligence. Mais ce truc que tu aimes. Peut-être.  Je ne sais plus. Ces heures ci je doute. Grand écart entre la confiance en toi et le doute de toi. Et, corollaire à ce doute, le doute sur plein de choses que je suis. La seule chose dont je ne doute pas c'est de mon amour pour toi. Il ne demande rien. Il accepte tout. Il accepte tout. Tout. La vie cachée, l'impossibilité de te vivre, la solitude. C'est mon choix. C'est ma vie. Parce que je t'aime. Voilà ma force. Même quand je pleure parce que tu ne partages rien ou si peu avec moi, que tu partages avec l'autre, que tu parles avec l'autre, que tu vis avec l'autre. Que tu soignes l'autre. Que tu t'occupes de l'autre. Que tu l'écoutes. Que vous avez une vie, vilaine vie, mais vie quand même.
Qu'elle peut t'appeler. Qu'elle sait que tu seras à la maison quand elle rentrera. Qu'elle sait que tu seras toujours là, parce que tu crois encore que tu peux sauver quelque chose même s'il n'y a plus rien à sauver, sauf l'apparence de vos mensonges mutuels. Que je ne te fais pas signe parce que tu as besoin d'espace, cet espace qu'elle ne te laisse pas. Et là, si j'étais de celles qui ne vivent que pour elles, que crois-tu que je ferais? Non. Je ne vis pas que pour moi. Je vis pour nous 2. Je pense à l'autre, toi. Je vis l'autre. Et je ne suis pas là à te harceler.  Voilà ce que j'essaie de te dire. Je ne m'oublie pas. Je nous vis. Et ce "Je nous vis" implique de prendre en compte l'autre, pas seulement soi. Et je vis, à travers toi, pour toi, pour moi, pour nous. Comprends-tu pourquoi je réagis mal à tes mots? 
Alors, mon amour, homme mien,  je continuerai à écrire à 4 mains, à 2 coeurs,  à 2 âmes. Et je continuerai à être celle que je suis, aux autres et à moi, à toi et à moi. Et c’est ma force, pas ma faiblesse. La faiblesse elle est dans la sommation à la « normalité », elle est dans le confort de l’individualisme, dans la prison de l’âme. Moi je suis forte. Ne le sais-tu pas encore? Ne le sais-tu pas encore? 
Je t’aime.
Tienne, inconditionnellement. Tienne.
Je t'aime tellement fort.
Et quand je t'ai fait ma demande l'autre jour je ne voulais juste que mettre une texture à ton absence... Me consoler. Tu as ri de ça. J'ai eu honte tu sais. Honte de moi, de mon foutu sentimentalisme, de ce truc bête que j'ai eu besoin de te dire, de te demander, comme une ado. 
Sais-tu que personne, même pas le père de mes enfants, ne m'a jamais fait ce genre de demande? Personne. Je suis naïve parfois. Mais j'ai cru qu'un jour un homme me dirait ce genre de choses un peu bêtes mais qui ont sens... Je l'ai fait. Tu as pris ça pour une répétition. Je m'en excuse.
Je t'aime. Tu es mon homme. À jamais. Fais en ce que tu en veux. Mais moi je t'aime, toi et pas un homme découpé. Toi. 

MMD

PS : sais-tu que quand je parle de la poésie, de notre poésie, devant un public, je dis toujours que j’écris à 2? Et que je remercie l’homme qui écrit avec moi (sans dire ton nom bien sur. Là je suis dans la protection de toi… Te protéger… Pas me protéger. Te protéger parce que je t’aime…)?
N’est-ce pas cela une histoire d’amour : une histoire que l’on écrit à 2?


mercredi 28 mars 2018

Amour, mon amour,

dans ce temps lent qui bat entre nous je pose ce qui vit en moi. Comme une prière... Tu sais, ces prières enfantines que nous faisions, quand ne restait que la Foi pure, simple, l'espoir magique de nos mots lancés vers un au-delà que nous ne percevions que de façon imprécise.
Tu es ma prière amour mien. Tu reçois mes mots, tous mes mots. Je te parle comme on prie. Beauté de ce "dialogue" que j'ai avec toi. Ainsi un lointain devient une présence, une absence présence, charnelle, vivante, chaude, humaine. Tu es mon lointain si présent.
Ce soir, chez notre ami, je ne pouvais m'empêcher de te revoir là bas, ta présence près de moi, tes rires, nos rires, un café partagé. Assise dehors je te revoyais assis dehors, là, ta façon de croiser les jambes, ta main tenant une cigarette.
Tu as toujours donné une texture particulière à mon espace, à l'espace que tu habites. Est-ce ton coeur, est-ce ton empathie, est-ce ce truc qui te fait et qui te rend aux autres? Ta gentillesse? Ton humour? Tes savoirs? Je ne sais pas. Mais tu rends mes heures belles, si belles.
Tu les as rendues belles. Tu les rends belles.
Je suis rentrée chez nous, dans ce chez nous que tu as "construit" pour moi afin que j'ai un endroit où me poser. Je n'y suis plus en transit. J'y suis. J'y suis parce que tout parle de toi. Parce que tu es partout. J'y suis parce que je peux me lover en ce lieu pour te respirer.
Tout à l'heure j'ai eu une pensée affreuse : je me suis imaginée comment ça serait si tu n'existais plus pour moi, si tu mourrais avant moi. Pensées terribles. Je ne te survivrai pas si tu partais avant moi.
Et je t'interdis de partir avant moi, de me laisser sur cette terre sans toi. Je te l'interdis.
Je n'arrive même pas à concevoir une vie où tu aurais décidé de ne plus m'aimer. Alors le grand départ pour le cycle prochain... le grand départ sans moi. Non, non.
Alors je prie Dieu.
Comme je le prie tous les soirs avant de dormir et que je lui demande de te protéger, de t'aimer, de vous protéger. Toi, les merveilles et mes fils. Cela te fait-il sourire? Cela te parait-il enfantin et naïf?
Mais je n'ai que mes prières.
Et mon amour, cet amour immense en moi.
Je t'aime.
Je vais fermer les yeux et je vais entendre ta clé dans la porte et mon coeur va battre, battre. Et tu vas entrer, de cette démarche qui me chamboule, ce sourire dans les yeux que tu as, cette force que tu émets. Et je serai la femme la plus heureuse au monde. Émerveillement sans cesse renouvelé.
Je vais fermer les yeux et tu vas apporter la musique qui te fait, que j'entends en toi.
Mon amour, mon lien, mon tout.
Tu me manques. Quel ennui que ma vie sans toi.
Je t'aime. Merci mon ange. Merci pour être venu en moi, en ma vie. Merci pour l'amour. Merci pour eux. Merci pour mes prières. Merci pour toi, mon magnifique, ma lumière amoureuse, mon sensuel, mon sexuel, mon doux, mon homme.
Ta femme de coeur, ta femme d'amour.
Tienne.
Je t'aime.

MMD














mardi 27 mars 2018

Il y a la douceur de ses mots, de cette voix qui raconte une peine profonde et qui dit l'amour. Et il y a toute la tendresse. Et mon émotion. Et cet amour immense en moi même si je sais que...et mes bras encore habités... Merci pour ce moment si doux, si fort, si amour... 
Et il y a toi, toi qui es là avec ce que tu exprimes, ce que tu me dis, à demi mots et tant d'amour en toi. De cet amour qui nous rend beau et qui permet aux mots de sortir de l'intérieur.
Je t'aime mon bel amant, ma passion, mon homme, mon multiple, mon unique. Je t'aime tant. Toi et ceux qui te constituent, qui sont ta beauté, ta force. 
De mon bonheur d'être ta compagne je fais ma vie. Je te ma vie. À jamais. À jamais. À ce jamais infini qui me rend à ce que je suis et qui donne un sens à ces longues années sans toi. À jamais.
Tu m'as arrimée à la vie, patiemment. Et j'ai des rêves maintenant. Des rêves simples ( le bonheur est si simple tu sais), des rêves de "femelle", des rêves d'amoureuse... peut-être est-ce mon éducation "africaine" ( et si mixée en même temps) mais je rêve de prendre soin de mon homme, de ceux que j'aime, des rêves de petites banalités comme des plats partagés, des musiques, des films à regarder, des balades à faire, des dessins accrochés aux murs, des jouets qui s'amusent un peu partout, de tendresse, de corps à ouvrir, de désirs, de Je t'aime, de Prends moi, de Ta peau, de toutes ces choses qui nous rendent humains, à soi et à l'autre.
Et toutes les poésies à écrire, te dire en mots, vous dire en livre infini.
Je t'aime amour mien. Miracle que ton amour. Ma plénitude pour te dire tout ce qui me porte vers toi.
Je t'aime.
Je t'attendrai. Je vous attendrai. Quand tu auras poussé l'horizon de tes peurs il y aura une femme qui sera là, quelque part sur cette terre. Je t'attendrai. Tu n'auras qu'à pousser la porte. Je t'ai offert ma vie. Ma vie. 
Je t'aime.
Tu me lis. Je connais ton regard de mes mots. Rejoins-moi derrière tes paupières. Je suis là mon tant amour. Dans la musique ( cette musique que tu m'as offert un jour), dans la force douce de l'espoir. Je suis là dans cette musique de mes mots ce soir. Et tu es là. Vous êtes là.
Je peux affronter ma nuit et ce lit qui me parle de toi dans l'obscurité. Ouvre les bras, tiens moi fort, serrée. Ne dis rien. Laisse moi juste là, en toi. Et laisse le désir de toi monter en mon ventre. Comme à chaque fois. Ce charnel si puissant que tu déclenches en moi. Tu vas fermer les yeux et prendre ma bouche. Une autre histoire se dessinera alors... Et il y aura tes murmures... Et moi perdue en toi, perdue à toi, perdue à moi et juste femme en plaisirs et en jeux.
Je t'aime. 
Seigneur que ton grand corps d'homme me manque. Que tu me manques. Que vous me manquez.
Je t'aime. À jamais. 
Tienne.
Oh mon ange...

MMD



samedi 24 mars 2018

Oh Seigneur amour mien. T'aimer et t'aimer, même avec mes mots tellement usés qu'ils en perdent tout sens. Pourtant je n'ai qu'eux.
T'aimer. Te regarder et t'écouter, dérouler ta voix en moi, l'enfouir là où tout est beau et paix. Et te recevoir comme cadeau. Encore et encore. Les autres disent que le temps use l'amour. Je ne crois pas. Je le pensais avant, avant toi, avant nous. Maintenant je découvre que le temps est amour, inépuisable. Peut-être est-ce l'absence et le manque qui rendent mon amour si ...neuf à chaque fois. Ou, peut-être, tout simplement que je t'aime de cet amour vrai, celui que nous ne lisions que dans les livres. En tous cas je t'aime et tu me chavires à chaque fois. Faim de toi. Faim de nous.
J'écoutais ta voix aujourd'hui et je t'aimais, t'aimais.
Je sais que je pourrais vivre mille ans à tes côtés et que je ne m'épuiserais pas à t'aimer. Je le sais de façon si claire. Cette évidence qui rend nous à ce qu'il est, un joli miracle.
Mon homme tu me manques. Tous ces moments qui nous manquent. Tous ces instants qui font une vie, des photos, des partages, des silences, l'autre en nous et l'autre rendu aussi parfois à lui seul. Tout ce qui ne se fait pas et que nous vivons comme nous le pouvons. Ce temps qui file entre nos doigts, si vite. Tous ces mois à nous espérer. Tous ces mois où je construis une attente et un chez nous.
Pour que ta vie prenne un autre sens, après le sens de tes enfants. Pour que tu ne sois pas condamné à l'ennui d'une vie où tu n'es qu'un objet peu important pour une perversité qui jouit de ta "soumission" pour se sentir "bien".
Il y a les hommes que l'on a aimé et l'homme que j'attendais. Tu es ce dernier. Mon homme pour moi, fait pour moi. Je t'aime ainsi mon bel amour. Je t'aime ainsi.
Je t'aime mon homme mains, mon homme bon, mon amour.
Je t'aime. Merci pour ta présence et pour eux et pour toi.
Je suis si loin, tu es si loin. Tuer le manque et t'aimer.
Je t'aime.
Je meurs du manque de ta bouche et de ton odeur et de ton corps et de tout de toi...
Ma musique de toi cette nuit, en cette heure particulière où tu viens et où tu vas arrondir ton corps à mon corps pour le sommeil et où je vais t'écouter respirer, émerveillée et heureuse et, enfin, m'endormir... Émerveillée... tant de mois après.

MMD




jeudi 22 mars 2018

Amour mien, mon homme,
je t'écoute rêver un rêve à nous et j'ai mon amour pour toi comme une fulgurance. Et je sais que tu es bien mon homme de ma vie, que je ne t'ai pas rencontré par hasard. Tu es beau dans tes mots, tu es beau dans ce manque en toi à qui je m'efforce d'offrir l'apaisement et la douceur de ce que tu es.
Je t'aime. Je t'aime tant que je t'écris en permanence dans ma tête, que je te parle. Je t'aime à en être heureuse, si heureuse. Je t'aime à te remercier d'être l'homme de ma vie, dans ma vie, dans chacun de mes souffles, dans tout ce que j'imagine, dans toutes ces batailles pour nous.
Je t'aime mon si doux, mon si amour, je t'aime.
Ce soir j'ai relu mes premiers mots de toi et j'ai recréé du bout de mes doigts et de mon manque de toi ces instants précieux à jamais où tu te dessinais en moi et où je percevais, émerveillée, le bout de ma route. J'ai repris ma place douce en tes bras, cet espace qui abolit ce qui fut et qui apaise, qui éveille, qui illumine ma respiration. Tu es mon bijou de coeur, mon poème infini. Ma solitude et ma présence. Tes bras me manquent. J'y suis si bien, si en harmonie, si...lissée. Quand tu les refermes sur moi j'irais au bout du monde et je sais alors que je suis tienne, femme tienne.
Je t'aime ma présence tendresse amour.
Je vais bien. Oh je sais qu'il y aura des moments de peine, de désespoir, des moments où je m'enroulerai en moi pour te pleurer, comme on pleurerait un mort. Mais ils se font de plus en plus rares. Non pas que j'aime ma vie actuelle, ma vie où tu es si présent et en même temps si absent. Cette vie où je ne sais pas, où je ne partage pas avec toi, où tu ne me racontes pas à moi mais à l'autre... Mais j'ai atteint une forme de plénitude après une année terrible, terrifiante d'âpreté et de solitude. Tu connais ceci. J'ai eu le courage de t'en parler. Et, le faisant, je me suis déchargée d'un poids qui m'empêchait de respirer. Je vis. Je te vis, je nous vis. Je crois en nous. Je crois en toi parce que je me suis déposée en tes mains pour que tu me guides, pour que tu marches avec moi, à mes côtés dans ce temps qu'il nous reste dans ce cycle. Pour être ta compagne. Pour être partage de nous. Pour le désir. Pour les silences. Pour les rires. Pour nos disputes parfois. Pour tout cet amour en nous.
Je t'aime mon coeur, mon lointain.
Cette nuit, dans la douceur de tes musiques, de nos musiques, dans la perfection de mon instant amoureux, je te regarde et je te fais à nouveau ma demande amoureuse : en tout amour, en tout coeur, en tout vie, en tout musiques, en tout nous, acceptes-tu d'être mon compagnon, acceptes-tu de m'accompagner, acceptes-tu de nous aimer?  En tout offrande, en tout ce qui vient, en tout prières, en tout Je t'aime, acceptes-tu?
En tous cas moi je n'ai que ces mots à te dire, même si mots parfois usés par d'autres, éparpillés : je te reconnais comme homme de ma vie et je t'offre ma vie.
Je t'aime.

MMD

Chanson simple...























Il y a de la musique
une note et une note
et un oiseau posé à ma fenêtre

Il y a un sourire
un frisson dans le vent
fermer les yeux face au soleil
les rouvrir dans la lune
une étoile se murmure confidences

Il y a le souvenir d'un enfant qui joue
un chat qui ploie sous la caresse
la douceur de mes mains repliées sur une odeur

Et un bleu de ciel, un bleu de nuit
sourire
le monde soudain qui danse
il y a un livre qui s'endort en un regard
une virgule, un mot, une chanson, des lettres

Effacer la trace de ses pas
refaire le chemin
tendresse

Il y a les mille petites choses qui adoucissent l'âme
le vent dans un arbre
le sable qui estompe l'horizon

Petits bonheurs
là sur ma bouche entrouverte
boire les nuages
le coeur comme une mer infinie
le battement de ce qui brille

Et s'émerveiller encore
s'enfouir dans une ronde douce
aimer
offrir
rendre
partager
reprendre
ouvrir ses mains

Un instant fait l'éternité

Il y a tout ça chez nous
au bout de ton monde
au bout de mon monde
des dessins aux murs
et la mémoire qui valse de pièce en pièces
une écharpe pour le bonheur simple

M'asseoir par terre, m'arrondir au bonheur,
écouter le bois d'un coffre, les histoires d'une femme,
la lettre amoureuse d'un homme allongée dans une offrande

et la musique toujours, toujours, toujours

Il y a tout ça chez nous
l'odeur de la mer le soir
le parfum de ta peau
mes doigts pour jouer l'espace

Respirer

Mariem mint DERWICH

(Artiste Alexander Archipenko)





samedi 17 mars 2018

Que diront-ils?

Que diront-ils quand je t'allongerai entre mes seins
que de mes hanches naîtra un poème amoureux
Que diront-ils à la musique des doigts
au souffle déposé sur tes cils?

Quels mots me lanceront-ils quand je dis Je t'aime?

J'ai ouvert la porte de ta bouche pour que ta langue revive
mots anciens, mots neufs
le long long chant de l'homme qui dort en mes yeux
plainte frissons

Que diront-ils quand je t'écris les mots des amantes
et les mots des enfants?
Inscriront-ils les murs de ma peau déjà tant tatouée?

Que peuvent-ils faire de mon coeur?
Entendront-ils que j'ai enfoui mes mains en tes murmures?
Auront-ils les mots pierre, les mots blessures?

Que peuvent-ils à l'amour mon amour?

J'ai dormi en ton épaule
là où le creux chaud et odorant raconte un homme et sa femme
l'infini du désir et d'un rire qui rebondit contre l'oreiller
ton épaule à mon odeur inscrite

Que diront-ils de l'amour mon amour?

J'ai repris les vents vers l'entre-île
là-bas je t'aime, ici je t'aime
que peuvent-ils à l'amour?

Regarde tes mains au creux de mes reins
homme mien, homme mien
regarde ma chair danser
inscris mon nom à ta nuque
tresse mes cheveux
entends le lent chemin de mes lèvres sur ta paume
raconte moi les histoires du monde à effleurer sur mes cuisses
ploie mon cou
à ton âme murmurer une lettre infinie

Que diront-ils de l'amour mon amour?

Ils diront que je t'aime et que je suis devenue mer en ton regard

J'ai posé mes mains à ton dos
je me suis faite eau et feu

Et, depuis, je regarde le monde
tu y es.

Mariem mint DERWICH











vendredi 16 mars 2018

Ce fut doux, ce fut tendre, ce fut sensuel que ce réveil ce matin sous ton regard. J'aimerais finir ma vie ainsi : ouvrir les yeux et mon premier regard qui serait toi, m'endormir le soir et t'emporter sous mes paupières et dormir en ton odeur. Mon dernier regard qui serait toi... pour m'apaiser, pour me rendre chaude et douce.
J'aimerais tant...
Juste aimer son homme, l'homme de sa vie, simplement.
J'aimerais tant de matins ainsi.
Merci pour ce moment privilégié, cet instant de nous, dans le désir de nous, dans l'amour de nous. Pour mon coeur qui s'emballe sous ton regard et ma peau qui devient envies, toutes ces choses du ventre, ce sentiment de plénitude absolue qui annonce le désir fou et l'urgence du goût de l'autre.
Je t'aime homme mien.
Jouer, aimer, regarder, assoiffée, le gonflé de ta lèvre inférieure qui me dit que tu me veux.
Je t'aime. Je t'aime.
À l'amour qui nous lie, au manque qui nous raconte et nous tient debout, à toi qui me rend si femme, au désir, au sexe, à la tendresse, à l'urgence, à cette moiteur qui soudain se fait plaisir, à toi...
À toi qui m'écrit " femme de ma vie" et, soudain, le monde s'éveille couleurs.
À toi mon amant amour, mon homme.
Je t'aime.

MMD

samedi 10 mars 2018

Mon tendre amour,

 L'absence n'est qu'un long long chant amoureux. Pensais-tu un jour vivre une histoire pareille, notre histoire? Pensais-tu qu'un jour une femme allait t'aimer, juste t'aimer, pour toi, cette entièreté si particulière, si douce?
T'aimer à en perdre le coeur, l'âme, la raison, la folie. T'aimer à te reconnaître comme son homme d'infini, celui pour qui elle est née et a marché tout au long de ces années. T'aimer à en vivre.
Mon bel amour, mon si bel amour, si beau, si beau. Beau dans tes gestes, beau dans tes yeux, beau dans ta bouche, beau dans tes peurs, beau dans tes élans. Si beau.
Je suis là, toujours là et tu es là, dans cet adagio de Samuel Barber que j'écoute. Après il y aura Pergolesi. Pourquoi ces 2 en particulier? Parce qu'ils sont ton émotion et ton coeur musiques.
Mes mots vers toi ont toujours eu une musique. Nous sommes musiques.
Dans nos mondes durs, nos mondes si cloisonnés, si ineptes, nous sommes là, miracle, preuve que l'amour est tout. Nous ne sommes pas les autres. Les autres ont fait mal. Ils ont été, cependant, le chemin à vivre pour que nous nous retrouvions.
Nous sommes nous, une femme et un homme face à face et qui ont lié leurs mains. Compagnons. Amants. Amours.
En tous cas c'est ainsi que je te ressens : comme mon homme, mon unique, mon amour, ma vie.
Comme mon compagnon. Comme mon âme musicienne. Comme mes mots.
Même quand tu m'écris tout s'illumine en moi. Elle est toujours là la lumière de ces couleurs. Elle est toujours là. Toujours là. Cela t'étonne-t'il? Pas moi. Moi je crois que l'amour, le profond amour, rend l'autre à sa musique et à la lumière. Me trouves-tu trop sentimentale?
Peut-être. Mais je manque tant de toi et de vous que je n'ai que mes mots pour effacer cette foutue distance, cette absence qui mord souvent.
Alors dans la musique de cette nuit, tu es assis là, sur le canapé, le chat sur tes genoux. Tu as ce geste particulier en portant ta cigarette à la bouche. Je suis bien. Je sais que je vais mettre mon nez dans ton cou et te respirer. Ton odeur je la connais par coeur. Elle m'apaise. Je l'aime. Je t'aime.
Tu es là. Le sens-tu? Me sens-tu parfois, au delà de cette absence? Me sens-tu comme moi je te sens, présence si physique?
Tout à l'heure tu vas fermer les yeux en m'embrassant, le visage un peu avancé. Et moi je vais garder les miens ouverts pour voir ce regard enfui derrière tes paupières. Cela me touche. Je vais garder les yeux ouverts avant que le désir de toi et le plaisir que tu fais naître en moi effacent toute conscience en moi qui ne soit pas ces sensations brûlantes.
Et puis, après la magie de tes mains et de ton corps, ta façon si abandonnée et en même temps qui dirige, qui ouvre, qui prend, qui donne, il y aura ce temps des silences alanguis, tes bras autour de moi.
Et je serai là, femme tienne, femme d'un homme magnifique, femme heureuse, femme heureuse.
Femme tienne.
Nous allons la vivre notre histoire particulière. Nous allons la vivre et ne pas la laisser mourir.
Nous allons la vivre. Moi j'y crois intensément.
Je t'aime. Je t'aime.
Homme mien, mon amour, sais-tu que je regarde les images de nous tous les jours, le soir dans mon lit avant de m'endormir? Sais-tu cela? Puis je mets ton écharpe autour de mon cou et, ainsi, je peux m'endormir.
Et que j'écoute tous les jours des musiques de nous et que j'en ai les larmes aux yeux?
Heureuse de t'aimer et d'être aimée par toi. Homme immense. Mon homme amour.
Peut-être un jour nous oseras-tu. Peut-être que non. Même si cela me fait mal, ce non, qu'importe. Je t'aime. Tu n'es pas interchangeable. Tu n'es pas un objet. Tu es MON amour. Mon seul amour qui puisse être. Alors oui, qu'importe le manque et la douleur, la colère parfois. Je t'aimerai encore et encore. Comment pourrais-je faire autrement, dis moi? Peut-on aimer et désaimer? T'aimer et te désaimer? Non.
Tienne. Et dans la plénitude de mon appartenance à toi.
Tu me manques. Vous me manquez. Cruellement.
Je t'aime.

MMD

L'enfant qui joue le monde...

Il attrape les nuages
et tous ses secrets
et toutes les histoires
et tout ce qui est

Au bout de ses yeux
là où tout brille
là où tout est mouvement
il dépose un conte

C'est un petit garçon de l'ailleurs

À mon oreille
il raconte des batailles magnifiques
des rires
des peurs
des larmes

Il me dit que le monde est par-delà le ciel
tout là-haut
tout là-haut
et que pour ne pas avoir peur la nuit
il faut guerroyer

Il enferme mes mains en ses paroles
il court
il court
il a un arc-en-ciel à rêver
Écoute moi
écoute moi

Il est un enfant de la lune et un enfant du soleil
petit garçon
il me regarde soudain
tait sa parole
et, alors, il s'en va

À quoi rêve l'enfant qui bataille?

Il brode l'espace
il devient le bâton ramassé sur la route
l'oiseau
le caillou
le vent allongé sur son cou
l'eau est sa prière
il tresse les brins d'herbe
le monde est son tambour

À qui rêve l'enfant qui joue au bord de mes yeux?

Et, à la nuit tombée, il redevient l'enfant endormi
il dépose les armes
un songe l'attend
Il rêvera qu'il est immense
il tuera ses peurs
il sera Roi et Prince
Il enfermera les monstres derrière la nuit

Au petit jour il recommencera

Un enfant joue dans ma mémoire
Je dois vous laisser
il a un secret à me chuchoter à l'âme

Mariem mint DERWICH


mardi 6 mars 2018

Amour mien,
tes larmes de ce matin ne m'ont pas quittée. Te regarder dans ton émotion et n'être que ressenti pur de tout cet amour dont nous parlons, que nous partageons dans ce rêve qui s'en vient, dans cette vie que nous nous donnons, même imparfaite.
Oh mon lumineux, mon homme d'infini... Se dire parfois que tout est injuste, cruel. Puis décider de n'écouter que l'amour. Je t'aime et je t'aime.
Je t'aime de tout ce que nous rêvons. Je t'aime pour ta sensibilité. Je t'aime parce que tu m'offres ainsi la plus belle part de toi, la plus intime, la plus bouleversante. Je suis ta compagne. Ta compagne.
Tienne, entièrement tienne.
Et tu es mon compagnon.
Dans ce nous qui nous lie s'en vient un autre souffle. Une émotion nouvelle. Un amour qui se partage.
Homme mien, si mien, si mien.
Je t'aime comme au premier jour. Cela est merveille. Seul cela compte.
Et tes larmes. Et ton amour. Et ta vie. Et notre vie. Et elle. Et eux.
À toi mon amour, mon seul amour.
Je t'aime.
Rêve nous. Crois en nous.
Je t'aime.

MMD

dimanche 4 mars 2018

Ce soir je m'emmitoufle dans le souvenir de toi, toute repliée sur une odeur, un geste, une perception.
Je suis là et je pense à toi. À toi qui ne m'as jamais rejetée, jamais ressentie comme étrange, malgré tout.
Je pense à la manière que tu as eu de me rapprocher de moi, de me reconnaître. Je pense à mon sentiment de plénitude quand je suis près de toi, à combien je me sens rassurée par ta présence, rassurée par le plein de ce que je reçois de toi. Rassurée...
Je t'aime homme mien. Je t'aime.
Je pense à l'homme que tu es, mon si sensible, mon roc, mon amour, ma seule voix. Et, des mois après, je te vis toujours comme mon miracle. Je sais que tu ne comprends pas toujours cela. Mais qui te voit mieux qu'une femme qui t'aime et dont tu es le regard permanent?
Tu ne te vois pas. Moi je te vois. Et j'aime ce que je vois.
Tu me manques. Tu me manques. Tu me manques.
Nous sommes le monde mon ange. Nous sommes ce qui vient. Nous sommes pareils : oser une folie, mais l'oser quand même parce qu'elle est possible, parce qu'elle est belle, parce que nous sommes encore vivants, vivants de nous, vivants de l'autre et que la médiocrité ambiante n'a pas réussi à annihiler en nous tout élan. Je t'aime parce que tu es vivant, malgré la platitude absolue, malgré l'inculture, malgré la violence perverse, malgré le non désir, le non amour. Tu es vivant. Je t'aime et l'homme que tu es est toujours là, enfoui sous des couches et des couches et tu sais encore t'émerveiller. C'est cette vibration en toi qui m'a chavirée.
Alors crois en toi pour croire en moi et en nous. Comme moi je crois en moi pour croire en toi et en nous.
Je t'aime amour mien. Je t'aime.
Cette nuit j'ai le corps en impatiences désirs. Mes mains et ma peau sont orphelines de toi. Alors je repars dans l'absolu du désir, dans le voyage vers le plaisir, dans les jeux. Aie faim de moi... Souviens-toi...
Je t'aime.

MMD

jeudi 1 mars 2018

Je t'aimerai par dessus les hommes et toutes ces vies que nous regardons vivre. Par dessus l'absence pour que celle-ci devienne présence intime. Pour que le bleu du ciel reste bleu, pour qu'une constellation continue de m'éblouir, pour la musique, pour un livre partagé, pour un silence renaissant en lettre amoureuse.
Je t'aime par delà la morale, les conventions, pour l'amour, pour la vie, pour l'infini. Je t'aime à en aimer vivre, à en effacer ce qui fut, à redécouvrir ma peau intacte et la beauté d'une pensée vers toi au réveil. Pour la sensation de plénitude qui me rend neuve, à chaque fois neuve, comme face à la beauté d'un paysage. Pour le mot de toi, qui est toi, et que je tiens en ma main et que je re dépose, encore et encore en ta mémoire, à chaque regard de moi sur toi et à chaque souvenir qui vit derrière mes yeux.
Et à t'aimer maintenant, hier et demain je sais que la douceur existe, que la paix est, que les possibles sont des poésies à inventer. Je sais ces certitudes. Je sais que plus jamais je ne serrerai les dents, toute acharnée dans des gestes quotidiens pour endormir une douleur lancinante.
Je sais que je t'aime quand je revis ton épaule découpée dans une pénombre, la plaine de ton dos, l'espace de ta nuque qui raconte les soleils et la vie du dehors, ton souffle soudain profond, ton odeur si familière et que je transporte en moi comme un parfum.
Je sais tout ça tu sais, je le sais tellement que je renais à chaque fois. Dans ta main sur mon sein, dans ta main qui tourne les pages d'un livre, dans ce mouvement fugitif sur ton visage quand tu écoutes une musique qui te bouleverse.
Je sais tout ça tu sais, je le sais tellement...
Je le sais dans cette attente de tes petits signes. Elle dit, cette attente parfois douloureuse, que je ressens toujours la magie de toi. Que je te vis. Que je t'aime.
Rêve nous. Rêve nous homme mien. Et ne nous laisse pas partir. Nous sommes en train de construire de l'amour. Et nous le ré inventons à chaque rêve commun.
Je te rêve, je t'aime et je t'attendrai. À notre encre marine....
Je t'aime.

MMD
Je t'aime. Pas d'autres mots. Je t'aime et tu me manques. Et quand je vacille je m'accroche à l'idée que tu existes, que tu es là, que tu ne lâches pas ma main. Que c'est la première fois qu'un homme prend soin de moi, comme il peut.
Alors oui, je t'aime. Je t'aime dans ma certitude aveugle, confiante, que nous avons une vie ensemble.
Je t'aime dans ta voix qui m'apaise, dans tes petits mots qui mettent mes si longues heures en couleur, dans tout ce qui te fait.
Je t'aime même quand je ne t'aime pas.
Je t'aime, homme mien. Fais en ce que tu veux de mon "Je t'aime".
Je t'aime, c'est ainsi. Ma vérité. Mon sentiment profond. Ma force. Ma volonté pour mettre un pied devant l'autre.
Tu es la seule personne vers qui je me tourne, la seule personne. Parce que mon élan premier est celui-ci.
Je ne réfléchis pas. Je ne calcule pas. Je t'aime, simplement, si simplement, dans l'acceptation et la joie de t'avoir rencontré, dans ma gratitude pour le beau cadeau que tu es, parfait et imparfait, si humain.
Je t'aime.
À toi mon amour, à toi ma merveille, à toi mon atome, à toi...

MMD